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jeudi, 20 septembre 2007
LES « IGNOBLES VERITES » DU BOUDDHISME, par Zacharias
« Les divinités courroucées du bouddhisme tibétain et mongol relèvent d’une violence symbolique dont on peut se demander si elle constitue le retour du refoulé, un exutoire à la violence réelle, ou au contraire son reflet, voire sa cause profonde.
Il faut bien avouer qu’au cours de son histoire mouvementée, le bouddhisme a bien souvent été du côté du manche. Car avec ses pouvoirs occultes, sa magie noire, il dispose d’armes surhumaines capables de détruire les démons. Qui sont les démons ? [...] Dans chaque camp, des prêtres tantriques ourdissent des sorts.
Bien sûr il faut choisir le camp de l’opprimé. Mais à long terme toute cette béatification aura des effets négatifs, quand on s’apercevra que le bouddhisme d'Hollywood est un mythe. »
Bernard Faure
Professeur d’Histoire des Religions
Université de Stanford, Californie.
POUR EN FINIR AVEC LES MENSONGES
Le bouddhisme bénéficie en Occident, fallacieusement, d’une aura de respect et de déférence, ceci participant de son image de non-violence, de sagesse et de sainteté, image qui est pourtant bien loin de correspondre à la réalité des faits. L’histoire démontre ainsi que le bouddhisme, loin d’avoir été la douce et bienfaisante école diffusant les préceptes du Bouddha (l’Eveillé), fut une entreprise qui ne dérogea pas à la règle commune de toutes les institutions religieuses mondaines, et épousa, avec un enthousiasme certain qui se traduira par des exactions sanguinaires, les thèmes les plus éculés de l’agressivité guerrière et belliqueuse, et, sous prétexte d’une ouverture « non-dualiste » à l’ensemble de la réalité phénoménale, se livra avec délectation au jeu pervers des déviations sexuelles outrées issues des reliquats des anciens cultes issus directement des tendances déviées du chamanisme.Le bouddhisme tibétain est assez représentatif de cette attitude, ses différentes tendances ayant toujours exercé un pouvoir s’imposant comme une théocratie relativement oppressive et contraignante pendant des siècles. En effet, le Tibet fut soumis à un régime exclusif de servage exercé par les propriétaires terriens nobles, fonctionnaires et moines " bouddhistes ", servage souvent très oppressif : « Dans le Tibet, les prêtres détiennent la toute puissance, il s'agit d'une théocratie authentique où les pouvoirs absolus sont entre les mains d'un dieu réincarné. Les lamas ne sont plus seulement les juges, les instituteurs et les médecins, ils sont encore les plus riches propriétaires fonciers, les chefs politiques; outre les revenus qu'ils retirent des fermiers, ils exigent cadeaux et monnaies pour toute visite rituelle, toute bénédiction, toute cérémonie, la simonie est une loi rigoureusement appliquée.... » (R. Loup, Martyr au Tibet, Fribourg, 1950) .
De son côté, dans « Visa pour le Tibet » Alan Winnington parlera du lamaïsme comme d'une « religion mécanique » considérant le travail des classes laborieuses comme dû par simple obligation naturelle à l'égard des moines qui n'hésitèrent nullement à s'allier aux nobles pour les exploiter d'une manière scandaleuse. Son constat sur l'état de pauvreté indigente de la majorité des laïcs est frappant. Les châtiments corporels étaient d'une barbarie primaire, sachant que, du début du dix-septième siècle jusqu’au sein du dix-huitième siècle, les écoles rivales (Nyingmapa, Sakyapa, Kagyupa, Guélugpa) se livrèrent à des affrontements armés et à des exécutions sommaires d’une rare férocité, ce qui n’est pas sans quelques rapports avec l’univers spirituel du panthéon bouddhique, fleurissant de divinités plus terrifiantes et courroucées que franchement paisibles, images destinées à frapper l'imaginaire des fidèles, courbant l’échine devant une religion médiévale chargée d’un paganisme idolâtre exaltant les éléments naturels et les forces intermédiaires (esprits, puissances, etc), usant et abusant de la sorcellerie, ployant devant des superstitions ridicules, et surtout sollicités dans l'observance des préceptes en raison de leur « bienveillance matérielle », sonnante et trébuchante (au sens propre et figuré) à l'égard des religieux.
Il apparaît ainsi, que loin d’avoir été le royaume idéal consacré à « l’Eveil » selon les caduques images d’Epinal, le Tibet vécu dans l’oppression obscurantiste d’une religion théocratique se distinguant par un cléricalisme infiniment supérieur aux pires égarements du christianisme ; n’oublions-pas que dès le treizième siècle l'Empereur Kublai Khan créa le premier Grand Lama qui devait présider tous les autres lamas à l'instar d'un pape qui préside ses évêques. Plusieurs siècles plus tard, l'Empereur de Chine envoya une armée au Tibet pour soutenir le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui s'était alors donné le titre de Dalaï (Océan) lama, dirigeant l’ensemble du pays (ce n’est d’ailleurs pas une mince ironie de l’histoire que de constater que le premier Dalaï-lama fut installé par une armée chinoise…).
Pour élever son autorité, le premier Dalaï-lama saisira les monastères qui n'appartenaient pas à sa secte, et détruisit même les écritures bouddhistes qui étaient en désaccord avec sa revendication à la divinité. Le Dalaï-lama qui lui succéda poursuivit une vie sybaritique, jouissant de la compagnie de maîtresses licencieuses excitées par les pratiques tantriques les plus « endiablées », faisant la fête et agissant d’une manière peu conforme à une divinité incarnée. Pour cela, ce que nous cachent les pieuses hagiographies des ignorants bouddhistes occidentaux, il fut éliminé par ses prêtres. D’ailleurs durant 170 ans, malgré leur statut reconnu de « dieux », cinq Dalaï-lama furent assassinés par leurs grands prêtres ou par d'autres courtisans !
Comme l'écrivit un enseignant zen américain, l'ouvrage de Brian Victoria, « Zen en guerre » (universitaire d'origine néo-zélandaise, devenu moine dans la tradition Zen, décrivant dans son livre avec précision l'implication des structures bouddhiques dans la politique expansionniste et militaire japonaise entre les années 1894-1945), abondamment documenté, fit l'effet « d'un missile à longue portée lancé depuis l'autre côté du monde qui touche en plein cœur les communautés zen occidentales ».
Ceux-là mêmes (pratiquants zenistes plutôt « alter-mondialistes » héritiers des valeurs de 68) qui croyaient, naïvement, le bouddhisme indemne des débordements du fanatisme religieux découvrent, avec frisson, que les écoles zen (Soto shû, Rinzaï shû, Nichiren shû, etc.), lorsqu'elles ne priaient pas pour la gloire de l'empereur et du Japon, préparaient leurs fidèles à la guerre totale. Ce livre courageux est à lire impérativement par tous ceux qui s'intéressent à l'histoire du bouddhisme extrême-oriental ainsi qu'à ses dérives. Bénédiction des drapeaux, croisade pour la défense de la civilisation, théories suspectes de la guerre juste, on croyait ces images et ces thèmes réservés à l'Occident ; or les « dits » maîtres de « l’illumination » ont démontré sur ce sujet un zèle incroyable dans l’exaltation de la guerre génocidaire (Mandchourie, Corée, etc.), du meurtre systématique, du terrorisme et de la violence sous couvert d’indifférente impassibilité.
La compassion bouddhiste, bien loin de protéger l'Asie de pareilles dérives, participa à la mise en œuvre d’une idéologie guerrière au service d'un pouvoir agressif et ultra-impérialiste. Les plus grands maîtres (Kôdô Sawaki, Yamada Reirin, Hitane Jôzan), jusqu’au célèbre D. T. Suzuki, ont légitimé l'alliance entre le sabre et le Zen. Collecte de fonds pour l'effort de guerre, cérémonies spéciales pour l'obtention de la victoire, création de centres d'instruction, activités de renseignement, endoctrinement des populations, cette collusion n'a pas cessé en 1945, elle s'est métamorphosée dans le fameux « Zen d'entreprise », du Japon en plein essor.
