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mercredi, 02 avril 2008

Philippe Sollers et Fabrice Hadjadj

 

 
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"Les ébats lubriques de deux corrupteurs de la foi"

 

 

par

 

 

ZACHARIAS

 

 

 


 

 

 

 

 

             Le débat annoncé entre Philippe Sollers et Fabrice Hadjadj qui avait suscité quelques préalables et légitimes réactions en ces lieux, que l’on peut à présent écouter sur le blog de la revue «LES EPEES»  pour s’en faire une idée, s’est donc bien déroulé (clin d’œil de l’histoire rue Pierre Nicole (1625-1695) logicien et pédagogue de Port-Royal !) comme il était prévisible, à savoir en se transformant en  une lamentable et pénible séance d’étalage successif de lieux communs, de niaiseries recuites et, surtout, témoignant de la patente et éclatante manifestation chez les deux ignobles et clownesques plumitifs admirateurs de la « dignité de la chair », de leur vertigineuse incompréhension de la théologie dogmatique et principalement de leur misérable ignorance des vérités les plus fondamentales du christianisme.

            Sollers, comme il apparaît évidemment nettement à l’écoute des échanges, en renard ultra habitué et rompu au petit jeu spectaculaire qu’il maîtrise depuis des années, se sera emparé sans tarder du micro avec une visible délectation pour ne quasiment plus le lâcher de la soirée, ne laissant que quelques miettes au pauvre Hadjadj, réduit tristement, avec sa voix fluette, à l’état d’un figurant de seconde zone ou d’un pitoyable faire-valoir, se faisant même parfois vertement apostropher par la diva (« Hadjadj La France n’existe plus » !).

 

            Le plus significatif n’est toutefois pas dans cette prévisible distribution des rôles, mais se trouve principalement dans les scandaleuses déclarations de la diva libidineuse de chez Gallimard, modestement «le seul à avoir lu la Bible ou saint Augustin ! », qui osa dire tout le mal qu’il pensait de la morale et du christianisme, réitérant, au nom du catholicisme, ses multiples et puants blasphèmes vomitifs qui se donnent à lire un peu de partout, sans que cela, étonnamment, ne suscite la moindre petite réaction indignée de quiconque, c’est-à-dire ni de Hadjadj sans doute encore perdu dans la contemplation des parties honteuses, ni d’un public en apparence soumis et consentant, ni même des organisateurs prétendument royalistes et catholiques, visiblement totalement muets.

 

            Ainsi l’ignoble auteur de « Guerres secrètes », qui parle en ex-maoïste situationniste expert habille du détournement sémantique non pas de «Contre-réforme » mais de « Révolution catholique », terme repris platement et craintivement par Hadjadj et le modérateur d'un soir de sorte de ne point courroucer l’idole, pour faire référence au mouvement qui initia l’élan du baroque en Italie, proclama en vociférant au milieu d’une assistance constituée principalement et normalement de baptisés qui ne semblent pas s’être offusqués outre mesure de ses charges :

 

- « Le christianisme est une erreur, le christianisme est une névrose ».

 - « Le christianisme j’en ai rien à faire ».



            Le sensuel histrion du quartier saint-Germain, qui était dans une apparente forme, tout à sa joie érotique fiévreuse, ne supportant ni la morale, ni le christianisme, ni le dolorisme, exaltant avec une emphatique jubilation son amour éperdu des sens, se vit même comparé à cet instant par Hadjadj, on n’est pas l’une des personnalités préférées des catholiques modernes pour rien, à un «vigoureux prêcheur » ! On croit rêver ! et il n’est plus nécessaire à entendre cela de se demander comment le catholicisme a pu tomber si bas et chercher à expliquer une si navrante démission générale dans ce pays, ce qui d’ailleurs, soit dit en passant, est assez révélateur de l’état de décomposition générale de l’Eglise en France en matière de foi.

 

             Mais le meilleur était à venir puisque, au détour de lamentables propos, Sollers évoquera Rodrigo Borgia (1431-1503) devenu pape, en achetant sans doute les votes qui le firent accéder au trône de Pierre, sous le nom d’Alexandre VI, criminel scélérat couvert de maîtresses, incestueux, bisexuel, neveu et fils adoptif du pape Calixte III (Alphonse de Borgia), nommé cardinal à vingt-cinq ans, entretenant une liaison avec Vanozza Catanei, une jeune patricienne romaine non avare de ses charmes et de son entrejambe qui lui donna quatre enfants naturels, et dont les seuls titres de gloire fut de couvrir le Vatican de nudités païennes déguisées sous les traits de saintes ou de l'image de la Vierge, qui contribuaient à son excitation sexuelle et de décors à ses orgies et partouzes frénétiques, nudités peintes par Raphaël et Michel Ange qui ont leur place non dans un lieu de culte mais dans les lupanars.

 

             Cette attention sur ce pape représentatif de ce que l’Eglise a pu générer de plus absolument contraire à la foi est à l’origine de l’aveu magistral de Sollers en ce débat, qui en dit long sur ce qu’est la réalité et la valeur de son attachement au catholicisme :    

 
- « Alexandre VI – magnifique le meilleur ! »

 
            Si l’on n’en finirait plus de dérouler la longue liste des ordures proférées en une soirée par l’indigne Sollers, ce qui alerta même un instant tardivement Hadjadj, vraiment longuet à la réaction, qui commença enfin à s’apercevoir que le discours du rigolo allait peut-être non seulement un peu loin mais pourrait, à terme, nuire à son avantageuse réputation d’écrivain catholique choyé de la bonne presse, osa timidement lui rappeler que le Christ était cependant venu, non pas pour s’égayer avec les prostituées et passer des bons moments avec Marie-Madeleine mais pour nous racheter du péché.

 

            L’ire colérique de la décadente idole des salons parisiens fut mise alors à son comble, et l’admirateur de Casanova se fendit d’une analyse à la hauteur de son insondable dévergondage intellectuel et de sa scabreuse désorientation morale :  

 

-  « C’est le clergé qui a besoin du péché ».

 

           Que croyez-vous qu’il arriva ? Que l’on prit immédiatement le malandrin insulteur des prêtres et de ceux qui se vouèrent depuis des siècles à la conversion des âmes par la peau des fesses pour le jeter manu militari sur la pavé parisien afin qu’il serve de litière aux excréments canins ? Non ! Cette ultime sécrétion faisandée sortie du cerveau malade de Sollers suscita devinez quoi ? Les applaudissements du public !!

 

            La conclusion de cette infâme sauterie revint à Hadjadj qui, pour ne pas donner l’impression d’être en reste sur le plan des audacieuses déclarations définitives laissa ainsi tomber de ses pieuses lèvres émues et de sa «masse essoufflée » ce qui lui sert depuis toujours de viatique permanent :

 

-  « La chair a une dignité divine ».

 

            Signalons toutefois, que l’honneur de cette pantalonnade grotesque revient peut-être à une dame qui dignement, à la fin, se leva tout de même pour signaler sa surprise de ne point avoir entendu, alors que les deux andouilles littéraires n’en finissaient pas de proférer de monstrueuses hérésies en s’appuyant sur le mystère de l’Incarnation et de la Résurrection qu’ils interprètent et tordent à leur fantaisie pour en faire surgir les plus dégoûtantes aberrations, la place centrale tenue par la Croix (à laquelle "il ne faut pas rester" s’époumona à la seconde Sollers qui à la vue du gibet du Golgotha tremblait d’une crainte qui n’est pas sans rappeler celle des démons !) au sein de la religion chrétienne et son rôle dans l’économie du Salut.

 
           Merci Madame pour la leçon de christianisme que vous avez donnée à cette assemblée apostate !
 
