lundi, 12 mai 2008

Mgr Di Falco transforme en mascarade les cérémonies de Notre-Dame du Laus

par
 Zacharias
 
 
 
 
 
 
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 A Notre Dame du Laus, du jeudi de l’Ascension 2008 jusqu’au dimanche 4 mai, Mgr Jean-Michel Di Falco évêque de Gap et d'Embrun, accueillait, en présence de nombreuses personnalités religieuses, dont Mgr Fortunato Baldelli, Nonce apostolique de France, une nuée d’ecclésiastiques mitrés, au milieu desquels on pu distinguer Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, et Jean-Pierre Foucault l’animateur télé bien connu, tous réunis pour assister à la cérémonie de reconnaissance par l’Eglise du caractère surnaturel des apparitions dont bénéficia la bienheureuse Benoîte Rencurel à compter de 1664.
Depuis plusieurs mois déjà, au prétexte de conférer un certain écho à l’événement, Mgr Di Falco, ancien porte parole de l’épiscopat français que l’on sait expert depuis longtemps dans l’art de la communication, avait eu la ridicule idée d’associer la date des premières apparitions à une marque de bière, s’amusant, avec une délicatesse contestable, à jouer sur la correspondance des désignations des dates pour concourir à la popularité des manifestations qui devaient entourer la célébration des messages conférés par la Vierge à la jeune Benoîte au Laus.

 
 
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Hubert Falco en compagnie de Jean-Claude Gaudin, Jean-Pierre Foucault

et des personnalités politiques des départements alpins.


 

On ne sait si ce navrant artifice publicitaire, ravalant au niveau d’une bonne mousse les mystères spirituels de la voyante eut l’effet escompté ? Ce qui est certain c’est que cette initiative peu heureuse, plaça sous des auspices assez discutables  les festivités annoncées et réduisit, dans les médias, l’image de ce qui se préparait à un vulgaire rassemblement d’adorateurs de la barrique et du tonneau comparable à de basses beuveries bavaroises.
Mais, comme s’il s’agissait d’en rajouter plus encore dans la caricature grossière, l’évêque de Gap qui apparemment ne recule devant aucun renoncement lorsqu’il est question de s’agenouiller devant les impératifs de la mode ambiante, ne trouva rien de mieux que de convier à débattre dans son évêché qu’il confond avec un estaminet, à l’occasion des cérémonies religieuses, trois « personnalités » du microcosme éditorial et journalistique afin qu’elles puissent s’exprimer sur la signification des messages de la Vierge et débattre sur la notion de « réconciliation », thème cuit et recuit qui toujours est servi aux mollassonnes ouailles catholiques lorsqu’on veut les engager à « cheminer ensemble en église ».


Un débat pas très « catholique » entre des intervenants aux idées contestables
 

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Monseigneur Di Falco ouvre le débat et présente les conférenciers.
 
 Photo Ray Bardin
 

Les trois personnages retenus, tels de lointains vestiges dévalués, grimaçants et faisandés des mousquetaires d’Alexandre Dumas, n’étaient autre que Marek Halter, Marcel Rufo et Fabrice Hadjadj, ce dernier étant décidément, sinon amateur de cervoises fraîches, constamment à l’affût de la moindre occasion dans les milieux conciliaires pour distribuer ses aberrations charnelles.
Nous ne nous arrêterons que brièvement sur le cas de Marcel Rufo, étrange pédopsychiatre grand habitué des plateaux télévisés, aficionado exalté qui s’est déclaré, dans un souci d’éduquer la jeunesse et de lui donner de saines distractions, contre l'interdiction des corridas aux moins de 16 ans,  laprovence.com  le plus savoureux, étant cependant ses positions touchant à la question de l’homosexualité chez les adolescents, dont il affirme « ne pas en faire un fromage ». Tout cela n’est donc pas très rassurant.

Toutefois Rufo, malgré ses positions absurdes, est loin des francs délires de Marek Halter auteur d’un blasphématoire et ignoble ouvrage sur Marie, roman dans lequel il s’est plu à imaginer qui avait pu être celle qu’il nomme volontairement « Miryem de Nazareth » et qu’il naturalise au maximum, échafaudant des hypothèses grotesques, supposant même qu’elle eut des liens avec le criminel Barabbas !
Mais par delà ses médiocres dons d’écrivain, le pitoyable Marek Halter qui ne rate jamais un moyen de faire parler de lui, s’est toutefois transformé récemment, ce qui est plus grave et que ne doit point ignorer Di Falco, en avocat de la Syrie, dont le régime est mis en cause dans les actes terroristes qui continuent à se dérouler au Liban et en Irak, et est impliqué dans la mort de Rafik Hariri ancien premier ministre du Liban. Le démentiel Marek Halter invité au Laus, faiblement inspiré, vante aujourd’hui le dialogue avec Bachar El-Assad et Khaled Mechal le leader du Hamas palestinien installé à Damas. Allant jusqu’à affirmer aux différentes rédactions qu'il avait contactées avant son voyage, qu'il était missionné par Nicolas Sarkozy !  rue89.com

On s’amusera par ailleurs du fait qu’Alain Carignon, le tristement célèbre ex-maire de Grenoble qui fit un séjour en prison à Lyon pour avoir confondu ses intérêts personnels et ceux de la ville dont il était le premier magistrat, sur son blog, se vante d'avoir, entre autre, le soutien de Marek Halter. Tout un symbole ! Mais il est vrai que l'auteur des « mémoires d'Abraham » n'en est plus à une provocation près pour faire parler de lui, puisqu’il se targuait il n’y a pas si longtemps d'avoir "fait" le mariage d'Arafat.

Enfin dernier  olibrius de ce malsain trio invité au Laus, le prétendu catholique Fabrice Hadjadj qui collectionne, dans un plan média finement rodé, colloques, interviews et articles dans les magazines de ses amis, venu distribuer sa contestable marchandise naturaliste qui ouvrit son petit laïus par une expression totalement déplacée qui ne lui fit pas craindre de désigner la Vierge du Ciel qui s’est montrée à Benoîte sous le nom de « juive » :  « Si nous sommes ici réunis ce soir, c’est parce qu’en mai 1664, il y a 344 ans, une juive, la Fille de Sion, a commencé d’apparaître à une petite bergère de France âgée de seize printemps », puis poursuivre par des comparaisons hasardeuses signalant sa nette désorientation :  « Votre péché est la matière première du Royaume », pour finir par un authentique folie théologique des plus scabreuses, se risquant à des hypothèses dont il ne mesure pas la témérité audacieuse et qui lui aurait valu, il y a quelques siècles, une correction appuyée en place publique :  « Marie, la Vierge Immaculée (…) sait en son cœur que sans cette grâce préventrice (sic !) venue de la Croix de son Fils, elle aurait été, non plus la Fille de Sion, mais la Grande Prostituée de Babylone ».