Le pouvoir impérial a réussi à fabriquer de toutes pièces, avec la complicité des maîtres de sagesse, une « âme du Japon éternel » inquiétante. L'Occident n'est donc pas seul, loin de là, à porter la lourde tâche d'une impérative interrogation sérieuse des origines et de la nature des déviances totalitaires du siècle venant de s'écouler.
A ce titre, fort instructive est l’histoire de June Campbell qu’elle a racontée dans un livre émouvant paru en 1996 sous le titre Traveller in Space: Gender, Identity and Tibetan Buddhism [Voyageur de l’espace : sexe, identité et bouddhisme tibétain], June Campbell qui joua un rôle important auprès d’un maître extrêmement vénéré du bouddhisme tibétain puisqu’elle fut l'interprète du célèbre Kalou Rinpoché. Etant directement à son service, elle ne souffrait pas de la pression des échelons intermédiaires souvent très perceptible et dérangeante dans ces écoles, et était donc dans des conditions parfaites pour faire un « beau voyage spirituel » au service de ce très digne moine.Cependant, il lui fallut, raconte-t-elle dans son livre, accepter les relations sexuelles que le maître exigea d'elle ( il était un « chaste » moine portant la robe et visiblement astreint à leurs voeux), puis les relations sexuelles avec l'un de ses proches, un parent à lui, c'est à dire sans doute une forme courante de la polyandrie répandue dans les cultures himalayennes. Enfin une deuxième maîtresse, beaucoup plus jeune évidemment et aux charmes « spirituels » supérieurs, fut introduite dans l’intimité des deux hommes et June dut accepter la nouvelle venue (qui mourut d'ailleurs prématurément sans doute en raison de quelques excessives "ascèses " sexuelles).
A l'issue de l'expérience, c'est à dire après la mort du vénérable Kalou, June mit près de quatorze années avant de pouvoir se résoudre à raconter son histoire. Et ce n'est pas un merveilleux voyage qu'elle raconte, mais l'histoire d'un douloureuse souffrance. Les deux hommes ayant exigé d'elle l'absolu secret sur ces relations qui auraient terni l'image du maître si elles étaient venues à la connaissance des disciples ; June se sentit, selon ses mots, « abused » (abusée, flouée, trompée), et mit longtemps pour se reconstruire.
Rappelons pour les moins avertis, que le fameux Kalou Rinpoché était sans doute le moine le plus réputé en Occident dans son école. Il était, et est reconnu comme un véritable « bodhisattva », beaucoup d’occidentaux « abusés », et non des moindres, s’étant mis à l’école de ce maître tantrique dispensant les fondements du Vajrayana. Le voyage de sa disciple fut cependant décevant, et on imagine sans peine ce que cela doit être que de suivre aveuglément des maîtres encore moins accomplis, de moindre exigence ou de moindre expérience.
On remarquera, alors que des milliers d’occidentaux en rupture avec leur propre tradition, ne se signant jamais lorsqu’ils rentrent dans une église, ne récitant aucune prière chrétienne, totalement étrangers aux fondements doctrinaux du christianisme, vivants leurs existences comme des athées stupides, se précipitent sans discernement aucun aux pieds du moindre lama aviné et libidineux, (parfois de jeunes enfants incultes ou des adolescents boutonneux beaucoup plus intéressés par les mœurs « engageantes » des jeunes dévotes européennes pour le « coup » (sic) authentiquement « libérées », ou des lucioles de la société marchande ), et que ce type de dérives tantriques qui conduisent, sous prétexte de libération spirituelle, à des situations psychologiques tragiques, n’est pas sans faire écho à ce qui se produisit par exemple dès les années 30 pour Jean Marquès Rivière, qui travaillait pour le journal Le Voile d’Isis dans lequel publiait l’élite occultiste de l’Europe et dont l’un des rédacteurs principaux était René Guénon, qui accomplira un rituel tantrique (« avec du sang et de l’alcool »), qui le laissa possédé par une déité tibétaine. Ce fut seulement par l’intervention d’un exorciste catholique qu’il put être libéré de la possession, faisant que par gratitude il se convertit au christianisme.
Kalou Rinpoché disait, sans doute pour consoler June Campbell et ses multiples maîtresses de passage, qu'il n'y a aucun mal dans le désir, qu’au contraire il est « de la nature de la félicité » et se présente comme tel lorsqu'il est reconnu dans son essence « non-duelle ». Encore une fois, est démontrée ici de façon patente, l’inexactitude totale de ces fausses théories prétendument « non-duelles » mais foncièrement sexualisées et travaillées par l’exaltation malsaine des désirs les plus triviaux, dominées par les pulsions grégaires de l’humaine condition, théories païennes oublieuses de ce qu’il en est de la nature profondément « désorientée » de l’homme depuis la rupture adamique, et en quoi le rêve d’une « pseudo libération », que l’on peut aisément qualifier de rigoureusement pélagien dans ses vues (ce qui peut d’ailleurs se dire de toutes les voies orientales globalement), s’appuyant sur des techniques forcément limitées (mantras, mudras, visualisations, etc.) et des conceptions faussées, est un rêve imaginaire qui se paye très chèrement et se conclut, généralement, par d’amères désillusions et des abîmes de déréliction.
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Commentaires
Cher Zacharias,
Je ne sais qui vous êtes mais vous déménagez !
Très étonné par vos propos, j'en ai contrôlé la véracité historique et la triste narration de la vie de June Campbell est poignante.
Si toutes les religions possèdent quelques cadavres dans leurs placards, le bouddhisme semblait y échapper; vous avez au moins ouvert les yeux à quelques ahuris qui voient des libérés vivants de partout.
Il semble que René Guénon, que vous ne ménagez pas non plus d'ailleurs, rejeta le Bouddhisme puis s'en ravisa. Décidemment, il n'y a plus que la chrétienté qu'il traita par dessus la jambe !
Bon courage
Ecrit par : nathanaël | jeudi, 20 septembre 2007
Ce qu'écrit Zacharias, qu'il faut féliciter pour la rare lucidité de son discours qui est d'une grande vérité et d'une exactitude correspondant bien à la réalité effective du bouddhisme - enfin un langage qui ose dire ce que cache cette prétendue "voie de libération" à la mode bobo, qui n'est en fait qu'une vulgaire et méprisable entreprise d'exploitation du désir de sagesse !
Christian Pose, occidental en quête de "l'Eveil", ancien moine bouddhiste qui voyagea plus de trois ans en Inde comme moine errant parmi la diaspora tibétaine, allant d'un lama à l'autre, d'un monastère lamaïste à un autre, et donc connaissant parfaitement la situation concrète de cette religion d'exportation qui s'est implantée avec une facilité déconcertante en occident avec l'aide des stupides dévots de la "tradition", livre un témoignage renversant et sans complaisance.
Voici ce qu'il écrit, confirmant en tous points les propos de l'auteur de la note :
« J'ai brûlé ma robe de moine du bouddhisme maha-vajrayana
tibétain il y a quelques années non sans raisons.
Comme beaucoup de frères et soeurs pauvres et critiques, j'ai eu
beaucoup de difficultés à supporter la restauration politique, en
France et en Inde, de la hiérarchie bouddhique en tant qu'une
structure sociopoliticoreligieuse du bouddhisme régional du Tibet.
