« Heidegger contre Ricoeur, par Mundilfari | Page d'accueil | Etrange sont les voies nocturnes de l'homme »
jeudi, 20 septembre 2007
LES « IGNOBLES VERITES » DU BOUDDHISME, par Zacharias
« Les divinités courroucées du bouddhisme tibétain et mongol relèvent d’une violence symbolique dont on peut se demander si elle constitue le retour du refoulé, un exutoire à la violence réelle, ou au contraire son reflet, voire sa cause profonde.
Il faut bien avouer qu’au cours de son histoire mouvementée, le bouddhisme a bien souvent été du côté du manche. Car avec ses pouvoirs occultes, sa magie noire, il dispose d’armes surhumaines capables de détruire les démons. Qui sont les démons ? [...] Dans chaque camp, des prêtres tantriques ourdissent des sorts.
Bien sûr il faut choisir le camp de l’opprimé. Mais à long terme toute cette béatification aura des effets négatifs, quand on s’apercevra que le bouddhisme d'Hollywood est un mythe. »
Bernard Faure
Professeur d’Histoire des Religions
Université de Stanford, Californie.
POUR EN FINIR AVEC LES MENSONGES
Le bouddhisme bénéficie en Occident, fallacieusement, d’une aura de respect et de déférence, ceci participant de son image de non-violence, de sagesse et de sainteté, image qui est pourtant bien loin de correspondre à la réalité des faits. L’histoire démontre ainsi que le bouddhisme, loin d’avoir été la douce et bienfaisante école diffusant les préceptes du Bouddha (l’Eveillé), fut une entreprise qui ne dérogea pas à la règle commune de toutes les institutions religieuses mondaines, et épousa, avec un enthousiasme certain qui se traduira par des exactions sanguinaires, les thèmes les plus éculés de l’agressivité guerrière et belliqueuse, et, sous prétexte d’une ouverture « non-dualiste » à l’ensemble de la réalité phénoménale, se livra avec délectation au jeu pervers des déviations sexuelles outrées issues des reliquats des anciens cultes issus directement des tendances déviées du chamanisme.Le bouddhisme tibétain est assez représentatif de cette attitude, ses différentes tendances ayant toujours exercé un pouvoir s’imposant comme une théocratie relativement oppressive et contraignante pendant des siècles. En effet, le Tibet fut soumis à un régime exclusif de servage exercé par les propriétaires terriens nobles, fonctionnaires et moines " bouddhistes ", servage souvent très oppressif : « Dans le Tibet, les prêtres détiennent la toute puissance, il s'agit d'une théocratie authentique où les pouvoirs absolus sont entre les mains d'un dieu réincarné. Les lamas ne sont plus seulement les juges, les instituteurs et les médecins, ils sont encore les plus riches propriétaires fonciers, les chefs politiques; outre les revenus qu'ils retirent des fermiers, ils exigent cadeaux et monnaies pour toute visite rituelle, toute bénédiction, toute cérémonie, la simonie est une loi rigoureusement appliquée.... » (R. Loup, Martyr au Tibet, Fribourg, 1950) .
De son côté, dans « Visa pour le Tibet » Alan Winnington parlera du lamaïsme comme d'une « religion mécanique » considérant le travail des classes laborieuses comme dû par simple obligation naturelle à l'égard des moines qui n'hésitèrent nullement à s'allier aux nobles pour les exploiter d'une manière scandaleuse. Son constat sur l'état de pauvreté indigente de la majorité des laïcs est frappant. Les châtiments corporels étaient d'une barbarie primaire, sachant que, du début du dix-septième siècle jusqu’au sein du dix-huitième siècle, les écoles rivales (Nyingmapa, Sakyapa, Kagyupa, Guélugpa) se livrèrent à des affrontements armés et à des exécutions sommaires d’une rare férocité, ce qui n’est pas sans quelques rapports avec l’univers spirituel du panthéon bouddhique, fleurissant de divinités plus terrifiantes et courroucées que franchement paisibles, images destinées à frapper l'imaginaire des fidèles, courbant l’échine devant une religion médiévale chargée d’un paganisme idolâtre exaltant les éléments naturels et les forces intermédiaires (esprits, puissances, etc), usant et abusant de la sorcellerie, ployant devant des superstitions ridicules, et surtout sollicités dans l'observance des préceptes en raison de leur « bienveillance matérielle », sonnante et trébuchante (au sens propre et figuré) à l'égard des religieux.
Il apparaît ainsi, que loin d’avoir été le royaume idéal consacré à « l’Eveil » selon les caduques images d’Epinal, le Tibet vécu dans l’oppression obscurantiste d’une religion théocratique se distinguant par un cléricalisme infiniment supérieur aux pires égarements du christianisme ; n’oublions-pas que dès le treizième siècle l'Empereur Kublai Khan créa le premier Grand Lama qui devait présider tous les autres lamas à l'instar d'un pape qui préside ses évêques. Plusieurs siècles plus tard, l'Empereur de Chine envoya une armée au Tibet pour soutenir le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui s'était alors donné le titre de Dalaï (Océan) lama, dirigeant l’ensemble du pays (ce n’est d’ailleurs pas une mince ironie de l’histoire que de constater que le premier Dalaï-lama fut installé par une armée chinoise…).
Pour élever son autorité, le premier Dalaï-lama saisira les monastères qui n'appartenaient pas à sa secte, et détruisit même les écritures bouddhistes qui étaient en désaccord avec sa revendication à la divinité. Le Dalaï-lama qui lui succéda poursuivit une vie sybaritique, jouissant de la compagnie de maîtresses licencieuses excitées par les pratiques tantriques les plus « endiablées », faisant la fête et agissant d’une manière peu conforme à une divinité incarnée. Pour cela, ce que nous cachent les pieuses hagiographies des ignorants bouddhistes occidentaux, il fut éliminé par ses prêtres. D’ailleurs durant 170 ans, malgré leur statut reconnu de « dieux », cinq Dalaï-lama furent assassinés par leurs grands prêtres ou par d'autres courtisans !
Comme l'écrivit un enseignant zen américain, l'ouvrage de Brian Victoria, « Zen en guerre » (universitaire d'origine néo-zélandaise, devenu moine dans la tradition Zen, décrivant dans son livre avec précision l'implication des structures bouddhiques dans la politique expansionniste et militaire japonaise entre les années 1894-1945), abondamment documenté, fit l'effet « d'un missile à longue portée lancé depuis l'autre côté du monde qui touche en plein cœur les communautés zen occidentales ».
Ceux-là mêmes (pratiquants zenistes plutôt « alter-mondialistes » héritiers des valeurs de 68) qui croyaient, naïvement, le bouddhisme indemne des débordements du fanatisme religieux découvrent, avec frisson, que les écoles zen (Soto shû, Rinzaï shû, Nichiren shû, etc.), lorsqu'elles ne priaient pas pour la gloire de l'empereur et du Japon, préparaient leurs fidèles à la guerre totale. Ce livre courageux est à lire impérativement par tous ceux qui s'intéressent à l'histoire du bouddhisme extrême-oriental ainsi qu'à ses dérives. Bénédiction des drapeaux, croisade pour la défense de la civilisation, théories suspectes de la guerre juste, on croyait ces images et ces thèmes réservés à l'Occident ; or les « dits » maîtres de « l’illumination » ont démontré sur ce sujet un zèle incroyable dans l’exaltation de la guerre génocidaire (Mandchourie, Corée, etc.), du meurtre systématique, du terrorisme et de la violence sous couvert d’indifférente impassibilité.