Sachant, comme le répète Alexandre Dumas, que les trois mousquetaires étaient quatre, il manquait cependant pour parfaire cette repoussante galerie d’hideux portraits le quatrième larron de cette pénible farce, qui ne fut autre que le modérateur des stupides ébats des brasseurs de houblon cathodique en la personne du démocrate chrétien de service, revenu de ses amours pour le paganisme ethno-différentialiste de Nouvelle Ecole, à savoir Patrice de Plunkett, qui, s’il anima les échanges avec la même rigueur zélée qu’il met à gérer son blog, dut donner à cette rencontre une saveur originale relativement détestable par sa partialité. 
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  Ouverture de la cérémonie au Laus dimanche 4 mai 2008


En définitive, on ne peut que rester profondément atterré par tant de sacrilèges distribués par des coquins avérés qui bénéficient de la catastrophique désorientation de l’Eglise pour faire commerce prospère de leur infect venin, se drapant sous les plis d’une prétendue spiritualité de façade qui n’est rien d’autre qu’un fallacieux vernis mis au service de noires semences naturalistes totalement éloignées de la pensée chrétienne traditionnelle, et ce, avec la complicité active d’un évêque en mal de publicité qui avait pourtant pour rôle de proclamer le caractère surnaturel des événements survenus au Laus et la mission de déclarer au nom de Rome :

« Je reconnais l'origine surnaturelle des apparitions et des faits vécus et relatés par la jeune bergère Benoîte Rencurel, survenus entre 1664 et 1718, au sanctuaire du Laus, et j'encourage les fidèles à venir prier et à se ressourcer spirituellement en ce sanctuaire ».

Ce qui devait être un grand moment de recueillement et de prière, de ferveur et de ressourcement intérieur pour des milliers de pèlerins venus pieusement s’incliner au sanctuaire du Laus, a donc donné le regrettable spectacle d’une mascarade caricaturale nous faisant mieux comprendre pourquoi, afin de masquer à la hâte les terribles responsabilités d’une Eglise conciliaire par rapport à la perte radicale de la foi, on s’évertue vainement à désigner comme étant la cause des difficultés de Benoîte Rencurel un clergé dont on nous dit, ultime tarte à la crème ridicule, qu’il fut marqué au XVIIe siècle par le « jansénisme », alors même que tout démontre et nous fait voir que se cache derrière cette inexacte explication qui ne trompe que les naïfs crédules une impressionnante, vertigineuse et catastrophique dérive spirituelle du catholicisme moderne.
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dimanche, 20 avril 2008

LES "SCANDALEUSES BEATITUDES" DE L’EGLISE MODERNE

 ou

 la désorientation naturaliste et panthéiste du catholicisme conciliaire


par

Zacharias

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" NOUS AUSSI, PLUS QUE QUICONQUE NOUS AVONS LE CULTE DE L'HOMME. "

(Paul VI, Discours de clôture du Concile, 7 décembre 1965)

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«La fumée de Satan s’était répandue dans le Temple de Dieu
à la suite du Concile Vatican II.
On croyait qu’après le concile le soleil aurait brillé sur l’histoire de l’Église.
Mais au lieu de soleil, nous avons eu les nuages, la tempête,
les ténèbres, la recherche, l’incertitude ».

(Paul VI, Homélie du 29 juin 1972).
 
« Ne vous laissez par séduire ; on ne se moque pas de Dieu
Ce qu’un homme sème, il le récoltera.
Qui sème dans la chair, récoltera de sa chair la corruption ;
Qui sème dans l’Esprit, récoltera de l’Esprit la vie éternelle. »
(Galates 6, 7-8)

« Je suis par la chair esclave du péché. »
(Romains 7, 25)



De grands cris semblent retentir à présent dans toute la catholicité moderne : « Qu'est-ce que l'amour ? le plaisir ? l'orgasme ? Comment faire jouir par l’art des caresses intimes ?  Que dit véritablement la Bible sur les relations sexuelles? Les fameux ‘‘tabous judéo-chrétiens’’ existent-ils vraiment ? Comment le plaisir sexuel peut-il être ‘‘sacré’’ ? Que doit-on penser de la masturbation et de la fellation ? » Ainsi, n’est-il plus rare de trouver des propos jadis destinés aux lecteurs des ouvrages licencieux et des revues pornographiques sous la plume de très nombreux auteurs prétendument « catholiques », visiblement emportés par une étrange fièvre charnelle qui a gagné le banc et l’arrière banc de l’Eglise conciliaire.

La « sexualité est une merveille » clament sur papier glacé de navrants magazines étiquetés « bonne presse » généreusement distribués par les chaisières, et d’ailleurs aujourd’hui, rajoutent en chœur d’autres voix, souvent des dames du catéchisme troublées par d’anciennes émotions sensuelles refoulées, on devrait avoir la liberté de pouvoir s'exprimer entièrement en ce qui concerne les désirs du corps. Les vieux tabous et les phobies puritaines qui ont été placés sur le sexe, s’exclament enfin de nombreux clercs, non sans une sourde excitation aisément perceptible derrière un air d’impressionnante autorité, sont erronés, la liberté du plaisir est « normale », naturelle, c’est une chose qui ne doit plus poser de problèmes pour personne, il faut en finir avec une religion culpabilisante – si Dieu nous a donné des organes c’est pour s’en servir !
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"L'union des corps par amour est la plus belle prière..."
Il est même devenu courant de constater que l’on explique aux jeunes couples, avec un extraordinaire sérieux et un soupçon de complicité, que le mariage chrétien ne doit plus se limiter à la procréation ; le désir, la jouissance, l’érotisme participent de sa fécondité. On explique même que « la religion chrétienne peut porter le plaisir sexuel jusqu'à des « bonheurs réciproques que l'on n'atteint pas autrement », sous prétexte que la vraie foi embrasse tout l'être humain », s’appuyant, non sans établir des comparaisons invraisemblables, sur le fait que « ce qu'apporte la liturgie (l'offrande de soi et l'accueil de l'Autre), la sexualité l'apporte aussi. » Il n’est plus rare de trouver parfois des déclarations du type : « l'union conjugale est une liturgie ». Par exemple un prêtre nous explique : « dans mon accueil des couples dans le cycle de la préparation au mariage, j'ai été plus explicite. Je leur ai fait découvrir que l'union des corps par amour est la plus belle prière commune que peut faire un couple, car “il y a plus de joie, dit Jésus, à donner qu'à recevoir”. Ainsi ils louent le Seigneur dans leur plaisir. C'était une bonne nouvelle pour eux. » On veut bien le croire…
 