Cette structure, sous-jacente aux enseignements généraux sur le
bonheur, l'amour et le bien-être, me paraîtra l'une des causes de
l'effondrement du bouddhisme au Tibet avant le XXème siècle. »
Un autre extrait plus long de ce même texte surprenant qui renverse de nombreuses images d'Epinal :
« Je suis convaincu que l'aristocratie tibétaine entretenue en Inde
(le pauvre subissant toujours de mauvais traitements dans les
townships tibétains) et dans le monde ne pourra sauver le Tibet de
sa part obscure : un Etat se résumant sociologiquement à une
institution théocratique et aristocratique clientéliste; que son
développement à partir de la structure préservée du pouvoir
d'ancien régime (au sein de la sphère du droit privé en Asie comme
en occident), contribuera à l'effondrement de ce qui reste comme à
l'occlusion de ce qui sera restauré.
[…] Si je condamne la Chine, je ne peux toutefois fermer les yeux
sur la responsabilité religieuse et politique (pénale ?) des
principales familles aristocratiques, monastiques,
gouvernementales après 1949, lesquelles se "battent" toujours en exil, non pour les droits fondamentaux de l'homme et les droits
shakyamuniens de l'homme réprimés durant des siècles au Tibet,
mais pour la conservation des privilèges historiques, la restauration
des institutions autocratiques bouddhiques autrement dit du
centralisme monastique, la maîtrise oligopolistique du travail ....
Fiefs, serfs, esclaves, corvées, justice arbitraire, contrôle des
naissances, des propriétés, dettes héréditaires. »
Ecrit par : Maha-vajrayana | jeudi, 20 septembre 2007
Alors là oui ! ça déménage vraiment chez vous et pas pour faire semblant ! Quelle claque pour les illusions !
Ecrit par : Gédéon | jeudi, 20 septembre 2007
C'est de la pure démence cette note, si cela est confirmé il va y avoir des réveils sévères sur les zafus...
Comment avons-nous pu ne pas voir ça plus tôt ? Il est vrai que nul n'est plus aveugle que celui qui ne veut pas regarder le dharma en face. De toute manière cet examen radical de la situation va faire tomber bien des schémas inexacts, et rien que pour cela ce discours est de nature réellement exceptionnelle à proposer impérativement aux milliers de pratiquants abusés qui font la vaisselle, lavent les wc, cuisinent, réparent, bâtissent, tondent et peignent les murs gratuitement des nouvelles demeures de la "voie" préparer pour l'usage et le plus grand confort des eurolamas !
Ecrit par : Derek | jeudi, 20 septembre 2007
Pour peaufiner encore l'information, consultez cet auteur :
http://bouddhismes.info/3.html
Ecrit par : nathanaël | vendredi, 21 septembre 2007
L'ancienne Chartreuse de Saint Hugon abrite l'institut Karma Ling!
Ca pue le fric! C'est à gerber!
http://www.geocities.com/Athens/8063/html/karmalng.htm
http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.la-rochette.com/manager/upload/page/6048.jpg&imgrefurl=http://www.la-rochette.com/page.asp%3FpageID%3D832%26langue%3D1&h=239&w=500&sz=27&hl=fr&start=17&tbnid=TqBjvbxykpYA-M:&tbnh=62&tbnw=130&prev=/images%3Fq%3Dkarma%2Bling%26gbv%3D2%26svnum%3D10%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26channel%3Ds%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26sa%3DG
Ecrit par : Bruno | vendredi, 21 septembre 2007
Dans les temps anciens, j'ai participé à un séminaire de méditation avec le Docteur Schnetzler. Je n'ai pas remarqué la pesanteur du fric; tout semblait abordable. Juste un petit dépaysement dû à l'attitude de ce beau monde. Il est quand même étonnant de voir tous ces occidentaux qui n'entrent plus dans les églises se prosterner devant des éléphants et des lamas (pas ceux qui crachent !).
N'oublions quand même pas que , si ces lieux sont tant peuplés, c'est que nos églises n'ont pas fait totalement leur travail. Les évêques français semblent plus engagés dans le social que dans la spiritualité.
Mais tous ces cherchants sont quand même tombés dans la facilité du mirage oriental alors qu'ils n'ont pas essayé de comprendre le minimum de leur tradition.
Cette chrétienté, si rebutante à première vue propose quand même le salut dans une seule vie.
Je ne m'imagine pas prier des éléphants pendant dix mille réincarnations !!!!
Ecrit par : nathanaël | vendredi, 21 septembre 2007
Nathanaël,
Vous m'avez fait sourire car j'ai vécu la même expérience que vous et j'ai eu les mêmes sensations. Les éléphants m'ont autant inspiré que vous. D'ailleurs, je ne me suis jamais inscrit à la session de 5 jours. Deux jours m'ont amplement suffit !
De plus, cet exotisme m'a fait penser au peuple de Moïse qui ne tarda pas à vénérer non pas l'éléphant mais le veau !
Ce recommencement est l'éternelle histoire de l'homme qui cherche en permanence de faux Dieux. Moi, j'ai déduit de cette expérience que l'homme cherche désespérément la solution de ses problèmes par lui même et non par le secours du Divin. E'ernel recommencement de la chute alors que Dieu, par son Amour, sacrifia ce qu'Il avait de plus cher : son Fils unique.
Mais il faut comprendre nos contemporains : il est plus difficile de suivre un "looser" monté sur une ânesse qui se sacrifia par une mort des plus cruelles plutot qu'un dieu fort......... fort comme un éléphant.
Je laisse les Bouddhistes dans la réalisation de leurs voies mais je ne supporte pas que l'on ose se dire chrétien et bouddhiste à la fois; c'est véritablement rien comprendre à sa propre tradition.
Merci encore Nathanaël de m'avoir ravivé ces souvenirs de cette époque où je cherchais bien loin ce que j'avais si prés de moi !
M.G.
Ecrit par : M.G. | vendredi, 21 septembre 2007
Quelques éléments, rapidement. Il s’agit d’abord d’attirer l’attention sur Marques Rivière nommé ici, Marques qui, retournant à son vomissement, renia le christianisme qui l'avais sauvé pour revenir au tantrisme. Ce personnage qui fut, sous Vichy, le grand maître de l’anti-maçonnisme (notamment scénariste de « Forces occultes », film anti-maçon) en profita pour faire main basse sur de nombreux documents « initiatiques ». Lire le dossier sur la revue « Etudes traditionnelles » d’où Zacharias a tiré les phrases sur Marques Rivière http://cret.blogspirit.com/files/DCI.pdf .
R. Ambelain, sans son livre « Les arcanes noirs du nazisme » (pas bien sérieux mais on y trouve à grappiller) raconte qu’on découvrit chez Marques Rivière, alors en fuite, un véritable occultum dédié aux pratiques tantriques les plus nocives.
On peut rajouter Mm Blavatsky et ses Mahatmas – l’influence de Blavatsky sur l’anthroposophie nazie a en effet été pointée dans l’ouvrage, pour le coup fort sérieux, de Nicholas Goodrick Clark, « Lez racines occultistes du nazisme ». On trouve d’ailleurs plusieurs indices qui vont dans le sens de rapports secrets entre Bonnets noirs Tibétains et nazisme : outre Ambelain, il y a, vers 1939 les paroles de R.Daumal –très introduit dans les milieux « secrets- contre « vos lamas antisémites ». Et la mention par Bergier et Pauwels de tibétains revêtus de l’uniforme SS se faisant tuer dans les rues de Berlin (Matin des magiciens). Est-ce seulement vrai ?Il faudrait vérifier. Il n’empêche, ontrouve nombre d’éléments assez significatifs sur l’influence maléfique des Bonnets noirs et rouges. L’écrivain G. Meyrink l’a également souligné (hélas je ne retrouve plus la source.)
Enfin, n’oublions pas que des bruits ont couru qui faisait de Gurdieff, avant sa carrière française, un grand dignitaire bouddiste proche du Daila Lama. Rien d’avéré, mais tous ça devrait suffire à nous mettre en défiance.