La compassion bouddhiste, bien loin de protéger l'Asie de pareilles dérives, participa à la mise en œuvre d’une idéologie guerrière au service d'un pouvoir agressif et ultra-impérialiste. Les plus grands maîtres (Kôdô Sawaki, Yamada Reirin, Hitane Jôzan), jusqu’au célèbre D. T. Suzuki, ont légitimé l'alliance entre le sabre et le Zen. Collecte de fonds pour l'effort de guerre, cérémonies spéciales pour l'obtention de la victoire, création de centres d'instruction, activités de renseignement, endoctrinement des populations, cette collusion n'a pas cessé en 1945, elle s'est métamorphosée dans le fameux « Zen d'entreprise », du Japon en plein essor.
Le pouvoir impérial a réussi à fabriquer de toutes pièces, avec la complicité des maîtres de sagesse, une « âme du Japon éternel » inquiétante. L'Occident n'est donc pas seul, loin de là, à porter la lourde tâche d'une impérative interrogation sérieuse des origines et de la nature des déviances totalitaires du siècle venant de s'écouler.
A ce titre, fort instructive est l’histoire de June Campbell qu’elle a racontée dans un livre émouvant paru en 1996 sous le titre Traveller in Space: Gender, Identity and Tibetan Buddhism [Voyageur de l’espace : sexe, identité et bouddhisme tibétain], June Campbell qui joua un rôle important auprès d’un maître extrêmement vénéré du bouddhisme tibétain puisqu’elle fut l'interprète du célèbre Kalou Rinpoché. Etant directement à son service, elle ne souffrait pas de la pression des échelons intermédiaires souvent très perceptible et dérangeante dans ces écoles, et était donc dans des conditions parfaites pour faire un « beau voyage spirituel » au service de ce très digne moine.Cependant, il lui fallut, raconte-t-elle dans son livre, accepter les relations sexuelles que le maître exigea d'elle ( il était un « chaste » moine portant la robe et visiblement astreint à leurs voeux), puis les relations sexuelles avec l'un de ses proches, un parent à lui, c'est à dire sans doute une forme courante de la polyandrie répandue dans les cultures himalayennes. Enfin une deuxième maîtresse, beaucoup plus jeune évidemment et aux charmes « spirituels » supérieurs, fut introduite dans l’intimité des deux hommes et June dut accepter la nouvelle venue (qui mourut d'ailleurs prématurément sans doute en raison de quelques excessives "ascèses " sexuelles).
A l'issue de l'expérience, c'est à dire après la mort du vénérable Kalou, June mit près de quatorze années avant de pouvoir se résoudre à raconter son histoire. Et ce n'est pas un merveilleux voyage qu'elle raconte, mais l'histoire d'un douloureuse souffrance. Les deux hommes ayant exigé d'elle l'absolu secret sur ces relations qui auraient terni l'image du maître si elles étaient venues à la connaissance des disciples ; June se sentit, selon ses mots, « abused » (abusée, flouée, trompée), et mit longtemps pour se reconstruire.
Rappelons pour les moins avertis, que le fameux Kalou Rinpoché était sans doute le moine le plus réputé en Occident dans son école. Il était, et est reconnu comme un véritable « bodhisattva », beaucoup d’occidentaux « abusés », et non des moindres, s’étant mis à l’école de ce maître tantrique dispensant les fondements du Vajrayana. Le voyage de sa disciple fut cependant décevant, et on imagine sans peine ce que cela doit être que de suivre aveuglément des maîtres encore moins accomplis, de moindre exigence ou de moindre expérience.
On remarquera, alors que des milliers d’occidentaux en rupture avec leur propre tradition, ne se signant jamais lorsqu’ils rentrent dans une église, ne récitant aucune prière chrétienne, totalement étrangers aux fondements doctrinaux du christianisme, vivants leurs existences comme des athées stupides, se précipitent sans discernement aucun aux pieds du moindre lama aviné et libidineux, (parfois de jeunes enfants incultes ou des adolescents boutonneux beaucoup plus intéressés par les mœurs « engageantes » des jeunes dévotes européennes pour le « coup » (sic) authentiquement « libérées », ou des lucioles de la société marchande ), et que ce type de dérives tantriques qui conduisent, sous prétexte de libération spirituelle, à des situations psychologiques tragiques, n’est pas sans faire écho à ce qui se produisit par exemple dès les années 30 pour Jean Marquès Rivière, qui travaillait pour le journal Le Voile d’Isis dans lequel publiait l’élite occultiste de l’Europe et dont l’un des rédacteurs principaux était René Guénon, qui accomplira un rituel tantrique (« avec du sang et de l’alcool »), qui le laissa possédé par une déité tibétaine. Ce fut seulement par l’intervention d’un exorciste catholique qu’il put être libéré de la possession, faisant que par gratitude il se convertit au christianisme.
Kalou Rinpoché disait, sans doute pour consoler June Campbell et ses multiples maîtresses de passage, qu'il n'y a aucun mal dans le désir, qu’au contraire il est « de la nature de la félicité » et se présente comme tel lorsqu'il est reconnu dans son essence « non-duelle ». Encore une fois, est démontrée ici de façon patente, l’inexactitude totale de ces fausses théories prétendument « non-duelles » mais foncièrement sexualisées et travaillées par l’exaltation malsaine des désirs les plus triviaux, dominées par les pulsions grégaires de l’humaine condition, théories païennes oublieuses de ce qu’il en est de la nature profondément « désorientée » de l’homme depuis la rupture adamique, et en quoi le rêve d’une « pseudo libération », que l’on peut aisément qualifier de rigoureusement pélagien dans ses vues (ce qui peut d’ailleurs se dire de toutes les voies orientales globalement), s’appuyant sur des techniques forcément limitées (mantras, mudras, visualisations, etc.) et des conceptions faussées, est un rêve imaginaire qui se paye très chèrement et se conclut, généralement, par d’amères désillusions et des abîmes de déréliction.
00:00 Ecrit par . dans Réflexion, Tartufferie | Lien permanent | Commentaires (978) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bouddhisme, Spiritualité, Religion, Reflexion



































Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://isabelledescharbinieres.hautetfort.com/trackback/1227176
Commentaires
Cher Zacharias,
Je ne sais qui vous êtes mais vous déménagez !
Très étonné par vos propos, j'en ai contrôlé la véracité historique et la triste narration de la vie de June Campbell est poignante.
Si toutes les religions possèdent quelques cadavres dans leurs placards, le bouddhisme semblait y échapper; vous avez au moins ouvert les yeux à quelques ahuris qui voient des libérés vivants de partout.
Il semble que René Guénon, que vous ne ménagez pas non plus d'ailleurs, rejeta le Bouddhisme puis s'en ravisa. Décidemment, il n'y a plus que la chrétienté qu'il traita par dessus la jambe !
Bon courage
Ecrit par : nathanaël | jeudi, 20 septembre 2007
Ce qu'écrit Zacharias, qu'il faut féliciter pour la rare lucidité de son discours qui est d'une grande vérité et d'une exactitude correspondant bien à la réalité effective du bouddhisme - enfin un langage qui ose dire ce que cache cette prétendue "voie de libération" à la mode bobo, qui n'est en fait qu'une vulgaire et méprisable entreprise d'exploitation du désir de sagesse !
Christian Pose, occidental en quête de "l'Eveil", ancien moine bouddhiste qui voyagea plus de trois ans en Inde comme moine errant parmi la diaspora tibétaine, allant d'un lama à l'autre, d'un monastère lamaïste à un autre, et donc connaissant parfaitement la situation concrète de cette religion d'exportation qui s'est implantée avec une facilité déconcertante en occident avec l'aide des stupides dévots de la "tradition", livre un témoignage renversant et sans complaisance.