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"Ainsi ils louent le Seigneur dans leur plaisir... »

 

 

De la sorte on ne s’étonne plus du tout, ou presque, qu’avec une extravagante ardeur, un sexologue catholique comme Olivier Florant, expert dans l’art de réveiller les libidos endormies, nous invite dans un récent ouvrage, rien moins, qu’à célébrer une « liturgie de l’orgasme » qui nous permettra de ne pas « gâcher notre plaisir », puisque ce dernier est, nous dit-il, « sacré et ouvre des horizons qui bouleversent ». [1]


On l’aura compris, les grandes orgues de la « bonne nouvelle orgasmique » soufflent de tous leurs tuyaux, mais ce qui est surtout bouleversant dans ces propos incroyables, flattant, comme cela ne s’était jamais vu dans l’Eglise, les appétits des sens et la concupiscence charnelle qui n’en demandaient pas tant. Nous assistons donc, un peu surpris et inquiets, à la manifestation quasi officielle de la désorientation totale sur le plan spirituel qui s’est imposée en quelques années avec une folle rapidité, sachant qu’en ces domaines les vertiges de la chair possèdent une capacité foudroyante d’entraînement que traduisent d’ailleurs, chacun selon leurs dons particuliers, d’affligeants propos véhiculés par les innombrables opuscules qui sont distribués actuellement dans toutes les sacristies. Le dernier en date des ouvrages participant du nouvel élan hédoniste en milieu catholique, qui emporta l’admiration émue des abonnés à « Télérama » à la « Vie » ou « Famille Chrétienne » et « Le Pèlerin », n’est autre d’ailleurs que les ultimes révélations de ce bon abbé Pierre qui, dans un livre qu'il publia sous le titre de – « Mon Dieu, pourquoi ? » , déclara à 93 ans, certes qu'il n'était pas hostile au mariage des prêtres détail presque mineur, mais laissa surtout entendre qu'il avait lui-même eu des relations sexuelles avec des femmes.

 Une question ne peut toutefois que surgir en nous devant ce raz-de-marée, que dis-je ce tsunami de libido débridée : d’où provient cet état d’esprit si peu conforme à la tradition spirituelle de l’Eglise qui cependant, s’est lentement imposé et est devenu aujourd’hui le discours dominant au point de s’être largement généralisé?

        Les origines de la crise de l’Eglise conciliaire


   Pour pouvoir répondre à cette interrogation, il faut savoir qu’il y a une quarantaine d’années, sous prétexte de soigner la névrose chrétienne - c’était l’époque de la révolution conciliaire et du triomphe des vues de l’abbé Marc Oraison - on a envoyé des centaines et des centaines de religieuses, ainsi que des moines et des prêtres, en psychanalyse, en thérapie corporelle, en stage de découverte de l’autre par le toucher, etc., conduisant la plupart, après s’être brutalement « réconciliés avec eux-mêmes » en donnant libre cours à leurs fantasmes inavoués et secrets désirs, à défroquer, à vivre des expériences sexuelles soi-disant « refondatrices ». Cependant, comme il était prévisible, on a rapidement vu tous ces êtres, dégrisés après des périodes plus ou moins longues de dévergondage, s’avouer littéralement cisaillés, mortifiés, fichus sur le plan psychique et spirituel pour le restant de leurs jours, à cause d’absurdes notions qui faisaient l’apologie de la liberté sexuelle décomplexée, notions importées du cerveau malade d’une foule d’analystes spécialistes en sexologie. Le  plus grave, c’est lorsque l’on sait que cet hallucinant travail destructeur, que l’Eglise moderne a laissé faire dans sa folie avec une coupable complaisance,  provient  d’ouvrages et de méthodes directement inspirés des théories du célèbre Alfred Kinsey (1894-1956) auteur du non moins fameux  « Rapport sur la sexualité masculine » (1948) et du  « Rapport sur la sexualité féminine » (1953), ancien entomologiste devenu subitement sexologue, père de famille pédophile, sadomasochiste, fraudeur scientifique, machiste, raciste, antisémite et haineusement antichrétien qui, en banalisant toutes les turpitudes sexuelles pour justifier les siennes, a imposé à nos sociétés de nouvelles visions de la sexualité humaine fondées sur l’idée d’une nécessaire destruction des anciennes normes morales [2].

Ces mêmes « folles visions » libératrices explique également pourquoi il ne fut pas rare de voir dans les séminaires, dans les années 60-70, toujours sous l’influence des théories de Kinsey « qui a enfin libéré l’humanité des tabous d’un autre âge » (sic !), des cours « d’instruction sexuelle » dispensés aux futurs prêtres, cours qui furent consacrés à conférer une « éducation nouvelle » à ces élèves dociles qui se destinaient originellement au sacerdoce, dans le but de les aider à se former une conception moins répressive du corps et les rendre capables de se dégager d’une étroite pudibonderie ridicule en se défaisant de leurs « préjugés » obscurantistes. On n’eut de cesse de les encourager à être moins sévères face aux plaisirs sexuels, et d’en finir avec la morale castratrice. De la sorte nos jeunes séminaristes, dont les cheveux et les barbes s’étaient rapidement mis à pousser, convertis aux vertus bénéfiques du déhanchement rock’n roll et aux miraculeux pouvoir de conversion des coeurs de la minijupe, se rendirent, avec un enthousiasme certain et une guillerette excitation,  en escapades sur les plages, les dancings, les concerts de pop music et les usines,  etc., afin d’y rencontrer le « peuple de Dieu », et de marcher avec lui vers une « nouvelle Pentecôte ».

Or ce bel élan « pneumatique » riche en « partages libres entre frères et soeurs » sous-tendu par une intense  «communion d’amour avec l’Univers » et une bonne dose de « solidarité prolétarienne », au moment où Johnny chantait sur RTL « Jésus-Christ est un hippie » et que David Berg, plus connu sous le nom de Moïse David, constituait aux Etats-Unis la secte des « Children’s of God » [3], se révèlera être, après quelques années de grande confusion, aidé en cela par l’effondrement du communisme, la récupération des comportements « déviants » par la société de consommation, le triomphe de l’argent roi, le tout télévision et la génération Sida, comme un rêve profondément trompeur et singulièrement illusoire.
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Le « vent de folie » de Vatican II

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mercredi, 02 avril 2008

Philippe Sollers et Fabrice Hadjadj

 

 
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"Les ébats lubriques de deux corrupteurs de la foi"

 

 

par

 

 

ZACHARIAS

 

 

 


 

 

 

 

 

             Le débat annoncé entre Philippe Sollers et Fabrice Hadjadj qui avait suscité quelques préalables et légitimes réactions en ces lieux, que l’on peut à présent écouter sur le blog de la revue «LES EPEES»  pour s’en faire une idée, s’est donc bien déroulé (clin d’œil de l’histoire rue Pierre Nicole (1625-1695) logicien et pédagogue de Port-Royal !) comme il était prévisible, à savoir en se transformant en  une lamentable et pénible séance d’étalage successif de lieux communs, de niaiseries recuites et, surtout, témoignant de la patente et éclatante manifestation chez les deux ignobles et clownesques plumitifs admirateurs de la « dignité de la chair », de leur vertigineuse incompréhension de la théologie dogmatique et principalement de leur misérable ignorance des vérités les plus fondamentales du christianisme.