Ecrit par : Restif | vendredi, 21 septembre 2007
Bruno,
Mea culpa, j'ai confondu karma ling et montchardon et, renseignements pris auprès d'amis ayant fréquenté karma ling, vous semblez avoir raison. Mon erreur vient du fait que ce n'est pas le docteur Schnetzler qui y réside mais son gendre.
En un mot, la grande famille du franco-bouddhisme !
Ecrit par : nathanaël | vendredi, 21 septembre 2007
Pour oser pétiller dans votre vie....
Ecrit par : Nectar d'Immortalité | vendredi, 21 septembre 2007
Gentil n’a qu’un œil…
Une honnête citation de sa sainteté :
"Les officiels l'utilisaient [le dharma] pour gagner leur vie, les
moines, les nonnes et les lamas pour gagner leur vie. A l'intérieur,
dans leur monde intime, ils étaient comme des gens ordinaires,
désirant avidement et haïssant. Ainsi le dharma était un poison de
cette manière.
Quand l'accent est trop mis sur l'institution bouddhiste, et que la
nation va au désastre, c'est dans ce cas que les gens disent que le
bouddhisme a ruiné leur pays."
(Entretien du dalaï lama avec Robert Thurman, Rolling Stone, May
24, 2001)
Ecrit par : Gentil | vendredi, 21 septembre 2007
François
Le dalaï lama en dépit de son habileté, de ses paroles de bon sens amicales et de son humour n’a su apporter que peu de réponses effectives aux problème sociaux de tout un peuple en détresse.
Qu’il le reconnaisse est bien, mais ne peut suffire à lui valoir un total satisfecit.
Le lamaïsme qu’il incarne n'était-il pas au fond un système de caste à sa manière qui avait quelque peu étouffé le Tibet d’avant la présence chinoise ?
Ecrit par : François | vendredi, 21 septembre 2007
Soyons sérieux, affamé et misérable, dépossédé des terres et des ressources, le peuple tibétain était avant l’invasion chinoise, selon de fréquentes observations soumis à un joug invisible, maintenu peut-être dans l’ignorance, celle de dogmes qui permettaient de l’appauvrir au nom de la compassion et de la sagesse, et d’enrichir toujours plus une élite dont le souci principal était, lit-on souvent, sa propre reproduction et son maintien.
La conquête chinoise dont les excès ont été clairement montrés a eu paradoxalement comme mérite (ceci n'excuse pas cela, soyons francs) celui de redistribuer les cartes et de permettre aux plus humbles qui n’avaient aucune chance sous le système lamaïste pluriel que d’en être les serfs et les porte-faix d’envisager l’avenir pour leurs enfants avec plus d’optimisme que pour leur génération.
Ce sont des lamas, parmi les plus nantis d’un système historiquement déchu, qui arrivés en exil en Europe et aux Etats-Unis ont communiqué à des occidentaux ignorants leur vision du Tibet.
En revanche, les paroles de la population tibétaine, et non des moines privilégies, n’ont guère été entendues semble-t-il, faute de voix, et d’oreilles pour les écouter. Ainsi, l’endoctrinement existait bien avant la présence chinoise, il s’agissait d’un conditionnement religieux bien plus insidieux, où l’on "enlevait" des enfants très
jeunes à leurs parents pour en faire des moines qui serviraient à leur tour la classe dirigeante des lamas.
Ayant fusionné les sphères du culturel, du législatif et de l’exécutif la classe que représente certainement le dalaï lama avait concentré tous les pouvoirs.
Elles le gardait jalousement, asseyant sa prospérité et sa sécurité sur le labeur, la misère et l’analphabétisme d'un peuple maintenu en dépendance, voir parfois en servitude !
Que cette servitude fût volontaire n’est pas le moindre des paradoxes, et mériterait au moins une étude objective de voix dissidentes.
De nombreux rebelles tibétains se sont faits torturer et "trouer la peau" pour défendre l’idée d’une indépendance du Tibet. Le dalaï lama pendant ce temps organisait de magnifiques colloques avec documents sur papier glacé, et dissertait admirablement sur la non violence, bien tranquille, à Dharamsala.
Comme nous le dit avec nuance Tenzin, un jeune Tibétain dans un article en ligne sur Phayul.com : There are only few takers among the youngsters when it comes to
"rinpoches" and their big mansions, foreign trips, rich lives sodden with controversies.
[« Peu de jeunes Tibétains sont preneurs quand on leur parle de "rinpochés" avec leurs grandes villas, leurs voyages à l'étranger, leurs vies opulentes et pleines de controverses. »]
Ecrit par : Urbis | vendredi, 21 septembre 2007
Une autre perle de son Eminence orangée (entretien donné par sa sainteté au magazine Le Point N° 1488 du 22 03 2001, p116. L'entretien était conduit par François Gautier) :
- Le Point : Votre Sainteté, est-ce que ce terrible tremblement de
terre est de mauvais augure pour l'Inde ?
- Le dalaï-lama : Je ne sais pas, mais c'est certainement le résultat
d'un mauvais karma. Il n'y a pas de souffrances injustes [...] »
Les souffrances seraient donc une sorte de sanction d'un "mauvais karma" venu de "vies antérieures". Elles sont ainsi justifiées et donc acceptables, la responsabilité des Etats, la nocivité de certains régimes politiques, l’exploitation honteuse des populations miséreuses par les industriels crapuleux et les multinationale, tout cela n’existe pas ? La question est posée : à vos claviers et à vos souris...
Acceptez-vous l’idée, selon la « philosophie » orientale, que les pauvres seraient fautifs, responsables de leur propre malheur, les malades aussi, les accidentés, les orphelins si l’on suit le raisonnement de sa sainteté orangée ? On est en plein délire…
Ecrit par : Orangina | vendredi, 21 septembre 2007
Inacceptable et honteux tout simplement !
Lorsque l'on pense que les ouvrages de cet idiot sont en tête des ventes dans les rayons "spiritualité", et qu'une blondasse décolorée aux lèvres botoxées en fait la publicité chaque dimanche matin sur les ondes de la télévision d'Etat il y a de quoi bondir !!
Ecrit par : Zak | vendredi, 21 septembre 2007
En écho au sujet évoqué par Nathanaël et les souvenirs désagréables de son décevant séjour à Karma-Ling, il est à noter que Jean-Pierre Laurant, chargé de conférence à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, relevait dernièrement, non sans une certaine amertume dans son ouvrage "René Guénon, les enjeux d’une lecture" :
« Le monastère de Karma Ling conçu dans la perspective de ‘‘l’unité transcendante des religions’’, avec la participation de religieux catholiques, oublia en chemin le courant chrétien, porté par la marée montante du bouddhisme en France.
Geste symbolique, la chapelle a été démolie. (…) Dans une Europe considérée par certains musulmans comme pays de mission, l’œuvre de Guénon remplit une fonction propédeutique et peut avoir été proposée, comme à la Grande Mosquée de Paris, à la lecture des candidats à la conversion .» (p. 367).
Il semble que le venin guénonien soit identique d'efficacité pour se débarrasser de la mémoire chrétienne en climat bouddhiste qui, malgré les sourires de circonstance et les fausses mines à la compassion convenue entourées d'habits colorés, fait du passé chrétien table rase !
C'est beau la mise en oeuvre des principes de "l'unité transcendante des religions"...et l'on voit bien où tout cela conduit lentement certes, mais sûrement !
Ecrit par : Agarttha | vendredi, 21 septembre 2007
Savez-vous qu’une photo est bien embarrassante pour les niais disciples de Sa Sainteté le dalaï lama, qui préfèrent voir le Prix Nobel de la Paix en compagnie de l’Abbé Pierre ou de Richard Gere ?