Voici ce qu'il écrit, confirmant en tous points les propos de l'auteur de la note :
« J'ai brûlé ma robe de moine du bouddhisme maha-vajrayana
tibétain il y a quelques années non sans raisons.
Comme beaucoup de frères et soeurs pauvres et critiques, j'ai eu
beaucoup de difficultés à supporter la restauration politique, en
France et en Inde, de la hiérarchie bouddhique en tant qu'une
structure sociopoliticoreligieuse du bouddhisme régional du Tibet.
Cette structure, sous-jacente aux enseignements généraux sur le
bonheur, l'amour et le bien-être, me paraîtra l'une des causes de
l'effondrement du bouddhisme au Tibet avant le XXème siècle. »
Un autre extrait plus long de ce même texte surprenant qui renverse de nombreuses images d'Epinal :
« Je suis convaincu que l'aristocratie tibétaine entretenue en Inde
(le pauvre subissant toujours de mauvais traitements dans les
townships tibétains) et dans le monde ne pourra sauver le Tibet de
sa part obscure : un Etat se résumant sociologiquement à une
institution théocratique et aristocratique clientéliste; que son
développement à partir de la structure préservée du pouvoir
d'ancien régime (au sein de la sphère du droit privé en Asie comme
en occident), contribuera à l'effondrement de ce qui reste comme à
l'occlusion de ce qui sera restauré.
[…] Si je condamne la Chine, je ne peux toutefois fermer les yeux
sur la responsabilité religieuse et politique (pénale ?) des
principales familles aristocratiques, monastiques,
gouvernementales après 1949, lesquelles se "battent" toujours en exil, non pour les droits fondamentaux de l'homme et les droits
shakyamuniens de l'homme réprimés durant des siècles au Tibet,
mais pour la conservation des privilèges historiques, la restauration
des institutions autocratiques bouddhiques autrement dit du
centralisme monastique, la maîtrise oligopolistique du travail ....
Fiefs, serfs, esclaves, corvées, justice arbitraire, contrôle des
naissances, des propriétés, dettes héréditaires. »
Ecrit par : Maha-vajrayana | jeudi, 20 septembre 2007
Alors là oui ! ça déménage vraiment chez vous et pas pour faire semblant ! Quelle claque pour les illusions !
Ecrit par : Gédéon | jeudi, 20 septembre 2007
C'est de la pure démence cette note, si cela est confirmé il va y avoir des réveils sévères sur les zafus...
Comment avons-nous pu ne pas voir ça plus tôt ? Il est vrai que nul n'est plus aveugle que celui qui ne veut pas regarder le dharma en face. De toute manière cet examen radical de la situation va faire tomber bien des schémas inexacts, et rien que pour cela ce discours est de nature réellement exceptionnelle à proposer impérativement aux milliers de pratiquants abusés qui font la vaisselle, lavent les wc, cuisinent, réparent, bâtissent, tondent et peignent les murs gratuitement des nouvelles demeures de la "voie" préparer pour l'usage et le plus grand confort des eurolamas !
Ecrit par : Derek | jeudi, 20 septembre 2007
Pour peaufiner encore l'information, consultez cet auteur :
http://bouddhismes.info/3.html
Ecrit par : nathanaël | vendredi, 21 septembre 2007
L'ancienne Chartreuse de Saint Hugon abrite l'institut Karma Ling!
Ca pue le fric! C'est à gerber!
http://www.geocities.com/Athens/8063/html/karmalng.htm
http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.la-rochette.com/manager/upload/page/6048.jpg&imgrefurl=http://www.la-rochette.com/page.asp%3FpageID%3D832%26langue%3D1&h=239&w=500&sz=27&hl=fr&start=17&tbnid=TqBjvbxykpYA-M:&tbnh=62&tbnw=130&prev=/images%3Fq%3Dkarma%2Bling%26gbv%3D2%26svnum%3D10%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26channel%3Ds%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26sa%3DG
Ecrit par : Bruno | vendredi, 21 septembre 2007
Dans les temps anciens, j'ai participé à un séminaire de méditation avec le Docteur Schnetzler. Je n'ai pas remarqué la pesanteur du fric; tout semblait abordable. Juste un petit dépaysement dû à l'attitude de ce beau monde. Il est quand même étonnant de voir tous ces occidentaux qui n'entrent plus dans les églises se prosterner devant des éléphants et des lamas (pas ceux qui crachent !).
N'oublions quand même pas que , si ces lieux sont tant peuplés, c'est que nos églises n'ont pas fait totalement leur travail. Les évêques français semblent plus engagés dans le social que dans la spiritualité.
Mais tous ces cherchants sont quand même tombés dans la facilité du mirage oriental alors qu'ils n'ont pas essayé de comprendre le minimum de leur tradition.
Cette chrétienté, si rebutante à première vue propose quand même le salut dans une seule vie.
Je ne m'imagine pas prier des éléphants pendant dix mille réincarnations !!!!
Ecrit par : nathanaël | vendredi, 21 septembre 2007
Nathanaël,
Vous m'avez fait sourire car j'ai vécu la même expérience que vous et j'ai eu les mêmes sensations. Les éléphants m'ont autant inspiré que vous. D'ailleurs, je ne me suis jamais inscrit à la session de 5 jours. Deux jours m'ont amplement suffit !
De plus, cet exotisme m'a fait penser au peuple de Moïse qui ne tarda pas à vénérer non pas l'éléphant mais le veau !
Ce recommencement est l'éternelle histoire de l'homme qui cherche en permanence de faux Dieux. Moi, j'ai déduit de cette expérience que l'homme cherche désespérément la solution de ses problèmes par lui même et non par le secours du Divin. E'ernel recommencement de la chute alors que Dieu, par son Amour, sacrifia ce qu'Il avait de plus cher : son Fils unique.
Mais il faut comprendre nos contemporains : il est plus difficile de suivre un "looser" monté sur une ânesse qui se sacrifia par une mort des plus cruelles plutot qu'un dieu fort......... fort comme un éléphant.
Je laisse les Bouddhistes dans la réalisation de leurs voies mais je ne supporte pas que l'on ose se dire chrétien et bouddhiste à la fois; c'est véritablement rien comprendre à sa propre tradition.
Merci encore Nathanaël de m'avoir ravivé ces souvenirs de cette époque où je cherchais bien loin ce que j'avais si prés de moi !
M.G.
Ecrit par : M.G. | vendredi, 21 septembre 2007
Quelques éléments, rapidement. Il s’agit d’abord d’attirer l’attention sur Marques Rivière nommé ici, Marques qui, retournant à son vomissement, renia le christianisme qui l'avais sauvé pour revenir au tantrisme. Ce personnage qui fut, sous Vichy, le grand maître de l’anti-maçonnisme (notamment scénariste de « Forces occultes », film anti-maçon) en profita pour faire main basse sur de nombreux documents « initiatiques ». Lire le dossier sur la revue « Etudes traditionnelles » d’où Zacharias a tiré les phrases sur Marques Rivière http://cret.blogspirit.com/files/DCI.pdf .
R. Ambelain, sans son livre « Les arcanes noirs du nazisme » (pas bien sérieux mais on y trouve à grappiller) raconte qu’on découvrit chez Marques Rivière, alors en fuite, un véritable occultum dédié aux pratiques tantriques les plus nocives.
On peut rajouter Mm Blavatsky et ses Mahatmas – l’influence de Blavatsky sur l’anthroposophie nazie a en effet été pointée dans l’ouvrage, pour le coup fort sérieux, de Nicholas Goodrick Clark, « Lez racines occultistes du nazisme ». On trouve d’ailleurs plusieurs indices qui vont dans le sens de rapports secrets entre Bonnets noirs Tibétains et nazisme : outre Ambelain, il y a, vers 1939 les paroles de R.Daumal –très introduit dans les milieux « secrets- contre « vos lamas antisémites ». Et la mention par Bergier et Pauwels de tibétains revêtus de l’uniforme SS se faisant tuer dans les rues de Berlin (Matin des magiciens). Est-ce seulement vrai ?Il faudrait vérifier. Il n’empêche, ontrouve nombre d’éléments assez significatifs sur l’influence maléfique des Bonnets noirs et rouges. L’écrivain G. Meyrink l’a également souligné (hélas je ne retrouve plus la source.)