 
 

           Que n’avez-vous eu la présence d’esprit cependant, au moment où Sollers venait, ce qu'il convient de noter impérativement car si révélateur de ce qui fonde en réalité secrètement tout ce discours sur la dignité de la chair, de publiquement dévoiler dans l'indifférence générale la source perverse de sa pensée en se référant positivement à « l’évangile de Philippe » (IVe s.) écrit gnostique provenant de la bibliothèque de Nag Hammadi qui fait une place considérable à l'importance de la consommation charnelle, l’union entre l'homme et la femme étant dans ce texte hérétique scandaleusement comparée au « Saint des Saints »,  de citer ce passage de « La Cité de Dieu » de saint Augustin que les deux larrons osèrent même mêler à leur insane dialogue copulatoire :

 

-         « C’est par là foi qu’on approche de Dieu, et il est certain que la foi appartient au coeur et non au corps. Mais comme nous ignorons jusqu’à quel degré de perfection doit être élevé le ''corps spirituel des bienheureux'', car nous parlons d’une chose dont nous n’avons point d’expérience et sur laquelle l’Ecriture ne se déclare pas formellement, il faut de toute nécessité qu’il nous arrive ce qu’on lit dans la Sagesse: ‘‘Les pensées des hommes sont chancelantes et leur prévoyance est incertaine’’. »

 

(S. Augustin, La Cité de Dieu, Liv. XXII).

 
 
 

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Sollers/Hadjadj

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Le site Royaliste, Les épées, organise des débats/conférences de qualité avec des personnalités intellectuelles pas forcément royalistes.

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Trackback par : Incarnation | samedi, 03 mai 2008

Commentaires

Ces éléments sont précieux et éclairent les sources de Sollers pour défendre avec ardeur la chair.

On sait moins qu'ils sont au centre d'un bouquin devenu célèbre mondialement le "Da Vinci Code" de Dan Brown !

En effet, le "Da Vinci Code" propose l'Évangile de Philippe et l'Évangile comme preuve que Jésus a marié Marie.

Le Da Vinci Code « cite » notamment l'évangile de Philippe :

« Et la compagne du sauveur est Marie Madeleine. Christ l'aimait plus que tous les autres disciples et l'embrassait souvent sur sa bouche. Les autres disciples en étaient offusqués et ont exprimé leur désapprobation. Ils lui ont dit : “Pourquoi l'aimes-tu plus que nous?” »

Des recherches supplémentaires sur les évangiles de Philippe révèlent que :

L'évangile de Philippe est une collection gnostique qui date de la fin du troisième siècle, plus de 200 ans après l'époque de Jésus-Christ. Il a donc peu de valeur historique et représente surtout les thèses les plus hostiles à l'Eglise chrétienne critiquant son ascèse et se moquant, par une vie de débauche licencieuse, de ses appels à la virginité et à la sainteté.

Ecrit par : Jude | mardi, 01 avril 2008

Bonjour, j'ai donc commencé par la fin, et le commentaire de Jude. Mon quotidien du moment ainsi que mon absence de santé passagère m'obligeant à me servir du net à la manière de l'encensoir, je prendrai donc - un peu guérie, le temps de lire l'article entier plus tard.

Ainsi donc, et sans rien connaître du "Code" que sa version filmée, je trouve extrêmement dangereux (vraiment) ce léger snobisme du sentiment qui consiste à "s'occuper des fesses" de notre Seigneur. C'est une façon me semble-t-il de faire obstacle à une question autrement plus cruciale dans l'ordre des choses, à savoir la vie amoureuse et sexuelle de Joseph et Marie, qui doit rester tout de même un modèle incontournable pour nous, dans une mesure réaliste à comporter un très lourd facteur générationnel. Ou bien, c'est que nous égarons.

A vous, à plus tard.

Ecrit par : Marie Gabrielle | mercredi, 02 avril 2008

Zak, votre article me fait un peu l'effet d'un buvard, et ne saurait manquer à votre récit la présence assez sainte d'une Véronique. Ne m'en veuillez pas de pareils avis...

Ce qu'il m'en reste : "c'est le clergé qui a besoin du péché", et bien sûr les applaudissements qui remettraient à plus tard l'état d'une réflexion.

Besoin du "péché", c'est-à-dire que nous n'ignorerions plus du tout le problématique célibat des prêtres ?
Besoin du péché, pour concélébrer en d'assez grandes assemblées pénitentielles ? Et pour nous contrôler coupables ?

Vous avez donné dans la surface et malgré tout, cela manque un peu de fond...

Ecrit par : Marie Gabrielle | mercredi, 02 avril 2008

Il y a longtemps que l'on devait en arriver là ! La séduction et l'ouverture de l'Eglise à l'égard du monde et de ses valeurs depuis des années, fruits malsains s'il en est, triomphent logiquement dans la théologie gnostique licencieuse...

Ecrit par : Orage | mercredi, 02 avril 2008

Mais c'est vrai, Sollers se réfère sérieusement à l'évangile gnostique de Philippe pour appuyer ses thèses démentielles !

Et on veut après ça en faire un représentant du catholicisme ? Outre que ce sale type soit allé voir le Pape, il considère que le meilleur d'entre les Souverains Pontifes fut Alexandre VI !! Mais il va nous faire revenir de nouveau Luther et Calvin avec de telles dingueries !!

Et dire qu'un Hadjadj que je ne connais pas, mais qui semble avoir un peu plus de religion à l'écoute du dialogue, se prête à cette indigne comédie - triste spectacle en vérité...

Ecrit par : Louis Legrand | mercredi, 02 avril 2008

Commentaire tranchant mais si conforme à ce que je viens d'entendre. Je dois dire que je n'ai jamais particulièrement goûté la prose de Sollers, et encore moins son personnage de star littéraire ; évident menteur, cabotin, mondain et snobinard. C'est pourquoi ce que dit Zacharias ne m'apprend rien du tout.
En revanche grosse déception en ce qui concerne Hadjadj - "Réussir sa mort" n'était pas un mauvais bouquin et deux ou trois idées séduisaient et l'on pouvait s'attendre après ce livre à une réflexion de sa part sur des sujets autrement sérieux que celui, rebattu mille fois, portant sur la sexualité et la religion.
Aujourd'hui pour le coup c'est un peu la douche froide, facilité d'écriture, séduction du client par le bas-ventre, etc. A oublier et vite !

Ecrit par : Campari | mercredi, 02 avril 2008

IdC : chassez ce Zak que je ne saurais voir !

Ecrit par : Maris | mercredi, 02 avril 2008

Que la dame qui a parlé de la présence centrale de la Croix sur le plan de la religion chrétienne lors de la soirée se fasse connaître, "La Question" lui remettra l'édition dans la Pléiade, qui n'est plus en promo depuis 3 jours, des écrits gnostiques de la bibliothèque de Nag Hammadi !

Ecrit par : Epiphane | mercredi, 02 avril 2008

Peut-être que Hadjadj a été un peu dépassé par l'événement ? N'a-t-il pas à vos yeux, au moins, le bénéfice du doute ?

Ecrit par : François | mercredi, 02 avril 2008

Une petite histoire du Saint Père Alexandre VI - le meilleur selon l'ignoble Sollers !!


http://www.youtube.com/watch?v=ZHr2R75uDmc

Ecrit par : Contre-réforme | mercredi, 02 avril 2008

Afin d'illustrer avec plus de précisions cette ambiance qui régna a Rome pendant des siècles, citons ce roi d'Angleterre, Edgar dit Le Pacifique (944-975) qui, s'adressant a ses évêques, donna une description peu flatteuse de ce qu'il avait vu lors d'un de ses voyages dans la ville des papes :

"... On ne voit a Rome que débauches, dissolutions, ivrogneries et impuretés ... les maisons des prêtres sont devenues les retraites honteuses des prostituées, des bateleurs jongleurs, équilibristes, acrobates, etc .... ) et des sodomites ... on joue nuit et jour dans la demeure du pape ... les chants bachiques, les danses lascives et les débauches de Messaline ont remplacé jeunes et prières ... c'est ainsi que ces prêtres infames dissipent les patrimoines des pauvres, les aumônes des princes ou plutôt, Ie prix du sang du Christ ... "

Ecrit par : Jean | mercredi, 02 avril 2008

Si c'est le meilleur selon ce pauvre Sollers qui aurait visiblement besoin d'un psychiatre, qu'est-ce que doivent être les autres !