            Sollers, comme il apparaît évidemment nettement à l’écoute des échanges, en renard ultra habitué et rompu au petit jeu spectaculaire qu’il maîtrise depuis des années, se sera emparé sans tarder du micro avec une visible délectation pour ne quasiment plus le lâcher de la soirée, ne laissant que quelques miettes au pauvre Hadjadj, réduit tristement, avec sa voix fluette, à l’état d’un figurant de seconde zone ou d’un pitoyable faire-valoir, se faisant même parfois vertement apostropher par la diva (« Hadjadj La France n’existe plus » !).

 

            Le plus significatif n’est toutefois pas dans cette prévisible distribution des rôles, mais se trouve principalement dans les scandaleuses déclarations de la diva libidineuse de chez Gallimard, modestement «le seul à avoir lu la Bible ou saint Augustin ! », qui osa dire tout le mal qu’il pensait de la morale et du christianisme, réitérant, au nom du catholicisme, ses multiples et puants blasphèmes vomitifs qui se donnent à lire un peu de partout, sans que cela, étonnamment, ne suscite la moindre petite réaction indignée de quiconque, c’est-à-dire ni de Hadjadj sans doute encore perdu dans la contemplation des parties honteuses, ni d’un public en apparence soumis et consentant, ni même des organisateurs prétendument royalistes et catholiques, visiblement totalement muets.

 

            Ainsi l’ignoble auteur de « Guerres secrètes », qui parle en ex-maoïste situationniste expert habille du détournement sémantique non pas de «Contre-réforme » mais de « Révolution catholique », terme repris platement et craintivement par Hadjadj et le modérateur d'un soir de sorte de ne point courroucer l’idole, pour faire référence au mouvement qui initia l’élan du baroque en Italie, proclama en vociférant au milieu d’une assistance constituée principalement et normalement de baptisés qui ne semblent pas s’être offusqués outre mesure de ses charges :

 

- « Le christianisme est une erreur, le christianisme est une névrose ».

 - « Le christianisme j’en ai rien à faire ».



            Le sensuel histrion du quartier saint-Germain, qui était dans une apparente forme, tout à sa joie érotique fiévreuse, ne supportant ni la morale, ni le christianisme, ni le dolorisme, exaltant avec une emphatique jubilation son amour éperdu des sens, se vit même comparé à cet instant par Hadjadj, on n’est pas l’une des personnalités préférées des catholiques modernes pour rien, à un «vigoureux prêcheur » ! On croit rêver ! et il n’est plus nécessaire à entendre cela de se demander comment le catholicisme a pu tomber si bas et chercher à expliquer une si navrante démission générale dans ce pays, ce qui d’ailleurs, soit dit en passant, est assez révélateur de l’état de décomposition générale de l’Eglise en France en matière de foi.

 

             Mais le meilleur était à venir puisque, au détour de lamentables propos, Sollers évoquera Rodrigo Borgia (1431-1503) devenu pape, en achetant sans doute les votes qui le firent accéder au trône de Pierre, sous le nom d’Alexandre VI, criminel scélérat couvert de maîtresses, incestueux, bisexuel, neveu et fils adoptif du pape Calixte III (Alphonse de Borgia), nommé cardinal à vingt-cinq ans, entretenant une liaison avec Vanozza Catanei, une jeune patricienne romaine non avare de ses charmes et de son entrejambe qui lui donna quatre enfants naturels, et dont les seuls titres de gloire fut de couvrir le Vatican de nudités païennes déguisées sous les traits de saintes ou de l'image de la Vierge, qui contribuaient à son excitation sexuelle et de décors à ses orgies et partouzes frénétiques, nudités peintes par Raphaël et Michel Ange qui ont leur place non dans un lieu de culte mais dans les lupanars.

 

             Cette attention sur ce pape représentatif de ce que l’Eglise a pu générer de plus absolument contraire à la foi est à l’origine de l’aveu magistral de Sollers en ce débat, qui en dit long sur ce qu’est la réalité et la valeur de son attachement au catholicisme :    

 
- « Alexandre VI – magnifique le meilleur ! »

 
            Si l’on n’en finirait plus de dérouler la longue liste des ordures proférées en une soirée par l’indigne Sollers, ce qui alerta même un instant tardivement Hadjadj, vraiment longuet à la réaction, qui commença enfin à s’apercevoir que le discours du rigolo allait peut-être non seulement un peu loin mais pourrait, à terme, nuire à son avantageuse réputation d’écrivain catholique choyé de la bonne presse, osa timidement lui rappeler que le Christ était cependant venu, non pas pour s’égayer avec les prostituées et passer des bons moments avec Marie-Madeleine mais pour nous racheter du péché.

 

            L’ire colérique de la décadente idole des salons parisiens fut mise alors à son comble, et l’admirateur de Casanova se fendit d’une analyse à la hauteur de son insondable dévergondage intellectuel et de sa scabreuse désorientation morale :  

 

-  « C’est le clergé qui a besoin du péché ».

 

           Que croyez-vous qu’il arriva ? Que l’on prit immédiatement le malandrin insulteur des prêtres et de ceux qui se vouèrent depuis des siècles à la conversion des âmes par la peau des fesses pour le jeter manu militari sur la pavé parisien afin qu’il serve de litière aux excréments canins ? Non ! Cette ultime sécrétion faisandée sortie du cerveau malade de Sollers suscita devinez quoi ? Les applaudissements du public !!

 

            La conclusion de cette infâme sauterie revint à Hadjadj qui, pour ne pas donner l’impression d’être en reste sur le plan des audacieuses déclarations définitives laissa ainsi tomber de ses pieuses lèvres émues et de sa «masse essoufflée » ce qui lui sert depuis toujours de viatique permanent :

 

-  « La chair a une dignité divine ».

 

            Signalons toutefois, que l’honneur de cette pantalonnade grotesque revient peut-être à une dame qui dignement, à la fin, se leva tout de même pour signaler sa surprise de ne point avoir entendu, alors que les deux andouilles littéraires n’en finissaient pas de proférer de monstrueuses hérésies en s’appuyant sur le mystère de l’Incarnation et de la Résurrection qu’ils interprètent et tordent à leur fantaisie pour en faire surgir les plus dégoûtantes aberrations, la place centrale tenue par la Croix (à laquelle "il ne faut pas rester" s’époumona à la seconde Sollers qui à la vue du gibet du Golgotha tremblait d’une crainte qui n’est pas sans rappeler celle des démons !) au sein de la religion chrétienne et son rôle dans l’économie du Salut.