Enfin, n’oublions pas que des bruits ont couru qui faisait de Gurdieff, avant sa carrière française, un grand dignitaire bouddiste proche du Daila Lama. Rien d’avéré, mais tous ça devrait suffire à nous mettre en défiance.
Ecrit par : Restif | vendredi, 21 septembre 2007
Bruno,
Mea culpa, j'ai confondu karma ling et montchardon et, renseignements pris auprès d'amis ayant fréquenté karma ling, vous semblez avoir raison. Mon erreur vient du fait que ce n'est pas le docteur Schnetzler qui y réside mais son gendre.
En un mot, la grande famille du franco-bouddhisme !
Ecrit par : nathanaël | vendredi, 21 septembre 2007
Pour oser pétiller dans votre vie....
Ecrit par : Nectar d'Immortalité | vendredi, 21 septembre 2007
Gentil n’a qu’un œil…
Une honnête citation de sa sainteté :
"Les officiels l'utilisaient [le dharma] pour gagner leur vie, les
moines, les nonnes et les lamas pour gagner leur vie. A l'intérieur,
dans leur monde intime, ils étaient comme des gens ordinaires,
désirant avidement et haïssant. Ainsi le dharma était un poison de
cette manière.
Quand l'accent est trop mis sur l'institution bouddhiste, et que la
nation va au désastre, c'est dans ce cas que les gens disent que le
bouddhisme a ruiné leur pays."
(Entretien du dalaï lama avec Robert Thurman, Rolling Stone, May
24, 2001)
Ecrit par : Gentil | vendredi, 21 septembre 2007
François
Le dalaï lama en dépit de son habileté, de ses paroles de bon sens amicales et de son humour n’a su apporter que peu de réponses effectives aux problème sociaux de tout un peuple en détresse.
Qu’il le reconnaisse est bien, mais ne peut suffire à lui valoir un total satisfecit.
Le lamaïsme qu’il incarne n'était-il pas au fond un système de caste à sa manière qui avait quelque peu étouffé le Tibet d’avant la présence chinoise ?
Ecrit par : François | vendredi, 21 septembre 2007
Soyons sérieux, affamé et misérable, dépossédé des terres et des ressources, le peuple tibétain était avant l’invasion chinoise, selon de fréquentes observations soumis à un joug invisible, maintenu peut-être dans l’ignorance, celle de dogmes qui permettaient de l’appauvrir au nom de la compassion et de la sagesse, et d’enrichir toujours plus une élite dont le souci principal était, lit-on souvent, sa propre reproduction et son maintien.
La conquête chinoise dont les excès ont été clairement montrés a eu paradoxalement comme mérite (ceci n'excuse pas cela, soyons francs) celui de redistribuer les cartes et de permettre aux plus humbles qui n’avaient aucune chance sous le système lamaïste pluriel que d’en être les serfs et les porte-faix d’envisager l’avenir pour leurs enfants avec plus d’optimisme que pour leur génération.
Ce sont des lamas, parmi les plus nantis d’un système historiquement déchu, qui arrivés en exil en Europe et aux Etats-Unis ont communiqué à des occidentaux ignorants leur vision du Tibet.
En revanche, les paroles de la population tibétaine, et non des moines privilégies, n’ont guère été entendues semble-t-il, faute de voix, et d’oreilles pour les écouter. Ainsi, l’endoctrinement existait bien avant la présence chinoise, il s’agissait d’un conditionnement religieux bien plus insidieux, où l’on "enlevait" des enfants très
jeunes à leurs parents pour en faire des moines qui serviraient à leur tour la classe dirigeante des lamas.
Ayant fusionné les sphères du culturel, du législatif et de l’exécutif la classe que représente certainement le dalaï lama avait concentré tous les pouvoirs.
Elles le gardait jalousement, asseyant sa prospérité et sa sécurité sur le labeur, la misère et l’analphabétisme d'un peuple maintenu en dépendance, voir parfois en servitude !
Que cette servitude fût volontaire n’est pas le moindre des paradoxes, et mériterait au moins une étude objective de voix dissidentes.
De nombreux rebelles tibétains se sont faits torturer et "trouer la peau" pour défendre l’idée d’une indépendance du Tibet. Le dalaï lama pendant ce temps organisait de magnifiques colloques avec documents sur papier glacé, et dissertait admirablement sur la non violence, bien tranquille, à Dharamsala.
Comme nous le dit avec nuance Tenzin, un jeune Tibétain dans un article en ligne sur Phayul.com : There are only few takers among the youngsters when it comes to
"rinpoches" and their big mansions, foreign trips, rich lives sodden with controversies.
[« Peu de jeunes Tibétains sont preneurs quand on leur parle de "rinpochés" avec leurs grandes villas, leurs voyages à l'étranger, leurs vies opulentes et pleines de controverses. »]
Ecrit par : Urbis | vendredi, 21 septembre 2007
Une autre perle de son Eminence orangée (entretien donné par sa sainteté au magazine Le Point N° 1488 du 22 03 2001, p116. L'entretien était conduit par François Gautier) :
- Le Point : Votre Sainteté, est-ce que ce terrible tremblement de
terre est de mauvais augure pour l'Inde ?
- Le dalaï-lama : Je ne sais pas, mais c'est certainement le résultat
d'un mauvais karma. Il n'y a pas de souffrances injustes [...] »
Les souffrances seraient donc une sorte de sanction d'un "mauvais karma" venu de "vies antérieures". Elles sont ainsi justifiées et donc acceptables, la responsabilité des Etats, la nocivité de certains régimes politiques, l’exploitation honteuse des populations miséreuses par les industriels crapuleux et les multinationale, tout cela n’existe pas ? La question est posée : à vos claviers et à vos souris...
Acceptez-vous l’idée, selon la « philosophie » orientale, que les pauvres seraient fautifs, responsables de leur propre malheur, les malades aussi, les accidentés, les orphelins si l’on suit le raisonnement de sa sainteté orangée ? On est en plein délire…
Ecrit par : Orangina | vendredi, 21 septembre 2007
Inacceptable et honteux tout simplement !
Lorsque l'on pense que les ouvrages de cet idiot sont en tête des ventes dans les rayons "spiritualité", et qu'une blondasse décolorée aux lèvres botoxées en fait la publicité chaque dimanche matin sur les ondes de la télévision d'Etat il y a de quoi bondir !!
Ecrit par : Zak | vendredi, 21 septembre 2007
En écho au sujet évoqué par Nathanaël et les souvenirs désagréables de son décevant séjour à Karma-Ling, il est à noter que Jean-Pierre Laurant, chargé de conférence à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, relevait dernièrement, non sans une certaine amertume dans son ouvrage "René Guénon, les enjeux d’une lecture" :
« Le monastère de Karma Ling conçu dans la perspective de ‘‘l’unité transcendante des religions’’, avec la participation de religieux catholiques, oublia en chemin le courant chrétien, porté par la marée montante du bouddhisme en France.
Geste symbolique, la chapelle a été démolie. (…) Dans une Europe considérée par certains musulmans comme pays de mission, l’œuvre de Guénon remplit une fonction propédeutique et peut avoir été proposée, comme à la Grande Mosquée de Paris, à la lecture des candidats à la conversion .» (p. 367).