Ecrit par : Yvan L. | mercredi, 02 avril 2008

Né en 1431, Rodrigue Borgia mène l’existence fastueuse des princes de la Renaissance, il est avide de luxe, de richesses et de relations mondaines. Malgré cette débauche, il reçoit, en 1456, le titre d’évêque grâce à la protection de son oncle, le pape Calixte III. Son influence est telle qu’en 1492, ni ses compromissions ni sa vie scandaleuse ne l’empêchent d’être élu pape. Le cardinal Borgia sait utiliser la fortune qu’il a accumulée. Ses adversaires sont neutralisés et il est élu pape sous le nom d’Alexandre VI. De jeunes hommes nus, décorés et parés, jouent les statues vivantes au couronnement du nouveau pape.

Le nouveau pape continue son existence mondaine. De sa liaison avec Rosa Vannozza naissent plusieurs enfants naturels parmi lesquels Lucrèce, Jean et César Borgia. Lucrèce couche avec son père et son frère. Elle a des évêques comme valets de chambre. Il n’y a pas là de quoi étonner les Romains, pas plus que la présence d’autres concubines du pape dans le palais pontifical.

Le 31 octobre 1501, César Borgia et son père le pape organisent une « petite fête ». Ils y invitent une cinquantaine de courtisanes romaines assez légèrement vêtues. On commence par un festin, on boit, on mange et on devise. Puis, les musiciens font leur rentrée.


Les courtisanes commencent à se dévêtir en dansant, un morceau à la fois, jusqu’à ce quelles soient complètement nues. À ce moment, arrivent des cadeaux qu’on étale un peu partout; ce sont les prix pour le concours qu’on organise. Les hommes se dévêtent à leur tour. Chacun fait ce qu’il a à faire avec les courtisanes, devant les convives. Ceux qui ont montré le plus de vigueur, et le plus grand nombre de fois, sont les gagnants. La fête se poursuit par une compétition entre les courtisanes nues. On leur lance des châtaignes qu’elles doivent manger en prenant des postures, à la lueur des chandelles.

On ne sait pas si Sa Sainteté a assisté à la fête, tout ce qu’on sait, c’est que le pape a pris froid, on ne sait comment, et qu’il ne pourra pas célébrer la messe de la Toussaint, le lendemain.

Alexandre VI apprécie également les jolis garçons tel Astorre Manfredi, seigneur de Faenza, qu'il attire au Château Saint-Ange. Après en avoir abusé, il le fait jeter dans le Tibre.

En 1494, par le traité de Tordesillas, Alexandre VI divise le Nouveau Monde : le Brésil au Portugal et le reste de l'Amérique latine à l'Espagne.

Voulant profiter de sa situation pour faire fructifier la fortune de ses amis, Alexandre VI distribue des nominations à gauche et à droite, nommant même son fils de 18 ans au rang de cardinal. Son règne est marqué par de sordides histoires d'orgies, d'empoisonnements et d'inceste.

Alexandre VI fait arrêter le cardinal Orsini et confisque tous ses biens, y compris le mobilier. Le pape se plaint de ne trouver parmi ces effets une grosse perle estimée à deux mille ducats et une cassette pleine d’or qu’il savait être chez le cardinal. La mère de ce dernier, âgée de quatre-vingt ans craignant qu’Alexandre VI, selon la coutume, n’empoisonne son fils, vient en tremblant lui apporter la perle et la cassette mais son fils est déjà empoisonné et rend les derniers soupirs. On dit que la perle serait encore dans les trésors du Vatican. La cantarella est le poison qu’il prépare pour quelques cardinaux et dont on croit qu’il mourra lui-même.

Son cadavre, injurié et outragé, est enterré sans cérémonie en 1503.

Ecrit par : Virine | mercredi, 02 avril 2008

On savait depuis longtemps qu'un certain nombre de papes avaient souvent abandonné le célibat, mais le propre d'Alexandre VI c'est qu'il étala ouvertement sa réputation amoureuse et s'en fit même une gloire.
Un portrait de sa maîtresse – habillée comme Marie, la mère de Jésus – ornait sa chambre à coucher, et il reconnut publiquement ses enfants illégitimes, qui ont d’ailleurs acquis leur propre célébrité : César et Lucrèce Borgia. (Chronicle of the World, Derrik Mercer Ed., DK Publishing, p. 391).

Giovanni Boccace, le grand écrivain humaniste italien du XIVème siècle, nous offre une description pleine d’humour de la corruption et de la décadence de l’Eglise à son époque. Son ouvrage devenu classique, le Décaméron, nous présente un Juif nommé Abraham qu’un ami chrétien a convaincu d’aller visiter Rome dans l’espoir qu’il sera si impressionné qu’il se convertira au christianisme. Abraham en revient complètement dégoûté et raconte :

"Je le dis comme je le pense : Si j’ai observé les choses correctement, il n’est pas un seul homme d’Eglise chez qui j’ai pu découvrir la moindre trace de piété, de dévotion ou de bon exemple de vie. Je n’ai vu qu’envie, convoitise, gloutonnerie et pire… Et il me semble, pour autant que je peux en juger, que votre pasteur suprême, et par conséquent tous les autres, s’efforcent de tout leur possible et avec talent de parvenir au néant et de bannir du monde les valeurs de la religion chrétienne…"

Ecrit par : Derek | mercredi, 02 avril 2008

On s'attendait, pour le moins, de la part du fer de lance de l’aristocratie intellectuelle catholique, numéro 3 parmi les 200 personnalités catholiques qui comptent, en France, selon le classement de l’hebdomadaire La Vie! (lu sur les Epées), à savoir M. Hadjadj, on s’attendait donc à un peu de mordant et de pugnacité pour défendre notre religion sérieusement mise à mal par le Roi Soleiers!

L'Eglise de France est servie par un arriviste qui courbe l'échine, pour être poli, devant celui qui est LE SEUL EN FRANCE à avoir lu la Bible et Dante, (excusez du peu!), nous comprenons mieux la profonde déliquescence où elle est désormais plongée
Je laisse le soin à Léon Bloy d’exprimer mieux que moi le profond écœurement qui me vient à l’écoute de cet enregistrement !


« Personne n’a dit aussi fortement que moi l’injustice des catholiques, leur avarice infâme, leur égoïsme fangeux, leur poltronnerie à faire vomir, leur sottise, leur mépris stupide pour ne pas dire leur haine de tout ce qui est intellectuel, indépendant et généreux. »

« J’affirme nettement, avec une autorité absolue, que le monde catholique moderne est un monde réprouvé, damné, rejeté absolument, irrémédiablement, un monde infâme dont le Seigneur Jésus a soupé de la façon la plus complète, un miroir d’ignominie où il ne peut pas se regarder sans avoir peur comme à Gethsémani. »

Ecrit par : Marc | mercredi, 02 avril 2008

"...réputation amoureuse ?"

Derek, vous avez un humour certain, heureusement pour mes nerfs face à un clavier réellement incapable de s'offusquer de tant d'élans dédaigneux...
Cependant, vaste question que celle d'une pitié revenue à la mode.