 
           Merci Madame pour la leçon de christianisme que vous avez donnée à cette assemblée apostate !
 
 
 

           Que n’avez-vous eu la présence d’esprit cependant, au moment où Sollers venait, ce qu'il convient de noter impérativement car si révélateur de ce qui fonde en réalité secrètement tout ce discours sur la dignité de la chair, de publiquement dévoiler dans l'indifférence générale la source perverse de sa pensée en se référant positivement à « l’évangile de Philippe » (IVe s.) écrit gnostique provenant de la bibliothèque de Nag Hammadi qui fait une place considérable à l'importance de la consommation charnelle, l’union entre l'homme et la femme étant dans ce texte hérétique scandaleusement comparée au « Saint des Saints »,  de citer ce passage de « La Cité de Dieu » de saint Augustin que les deux larrons osèrent même mêler à leur insane dialogue copulatoire :

 

-         « C’est par là foi qu’on approche de Dieu, et il est certain que la foi appartient au coeur et non au corps. Mais comme nous ignorons jusqu’à quel degré de perfection doit être élevé le ''corps spirituel des bienheureux'', car nous parlons d’une chose dont nous n’avons point d’expérience et sur laquelle l’Ecriture ne se déclare pas formellement, il faut de toute nécessité qu’il nous arrive ce qu’on lit dans la Sagesse: ‘‘Les pensées des hommes sont chancelantes et leur prévoyance est incertaine’’. »

 

(S. Augustin, La Cité de Dieu, Liv. XXII).

 
 
 

vendredi, 14 mars 2008

Philippe Sollers : l’ « athée sexuel » et son catholicisme érotique, par Zacharias


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             L’image que les médias donnent de l’Eglise ou du christianisme n’est pas brillante, pour le moins, des moines ou des religieuses sont présentés dans des situations grotesques, utilisés par les publicités, la foi, par les procédés les plus abjects, est ridiculisée grossièrement, et tout cela, comme il est normal, choque – enfin presque.

            Mais le plus dangereux n’est peut-être pas là au fond, car dans les réactions, parfois violentes, que suscitent ces profanations, on voit qu’il subsiste encore chez beaucoup de ceux qui furent chrétiens une saine capacité d’indignation. En effet, les plus malsaines et malveillantes insultes faites à la foi ne se trouvent pas où on l’imagine, et il se pourrait bien que les ravages commis par les écrivains en mal de célébrité, dont Philippe Sollers incarne ces derniers temps la vomitive icône, qui se font, paradoxalement, les défenseurs d’une certaine image du religieux en la caricaturant à l’extrême l’utilisant à des fins foncièrement personnelles relativement intéressées, soient sans doute les plus redoutables attaques qu’ait à subir l’héritage spirituel chrétien.

        De la sorte, ce n’est plus l’anticléricalisme qui est, aujourd’hui, le véritable danger pour le catholicisme, mais la revendication d’une appartenance ou d’une adhésion à l’Eglise par de clownesques hypocrites qui, feignant une prétendue conversion, ridiculisent les fondements de la foi au profit de leur misérable petit commerce à l’hideux mercantilisme dont la seule finalité est de faire, encore et toujours, parler de soi et vendre du papier.   

          Fort justement Jaccard s’interrogeait ainsi :  « Je me suis longtemps demandé, ce qui me débectait chez Philippe Sollers. Etait-ce ses mimiques de comploteur ahuri ? Ses bagues sur ses doigts boudinés ? Son côté bourgeois français avec femme et maîtresses ? [...] Sollers est à la littérature française ce que Mitterrand fut à la politique: un captateur d'héritage. Sollers détourna le situationnisme à des fins narcissiques; Mitterrand le socialisme pour assouvir son ambition.» (Roland Jaccard, Journal d'un oisif, Puf). Or, ce à quoi nous assistons dernièrement avec le catholicisme chez Sollers, participe bien de sa stratégie du détournement ici évoquée ; il s’agit bien pour lui, et tant d’autres à sa suite, de siphonner à grande vitesse un carburant utile à leur insupportable industrie du paraître, de mettre la main, à la hâte, sur un héritage dont il se moque totalement afin de pouvoir au maximum profiter des lucratifs dividendes sur investissement.

      La stratégie médiatique des émois religieux du nouveau converti est bien rodée, le système, parlant à temps et à contretemps des émotions mystiques du récent catéchumène, supérieurement organisé, avec les relais que sont, les maisons d’éditions, les suppléments littéraires, et les émissions littéraires.

     Ainsi, une indigne bestiole polygraphique comme Sollers, qui  aura pu écrire, comme le dit Benoît-Jeannin : « … avec la même autorité sur Breton, Vivant Denon, Guy Debord, Casanova, Jean-Paul II, Rimbaud, Pascal, Céline, Paul Morand et la suite. Faire l'éloge du dernier ouvrage de BHL dans Le Journal du dimanche. Décréter qu'une héroïne de Loft Story a une frimousse d'écrivain. Publier un péan à la gloire du feuilleton de M6 dans Paris-Match. Imposer une jeune romancière, la laisser tomber si son premier livre n'a pas marché. S'entremettre pour que le Goncourt aille à Jean-Jacques Schuhl  » (Maxime Benoît-Jeannin, La corruption sentimentale, Le Cri), sans oublier Sade, Nietzsche et la géniale pensée de Mao, étale à présent complaisamment son admiration éperdue pour l’art érotique de l’Eglise, tout en soulignant son rejet du christianisme.

     Dans un exercice ou il excelle, l’outrecuidant parangon de vanité avait expliqué le choix de son pseudo :  « Sollers, de sollus et ars : tout à fait industrieux, habile, adroit, ingénieux…. » (Philippe Sollers, Un vrai roman, Mémoires, éditions Plon), l’actuelle industrie du pitoyable érotomane, confirmant ses orientations primitives à l’infect projet, est aujourd’hui tournée vers l’exploitation du nouveau filon à la mode, un catholicisme charnel et sexuel sans le Christ, ainsi qu’il le déclare au Monde des Religions :
- « Il est certain que j’ai un rapport personnel à la transcendance et au sacré, mais de là à dire que je suis croyant… Je ne sais pas. Le côté « ecclésiastique » du mot ne me convient pas. Je suis un athée sexuel. Je ne suis pas dans l’illusion de croire que l’on continuerait à réciter quelque chose de religieux pour éviter l’activité sexuelle. » (Le Monde des Religions, mai-juin 2006, n°17.)