En effet, Sa Sainteté le dalaï lama a posé main dans la main avec Shoko Asahara, le gourou assassin de la secte AUM au Japon, à l’époque riche bienfaiteur habillé de blanc qui aurait donné en tout et pour tout à la cause tibétaine 45 millions de roupies, soit environ 170 millions de Yen ou encore 1,2 millions de dollars selon le journaliste Christopher Hitchens, His Material Highness :
http://www.elevenshadows.com/tibet/hismaterialhighness.htm
Rappelons que quelques années plus tard, le 20 mars 1995, le même Shoko Asahara, gourou et surtout psychopathe ayant interprété à sa manière la vision apocalyptique de Shambhala et de l’Agarttha auprès de ses disciples, fera gazer au sarin de sa propre initiative (une arme chimique de guerre qu'il fit produire dans un laboratoire au Japon par des disciples) les passagers captifs du métro de Tokyo.
L'attentat entraîna de nombreuses morts et de très nombreuses intoxications (environ 5500) dans ce qui devait s’avérer l'une des plus grandes catastrophes contemporaines en relation avec une secte.
La photo ne figure pas dans l'album souvenir de Sa Sainteté sur son nouveau site www.dalailama.com , mais est pourtant bien réelle !!
On découvre d’ailleurs depuis peu, et de mieux en mieux, les liens qui unissaient, avant le drame, Sa Sainteté le Dalai Lama et Shoko Asahara, sachant que le gourou de la secte Aum se proposait de transformer à marche forcée le monde en un "royaume de Shambhala" et avait mis en valeur ses introductions auprès de sa Sainteté le dalaï lama pour faciliter la pénétration des idées du tantrisme bouddhique de Shambhala dans la société japonaise.
Une sorte de "traditionaliste guénonien" un peu trop zélé qui avait pris à la lettre les énormes imbécillités écrites par son maître dans le Roi du Monde !
Il est beau l'héritage de la "Tradition" sacrée orientale !!!
Ecrit par : Sarin | vendredi, 21 septembre 2007
C'est mieux avec l'image !
Respirez bien fort en vous concentrant sur le troisième oeil mais avec un masque, non pas tibétain... mais à gaz !
http://tbn0.google.com/images?q=tbn:GFOAPKFlbudU7M:http://bouddhismes.info/resources
Ecrit par : Sarin | vendredi, 21 septembre 2007
Dzogchen et communisme : même combat ?
Le LTWA de Dharamsala a publié une biographie du trés controversé personnage Gendun Tcheupel (1902-1951). Moine et érudit guélougpa, il quitta le Tibet avant tous ses compatriotes pour explorer l'Inde et l'Asie. Il apprit le hindi, étudia et traduisit de nombreux textes du sanskrit en tibétain. Il est aussi célèbre pour avoir composé sa version du Kâma Soûtra, basé sur ses expériences avec les femmes des diverses contrées de l'Inde... Il fut même emprisonné à Lhassa. Tous le prenaient pour un fou. Il fumait, buvait et semblait ne respecter personne, se livrant à d'interminables diatribes contre les superstitions des Tibétains. Il fut le premier à prendre conscience des limites de la tradition tibétaine, et a comprendre la nécessité d'une approche critique de la tradition. Le maître contemporain Namkhaï Norbou le cite souvent sur ce point (ce qui n'empêche pas Norbou de tirer le bouddhisme dans le sens de l'occultisme... comme d'autres confondent dzogchen et plomberie !). Ils ont deux autres points communs. Le premier est l'attrait pour le marxisme. Norbou a étudié dans des écoles maoïstes avant de rencontrer son maître principal. Il juga d'ailleurs la communauté qu'il dirigeait proche des idéaux communistes. On sait aussi l'intérêt du Dalaï Lama pour la pensée de Marx, qu'il n'a pas hésité à déclarer à plusieurs reprises. Tcheupel, quant à lui, fut accusé d'avoir participé à la création du premier parti communiste tibétain, avant la seconde guerre mondiale ! Ce lien récurrent entre bouddhisme et communisme n'est-il qu'une simple coïncidence ?
Ecrit par : Bruno | vendredi, 21 septembre 2007
C'est encore mieux en couleur !
http://www.geocities.com/CapitolHill/Senate/6173/dalaiaum.jpg
Ecrit par : Sarin | vendredi, 21 septembre 2007
Sarin,
J'aime votre perfectionnisme !
Ecrit par : nathanaël | vendredi, 21 septembre 2007
Un perfectionnisme inutile hélas!
Nous aurons beau faire Sa Sainteté Le Dalaï Oui Oui est apprécié dans toutes les chaumières de France!
Par les femmes notemment qui voit en lui un homme idéal, c'est à dire doux, courtois, affable et souriant, peu enclin à la mysoginie....
Le mensuel psychologies de février 2007 titre en couverture et publie un dossier sur Quel est votre idéal ? Et ce mensuel réputé, très vendu, considéré par beaucoup comme une référence professionnelle en matière de psychologie, monte au pinacle le dalaï-lama comme "idéal de nos lecteurs".
"Sondage psycho.com L’idéal de nos lecteurs Numéro 1 : le dalaï-lama" Tels sont les titres des pages 122- 123 illustrées d’une belle photo couleur du dalaï-lama, tête baissée, les yeux fermés, en position d’humilité religieuse. Sacrée posture pour une quête d’idéal !
Pourquoi le dalaï-lama ? Psycho.com a "effectué un sondage auprès d’un panel de 4000 internautes sur son site internet". A la question "Citez une personnalité qui vous inspire dans votre quête d’idéal", qui a bénéficié du plus grand nombre de réponses ? le dalaï-lama. C’est évidemment du bidon. Il est probable que des adeptes du boudhisme tibétain se sont donné la consigne de répondre au sondage ; aussi, le bouddha lui-même arrive dixième de ce hit parade, juste après Jésus-Christ (8ème) et l’abbé Pierre.
Quel commentaire peu scientifique en tire le magazine sous le titre "INSPIRES PAR DES FIGURES SPIRITUELLES" ? " Ce sont des personnalités du présent, le plus souvent de grandes figures spirituelles qui sont mentionnées : le dalaï-lama, un sage qui a su attirer l’attention du monde sur le sort du peuple tibétain ; Gandhi, l’apôtre de la non-violence ; puis Mère Teresa (3ème), soeur Emmanuelle (4ème), l’abbé Pierre (9ème). La sympathie se porte ensuite vers des figures totalement investies dans la cause pour laquelle elles se battent : Nicolas Hulot (5ème), Simone Veil (6ème) et Martin Luther King (7ème)".
Il n'en ai pas de même dans son pays, où selon un sondage à Lhasa
la popularité du Dalai Lama en exil à l'étranger a connu une grande chute!
Répondant à la question « Comment jugez-vous l'image du Dalai Lama », 86% des personnes interrogées estimaient qu'il est un « scissionniste » ou « politicien.» 4% le considéraient toujours comme le « chef religieux » et le même nombre disaient qu'il est « le Dieu » ou « le Bouddha vivant.» Seuls 6% refusaient de répondre aux questions.
Ecrit par : : Nectar d'Immortalité | vendredi, 21 septembre 2007
Et voilà que l’on reparle du « Roi du Monde » et où de manière étrange surgit une nouvelle fois la question du Kalachakra tantra !
Malheureusement pour Sa Sainteté, outre ses relations encombrantes, une autre information embarrassante montre qu'il existe bel et bien un contentieux spirituel entre le lamaïsme et les religions d’origine sémitique (principalement judaïsme et christianisme), réduisant à néant les thèses naïves au sujet de "l'unité transcendantes des religions".
Le texte du bouddhisme tantrique de Kalachakra met en effet en scène une confrontation à venir entre disciples bouddhistes de Raudra Chakri, supposé devenir le futur souverain Kalkin du royaume de Shambhala, et leurs "ennemis" supposés, identifiés comme disciples de Yahvé et de Jésus, ce qui pourrait expliquer les attitudes hostiles de nombreux partisans du bouddhisme à l'égard de la Bible.