Ecrit par : Marie Gabrielle | mercredi, 02 avril 2008

Ne soyons pas trop sévère avec le numéro 3 du parti!
On peut aussi s'interroger sur le silence des organisateurs et de l'assemblée!
Qui ne dit mot consent !

Tout ceci me fait penser à ces deux versets de la Bible
" Et cela, à cause des faux frères qui s'étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus Christ, avec l'intention de nous asservir."(Gal. 2-4)
"Car il s'est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus Christ." (Jude. 1-4);

Il me semble que c'est là un enseignement qui vaut pour tous les catholiques, par notre silence ne sommes-nous pas tous de faux frères?!

Ecrit par : Judith P | mercredi, 02 avril 2008

Bonjour Marie-Gabrielle!

Ecrit par : Judith P | mercredi, 02 avril 2008

Bonsoir Judith P... je vous passe un relais (attaques de fièvre itinérante en ce qui me concerne...).

Bonne soirée, alors... et peut-être à bientôt,

Ecrit par : Marie Gabrielle | mercredi, 02 avril 2008

Mais de quoi est-ce que vous parlez? Est-ce que vous avez un peu lu Sollers? Vous rendez-vous compte à quel point vous sombrez dans la bêtise la plus profonde? Est-ce que vous avez des oreilles pour entendre? Est-ce que vous avez des yeux pour lire? Sollers est donc libidineux, il est toujours libidineux, chaque fois que je lis quelque chose sur lui d'un peu haineux, ce qui n'est pas rare, ni à droite, ni à gauche, je trouve les mots "diva", "Saint-Germain", "libidieux", etc. Donc ce monsieur qui dit que le sexe, ça ne l'intéresse pas, c'est à côté de la plaque, est une "diva libidineuse" - peut-être parce qu'il porte des bagues?

De quels revirements parlez-vous? De quels changements d'opinion? Ah, il a été maoïste, il y a trente-cinq ans. Son intérêt pour la Chine est bien plus ancien que son maoïsme, et dure encore. Sa récente conversion, de quand date-t-elle? Au plus tard, de la fin des années 70, mais vous trouvez dans Drame (milieu des années 60, il n'a pas 30 ans) des pages de méditation très belles sur une Conversation silencieuse de Bellini, sans compter des citations de Dante. C'est ça que vous appelez une "récente conversion"?

Lisez, au lieu de regarder la télé! Vous regardez trop la télé! Sans même écouter! Vous êtes bête et haineuse! Vous ne vous rendez même pas compte que vous vérifiez ce que dit Sollers sur ce point : le catholicisme en France, ça n'existe pas. Tentation protestante, révulsion iconoclaste aux splendeurs de l'art italien, fixation sur la sexite (libidineux, libidineux)... Bon vent! Rendez-vous à la Résurrection des corps! Au Jugement Dernier! Chez Michel-Ange! A la chapelle Sextine! Hou!

Ecrit par : Moshé | mercredi, 02 avril 2008

Vous êtes bête et haineuse!

Comment?! Zacharias?! Faisant partie du beau sexe?!
Crotte alors!

Moshé, lisez au lieu de regarder la télé! Vous regardez trop la télé!

Ecrit par : Rolland | mercredi, 02 avril 2008

Je ne crois pas avoir lu sous la plume de quiconque ici que Sollers s'était "converti" à quoi que ce soit, mais bien plutôt "taillé" un nouveau costume prétendument catholique à la mesure qui convient à son discours du moment, se torchant indécemment l’anus dans les plis des chasubles vaticanes. Ce n'est pas la même chose, relisez mieux, au lieu de vous laisser aveugler par un petit trépignement de jeune adoratrice zélée irritée, ce que vous souhaitez critiquer Moshé !

En réalité c'est le détournement à des fins marchandes de ce qu'est effectivement le christianisme, dont entre parenthèses il ne veut pas entendre un mot et sur lequel il profère des énormités pitoyables et scandaleuses, avec le consentement béa de cette endive molle de Hadjadj et les courbettes des invertis de la pire espèce qui encensent son indigente prose, qui lui est reproché - après il fait ce qu'il veut avec sa plume et vend ses bouquins fabriqués à la forge et à l'enclume comme ça lui chante et selon sa stratégie média habillement établie - cela ne nous intéresse pas le moins du monde, et il peut derechef et illico presto aller rejoindre son ami Rodrigue Borgia, dit Alexandre VI pour les intimes, auprès des incubes et succubes afin de définitivement brûler ses péchés, dont il refuse d’admettre qu’ils sont siens sous prétexte, risible autant que grotesque lui le « docteur in pecato », que « Je est un autre », dans les flammes de l'enfer pour l'éternité, cela nous indiffère, soyez-en assuré, absolument et représenterait plutôt une œuvre de salubrité spirituelle !

Ecrit par : Zak | mercredi, 02 avril 2008

En tant qu'écrivain -et je ne veux parler que sur ce plan - et ben franchement, Sollers... "Femme" c'est de l'IKEA célinien, du skaï, du contreplaqué. Paradis? Soyons sérieux... N'est pas Joyce qui veut (il le sait très bien d'ailleurs). Prenez Calaferte, lisons "Septentrion", là oui, d'accord, on a un ECRIVAIN. Dès son Journal Jean René Huguenin déclare qu'il manque à Sollers un petite chose, oh un rien -une faille "il est trop lisse" dit il. Pas d'écrivain sans cette faille d'où coule l'encre. Et Huguenin de survivre avec sa mince Côte sauvage et son trop bref Journal quand déjà Sollers commence de sombrer. Il a raté son coup l'Habile trop habile qui s'est dupé lui-même . Il était magnifiquement doué, oui, il avait "ce don des dieux, ce bouquet, le style" dit de lui Mauriac. Mauriac qui parle d'un Soller de...quoi...22 ans je crois (je peux me tromper un peu) qui viens d'écrire son premier bouquin. Sollers, une habileté de virtuose, mais incapable d'écrire 10 lignes de la qualité d'un Hardellet, d'un Henri Callet. Sollers, l'écrivain qui a tellement voulu être un "Grand Ecrivain" qu'il ne sera même pas l'un de ces charmants "mineurs" qui font le bonheur et la grâce de la littérature.

Ps( S'il nous mettait sa tristesse sur la page, nous contait son ratage, il pourrait nous laisser sur un beau livre. Mais sa vanité maladive le lui interdira. Et tout ça il le sait. Quelle damnation "ici et maintenant"!)