Le plus hilarant dans cette comédie du sacré se parant d’un vernis catholique où l’érotisme tient une place non négligeable, c’est de voir à quel point les serviles cireurs de godillots et les petits scribouillards fraîchement édités, viennent astiquer le membre viril de l’industrieuse diva ingénieuse de chez Gallimard directrice de la revue « l’Infini », frottant comme des forcenés sur les parties intimes de sa « Majesté » pour en extraire la divine semence, l’encensant  en abondance tels des sous-diacres soumis et courbés devant la liturgie d’un Monsignore de la curie, ainsi qu’en témoignent ces lignes ridicules par leur servilité de Fabrice Hadjadj :

         - « Philippe Joyaux, bientôt sous son nom d’écrivain, Philippe Sollers, va mener au fil de sa vraie vie. Un combat pour quel objectif, pour quelle victoire ? Ceux d’une œuvre, cette œuvre, la sienne, sur laquelle il revient, qu’il commente, l’éclairant des moments-clés de sa biographie, De son premier roman, Une curieuse solitude, jusqu’à Une vie divine paru l’an dernier, on suit les mille péripéties de ce qu’on peut appeler ses guerres de libération. Combien d’épigones debordiens qui n’en sont jamais que les courtisans ? Le négatif ne suffit pas. Il faut du positif. Sollers l’entrevoit. Il sait que pour lutter contre cette fantômatisation de l’existence qui ne peut déboucher que sur la «fabrication des corps», il faut revenir à l’esprit de la chair et donc, par Dionysos afin d’éviter toute régression puritaine, au mystère de l’Incarnation. De là son affirmation baroque : Titien, Bernin, Rubens, et ce vin de Bordeaux qu’une consécration peut convertir en sang du dieu…[…] Sollers songe aussi à une échappée où le mythe et la raison s’épousent dans un catholicisme purgé de «sa moraline sexuelle idiote. » (Fabrice Hadjadj, Monde Francophone). mondesfrancophones

      Cette littérature d’alcôve et de bidet est effectivement à vomir, et l’on aimerait laisser ces « joyaux », pardon joyeux plaisantins à leurs jeux interdits en s’amusant de les voir « revenir à l’esprit de la chair et donc, par Dionysos afin d’éviter toute régression puritaine, au mystère de l’Incarnation » , et s’exercer fébrilement, en des pamoisons extasiées on l’imagine, au dépassement fiévreux et empourpré de la « moraline sexuelle idiote » - charmant programme pour des ébats décomplexés et des positions expertes entre deux prières et une génuflexion !
La conclusion de cette note, qui montre ce qu’il en est de la vérité qu’il faut conférer à ses présentes déclarations littéraires, laissons-là  à l’ignoble athée sexuel qui déteste le pape  :

     - « Je suis athée, cela va de soi, mais sans plus, démocrate inné, féministe et progressiste, homophile, négrophile, arabophile, judéophile, antipédophile mais gayphile. Conjugalophile mais sexophile. Je déteste le pape, je préfère n’importe quelle religion à la sienne, bien que toutes les religions soient à rejeter par principe. Je ne connais qu’une valeur : l’homme. Et puis après ? Eh bien, c’est tout simple : l’homme. »  (Philippe Sollers, une Vie divine, Gallimard, 2006, p. 289, sq.)
 
 
 
 

 

samedi, 01 mars 2008

Linceul de Turin : la datation au Carbone 14 est fausse

 

 

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L’institut de l’accélérateur radiocarbone d’Oxford avait conclu, dans une étude publiée en 1988, que le linceul de Turin n’était pas authentique. Or, son directeur, Christopher Bronk Ramsey, a déclaré il y a quelques jours à la BBC qu’il s’était peut-être trompé en le datant de 1260 à 1390 après Jésus-Christ. De nombreux savants avaient déjà critiqué cette datation, mais l'aveu de ce scientifique est un véritable pavé dans la mare.

En 2005, une étude avait prouvé que l’échantillon prélevé pour les analyses n’était pas représentatif. Les parties de l’échantillon qui avaient été transmises aux 3 laboratoires pour la datation n’étaient pas semblables en termes de concentration en carbone 14. 3 experts en textiles anciens ont observé un cliché de l’échantillon prélevé avant sa subdivision. Tous 3 ont repéré un raccommodage couvrant en partie les échantillons prélevés. L’échantillon analysé était donc issu d’un racommodage qui aurait été effectué après le XIIIe siècle. Par ailleurs, la procédure n’avait pas été respectée : un seul échantillon avait été prélevé au lieu des 7 qui auraient dû être examinés et aucune analyse microscopique ou chimique n’avait été faite.

 

 

A l'inverse, les indices d’authenticité sont multiples :

  • Un tissu parfaitement identique au saint suaire, provenant du fort de Massada (Israël) est conservé dans le Musée de Jérusalem. Sa datation a été prouvée et tous les détails de sa fabrication prouvent qu’il vient du même atelier de tissage que celui du saint suaire.
  • Les pollens trouvés sur le linceul jouent un rôle important. Chaque pollen a une origine spécifique et ceux trouvés sur le linceul proviennent d’Anatolie et de Jérusalem, ainsi que du fleuve du Bosphore, ce qui accrédite l'idée selon laquelle le saint suaire, parti de Jérusalem, serait  passé par l’Anatolie, Odessa et Constantinople.
  • Les empreintes de monnaie inscrites dans le linceul au niveau des paupières, apposées pour fermer les yeux du mort, sont parfaitement similaires à d'autres exposées à Budapest, qui datent de l’an 30 après Jésus-Christ.






Source

Le Salon beige 

 Les mystères de l'empreinte

 

 

 

 

 

samedi, 01 septembre 2007

Le néant des guerres guénoniennes

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Si les guerres qui ont opposé les nations européennes au cours des derniers siècles ont été napoléoniennes, on peut dire que les simulacres de guerre qui opposent l’Occident anglo-américain aux pays musulmans depuis une génération sont des guerres guénoniennes. Après les attentats du 11-Septembre, les experts des services spéciaux ont, dit-on, entrepris de relire (ou de lire) René Guénon, théoricien traditionaliste français mort au Caire en 1951 après avoir tourné le dos à un Occident qu’il jugeait anéanti sur le plan ontologique.

Lu en son temps par Drieu, Gide ou Artaud, Guénon a conduit des milliers d’Européens, français pour la plupart, à se convertir à un islam élitiste mâtiné de soufisme.
Ce mouvement fut essentiellement suscité par son livre Orient et Occident où il annonçait, dès 1924, le conflit entre le monde traditionnel et le monde moderne en quoi il voyait la négation même de la civilisation.