On trouve trace de cette idéologie somme toute guerrière dans l'eschatologie apocalyptique du tantra de kalachakra texte tenu en haute estime par les adeptes du tantrisme.
Qu’en penser ? Alexander Berzin, qui a longuement travaillé aux archives tibétaines à Dharamsala, et qu'on ne peut pas soupçonner d'être hostile aux croyances et aux contenus du tantra de Kalachakra y a consacré en effet des pages attentives sur son site. On découvre que le dalaï lama est le plus fervent maître du Kalachakra tantra, puisqu'il propose son mandala de sable et son initiation aux quatre coins du monde depuis de nombreuses années.
Or on s’aperçoit, que non seulement ce texte recèle des accents anti-chrétiens et anti-judaïques aisément identifiables, mais aussi avec stupeur que le texte rituel propose, après les initiations publiques, la possibilité de visualiser ou de réaliser dans la chair des initiations dites secrètes à fort contenu sexuel (explicite ou visualisé, les deux niveaux sont possibles).
Il semble bien que la condamnation par sa sainteté des pratiques sexuelles soit donnée en public, et que dans la sphère intérieure de l'initiation secrète de kalachakra, ce soit une logique bien plus permissive qui puisse se visualiser, voire s'actualiser selon l'interprétation que le maître et ses disciples en font.
Le tantrisme yoguique a de profondes racines sexuelles, et cela ne devrait pas surprendre. Mais ce n'est pas inutile de rappeler qu'entre le discours pudique voire moralisateur et les textes traditionnels des initiations tantriques, dont sa sainteté est détenteur de la transmission, un décalage peut exister.
Nos amis d'outre Atlantique appelleraient peut-être cela "double standard"...
Ecrit par : Agarttha | vendredi, 21 septembre 2007
Nathanaël vous aimez les précisions, vous adorerez découvrir sa Sainteté dirigeant le rituel de Kalachakra assis sur deux swastikas de célèbre mémoire !
http://tbn0.google.com/images?q=tbn:JenpBhyGxHcXHM:http://www.trimondi.de/Kalachakra
Ecrit par : Sarin | vendredi, 21 septembre 2007
Cela vous étonne Nathanaël ? Sachez que le Tantra de Kalachakra était un thème de recherche particulier dans l’Ahnenerbe SS.
La vision de Shambhala inscrite dans le Tantra de Kalachakra est devenue un thème mythologique central du néo-nazisme religieux.
Une grande partie des thèmes traités dans le Tantra de Kalachakra (vision cyclique du monde, Roi du Monde, utilisation d’armes miraculeuses, rituels magico-sexuels, etc.) sont des thèmes centraux du fascisme religieux.
Le Tantra de Kalachakra est dirigé contre les religions monothéistes d’origine sémitique, et fut pour cette raison utilisé par les milieux radicaux de droite et les milieux antisémites pour une propagande raciste. N'oublions pas les contacts du XIVè Dalaï-Lama, en tant que Maître du Kalachakra du plus haut rang, avec des représentants du fascisme religieux et avec d’anciens SS.
Ecrit par : Agarttha | vendredi, 21 septembre 2007
Pourquoi les nazis se sont intéressés au bouddhisme tibétain vous demanderz-vous ? Parce que les idéologues nazis étaient convaincus qu’au Tibet avaient survécu les vestiges d’une race aryenne originelle et ils organisèrent des expéditions pour les retrouver. Ils pensaient que dans les textes du lamaïsme et dans les monastères tibétains était conservée la connaissance des anciens Aryens. Les tibétologues de l’Ahnenerbe SS devaient décrypter cette connaissance par des traductions et par l’analyse des textes.
Les tibétologues SS étaient fascinés par le caractère magico-occulte de la culture lamaïste. Certains occultistes à l’intérieur de l’Ahnenerbe SS croyaient même être en contact psychique avec les lamas tibétains. Ainsi, les deux chefs de l’expédition SS au Tibet, Ernst Schäfer et Bruno Beger, se sentirent particulièrement attirés par les aspects morbides et guerriers du bouddhisme tibétain, et l’Himalaya fut un objectif de conquête privilégié de l’alpinisme SS.
Ecrit par : Agarttha | vendredi, 21 septembre 2007
Agarttha,
Etonné ? Oui, quand même !
Je n'ai jamais été attiré par le bouddhisme. Dans leurs divinités, j'avais bien perçu des références au monde intermédiaire dont on connait tous les dangers.
Certaines réflexions du Dalaï Lama m'ont souvent laissé perplexe.
Mais tout à coup, apprendre l'histoire de cette tradition par Zacharias, les péripéties fascisantes et anti chrétienne. Ajouter à tout cela les partouzes, les viols et autres amusements!!
Quand je pense que bon nombre de nos contemporains disent qu'il manque tout cet exotisme à la chrétienté et qu'il faut chercher en Orient le complément indispensable à notre voie !
En tout cas, je félicite tous les intervenants à ces commentaires et je me dis que Zacharias semble avoir ouvert une petite brèche qui permet à bon nombre d'internautes de dire ce qu'ils ont sur le coeur.
Ecrit par : nathanaël | vendredi, 21 septembre 2007
Les adeptes bouddhistes occidentaux déçus, trompés, abusés, détruits, ou les familles de ces victimes, pourront se sentir un jour sans doute encouragés à faire entendre leurs voix.
Pourront-ils collectivement demander réparation pour les dommages qu’ils ont subis ? En effet, il n’est pas impossible qu’à l’échelle de quelques décennies on en entende parler, tant les prises de conscience sont aujourd’hui rapidement en marche dans la société de l’Internet et de la circulation tous azimuts de l’information comme le démontre cette note.
Un bon connaisseur des milieux bouddhistes suggérait discrètement que les « arnaqués du dharma » (ce sont ses mots) qui ont travaillé des années durant sans contrepartie pour les oeuvres et le prestige de certaines communautés puissent ainsi se regrouper pour faire valoir leurs droits.
N’ayant pas cotisé aux caisses sociales, mutuelles et de prévoyance pendant toutes ces années de labeur gratuit - c’était le sacerdoce qu’on leur proposait alors - certains se retrouvent sans ressources à la veille de l’âge légal de la retraite.
Pourquoi ne pourraient-ils pas demander à être indemnisés pour ne pas regretter d’avoir tant donné, comme le leur demandent les maîtres ?
Ces derniers mènent aujourd’hui, en tant que lamas "adulés" entourés de jeunes femmes aux doigts habiles pour l’exécution de certains "mudras spéciaux" et à la croupe ondulante et relativement accueillante, une vie de PDG de société, tandis que parmi leurs anciens bénévoles, âgés désormais, donc inutiles, d’autres sont en dessous du seuil de pauvreté et qu’en plus ils n’ont jamais atteint
« l’éveil spirituel » qu’on leur avait tant fait miroiter…ou que leur lecture des auteurs traditionnels avait induit en erreur.
Ecrit par : Pascal | vendredi, 21 septembre 2007
Félicitations IDC pour avoir eu le courage de cette note. Ce que dit Zacharias des nouveaux maîtres bouddhistes n’est pas faut et correspond bien à la réalité scandaleuse des faits.
Extrait d’une analyse de Marc Bosche :
« Les nouveaux maîtres nous ressemblent beaucoup, et parfois jusqu’à la caricature... Avec lunettes de soleil, voyages en classe affaire, séjours dans les hôtels cinq étoiles et carte American Express Gold… Certains ne peuvent plus nous faire croire désormais qu’ils sont des ermites illuminés sortant de leur grotte.