Il semble que le venin guénonien soit identique d'efficacité pour se débarrasser de la mémoire chrétienne en climat bouddhiste qui, malgré les sourires de circonstance et les fausses mines à la compassion convenue entourées d'habits colorés, fait du passé chrétien table rase !
C'est beau la mise en oeuvre des principes de "l'unité transcendante des religions"...et l'on voit bien où tout cela conduit lentement certes, mais sûrement !
Ecrit par : Agarttha | vendredi, 21 septembre 2007
Savez-vous qu’une photo est bien embarrassante pour les niais disciples de Sa Sainteté le dalaï lama, qui préfèrent voir le Prix Nobel de la Paix en compagnie de l’Abbé Pierre ou de Richard Gere ?
En effet, Sa Sainteté le dalaï lama a posé main dans la main avec Shoko Asahara, le gourou assassin de la secte AUM au Japon, à l’époque riche bienfaiteur habillé de blanc qui aurait donné en tout et pour tout à la cause tibétaine 45 millions de roupies, soit environ 170 millions de Yen ou encore 1,2 millions de dollars selon le journaliste Christopher Hitchens, His Material Highness :
http://www.elevenshadows.com/tibet/hismaterialhighness.htm
Rappelons que quelques années plus tard, le 20 mars 1995, le même Shoko Asahara, gourou et surtout psychopathe ayant interprété à sa manière la vision apocalyptique de Shambhala et de l’Agarttha auprès de ses disciples, fera gazer au sarin de sa propre initiative (une arme chimique de guerre qu'il fit produire dans un laboratoire au Japon par des disciples) les passagers captifs du métro de Tokyo.
L'attentat entraîna de nombreuses morts et de très nombreuses intoxications (environ 5500) dans ce qui devait s’avérer l'une des plus grandes catastrophes contemporaines en relation avec une secte.
La photo ne figure pas dans l'album souvenir de Sa Sainteté sur son nouveau site www.dalailama.com , mais est pourtant bien réelle !!
On découvre d’ailleurs depuis peu, et de mieux en mieux, les liens qui unissaient, avant le drame, Sa Sainteté le Dalai Lama et Shoko Asahara, sachant que le gourou de la secte Aum se proposait de transformer à marche forcée le monde en un "royaume de Shambhala" et avait mis en valeur ses introductions auprès de sa Sainteté le dalaï lama pour faciliter la pénétration des idées du tantrisme bouddhique de Shambhala dans la société japonaise.
Une sorte de "traditionaliste guénonien" un peu trop zélé qui avait pris à la lettre les énormes imbécillités écrites par son maître dans le Roi du Monde !
Il est beau l'héritage de la "Tradition" sacrée orientale !!!
Ecrit par : Sarin | vendredi, 21 septembre 2007
C'est mieux avec l'image !
Respirez bien fort en vous concentrant sur le troisième oeil mais avec un masque, non pas tibétain... mais à gaz !
http://tbn0.google.com/images?q=tbn:GFOAPKFlbudU7M:http://bouddhismes.info/resources
Ecrit par : Sarin | vendredi, 21 septembre 2007
Dzogchen et communisme : même combat ?
Le LTWA de Dharamsala a publié une biographie du trés controversé personnage Gendun Tcheupel (1902-1951). Moine et érudit guélougpa, il quitta le Tibet avant tous ses compatriotes pour explorer l'Inde et l'Asie. Il apprit le hindi, étudia et traduisit de nombreux textes du sanskrit en tibétain. Il est aussi célèbre pour avoir composé sa version du Kâma Soûtra, basé sur ses expériences avec les femmes des diverses contrées de l'Inde... Il fut même emprisonné à Lhassa. Tous le prenaient pour un fou. Il fumait, buvait et semblait ne respecter personne, se livrant à d'interminables diatribes contre les superstitions des Tibétains. Il fut le premier à prendre conscience des limites de la tradition tibétaine, et a comprendre la nécessité d'une approche critique de la tradition. Le maître contemporain Namkhaï Norbou le cite souvent sur ce point (ce qui n'empêche pas Norbou de tirer le bouddhisme dans le sens de l'occultisme... comme d'autres confondent dzogchen et plomberie !). Ils ont deux autres points communs. Le premier est l'attrait pour le marxisme. Norbou a étudié dans des écoles maoïstes avant de rencontrer son maître principal. Il juga d'ailleurs la communauté qu'il dirigeait proche des idéaux communistes. On sait aussi l'intérêt du Dalaï Lama pour la pensée de Marx, qu'il n'a pas hésité à déclarer à plusieurs reprises. Tcheupel, quant à lui, fut accusé d'avoir participé à la création du premier parti communiste tibétain, avant la seconde guerre mondiale ! Ce lien récurrent entre bouddhisme et communisme n'est-il qu'une simple coïncidence ?
Ecrit par : Bruno | vendredi, 21 septembre 2007
C'est encore mieux en couleur !
http://www.geocities.com/CapitolHill/Senate/6173/dalaiaum.jpg
Ecrit par : Sarin | vendredi, 21 septembre 2007
Sarin,
J'aime votre perfectionnisme !
Ecrit par : nathanaël | vendredi, 21 septembre 2007
Un perfectionnisme inutile hélas!
Nous aurons beau faire Sa Sainteté Le Dalaï Oui Oui est apprécié dans toutes les chaumières de France!
Par les femmes notemment qui voit en lui un homme idéal, c'est à dire doux, courtois, affable et souriant, peu enclin à la mysoginie....
Le mensuel psychologies de février 2007 titre en couverture et publie un dossier sur Quel est votre idéal ? Et ce mensuel réputé, très vendu, considéré par beaucoup comme une référence professionnelle en matière de psychologie, monte au pinacle le dalaï-lama comme "idéal de nos lecteurs".
"Sondage psycho.com L’idéal de nos lecteurs Numéro 1 : le dalaï-lama" Tels sont les titres des pages 122- 123 illustrées d’une belle photo couleur du dalaï-lama, tête baissée, les yeux fermés, en position d’humilité religieuse. Sacrée posture pour une quête d’idéal !
Pourquoi le dalaï-lama ? Psycho.com a "effectué un sondage auprès d’un panel de 4000 internautes sur son site internet". A la question "Citez une personnalité qui vous inspire dans votre quête d’idéal", qui a bénéficié du plus grand nombre de réponses ? le dalaï-lama. C’est évidemment du bidon. Il est probable que des adeptes du boudhisme tibétain se sont donné la consigne de répondre au sondage ; aussi, le bouddha lui-même arrive dixième de ce hit parade, juste après Jésus-Christ (8ème) et l’abbé Pierre.
Quel commentaire peu scientifique en tire le magazine sous le titre "INSPIRES PAR DES FIGURES SPIRITUELLES" ? " Ce sont des personnalités du présent, le plus souvent de grandes figures spirituelles qui sont mentionnées : le dalaï-lama, un sage qui a su attirer l’attention du monde sur le sort du peuple tibétain ; Gandhi, l’apôtre de la non-violence ; puis Mère Teresa (3ème), soeur Emmanuelle (4ème), l’abbé Pierre (9ème). La sympathie se porte ensuite vers des figures totalement investies dans la cause pour laquelle elles se battent : Nicolas Hulot (5ème), Simone Veil (6ème) et Martin Luther King (7ème)".
Il n'en ai pas de même dans son pays, où selon un sondage à Lhasa
la popularité du Dalai Lama en exil à l'étranger a connu une grande chute!
Répondant à la question « Comment jugez-vous l'image du Dalai Lama », 86% des personnes interrogées estimaient qu'il est un « scissionniste » ou « politicien.» 4% le considéraient toujours comme le « chef religieux » et le même nombre disaient qu'il est « le Dieu » ou « le Bouddha vivant.» Seuls 6% refusaient de répondre aux questions.