Convaincu que nous traversions un âge de fer (le fameux kali yuga de la tradition hindoue), il appelait de ses voeux une transformation spirituelle de l’Occident par l’avènement d’une élite initiatique et prophétisait de lents conflits préparatoires, liés, affirmait-il, à d’importants mouvements migratoires.

D’une manière paradoxale, Guénon était un optimiste.
Il attribuait à l’islam (il méprisa le bouddhisme et ignora le génie propre du christianisme) le pouvoir de ramener vers l’ordre des anciens jours un Occident égaré dans le scientisme, la démocratie et le matérialisme (cette hypothèse fut d’ailleurs, plus tard, illustrée drôlement par un roman de Ghislain de Diesbach : Le Grand Mourzouk).

Guénon désignait plusieurs ennemis : les Britanniques (« Je hais cette race... », disait-il), les Américains matérialistes et protestants, et, bien sûr, les juifs à qui il reprochait deux traits : leur rôle dans l’avènement de la science moderne (Einstein, Marx, Freud) qu’il imputait au « nomadisme déviant » des israélites de l’ère prolétaire ; et le sionisme, en quoi il ne voyait qu’une tentative de « solidification » du nomadisme traditionnel.
C’est cette conception de l’islam comme religion de résistance à l’hégémonie judéo-protestante qui, aujourd’hui encore, séduit tant de nationalistes continentaux, traditionnellement antisémites et anglophobes (« Seul l’Anglais veut le bonheur, disait Nietzsche, et cela suffit à le rendre haïssable »).
L’ennemi commun étant la mondialisation moderne, déjà décrite dans ses grandes lignes par Chateaubriand ou Tocqueville qui l’observent en aristocrates, à la fois scientifiques et fatalistes.

A la fin du Règne de la Quantité, Guénon, qui se moquait souvent des prophéties catholiques, se risque cependant à vaticiner. Il annonce la fin de ce monde, qui, pour lui, n’est qu’illusion. (Comme beaucoup de gnostiques depuis Valentin, Guénon ne croyait pas plus à l’existence de la matière qu’à celle d’un monde objectif soumis à l’observation scientifique.)

Et pourtant... Un demi-siècle plus tard l’écroulement de la statue creuse du raïs de Bagdad, la vaporisation du régime des talibans, la néantisation de Ben Laden révèlent que c’est ce totalitarisme post-guénonien qui était une illusion.
Indifférente à ces vaticinations comme aux huées des foules européennes ameutées, dans la meilleure tradition stalinienne, en manifestations « pour la paix », l’Amérique pousse ses chars ou sa propagande bien-pensante avec un pragmatisme têtu (au Pentagone, on lit Sun Zu, pas les soufis...) et que trouve-t-elle devant elle ?
Pas des héritiers du Vieux de la Montage, non. Des hordes de collabos mielleux, de pillards barbaresques ou d’enfants conquis par les couleurs des jouets yankees.

Où est passé Haroun Al Rachid à qui Byzance payait tribut ? Ou est Saladin ? Où sont les savants, les astronomes, les poètes, les musiciens, les conteurs d’autrefois ?
Lorsque Timour Lenk, que nous appelons Tamerlan, prit la ville (en un temps où, en France, Bourguignons et Armagnacs s’entre-égorgeaient), il détruisit, dit-on, l’équivalent de cent palais de l’Alhambra. Que sont aujourd’hui les trésors de la restauration islamique ? Qu’est devenue la Ville Ronde, ses tapis de soie, ses tentures de brocard et sa vaisselle d’or ?
Des palais de béton meublés de faux Louis XVI fabriqués à Milan et de téléviseurs 16/9 branchés sur Arabsat...
Si l’Andalousie n’était pas redevenue espagnole et catholique, elle serait en ruines aujourd’hui.
Le paradoxe est qu’en dénonçant le monde américain, Hollywood, CNN, Disneyland et les « manipulateurs de symboles » chers à Robert Reich, on se retrouve à défendre une illusion. L’Irak était une statue creuse plantée dans le sable des souvenirs imaginaires, un non-Etat sans administration, sans armée, sans économie, sans peuple même, une apparence sur laquelle régnaient des statues sinistres du commandeur des incroyants.

Pour un Islam qui se prétend iconoclaste, c’est un reniement pire que tous les aggiornamenti conciliaires.
Ainsi, la ville des Mille et Une Nuits n’avait-elle pas plus de réalité que les menteries de Shéhérazade. Ainsi le Persan, percé à jour, s’est-il dégonflé comme une baudruche.
On comprend dès lors ce qui attend les Américains : une apparence de lutte contre des simulacres d’ennemis pour un simulacre de téléfilm de guerre. Le métal des bombes et des obus déchire les régimes terroristes comme autant d’étoffes dont sont faits les cauchemars.
Les guerres guénoniennes s’avèrent décevantes. Autant que la lecture des oeuvres du maître soufi...
 
 
 
 
Nicolas Bonnal 
 
 
 
 
Illustration:
De gauche à droite
René Guénon, Frithjof Schuon
 

dimanche, 05 novembre 2006

Non-lieu sur un schisme

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Vingt réponses aux excommuniants

 

 
Abbé Christophe Héry 

 

A l'heure où s'engagent des pourparlers entre le pape Benoît XVI et le successeur de Mgr Lefebvre, ce livre présente vingt réponses aux questions les plus fréquemment posées au sujet de la fraternité Saint-Pie X et de sa situation dans l'Eglise. A partir des pièces principales du dossier, sont aussi posées les interrogations majeures pour l'avenir de l'Eglise et de sa Tradition.

Mieux qu'un livre blanc, Non-lieu sur un schisme est une synthèse nouvelle qui montre la cohérence de la position juridique et doctrinale de la position Traditionelle dans l'Eglise, troublée depuis trente ans par la suppression de la messe grégorienne et la réception du concile. Il interroge l'Eglise sur "le traditionalisme "de Vatican II.