D’autres sont devenus des experts du marketing spirituel et de sa jet-set internationale. D’autres encore s’affichent sur leur blog au guidon d’une Harley Davidson, comme ce moine, supérieur d’une congrégation religieuse européenne.
Les communautés changent rapidement pour fédérer les disciples.
En l’absence d’exemples rassurants, de vrais guides de vie, d’exemplarité vivante et quotidienne, certains des sympathisants les mieux informés désertent aujourd’hui leurs enceintes devenues vides de l’ancienne sagesse. Beaucoup des anciens, les plus expérimentés, l’ont déjà fait, discrètement et sans commentaires.
Dans cette désaffection, la tentation pour des communautés est devenue très forte de restructurer le bouddhisme comme une idéologie, comme une rhétorique, afin de rencontrer le marché émergent des adeptes des nouveaux mouvements religieux, c'est-à-dire un public moins informé, plus crédule et en recherche d’une autorité plus que d’une découverte personnelle. Les écoles de ce « néo bouddhisme » pêchent aujourd’hui les adeptes sur le même marché que les sectes, celui de la soumission à l’autorité. »
Ecrit par : Hatsarm | vendredi, 21 septembre 2007
Toujours du même dont les propos sont remarquables de lucidité :
« Le bouddhisme est en réalité une industrie, une industrie du virtuel pourrait-on écrire. Elle serait régie par des lois économiques plutôt que morales ou spirituelles. Elle mettrait en oeuvre une technologie de l’assujettissement des personnes au travers d’un système de moyens subtils, issus d’une antique expérience religieuse bouddhiste mais aussi tantrique.
Cette sujétion passerait par des effets spéciaux agréables. Elle rendrait les adeptes dépendants de sensations psychosomatiques souveraines, obtenues par d’intenses répétitions rituelles, mais aussi au contact de ces groupes, de leurs figures d’autorité et de leurs mises en scène spirituelles.
La pratique du tantrisme bouddhique sans ses meilleurs yogis peut être le support de nombreux dérapages néo bouddhistes.
En voici quelques-uns :
La clef du néo bouddhisme est de susciter une émotion spirituelle, une sensation très recherchée par les Occidentaux en mal de spiritualité.
Les nouveaux adeptes prennent ce transport agréable pour une sorte de preuve de l’efficacité spirituelle de cette voie.
L’émotion spirituelle peut être ainsi produite par le groupe mais elle ne cesse pas pour autant lorsque le disciple rentre chez lui.
Là, lorsque la personne est loin du temple, la répétition de prières et de formules convenues prend le relais de la présence physique communautaire et de ses figures d’autorité.
L’adhésion des disciples est intensifiée à dessein en faisant de sa dévotion au(x) gourou(s) de l’institution une des bases de son nouveau lien social. C'est-à-dire qu’il est offert au disciple de se dédier à tout instant, mentalement, émotionnellement et activement au maître et à ses assesseurs, en affirmant que ce sacrifice (appelé
« offrande corps, parole, esprit » dans certaines écoles) est indispensable à l’apprentissage de la pratique du bouddhisme. »
Ecrit par : Hatsarm | vendredi, 21 septembre 2007
Il est quand même intérressant de noter que les occidentales qui se veulent libres, qui poussent des cris d'orfraies lorsqu'il est question du port de la mantille pour assister aux messes en latin, qui se promènent à moitié à poil, n'imaginant pas une seconde rester à la maison pour faire la "popote", n'hésitent pas à se raser les cheveux, à se prosterner devant les lamas, à travailler dur dans les cuisines, séparées des hommes, habillées jusqu'au cou...
Dans le même ordre d'idées imaginons un instant que certaines initiations sexuellles soient proposées par des prêtres catholiques?
Sans aller si loin, quand on connaît l'ambiance libidineuse qui règnent dans les stages, les formations, rencontres etc. on imagine déjà le tolé général si un prêtre avait "des gestes ".
Ecrit par : Nectar d'Immortalité | vendredi, 21 septembre 2007
Je ne savais pas que l'ancienne Chartreuse de Saint Hugon abrite l'institut Karma Ling!
J'ai regardé les photos ça fait mal!
Est-ce que nos érudits pourraient m'éclairer sur le rapport entre le marxisme et le bouddhisme?
Ecrit par : Georges | vendredi, 21 septembre 2007
Les liens entre nazis et bouddhisme ne sont pas surprenants.
Dans l’Allemagne de l’entre-deux-guerres le bouddhisme n’était pas une excentricité, ni quelque chose d’inconnu : depuis 1924 existait à Berlin le groupe bouddhiste pratiquant de Paul Dalke.
A la même époque Heinrich Walter comparait le Vedânta à l’œuvre de maître Eckhart dans un ouvrage paru en 1928. Walter, collaborateur d’Othmar Spann, était un Allemand des Sudètes. Quelques années auparavant, en 1921, ils avaient lu et abondamment commenté le livre de la tradition tibétaine « La voie vers Shamballa », édité à Berlin.
Toujours à la même époque, Karl Friedrich von Dürkheim, aujourd’hui mondialement connu pour ses livres sur le bouddhisme, le Zen et la méditation pour les Occidentaux, combattait dans les corps francs de la Baltique alors qu’il connaissait déjà assez bien le bouddhisme, tandis qu’Eugen Herrigel et son épouse, auteurs respectivement de « Le Zen dans le Tir à l’Arc » et « La Voie des Fleurs », préparaient leurs valises pour partir au Japon. Des années plus tard, un juif, Gershom Scholem, rappellera que Herrigel était affilié au NSDAP... Les doctrines bouddhistes étaient vivantes et agissantes dans l’Allemagne pré-hitlérienne et, d’une manière ou d’une autre, influencèrent le mouvement et certaines de ses orientations ultérieures ; nous faisons allusion aux travaux de l’Ahnenerbe.
Dans l’Ahnenerbe passèrent les plus brillants chercheurs et intellectuels allemands qui décidèrent de collaborer avec le régime national-socialiste, une bonne partie d’entre eux était familiarisés avec les doctrines bouddhistes et celui-ci n’était pas inconnu à l’époque de Weimar.
La thématique étudiée par certains départements de l’Ahnenerbe devait inévitablement conduire à une conclusion : alors que la Tradition était morte en Europe et que ne subsistaient d’elle que des vestiges anthropologiques et archéologiques, elle vivait encore en Orient et au Tibet plus que dans tout autre lieu.
N’importe quel étudiant de première année d’anthropologie est capable de remarquer les similitudes surprenantes entre les plus vieilles légendes nordiques et les croyances qui se maintiennent encore aujourd’hui au Tibet, l’une d’entre elles étant l’existence réelle du « chakravarti », le « Seigneur de la roue », également présent dans la tradition européenne sous le nom de « Roi Pêcheur » ou « Roi du Monde » . Si on voulait effectuer une recherche sérieuse sur les légendes européennes, il fallait forcément aller là où elles étaient les plus vivantes.
Mais ce n’est pas tout. Savitri Devi – néo-nazie européenne mariée à un brahmane – rappelle que cette expédition au Tibet ne fut pas la seule chose que les scientifiques nazis effectuèrent en Extrême-Orient. Ils multiplièrent aussi, nous dit-elle, les contacts en Inde avec les représentants des hautes castes, contacts dans lesquels son propre conjoint eut un rôle prépondérant, par le truchement de l’ambassadeur [d’Allemagne] von Salzman.
Dans « Souvenirs d’une Aryenne », Savitri Devi écrivit :
« ... l’aspiration de Hitler était de renouer le contact avec la tradition à laquelle l’Inde était fidèle ».
La question est donc : est-ce un hasard si un secteur du régime nazi (les SS) eut l’intention d’obtenir une légitimation qui serait supérieure à la légitimation populaire et plébiscitaire ?