Ecrit par : Restif | mercredi, 02 avril 2008

J'aime la forêt. Il est difficile de vivre dans les villes : ceux qui sont en rut y sont trop nombreux.
Ne vaut-il pas mieux tomber entre les mains d'un meurtrier que dans les rêves d'une femme ardente ?
Et regardez donc ces hommes : leur œil en témoigne — ils ne connaissent rien de meilleur sur la terre que de coucher avec une femme.
Ils ont de la boue au fond de l'âme, et malheur à eux si leur boue a de l'esprit !
Si du moins vous étiez une bête parfaite, mais pour être une bête il faut l'innocence.
Est-ce que je vous conseille de tuer vos sens ? Je vous conseille l'innocence des sens.
Est-ce que je vous conseille la chasteté ? Chez quelques-uns la chasteté est une vertu, mais chez beaucoup d'autres elle est presque un vice.
Ceux-ci sont continents peut-être : mais la chienne Sensualité se reflète, avec jalousie, dans tout ce qu'ils font.
Même dans les hauteurs de leur vertu et jusque dans leur esprit rigide, cet animal les suit avec sa discorde.
Et avec quel air gentil la chienne Sensualité sait mendier un morceau d'esprit, quand on lui refuse un morceau de chair.
Vous aimez les tragédies et tout ce qui brise le cœur ? Mais moi je suis méfiant envers votre chienne.
Vous avez des yeux trop cruels et, pleins de désirs, vous regardez vers ceux qui souffrent. Votre lubricité ne s'est-elle pas travestie pour s'appeler pitié ?
Et je vous donne aussi cette parabole : ils n'étaient pas en petit nombre, ceux qui voulaient chasser leurs démons et qui entrèrent eux-mêmes dans les pourceaux.
Si la chasteté pèse à quelqu'un, il faut l'en détourner, pour qu'elle ne devienne pas le chemin de l'enfer — c'est à dire la fange et la fournaise de l'âme.
Parlé-je de choses malpropres ? Ce n'est pas ce qu'il y a de pire à mes yeux.
Ce n'est pas quand la vérité est malpropre, mais quand elle est basse, que celui qui cherche la connaissance n'aime pas à descendre dans ses eaux.
En vérité, il y en a qui sont chastes jusqu'au fond du cœur : ils sont plus doux de cœur, ils aiment mieux rire et ils rient plus que vous.
Ils rient aussi de la chasteté et demandent : "Qu'est-ce que la chasteté !
La chasteté n'est-elle pas une vanité ? Mais cette vanité est venue à nous, nous ne sommes pas venus à elle.
Nous avons offert à cet étranger l'hospitalité de notre cœur, maintenant il habite chez nous, — qu'il y reste autant qu'il voudra !"
Ainsi parlait Zarathoustra.

Ecrit par : Thomas l'Obscur | mercredi, 02 avril 2008

"L'homme est envers lui-même l'animal le plus cruel ; et, chez tous ceux qui s'appellent pécheurs", "porteurs de croix" et "pénitents", n'oubliez pas d'entendre la volupté qui se mêle à leurs plaintes et à leurs accusations !"

Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra)

Ecrit par : Thomas le Clair | mercredi, 02 avril 2008

Bon les citations c'est sympa mais on connait depuis longtemps déjà (la 5e c'est loin...) les textes de l'adorateur du "grand Midi " Thomas le clair-obscur ; alors fais plutôt fonctionner tes neurones de manière plus originale mon garçon en n'oubliant pas, comme disait ton auteur préféré, que "l'avenir à quelque chose d'effrayant dans sa simplicité" !

Ecrit par : Zacharoustra | jeudi, 03 avril 2008

Restif vient de très bien parler de Sollers. En effet: "N'est pas Joyce qui veut (il le sait très bien d'ailleurs)". Fondamentalement c'est un humble. Apprenez-à lire !...Et prenez-en de la graine !

Ecrit par : . | jeudi, 03 avril 2008

Si le timide "philosophe" Hadjadj s'est fait enterrer par par le puant Sollers, ce ne fut pas le cas de Michel Onfray (également à gerber pour un chrétien par son athéisme, ou plutôt son "antithéisme" virulent et son hédonisme malsain ) comme on peut le voir dans cet extrait de l'émission de Frédéric Taddeï, "Ce soir ou jamais" :

http://www.dailymotion.com/video/x3ghkt_onfray-assassine-sollers_fun

Ecrit par : Ronin | jeudi, 03 avril 2008

Mes excuses, je croyais que Z et IdC ne faisaient qu'un. Je suis un peu rassuré qu'il soit un homme, d'ailleurs (je n'osais imaginer quelle espèce de femme écrirait comme ça). Mais c'est Z qui écrit :

"La stratégie médiatique des émois religieux du nouveau converti"

puis

"Je ne crois pas avoir lu sous la plume de quiconque ici que Sollers s'était "converti" à quoi que ce soit".

On peut bien sûr couper les cheveux en quatre et noyer le poisson, hein.

Ceci dit : je n'apprends toujours pas

1) pourquoi Sollers est si "libidineux". C'est la plume de Zacharia que je trouve libidineuse. Allez voir le tableau de Rubens, le Christ et la femme adultère : rien de plus obscène et obsédé que les faces des prêtres, qui s'indignent et appellent au meurtre et au châtiment. Les yeux exorbités, les mains tordues (le Christ est en revanche droit et sobre). Voilà à quoi ressemble le style de ce très mauvais écrivain de Z.

2) quels si fréquents revirements vous reprochez à Sollers?

Soyons un peu sérieux, voyons ; et un peu précis, s'il-vous-plaît.

Ah! Sollers doit vous conter son "ratage"? Sa "misère", son "échec"? Il n'y a que ça de vrai? Avouez que ça rassurerait le lecteur, qu'il lui parle de sa médiocrité, au lieu d'affirmer une vie libre, amoureuse, "une agitation vive et gaie", comme dit Montaigne, - réussie. Vous voyez bien qu'on est au coeur de la question.

Au fait : Paradis n'a pas de ponctuation, c'est donc (sous-)joycien. Femmes (écrit dans la même période) a des points de suspension, c'est donc (sous-)célinien. Comme quoi la ponctuation vous jette la poudre aux yeux, vous manquez pavloviennement tout le reste. Ces trois livres (il y a deux Paradis, pour l'instant) sont d'une grande clarté française, d'une grande cohérence de pensée, et sont des chefs-d'oeuvre. C'est sûrement être très inverti de le penser, mais que voulez-vous. Je vous prie alors de me traiter comme le recommande Jean-Paul II, avec compréhension et pitié.

Ecrit par : Moshé | jeudi, 03 avril 2008

Ca alors! C’est bien la première fois que je lis une critique aussi radicale !
C’est autrement intéressant que les sempiternelles gloses sur le style et la personnalité de Monsieur Sollers !

Ecrit par : La mère Castor | jeudi, 03 avril 2008

Bon Moshé vous voulez que l'on soit gentil avec vous c'est ça ? Vous souhaitez que l'on use de compréhension à votre égard car vous souffrez pour votre idole, je suis prêt à vous accorder un peu de réconfort dans votre douleur (je n'ose vous traiter de "doloriste" tant cela n'est pas à la mode, mais vous en présentez les signes pourtant...) ; et puis même ma pitié vous est acquise, vous en avez besoin. Là, ça va mieux - détendez-vous mon grand, respirez un bon coup - vous voyez ça passe.

Et maintenant écoutez-moi bien :

Je vous répète que Sollers ne m'intéresse pas - mais alors pas du tout ! s'il n'avait eu la triste idée de masquer son néant littéraire avec le catholicisme, croyez-moi, je ne l'aurais absolument jamais évoqué - trop esthétique, égocentrique et superficiel à mon goût - zéro abyssal - du vide sur la vacuité - c'est clair cette fois-ci ? de ce fait ne revenez plus me fatiguer les burettes avec votre clown !

Ainsi pour gagner du temps et éviter d'en perdre à ergoter inutilement afin de savoir ridiculement si oui ou non il a changé, à quel moment, dans quelles circonstances, etc., puisque votre icône vient de publier ses mémoires et que chacun peut se faire sa petite idée pour savoir de quoi il en retourne, je livre ci-dessous une analyse que je trouve relativement correcte et objective, voire même modérée par endroits.
C'est pas de votre serviteur - encore un peu d'eau Moshé ? mais de Christian Authier :


Sollers : insignifiant, mais rigolo…



Philippe Sollers publie ses mémoires : un autoportrait extatique où notre notable des lettres n'en revient pas de se trouver si beau dans son miroir.

À 71 ans et après presque un demi-siècle d'existence littéraire, Philippe Sollers livre donc ses mémoires, intitulées Un vrai roman. Pas de surprise, c'est bien du Sollers dont on reconnaît la méthode : compilation de citations et enfilage de perles. Voilà pour la forme. Quant au fond, il s'agit d'un autoportrait extatique dans lequel Sollers, spectateur béat de lui-même, n'en revient pas de se trouver si beau : «Je visite ma vie, et c'est merveilleux car je suis en train de la visiter à chaque instant.»