L'ouvrage est réparti en vingt questions que l'on peut aborder séparément, il clarifie pour tous les notions de schisme, d'excommunication, de juridiction et  de communion au sein de l'Eglise catholique. Il éclaire d'un feu nouveau le débat sur la Messe, sur la Tradition vivante et sur l'unité de l'Eglise, par des analyses de faits et de documents souvent méconnus. En annexe sont réunies les pièces maîtresses du dossier. L'excommunication n'ayant pas porté remède à la crise, ce livre offre en final une ouverture nouvelle, le magistère authentique est-il au-dessus de la Tradition?

jeudi, 31 août 2006

L'éthique de Tzara

 
 
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 Je remercie Tzara de m'avoir autorisée à reproduire l'échange qu'elle a eu avec jemedebat sur  la note Tribune Libre concernant ce qu’est la femme. Cette note fait suite au débat qui s’était instauré entre GMC et Béatrice qui, je l’avoue fut en tout point remarquable. Cependant, il me semble que Tzara est allée plus loin dans la critique de la sempiternelle rhétorique "du chien qui se mord la queue".
En effet, elle a exposé avec talent et exigence les fondements d’une véritable éthique de nature philosophique et métaphysique qui excède très largement les discours gauchistes sur les femmes, dont on connaît parfaitement les limites, mais aussi les conséquences désastreuses sur la famille, la société, la spiritualité, mais plus grave encore le devenir de l’humanité. Cette éthique est, à mon sens un véritable manifeste, une lumière dans les ténèbres à l’usage des femmes du XXIe siècle qui en ont dramatiquement besoin. Le XXe siècle a vu les femmes s’organiser en mouvements féministes, plût au ciel que le XXIe voit l’avènement de « la femme debout » avant que d’autres nous dictent notre manière d’être, avec à la proue du navire une bien utile et attachante lumière pour toutes…et tous : Tzara.
 
 
 
 
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I. Affirmation de l’Ethique

 

Le rôle que joua la conscience, et en particulier la conscience morale, ce qu'Aristote nomme l'Ethique, ne fut pas anodin en ce monde. Notre attitude, engage l'ensemble de la communauté humaine. Nous ne sommes pas seuls et isolés, mais reliés, car vivants, à un tissu général d'idées, de pensées, de positions, etc. qui contribuent à l'avancement général du niveau "d'être" sur cette planète. Il ne s'agit pas d'agiter vainement et en permanence dans la rue, bien que parfois cela soit nécessaire, des pancartes - mais bien de réaliser, d'actualiser en soi-même le refus de la barbarie et de la violence, de se lever, et donc de "s'élever" contre l'abject.

Ce n'est pas seulement un débat fébrile et parfois ridicule des bons compatissants contre les méchants indifférents ou rieurs, ce qui a peu d'importance, surtout dans un univers de l'éphémère, de la virtualité, et du mensonge comme celui du Blog. Mais de faire naître en nous, en chacun de nous, l'homme qui est à naître - de ne point tuer la faible lueur que représente le pouvoir de s'indigner et de dire NON ! Il en va de nous, des générations futures et du devenir de l'essence effective de ce que signifie pour un "humain" d'être doté d'une intelligence réflexive et analytique.
l'homme, depuis l'origine, ne se résume pas à la biologie organique, mais il est d'abord une IDEE !
"Le logos est commun bien que la plupart vivent comme s'ils avaient une pensée propre. Parler avec intelligence consiste à s'appuyer sur ce qui est commun à tous. Pour ceux qui sont éveillés, il n'y a qu'un seul monde commun, c'est lorsque nous dormons que chacun reste enfermé dans le sien."
Héraclite

 

 

II. Les limites du discours biologique

 

La méthode du laboratoire, l'observation du pur biologique, ne permet pas de poser la question fondamentale concernant l’homme ni, à plus forte raison de la résoudre, puisqu'elle se situe explicitement en deçà de tout engagement personnel, pour échapper, précisément, à la diversité des options philosophiques - opposées éventuellement ou, en tout cas, de niveaux différents - qui empêcherait d'aboutir à un langage commun.

Il est évidemment probable que le biologiste (ou le poète même le plus "anévrosé") le plus acharné à déclarer que l'homme n'est qu'un animal ou un primate se sentirait offensé si on l'assimilait lui-même à un animal ou un primate, en réduisant toute sa pensée ou sa poésie à un produit mécanique ou à une sécrétion glandulaire, ce qu'elles sont sans doute !
De fait, nous nous traitons nous-mêmes comme un laboratoire vivant, chaque fois que nous prenons une drogue pour combattre une migraine, surmonter une insomnie ou faire tomber une fièvre. Nous admettons donc, sans la moindre difficulté, cette part de robot, inhérente à nous-mêmes, comme un soubassement physico-chimique : dont nous n'avons à nous occuper que lorsqu'il est déréglé et pour pouvoir le plus vite possible, l'oublier.
Notre vraie vie est ailleurs, celle à laquelle nous sommes attachés et que nous considérons comme notre suprême bien. Elle se situe au niveau de ces valeurs, qui sous-tendent la conscience de soi où chacun se reconnaît et s'affirme.
La tentation est grande de nous réduire à un circuit, éphémèrement autonome, d'énergies qui viennent du cosmos et qui y retournent. Les lois qui régissent le phénomène humain ont, en effet pour les biologistes, la même saveur déterministe que toutes celles où ils cherchent à comprendre l'univers, en nous encadrant dans une chimie subtile, capable de modifier nos sentiments et nos idées comme elle fixe notre hérédité et concourt à notre équilibre physique.

Notre psychisme est d'ailleurs largement tributaire d'impulsions infantiles qui plongent dans une biologie primitive dont il est facile de déceler les racines et d'étiqueter les paliers : dans les groupes comme chez les individus. Des slogans passionnels agitent et orientent l'opinion, tandis que des chercheurs éminents, qui refusent de jouer aux prophètes, avouent leur incapacité de lui offrir une direction certaine dans l'usage de pouvoirs, dont les ultimes conséquences dépassent souvent leur savoir. Manière discrète de nous renvoyer à une morale, à une vision globale de l'homme, qu'aucun laboratoire n'est capable de fournir.
La biologie, comme telle, ne peut rien prescrire.

On peut, sans doute, sur un plan purement phénoménal, considérer l'espèce humaine comme le simple produit d'une évolution aveugle où des mutations accidentelles entraînèrent des transformation irréversibles, de même qu'un instinct aveugle impose encore l'existence à la plupart des individus. Il n'en reste pas moins qu'avec l'apparition de l'homme un hiatus se produisit par la prise de conscience qui ouvre le monde à nous-mêmes et nous-mêmes au monde. N'oublions donc pas, que si cette phrase à un sens, elle oblige à une attitude de génération de l'être qui dépend de la responsabilité de chacun, et la responsabilité s'exprime par l'Ethique, c'est ce qui distingue l'homme et la femme de l'animalité et de la biologie : "Nous ne sommes pas au monde, la vraie vie est absente". (Rimbaud).

 

 

III. Une quête de l’au-delà de l’être

Si la biologie d'un animal est close, s’il ne peut pas la juger, s’il ne peut pas la dominer, s’il ne peut pas la dépasser, s’il ne peut donc pas s'en détacher, c'est-à-dire qu'il est incapable de la transformer, s’il est scellé dans sa biologie d'une manière irrévocable, au contraire l'homme a une possibilité d'en sortir parce que, justement, sa biologie n'est pas close. Il peut prendre un recul par rapport