Est-ce un hasard si ces mêmes secteurs recherchaient la légitimation du « Roi du Monde » ? Ou autrement dit : conscients que la tradition aryenne avait été perdue en Occident, allèrent-ils au Tibet pour tenter d’injecter dans le tronc desséché de la tradition occidentale la sève vive qui existait encore dans l’Orient lointain ? Est-ce possible ?
Parmi tout ce que Schaeffer rapporta en Allemagne, une chose mérite d’être soulignée avant toute autre : le rituel du Tantra de Kalachakra et un dossier exhaustif sur cette initiation tantrique... le premier matériel documentaire qui parvint en Occident sur ce thème.
Quant au Tantra de Kalachakra et son initiation ce n’est pas n’importe quel rituel parmi l’ensemble florissant du bouddhisme tibétain. C’est l’« initiation suprême », celle qui « assure la renaissance dans Shambala » au moment de la bataille finale contre les forces du Mal. Un thème semblable se rencontre dans la mythologie germanique dans l’épisode du Ragnarök : Odin est à la tête de ses troupes composées des âmes des guerriers les plus héroïques tombés sur le champ de bataille et marche avec eux vers la bataille finale.
Ce qui est réellement surprenant dans le cas du Tantra de Kalachakra, c’est que s’agissant de l’initiation suprême du bouddhisme tantrique, elle peut être administrée à n’importe qui, même s’il n’a pas été préalablement initié dans cette école traditionnelle : c’est une initiation pour profanes. Mais ce n’est pas tout, il s’agit d’une initiation propre à la caste guerrière. Elle est intimement liée à la légende de Gesar de Ling.
Un lama tibétain, Chögyam Trungpa, nous l’explique : « Gesar de Ling vivait à peu près au 11ème siècle et était le roi de la province de Ling, dans l’Est du Tibet. Au terme de son règne, les histoires et les légendes sur ses réalisations en tant que guerrier et dirigeant se répandirent dans tout le Tibet et finirent par former la plus importante épopée de la littérature tibétaine. Certaines légendes affirment que Gesar de Ling reviendra de Shambala à la tête d’une armée, pour vaincre les forces de l’obscurité dans le monde ».
Dans tout l’Occident la même légende se répète : celle d’un roi – le « roi caché » – qui se dissimule dans les entrailles de la terre ou en haut d’une montagne, en tout cas, dans un lieu inaccessible, et qui reviendra seulement au jour de la bataille finale pour se tenir à la tête de ses troupes. Dans le cas de Gesar de Ling, il se cache dans Shambala.
Selon Trumgpa Rinpoche : « Chez les Tibétains existe la croyance populaire qu’il est encore possible de parvenir au royaume de Shambala, dissimulé dans quelque vallée lointaine dans un recoin des Himalayas. Il y a aussi un certain nombre de textes bouddhistes qui donnent des instructions détaillées, mais obscures, sur la manière d’arriver à Shambala ». Pour Trumgpa Rinpoche, Shambala existe réellement, il ne s’agit pas d’un pays imaginaire ou d’une simple légende moralisatrice. Un ami anglais de Rinpoché raconte comment le lama en état de méditation profonde pouvait voir l’image de Shambala dans un miroir. Pendant l’été de 1979, Chögyan Trungpa Rimpoche et Osel Tendzin dirigèrent un séminaire au Colorado sous le titre « Le guerrier de Shambala ».
Les SS, un ordre guerrier, partirent au Tibet à la recherche d’une initiation guerrière : non de quelque chose qui serait pure littérature ou histoire fanée, mais réalité opérative. Et s’il faut rappeler que le nazisme n’est pas « le guénonisme plus les divisions blindées », il est certain que certains membres de l’Ahnenerbe connaissaient les thèses d’Evola et de René Guenon, et étaient en accord avec l’analyse « traditionaliste » effectuée par ces deux penseurs : la tradition est quelque chose de vivant et si dans un lieu géographique elle meurt ou s’éteint il faut rallumer le feu sacré en prenant la flamme d’un autre feu sacré encore vivant. Et les SS trouvèrent ce feu au Tibet : ils identifièrent leurs idéaux guerriers avec les traditions relatives au « roi du monde » et à « Shambala » et les unirent à elles.
Ecrit par : Aloïs | vendredi, 21 septembre 2007
Mein Kampf en tibétain
Pendant les années 20, le Dalaï Lama s'appelait Thutpen Gyatso. C'était un intellectuel d'une intelligence impressionnante qui cherchait à réaliser un équilibre entre la technologie occidentale et la spiritualité orientale. Il avait entendu parler de Hitler lorsque le mouvement national-socialiste était encore en train de lutter pour le pouvoir. Parmi les nombreux livres européens que le Dalaï Lama avait traduit, se trouvait Mein Kampf. Il annota son exemplaire avec des commentaires enthousiastes et souligna ses passages favoris à pratiquement chaque page. De Hitler il disait : «Le Inji (l'honorable étranger) est assisté par Dieu pour quelque haute entreprise dans cette vie.»
Il pensait aussi qu'il y avait un lien entre le Tibet et le nazisme, car la svastika était le symbole à la fois du National-socialisme et des moines-guerriers de l'ancien Bouddhisme Bôn. Il notait aussi qu'il existait certaines similarités entre les doctrines nationale-socialiste et bouddhiste, particulièrement le fait que servir son peuple est le devoir -- dharma -- le plus élevé dans la vie. Par conséquent quand Hitler devint Chancelier en 1933 il reçut de chaleureuses félicitations depuis le lointain Tibet.
Tibétains en uniforme allemand
Pendant les années 40, des volontaires tibétains formèrent des brigades rattachées aux régiments cosaques, qui combattaient le communisme aux côtés de l'Allemagne nationale-socialiste. Les Tibétains, avec leur endurance aux grands froids et leur refus de se rendre, furent parmi les combattants les plus acharnés contre les soviétiques. Ils étaient des cavaliers exceptionnels et menèrent quelques-unes des dernières charges de cavalerie de l'histoire. C'étaient les restes de ces brigades que l'Armée soviétique trouva dans les ruines de Berlin, ayant combattu jusqu'au dernier.
Après la guerre, le Tibet reçut ces combattants nationaux-socialistes qui purent rejoindre ce sanctuaire. Parmi ceux-ci se trouvait un Autrichien, Heinrich Harrer, qui devint un proche confident du nouveau Dalaï Lama, Tenzin Gyatso.
Ecrit par : Sarin | vendredi, 21 septembre 2007
Aujourd'hui, alors que les Tibétains sont exilés et exterminés, leur cause devrait être soutenue par tous les nationalistes «völkisch», de même qu'autrefois les Tibétains eux-mêmes donnèrent leurs vies au service du «dharma völkisch», depuis leur lointaine patrie, jusqu'aux steppes russes et aux ruines fumantes de Berlin.
Ecrit par : Othmar | vendredi, 21 septembre 2007
"Enfin, n’oublions pas que des bruits ont couru qui faisait de Gurdieff, avant sa carrière française, un grand dignitaire bouddiste proche du Daila Lama. Rien d’avéré, mais tous ça devrait suffire à nous mettre en défiance."
Restif est-ce possible de citer vos sources?
Ecrit par : Vincent | vendredi, 21 septembre 2007
Dommage la petite suite d'ici se serait bien amusée, il y a deux ans de cela, quand Marc Bosche avait ouvert son forum. Il y avait, avec les conflits internes et les menaces en live de surcroit de la part de son propre modérateur, de quoi, il faut dire, ravir les amateurs de sensations fortes......
Quoi qu'il en soit, cela fait un moment que tout cela s'est vu dévoilé au grand jour, vous avez un temps de retard.
Ecrit par : Mama BéaT | vendredi, 21 septembre 2007
Il est évident, même si cela peut surprendre, que la philosophie guerrière des Samouraïs (le Bushido) fascinait les SS.