Durant 350 pages, l'écrivain ratiocine, répond à des questionnaires, commente ses livres, reproduit les exergues et les débuts de ses romans. Tout a sa place dans ce bric-à-brac narcissique, y compris des articles de journaux, comme la reproduction de sa fameuse tribune La France moisie parue dans Le Monde en 1999 - texte qui n'a pas pris une ride et qui demeure toujours aussi stupide.

L'enfance et la jeunesse sont vite évoquées par quelques vignettes familiales (« J'adore ma tante Laure, ma deuxième mère. ») et des souvenirs de touche zizi avec un camarade de classe. Mais Un vrai roman débute réellement en 1958 avec la parution de son premier livre, Une curieuse solitude, salué alors par Mauriac et Aragon. Fier comme un paon, Sollers reproduit des dédicaces de ces deux-là, ainsi que d'André Breton, un autre admirateur. Ils n'étaient pas les seuls à admirer son talent : « J'ai beaucoup aimé et admiré Ponge, et la réciproque aura été vraie. Je ne vais pas citer ici les dédicaces superélogieuses de ses livres. Les historiens le feront un jour, c'est leur métier », mais il ne résiste pas à l'envie d'en citer une tout de même cent pages plus loin… Visiblement, notre petit comique a beaucoup consulté sa bibliothèque puisqu'il nous offre également une dédicace de Michel Houellebecq. On aurait préféré qu'il recopie le drolatique portrait au vitriol que Houellebecq fait de lui dans Les Particules élémentaires… On regrette aussi de ne pas lire la « lettre très élogieuse » que Jean-Paul II lui aurait adressée en 2000, mais la publication d'un recueil de dédicaces et de correspondances est peut-être en vue…

Pathétique et attachant

Au-delà de la dimension cartes postales de l'ensemble, on pêche dans Un vrai roman des considérations plus générales sur la religion (« Le catholicisme français est un drôle de foutoir ») et la politique (« Mai 68, je l'ai sans cesse écrit dans mes romans et ailleurs, a été une libération incroyable. »). L'engagement maoïste de l'auteur est expédié en quelques lignes : « Ah, Mao ! Là encore, soyons clair : c'était le seul moyen efficace de faire sauter la vieillerie russe, de traiter le mal par le mal. » On comprend que soutenir l'un des pires criminels de l'histoire ce n'était « pas du tout pour approuver les ravages de la «révolution culturelle», mais pour porter les coups les plus efficaces au totem vichyste comme à l'influence du parti communiste ». CQFD… Combattre Vichy par Mao, de Gaulle et Jean Moulin étaient bien nigauds de n'y avoir pensé.

Rayon admirations, Philippe Sollers cite abondamment quelques grands maîtres - comme si le génie des autres allait un peu rejaillir sur lui - et vante les mérites de son employeur, la maison Gallimard, du grand patron à l'attachée de presse. Côté aigreurs : il jalouse les contemporains lui faisant de l'ombre (Le Clézio, Quignard et Modiano), mais réserve ses attaques les plus violentes à des morts (Renaud Matignon, Jean Edern-Hallier, Jean-René Huguenin, Philippe Muray…), parfois avec élégance (Françoise Verny qualifiée de « grosse baleine décomposée »). Enfin, s'il évoque les deux grands amours de sa vie (Dominique Rolin et Julia Kristeva), il nous épargne la liste de ses conquêtes (« Je ne donne évidemment pas, dans ces Mémoires, les noms des autres femmes qui ont traversé ma vie de façon plus ou moins durable et intime. ») tout en intriguant le lecteur : « Il est m'est arrivé de baiser avec le néant, et de coucher plusieurs fois avec la mort. » Bref, tout cela est consternant bien que les postures les plus autosatisfaites de cet être bouffi d'orgueil provoquent un rire salvateur : « on me lira, on me relira ».

Une fois que plus, Philippe Sollers se réclame de Guy Debord en faisant mine d'oublier le jugement que Debord portait sur lui, tant il n'aime pas qu'on rappelle cette « déclaration ancienne et très ambiguë ». Ancienne ? De 1993, peu avant la mort de Debord. Ambiguë ? Non, pas du tout et l'on ne résiste pas au plaisir de la reproduire : « Insignifiant, puisque signé Philippe Sollers.» Un autre jugement très pertinent fut énoncé par Patrick Modiano lors d'un Apostrophes où il compara Sollers à Sacha Distel, c'est-à-dire à un baladin jonglant avec des pommes, des poires et des scoubidous. Il y a de cela chez lui et il ne faut pas être trop sévère avec le personnage. En effet, quand d'autres, moins cultivés et moins drôles, l'auront remplacé, beaucoup regretteront Sollers. La nostalgie aura joué son rôle comme pour Fernand Raynaud, Roger Couderc ou Raymond Oliver, tant décriés de leur vivant. Car Sollers est un objet du patrimoine national, une figure folklorique, franchouillarde et finalement attachante jusque dans son ridicule qui est une certaine manière d'être Français.

Christian Authier - Les chroniqueurs associés - Lundi 26 Novembre 2007 -

Ecrit par : Zak | jeudi, 03 avril 2008

Monsieur,

vous êtes amusant ; cependant, vous ne méritez pas un duel mais des coups de bâtons ; l'ironie ne sert de rien avec quelqu'un qui ne la comprend pas, les Pharisiens avaient au moins l'esprit de se taire et s'en aller ; et en effet, vous vous ridiculiseriez en cherchant à prouver les bêtises que vous avez dites : vous avez raison de copier-coller les bêtises d'un autre, qui n'ont de vrai que ceci : l'article de Sollers La France moisie n'a pas pris une ride, vous en êtes la preuve éclatante. Vous mettez Sollers et la pape Alexandre VI en enfer : mais n'est pas Dante qui veut. Je vous laisse à vos pâles savonaroleries, à votre hygiène d'hyène et à votre rageux Comité de Salubrité Publique.

Ecrit par : Moshé | jeudi, 03 avril 2008

Ridicule Moshé,

Vous réclamiez plus haut compréhension et pitié à votre égard, ainsi par un effet exceptionnel de ma bonté je vous en ai fait un charitable don - non que je ne le regrette à présent, quoique à bien y réfléchir, mais enfin il n'eut pas été chrétien de vous refusez ce que vous mandiez avec tant d'indigente et misérable insistance.

A présent il en va autrement ; trop bien nourri et excité comme un petit chiot mal élevé qui vient de finir sa pitance sans remercier ses bienfaiteurs, vous recommencez à devenir pénible et répandez incontinent votre urine qu'un manque de maîtrise, dû sans doute à votre visible immaturité et compréhensible vexation puisque confronté à des vérités qui vous froissent, vous entraîne à dispenser généreusement, en des phrases et images qui montrent toute la navrante et pitoyable étendue de votre consternant manque de capacité argumentaire, quelques gouttes de votre canine vessie.

Alors un conseil gratuit sombre idiot doublé d’un ignorant borné à la minable intelligence, allez lever sans tarder la patte ailleurs et faire profiter immédiatement de vos malodorantes vapeurs urinaires d'autres stupides dévots de votre maître, lui qui s'amusera évidemment fortement, en tirant sur son fume-cigarette, à vous voir agiter votre queue courtisane lorsqu'il vous présentera généreusement un nouveau sucre !

Du balai !

Ecrit par : Zak | jeudi, 03 avril 2008

Je préfère citer Nietzsche que Christian Authier...