Ecrit par : : Nectar d'Immortalité | vendredi, 21 septembre 2007
Et voilà que l’on reparle du « Roi du Monde » et où de manière étrange surgit une nouvelle fois la question du Kalachakra tantra !
Malheureusement pour Sa Sainteté, outre ses relations encombrantes, une autre information embarrassante montre qu'il existe bel et bien un contentieux spirituel entre le lamaïsme et les religions d’origine sémitique (principalement judaïsme et christianisme), réduisant à néant les thèses naïves au sujet de "l'unité transcendantes des religions".
Le texte du bouddhisme tantrique de Kalachakra met en effet en scène une confrontation à venir entre disciples bouddhistes de Raudra Chakri, supposé devenir le futur souverain Kalkin du royaume de Shambhala, et leurs "ennemis" supposés, identifiés comme disciples de Yahvé et de Jésus, ce qui pourrait expliquer les attitudes hostiles de nombreux partisans du bouddhisme à l'égard de la Bible.
On trouve trace de cette idéologie somme toute guerrière dans l'eschatologie apocalyptique du tantra de kalachakra texte tenu en haute estime par les adeptes du tantrisme.
Qu’en penser ? Alexander Berzin, qui a longuement travaillé aux archives tibétaines à Dharamsala, et qu'on ne peut pas soupçonner d'être hostile aux croyances et aux contenus du tantra de Kalachakra y a consacré en effet des pages attentives sur son site. On découvre que le dalaï lama est le plus fervent maître du Kalachakra tantra, puisqu'il propose son mandala de sable et son initiation aux quatre coins du monde depuis de nombreuses années.
Or on s’aperçoit, que non seulement ce texte recèle des accents anti-chrétiens et anti-judaïques aisément identifiables, mais aussi avec stupeur que le texte rituel propose, après les initiations publiques, la possibilité de visualiser ou de réaliser dans la chair des initiations dites secrètes à fort contenu sexuel (explicite ou visualisé, les deux niveaux sont possibles).
Il semble bien que la condamnation par sa sainteté des pratiques sexuelles soit donnée en public, et que dans la sphère intérieure de l'initiation secrète de kalachakra, ce soit une logique bien plus permissive qui puisse se visualiser, voire s'actualiser selon l'interprétation que le maître et ses disciples en font.
Le tantrisme yoguique a de profondes racines sexuelles, et cela ne devrait pas surprendre. Mais ce n'est pas inutile de rappeler qu'entre le discours pudique voire moralisateur et les textes traditionnels des initiations tantriques, dont sa sainteté est détenteur de la transmission, un décalage peut exister.
Nos amis d'outre Atlantique appelleraient peut-être cela "double standard"...
Ecrit par : Agarttha | vendredi, 21 septembre 2007
Nathanaël vous aimez les précisions, vous adorerez découvrir sa Sainteté dirigeant le rituel de Kalachakra assis sur deux swastikas de célèbre mémoire !
http://tbn0.google.com/images?q=tbn:JenpBhyGxHcXHM:http://www.trimondi.de/Kalachakra
Ecrit par : Sarin | vendredi, 21 septembre 2007
Cela vous étonne Nathanaël ? Sachez que le Tantra de Kalachakra était un thème de recherche particulier dans l’Ahnenerbe SS.
La vision de Shambhala inscrite dans le Tantra de Kalachakra est devenue un thème mythologique central du néo-nazisme religieux.
Une grande partie des thèmes traités dans le Tantra de Kalachakra (vision cyclique du monde, Roi du Monde, utilisation d’armes miraculeuses, rituels magico-sexuels, etc.) sont des thèmes centraux du fascisme religieux.
Le Tantra de Kalachakra est dirigé contre les religions monothéistes d’origine sémitique, et fut pour cette raison utilisé par les milieux radicaux de droite et les milieux antisémites pour une propagande raciste. N'oublions pas les contacts du XIVè Dalaï-Lama, en tant que Maître du Kalachakra du plus haut rang, avec des représentants du fascisme religieux et avec d’anciens SS.
Ecrit par : Agarttha | vendredi, 21 septembre 2007
Pourquoi les nazis se sont intéressés au bouddhisme tibétain vous demanderz-vous ? Parce que les idéologues nazis étaient convaincus qu’au Tibet avaient survécu les vestiges d’une race aryenne originelle et ils organisèrent des expéditions pour les retrouver. Ils pensaient que dans les textes du lamaïsme et dans les monastères tibétains était conservée la connaissance des anciens Aryens. Les tibétologues de l’Ahnenerbe SS devaient décrypter cette connaissance par des traductions et par l’analyse des textes.
Les tibétologues SS étaient fascinés par le caractère magico-occulte de la culture lamaïste. Certains occultistes à l’intérieur de l’Ahnenerbe SS croyaient même être en contact psychique avec les lamas tibétains. Ainsi, les deux chefs de l’expédition SS au Tibet, Ernst Schäfer et Bruno Beger, se sentirent particulièrement attirés par les aspects morbides et guerriers du bouddhisme tibétain, et l’Himalaya fut un objectif de conquête privilégié de l’alpinisme SS.
Ecrit par : Agarttha | vendredi, 21 septembre 2007
Agarttha,
Etonné ? Oui, quand même !
Je n'ai jamais été attiré par le bouddhisme. Dans leurs divinités, j'avais bien perçu des références au monde intermédiaire dont on connait tous les dangers.
Certaines réflexions du Dalaï Lama m'ont souvent laissé perplexe.
Mais tout à coup, apprendre l'histoire de cette tradition par Zacharias, les péripéties fascisantes et anti chrétienne. Ajouter à tout cela les partouzes, les viols et autres amusements!!
Quand je pense que bon nombre de nos contemporains disent qu'il manque tout cet exotisme à la chrétienté et qu'il faut chercher en Orient le complément indispensable à notre voie !
En tout cas, je félicite tous les intervenants à ces commentaires et je me dis que Zacharias semble avoir ouvert une petite brèche qui permet à bon nombre d'internautes de dire ce qu'ils ont sur le coeur.
Ecrit par : nathanaël | vendredi, 21 septembre 2007
Les adeptes bouddhistes occidentaux déçus, trompés, abusés, détruits, ou les familles de ces victimes, pourront se sentir un jour sans doute encouragés à faire entendre leurs voix.
Pourront-ils collectivement demander réparation pour les dommages qu’ils ont subis ? En effet, il n’est pas impossible qu’à l’échelle de quelques décennies on en entende parler, tant les prises de conscience sont aujourd’hui rapidement en marche dans la société de l’Internet et de la circulation tous azimuts de l’information comme le démontre cette note.
Un bon connaisseur des milieux bouddhistes suggérait discrètement que les « arnaqués du dharma » (ce sont ses mots) qui ont travaillé des années durant sans contrepartie pour les oeuvres et le prestige de certaines communautés puissent ainsi se regrouper pour faire valoir leurs droits.
N’ayant pas cotisé aux caisses sociales, mutuelles et de prévoyance pendant toutes ces années de labeur gratuit - c’était le sacerdoce qu’on leur proposait alors - certains se retrouvent sans ressources à la veille de l’âge légal de la retraite.
Pourquoi ne pourraient-ils pas demander à être indemnisés pour ne pas regretter d’avoir tant donné, comme le leur demandent les maîtres ?
Ces derniers mènent aujourd’hui, en tant que lamas "adulés" entourés de jeunes femmes aux doigts habiles pour l’exécution de certains "mudras spéciaux" et à la croupe ondulante et relativement accueillante, une vie de PDG de société, tandis que parmi leurs anciens bénévoles, âgés désormais, donc inutiles, d’autres sont en dessous du seuil de pauvreté et qu’en plus ils n’ont jamais atteint
« l’éveil spirituel » qu’on leur avait tant fait miroiter…ou que leur lecture des auteurs traditionnels avait induit en erreur.
Ecrit par : Pascal | vendredi, 21 septembre 2007
Félicitations IDC pour avoir eu le courage de cette note. Ce que dit Zacharias des nouveaux maîtres bouddhistes n’est pas faut et correspond bien à la réalité scandaleuse des faits.
Extrait d’une analyse de Marc Bosche :
« Les nouveaux maîtres nous ressemblent beaucoup, et parfois jusqu’à la caricature... Avec lunettes de soleil, voyages en classe affaire, séjours dans les hôtels cinq étoiles et carte American Express Gold… Certains ne peuvent plus nous faire croire désormais qu’ils sont des ermites illuminés sortant de leur grotte.
D’autres sont devenus des experts du marketing spirituel et de sa jet-set internationale. D’autres encore s’affichent sur leur blog au guidon d’une Harley Davidson, comme ce moine, supérieur d’une congrégation religieuse européenne.
Les communautés changent rapidement pour fédérer les disciples.
En l’absence d’exemples rassurants, de vrais guides de vie, d’exemplarité vivante et quotidienne, certains des sympathisants les mieux informés désertent aujourd’hui leurs enceintes devenues vides de l’ancienne sagesse. Beaucoup des anciens, les plus expérimentés, l’ont déjà fait, discrètement et sans commentaires.
Dans cette désaffection, la tentation pour des communautés est devenue très forte de restructurer le bouddhisme comme une idéologie, comme une rhétorique, afin de rencontrer le marché émergent des adeptes des nouveaux mouvements religieux, c'est-à-dire un public moins informé, plus crédule et en recherche d’une autorité plus que d’une découverte personnelle. Les écoles de ce « néo bouddhisme » pêchent aujourd’hui les adeptes sur le même marché que les sectes, celui de la soumission à l’autorité. »
Ecrit par : Hatsarm | vendredi, 21 septembre 2007
Toujours du même dont les propos sont remarquables de lucidité :
« Le bouddhisme est en réalité une industrie, une industrie du virtuel pourrait-on écrire. Elle serait régie par des lois économiques plutôt que morales ou spirituelles. Elle mettrait en oeuvre une technologie de l’assujettissement des personnes au travers d’un système de moyens subtils, issus d’une antique expérience religieuse bouddhiste mais aussi tantrique.
Cette sujétion passerait par des effets spéciaux agréables. Elle rendrait les adeptes dépendants de sensations psychosomatiques souveraines, obtenues par d’intenses répétitions rituelles, mais aussi au contact de ces groupes, de leurs figures d’autorité et de leurs mises en scène spirituelles.
La pratique du tantrisme bouddhique sans ses meilleurs yogis peut être le support de nombreux dérapages néo bouddhistes.
En voici quelques-uns :
La clef du néo bouddhisme est de susciter une émotion spirituelle, une sensation très recherchée par les Occidentaux en mal de spiritualité.
Les nouveaux adeptes prennent ce transport agréable pour une sorte de preuve de l’efficacité spirituelle de cette voie.
L’émotion spirituelle peut être ainsi produite par le groupe mais elle ne cesse pas pour autant lorsque le disciple rentre chez lui.
Là, lorsque la personne est loin du temple, la répétition de prières et de formules convenues prend le relais de la présence physique communautaire et de ses figures d’autorité.
L’adhésion des disciples est intensifiée à dessein en faisant de sa dévotion au(x) gourou(s) de l’institution une des bases de son nouveau lien social. C'est-à-dire qu’il est offert au disciple de se dédier à tout instant, mentalement, émotionnellement et activement au maître et à ses assesseurs, en affirmant que ce sacrifice (appelé
« offrande corps, parole, esprit » dans certaines écoles) est indispensable à l’apprentissage de la pratique du bouddhisme. »
Ecrit par : Hatsarm | vendredi, 21 septembre 2007
Il est quand même intérressant de noter que les occidentales qui se veulent libres, qui poussent des cris d'orfraies lorsqu'il est question du port de la mantille pour assister aux messes en latin, qui se promènent à moitié à poil, n'imaginant pas une seconde rester à la maison pour faire la "popote", n'hésitent pas à se raser les cheveux, à se prosterner devant les lamas, à travailler dur dans les cuisines, séparées des hommes, habillées jusqu'au cou...
Dans le même ordre d'idées imaginons un instant que certaines initiations sexuellles soient proposées par des prêtres catholiques?
Sans aller si loin, quand on connaît l'ambiance libidineuse qui règnent dans les stages, les formations, rencontres etc. on imagine déjà le tolé général si un prêtre avait "des gestes ".
Ecrit par : Nectar d'Immortalité | vendredi, 21 septembre 2007
Je ne savais pas que l'ancienne Chartreuse de Saint Hugon abrite l'institut Karma Ling!
J'ai regardé les photos ça fait mal!
Est-ce que nos érudits pourraient m'éclairer sur le rapport entre le marxisme et le bouddhisme?
Ecrit par : Georges | vendredi, 21 septembre 2007
Les liens entre nazis et bouddhisme ne sont pas surprenants.
Dans l’Allemagne de l’entre-deux-guerres le bouddhisme n’était pas une excentricité, ni quelque chose d’inconnu : depuis 1924 existait à Berlin le groupe bouddhiste pratiquant de Paul Dalke.
A la même époque Heinrich Walter comparait le Vedânta à l’œuvre de maître Eckhart dans un ouvrage paru en 1928. Walter, collaborateur d’Othmar Spann, était un Allemand des Sudètes. Quelques années auparavant, en 1921, ils avaient lu et abondamment commenté le livre de la tradition tibétaine « La voie vers Shamballa », édité à Berlin.
Toujours à la même époque, Karl Friedrich von Dürkheim, aujourd’hui mondialement connu pour ses livres sur le bouddhisme, le Zen et la méditation pour les Occidentaux, combattait dans les corps francs de la Baltique alors qu’il connaissait déjà assez bien le bouddhisme, tandis qu’Eugen Herrigel et son épouse, auteurs respectivement de « Le Zen dans le Tir à l’Arc » et « La Voie des Fleurs », préparaient leurs valises pour partir au Japon. Des années plus tard, un juif, Gershom Scholem, rappellera que Herrigel était affilié au NSDAP... Les doctrines bouddhistes étaient vivantes et agissantes dans l’Allemagne pré-hitlérienne et, d’une manière ou d’une autre, influencèrent le mouvement et certaines de ses orientations ultérieures ; nous faisons allusion aux travaux de l’Ahnenerbe.
Dans l’Ahnenerbe passèrent les plus brillants chercheurs et intellectuels allemands qui décidèrent de collaborer avec le régime national-socialiste, une bonne partie d’entre eux était familiarisés avec les doctrines bouddhistes et celui-ci n’était pas inconnu à l’époque de Weimar.
La thématique étudiée par certains départements de l’Ahnenerbe devait inévitablement conduire à une conclusion : alors que la Tradition était morte en Europe et que ne subsistaient d’elle que des vestiges anthropologiques et archéologiques, elle vivait encore en Orient et au Tibet plus que dans tout autre lieu.
N’importe quel étudiant de première année d’anthropologie est capable de remarquer les similitudes surprenantes entre les plus vieilles légendes nordiques et les croyances qui se maintiennent encore aujourd’hui au Tibet, l’une d’entre elles étant l’existence réelle du « chakravarti », le « Seigneur de la roue », également présent dans la tradition européenne sous le nom de « Roi Pêcheur » ou « Roi du Monde » . Si on voulait effectuer une recherche sérieuse sur les légendes européennes, il fallait forcément aller là où elles étaient les plus vivantes.