Ecrit par : Thomas le Clair | jeudi, 03 avril 2008

Le charmant Thomas, toujours aussi peu prolixe et imaginatif, se manifeste de nouveau après sa participation à la manif de cet après-midi ! Tu as raison de faire grève mon petit gars, ce que l'enseignement t'a donné comme capacité de réflexion est vraiment pas grand chose...

Ecrit par : Hire | jeudi, 03 avril 2008

« Insignifiant, puisque signé Philippe Sollers.» Guy Debord, l'auteur de la Société du spectacle, a résumé en trois mots précis et justes comme il savait souvent le faire, la valeur réelle de celui qui prétend nous expliquer ce qu'est le catholicisme avec une telle accumulation de grossières erreurs doctrinales et théologiques.

Ecrit par : Raoul V. | jeudi, 03 avril 2008

Mais puisqu'on vous dit Raoul que « Le christianisme est une erreur, le christianisme est une névrose », allez-vous en finir avec vos vérités théologiques !

Ecrit par : Shlomo | jeudi, 03 avril 2008

On se demandait quant est-ce que Zak nous remettrait en chanson un petit refrain caractéristique de ses charges un peu raides - depuis le Carême je le trouvais plutôt gentil et mesuré dans ses posts. Pourtant c'est pas faute d'avoir aimablement, et même délicatement, prévenu Momo : "ne revenez plus me fatiguer les burettes avec votre clown !"

Ecrit par : Arthur | jeudi, 03 avril 2008

Hire, vous parlez de vous de façon détournée. Votre maniement du fleuret laisse à désirer. C'est gras et vulgaire, à défaut d'être grossier. "Beaufitude" masquée de bout en bout. Si vous saviez ce que je pense des manifestations estudiantines vous iriez vous planquer sous votre bureau en tremblant, de peur que le ciel ne vous tombe sur la tête. Vous croyez votre fondation solide, en vérité vous allez ab hoc et ab hac au petit bonheur la chance... "au petit bonheur la chose" j'ai eu envie d'écrire. Et je l'ai écrit. Appliquez donc à vous même en premier lieu ce que vous reprochez aux autres. Lorsqu'on me reproche de citer Nietzsche plutôt que de penser par moi-même et qu'on a le culot, dans la foulée, de citer une longue coulée de vomis signée "Christian Authier", on a oublié la parabole de la poutre et de la paille. L'humilité commence par soi-même. C'est une chose de faire mouche avec sens et raison, c'en est une autre que de se défendre unguibus et rostro.

Ecrit par : Thomas l'Obscur | vendredi, 04 avril 2008

Vous voyez le clair-obscur, lorsque vous vous appliquez c'est beaucoup mieux, continuez ainsi mon mignon, mais il reste de grands efforts à fournir en de nombreux domaines. Ainsi vos cours de littérature française sont loin d’être acquis même si vous vous piquez de quelques expressions latines amusantes glanées de façon hasardeuse, sans doute placées ici pour faire impression à l’image des bavards incultes qui cachent leur misère en étalant quelques références rudimentaires et les font toujours passer, en déclenchant la risée générale, pour de profonds imbéciles. Vous nous parlez du gras en oubliant le maigre, puis vous sautez allègrement, et inconséquemment, de grossier à « beaufitude », mot sorti de votre piètre petit cerveau estudiantin qui renifle de loin le vocabulaire stéréotypé des cours de récréation – de la sorte un peu plus de sérieux ne serait vraiment pas du luxe si vous voulez vous retrouver en classe supérieure l’année prochaine.

Pour être clair Thomas, vous vous amusez, avec votre minuscule "bec" de moineau et vos "ongles" encore bien tendres, au petit jeu du troll inintelligent qui ne propose rien et se contente de balancer mécaniquement vingt cinq kilos de Nietzsche sans aucune raison autre que nous prouver qu’il a lu le poète de Sils Maria et qu’il imagine retrouver, peut-être, dans Sollers dont il fâché de le voir si maltraité dans cette note, quelques faibles échos de son auteur préféré qui illumina ses branlettes d’adolescent. C’est dérisoire et grotesque.

Vous considérez comme une longue coulée de vomi (attention pas de pluriel ici), l’analyse de Authier, qui n’est pas mal du tout et très pertinente, et trouve sa logique dans un post venant parfaitement confirmer ce qui est dit des pitreries et des postures artificielles du directeur de la revue l’Infini, au moment même où vous expectorez en public un vilain crachat pour avoir été blessé par ma remarque anodine vous concernant – Voyez-vous, sans employer le langage de Zak, je crois que vous seriez beaucoup mieux en compagnie de Moshé qui vous attend depuis hier soir pour jouer aux billes boulevard Saint-Germain chez un Monsieur qui prendra plaisir à vous faire promener son chien et qui en récompense vous dédicacera généreusement "L'évangile de Nietzsche".

Ecrit par : Hire | vendredi, 04 avril 2008

On connaissait le « missionnaire » mais la position jésuite je veux bien découvrir !

« Nous adoptons, tous les deux la position jésuite » déclare Hadj d’entrée de jeu ; outre cet aveu intéressant de son minable alignement sur les navrants délires théologiques de Molina ce qui nous donnerait le goût de lui remettre immédiatement, comme traitement de choc, en intraveineuse trois fois par jour « Les Provinciales » dans les fesses – serait-ce une nouvelle posture érotique proposée par les deux larrons experts en sexe catholique ?

Ecrit par : Radek | vendredi, 04 avril 2008

Une nouvelle posture érotique chez les cathos ? on demande à voir !

Ecrit par : Grabrielle | vendredi, 04 avril 2008

"Je préfère citer Nietzsche que Christian Authier"... écrit un petit imbécile - pour ce qui concerne leur analyse de Sollers on jugera aisément lequel des deux est le plus d'actualité....

Ecrit par : Denis | vendredi, 04 avril 2008

"Il est m'est arrivé de baiser avec le néant, et de coucher plusieurs fois avec la mort" écrit Sollers. Même si on lui laisse volontiers ses partenaires, au moins c'est plus intéressant que les niaiseries débitées par ce catho mou qu'est Hadjadj !

Ecrit par : Verdine | vendredi, 04 avril 2008

Il faut absolument lire de Christian Authier "La tyrannie du nouvel ordre sexuel"


Un extrait d'un très bon article d'alain Dubois sur le site suivant : http://www.toxicoquebec.com/actus/index.php?2005/01/24/210-la-tyrannie-du-nouvel-ordre-sexuel

Depuis l'arrivée massive des cassettes vidéo dans les années quatre-vingt, du téléphone rose et enfin de l'Internet, ce ne sont plus seulement les adultes qui consomment de la pornographie, mais également les adolescents, voire les pré-adolescents. Selon Denise Stagnara, la moitié des enfants français de 10-11 ans ont déjà vu un film X. Une enquête réalisée en 1998 en France auprès des lycéens révélait que «86 % avaient déjà regardé un film X». Dans de telles conditions, « quelles seront les valeurs et les références des enfants qui auront grandi dans une telle société ?», demande Christian Authier qui met en évidence l'apparition de nouvelles formes de délinquance en France notamment les viols collectifs - et l'explosion du nombre des mineurs mis en examen pour des viols ou des agressions sexuelles (ainsi que l'augmentation parallèle du nombre de mineures victimes de ces agressions).

Ecrit par : Toxisex | vendredi, 04 avril 2008

A lire Christian Authier, on a l'impression que le sexe est devenu omniprésent, qu'il occupe l'essentiel du débat public et, en tout cas, la majorité des rayons des librairies. Et il a raison ! Au fil des pages, on croise Catherine Millet, Raffaëla Anderson, Christine Angot, Nelly Arkan ou Virginie Despentes. Bref, le roman sexuel à base plus ou moins autobiographique, le film porno prétendu intello deviennent des genres à succès. Le public ne doit rien ignorer du fist-fucking pratiqué dans certaines boîtes gays. Un peu, voire beaucoup de violence ne nuit pas, un minimum de scatologie est requis. Jean Clair, le directeur du musée Picasso avait observé la naissance d'un art du dégoût, on assiste avec Christian Authier à l'émergence d'un sexe du dégoût. Prétendant affranchir l'homme de l'antique culpabilité biblique, et, dumême coup, de l'archaïque différence entre les sexes, cette consommation sexuelle sans joie livre les corps à la mutilation et à la souffrance. Les adeptes de la libération frénétique seraient-ils, au bout du compte, des peine-à-jouir ?

Ecrit par : Fist-fucking | vendredi, 04 avril 2008

Je commence à mieux comprendre pourquoi Zak à choisi précisément de citer Authier dans sa réponse à Moshé, et pourquoi ce dernier s'est étranglé d'horreur à cette évoquation, tombant, en feuilletant un bouquin du dit Authier qui traînait dans ma bibliothèque, sur un extrait ultra significatif de l'attitude complaisante de Sollers au sujet de ses parties de jambe en l'air avec Dominique Rolin, et la médiatisation qu'il crut bon de leur conférer.

A l'évidence cela remplace tous les discours afin de savoir quelle est la valeur du personnage :



"...Philippe Sollers a tenté la voie de la confession amoureuse tout en empruntant la forme romanesque. Début 2000, l'auteur de Femmes publie Passion fixe, roman éclaté relatant l'histoire d'amour clandestine entre le narrateur et Dora, une femme âgée d'une vingtaine d'années de plus que lui. Au même moment, la romancière Dominique Rolin publie Journal amoureux, récit de sa passion pour « Jim », brillant écrivain de vingt ans son cadet… Pour le grand public, c'est sur le plateau de Bouillon de culture réunissant les deux auteurs que Bernard Pivot accomplit « l'outing » à leur place : Jim c'est Philippe et Dora c'est Dominique, révèle-t-il à la France ébahie ou simplement endormie. Françoise Xenakis résume dans Le Nouvel Observateur la portée de cette double publication : « Bien sûr le Tout-Paris connaissait cet amour entre ces deux-là, le respectait et s'en foutait mais Romorantin ne le savait pas. » Entre le récit purement autobiographique et le roman plein de viande et de sexe (Sollers dans son Passion fixe reproduit ironiquement des extraits, sans citer les auteurs, des livres de Claire Legendre, Guillaume Dustan et d'autres), le couple Sollers/Rolin a inventé un nouveau genre : la double confession littéraire « vue à la télé »."

Christian Authier, Le Nouvel Ordre sexuel, p. 87.

Ecrit par : Vu à la télé | vendredi, 04 avril 2008

Ecoutez! Vos commentaires tombent à point!
En effet je suis infirmier dans un hôpital qui regroupe plusieurs unités:
maison de retraite, psychiatrie, fin de vie, et enfants handicapés mentaux!
J'ai peine à décrire ce que nous voyons tout les jours avec mes colègues: masturbation exibitionnisme, enfants sous médicaments , jeunes filles sous pillules etc.
alors vous voyez la mystique de la chair ici ça nous fait plutôt rigoler!

C'est vraiment des préoccupations de bobo!
Nous invitons M. Hadjadj à sortir un peu de ses bouquins pour venir tremper ses mains dans la merde humaine!

Ecrit par : Sébastien Saucy | vendredi, 04 avril 2008

sébastien saucy, c'est pas parce que t'es dans la merde que tu dois aimer ça. c'est pas parce que ton boulot ne te permets pas de réfléchir à fond à la question que tu dois rejeter ceux qui ont le temps de le faire. à ce compte là, c'est la mort de la philosophie: "méchants philosophes, irréalistes, arrêtez de réfléchir et mettez les mains dans le camboui" ! on dirait l'armée...

Ecrit par : franz | vendredi, 04 avril 2008

Votre témoignage est très très intéressant Sébastien. Voilà qui change du discours abstrait de nos idiots littéraires sur ce que signifie la réalité de la condition humaine et le caractère profondément grégaire et bestial du sexuel qui, comme il est connu, est ce qui ressurgi de façon la plus immédiatement animale et instinctive chez les êtres primitifs ou ceux, hélas, dépourvus de raison.

Mais pour vous confier mon sentiment, je pense que les patients que vous soignez, sont sans doute plus sensés que les dingues qui ont pour noms Sollers, Catherine Millet, Marguerite Duras ou Christine Angot.

Ecrit par : Raoul V. | vendredi, 04 avril 2008

denis, t'es vachement intéressant ! ouauhou !
"catho mou"... athée con, oui !

Ecrit par : franz | vendredi, 04 avril 2008

Raoul et Sébastien, même combat : "on réfléchit pas, nous ! on agit" ! Génial...

Ecrit par : franz | vendredi, 04 avril 2008

Bonjour! Mais vraiment impayable(s) ! Vous vous faites planter là, et tout ce que vous trouvez à répondre en vous retrouvant tout seul, bien mouché, après l'incroyable lourd charabia entrelardé de pipi-caca, c'est "Du balai!". Et c'est moi qui m'étrangle? De rire, en effet. Vérités? Mon dieu! je tremble! Sollers lui-même est tout morfondu par l'implacable Authier. Allez! Encore! Encore du Authier copié-collé, les génies! Ou un autre! Ça ne manque pas! Et pas possible qu'ils se trompent, ils disent tous la même chose! Ce qui prouve que c'est vrai!

Le christianisme est une névrose? Mais non! Pas possible!

Ce qui est plaisant, avec la névrose, c'est à quel point il est facile, et divertissant, de la faire avouer.

Ecrit par : Moshé | vendredi, 04 avril 2008

Eh bien pas terrible l'article de Zacharias ! au lieu d'essayer de réfléchir un peu aux questions fondamentales soulevées par le débat, il s'abaisse à décrire les attitudes des deux protagonistes ! On s'enfout, Zacharias ! Nous on veut savoir ce que tu penses de la Résurrection de la Chair ! Et c'est pas en citant La cité de Dieu que tu vas pouvoir t'en tirer ! Petit platonicien, va !

Ecrit par : franz | vendredi, 04 avril 2008

Franz votre remarque est sublime :

"Sébastien saucy, c'est pas parce que t'es dans la merde que tu dois aimer ça".

Outre que vous signalez ainsi une bêtise infinie à l'égard d'un homme qui, admirablement, donne de son temps pour soigner ceux, les plus faibles, qui sont dans la détresse car souvent abandonnés de tous, vous manifestez également une totale absence d'intelligence.

Car affirmer : "c'est pas parce que ton boulot ne te permets pas de réfléchir à fond à la question que tu dois rejeter ceux qui ont le temps de le faire. à ce compte là, c'est la mort de la philosophie", c'est non seulement imaginer que les clowns littéraires à la Sollers ou à la Hadjadj seraient des philosophes ce qui est leur faire trop d'honneur eu égard au lamentable niveau qui les caractérise, mais de plus ne pas voir que philosopher justement c'est s'ouvrir à ce qu'est l'homme dans sa réalité effective et non rêvée - se pencher concrètement sur la condition humaine et ce qu'il en est de l'existence en ce monde pour ensuite esquisser une réflexion et tenter d'en tirer quelques conclusions valables.

Vous êtes représentatif du travail de décérébralisation engagé par toute une atmosphère corruptrice générale actuelle, qui est aveugle et rend malheureusement aveugle.

Ecrit par : Radek | vendredi, 04 avril 2008

Raoul, cette expérience quotidienne est très éprouvante et de plus en plus d