Mais ce n’est pas tout. Savitri Devi – néo-nazie européenne mariée à un brahmane – rappelle que cette expédition au Tibet ne fut pas la seule chose que les scientifiques nazis effectuèrent en Extrême-Orient. Ils multiplièrent aussi, nous dit-elle, les contacts en Inde avec les représentants des hautes castes, contacts dans lesquels son propre conjoint eut un rôle prépondérant, par le truchement de l’ambassadeur [d’Allemagne] von Salzman.
Dans « Souvenirs d’une Aryenne », Savitri Devi écrivit :
« ... l’aspiration de Hitler était de renouer le contact avec la tradition à laquelle l’Inde était fidèle ».
La question est donc : est-ce un hasard si un secteur du régime nazi (les SS) eut l’intention d’obtenir une légitimation qui serait supérieure à la légitimation populaire et plébiscitaire ?
Est-ce un hasard si ces mêmes secteurs recherchaient la légitimation du « Roi du Monde » ? Ou autrement dit : conscients que la tradition aryenne avait été perdue en Occident, allèrent-ils au Tibet pour tenter d’injecter dans le tronc desséché de la tradition occidentale la sève vive qui existait encore dans l’Orient lointain ? Est-ce possible ?
Parmi tout ce que Schaeffer rapporta en Allemagne, une chose mérite d’être soulignée avant toute autre : le rituel du Tantra de Kalachakra et un dossier exhaustif sur cette initiation tantrique... le premier matériel documentaire qui parvint en Occident sur ce thème.
Quant au Tantra de Kalachakra et son initiation ce n’est pas n’importe quel rituel parmi l’ensemble florissant du bouddhisme tibétain. C’est l’« initiation suprême », celle qui « assure la renaissance dans Shambala » au moment de la bataille finale contre les forces du Mal. Un thème semblable se rencontre dans la mythologie germanique dans l’épisode du Ragnarök : Odin est à la tête de ses troupes composées des âmes des guerriers les plus héroïques tombés sur le champ de bataille et marche avec eux vers la bataille finale.
Ce qui est réellement surprenant dans le cas du Tantra de Kalachakra, c’est que s’agissant de l’initiation suprême du bouddhisme tantrique, elle peut être administrée à n’importe qui, même s’il n’a pas été préalablement initié dans cette école traditionnelle : c’est une initiation pour profanes. Mais ce n’est pas tout, il s’agit d’une initiation propre à la caste guerrière. Elle est intimement liée à la légende de Gesar de Ling.
Un lama tibétain, Chögyam Trungpa, nous l’explique : « Gesar de Ling vivait à peu près au 11ème siècle et était le roi de la province de Ling, dans l’Est du Tibet. Au terme de son règne, les histoires et les légendes sur ses réalisations en tant que guerrier et dirigeant se répandirent dans tout le Tibet et finirent par former la plus importante épopée de la littérature tibétaine. Certaines légendes affirment que Gesar de Ling reviendra de Shambala à la tête d’une armée, pour vaincre les forces de l’obscurité dans le monde ».
Dans tout l’Occident la même légende se répète : celle d’un roi – le « roi caché » – qui se dissimule dans les entrailles de la terre ou en haut d’une montagne, en tout cas, dans un lieu inaccessible, et qui reviendra seulement au jour de la bataille finale pour se tenir à la tête de ses troupes. Dans le cas de Gesar de Ling, il se cache dans Shambala.
Selon Trumgpa Rinpoche : « Chez les Tibétains existe la croyance populaire qu’il est encore possible de parvenir au royaume de Shambala, dissimulé dans quelque vallée lointaine dans un recoin des Himalayas. Il y a aussi un certain nombre de textes bouddhistes qui donnent des instructions détaillées, mais obscures, sur la manière d’arriver à Shambala ». Pour Trumgpa Rinpoche, Shambala existe réellement, il ne s’agit pas d’un pays imaginaire ou d’une simple légende moralisatrice. Un ami anglais de Rinpoché raconte comment le lama en état de méditation profonde pouvait voir l’image de Shambala dans un miroir. Pendant l’été de 1979, Chögyan Trungpa Rimpoche et Osel Tendzin dirigèrent un séminaire au Colorado sous le titre « Le guerrier de Shambala ».
Les SS, un ordre guerrier, partirent au Tibet à la recherche d’une initiation guerrière : non de quelque chose qui serait pure littérature ou histoire fanée, mais réalité opérative. Et s’il faut rappeler que le nazisme n’est pas « le guénonisme plus les divisions blindées », il est certain que certains membres de l’Ahnenerbe connaissaient les thèses d’Evola et de René Guenon, et étaient en accord avec l’analyse « traditionaliste » effectuée par ces deux penseurs : la tradition est quelque chose de vivant et si dans un lieu géographique elle meurt ou s’éteint il faut rallumer le feu sacré en prenant la flamme d’un autre feu sacré encore vivant. Et les SS trouvèrent ce feu au Tibet : ils identifièrent leurs idéaux guerriers avec les traditions relatives au « roi du monde » et à « Shambala » et les unirent à elles.
Ecrit par : Aloïs | vendredi, 21 septembre 2007
Mein Kampf en tibétain
Pendant les années 20, le Dalaï Lama s'appelait Thutpen Gyatso. C'était un intellectuel d'une intelligence impressionnante qui cherchait à réaliser un équilibre entre la technologie occidentale et la spiritualité orientale. Il avait entendu parler de Hitler lorsque le mouvement national-socialiste était encore en train de lutter pour le pouvoir. Parmi les nombreux livres européens que le Dalaï Lama avait traduit, se trouvait Mein Kampf. Il annota son exemplaire avec des commentaires enthousiastes et souligna ses passages favoris à pratiquement chaque page. De Hitler il disait : «Le Inji (l'honorable étranger) est assisté par Dieu pour quelque haute entreprise dans cette vie.»
Il pensait aussi qu'il y avait un lien entre le Tibet et le nazisme, car la svastika était le symbole à la fois du National-socialisme et des moines-guerriers de l'ancien Bouddhisme Bôn. Il notait aussi qu'il existait certaines similarités entre les doctrines nationale-socialiste et bouddhiste, particulièrement le fait que servir son peuple est le devoir -- dharma -- le plus élevé dans la vie. Par conséquent quand Hitler devint Chancelier en 1933 il reçut de chaleureuses félicitations depuis le lointain Tibet.
Tibétains en uniforme allemand
Pendant les années 40, des volontaires tibétains formèrent des brigades rattachées aux régiments cosaques, qui combattaient le communisme aux côtés de l'Allemagne nationale-socialiste. Les Tibétains, avec leur endurance aux grands froids et leur refus de se rendre, furent parmi les combattants les plus acharnés contre les soviétiques. Ils étaient des cavaliers exceptionnels et menèrent quelques-unes des dernières charges de cavalerie de l'histoire. C'étaient les restes de ces brigades que l'Armée soviétique trouva dans les ruines de Berlin, ayant combattu jusqu'au dernier.
Après la guerre, le Tibet reçut ces combattants nationaux-socialistes qui purent rejoindre ce sanctuaire. Parmi ceux-ci se trouvait un Autrichien, Heinrich Harrer, qui devint un proche confident du nouveau Dalaï Lama, Tenzin Gyatso.
Ecrit par : Sarin | vendredi, 21 septembre 2007
Aujourd'hui, alors que les Tibétains sont exilés et exterminés, leur cause devrait être soutenue par tous les nationalistes «völkisch», de même qu'autrefois les Tibétains eux-mêmes donnèrent leurs vies au service du «dharma völkisch», depuis leur lointaine patrie, jusqu'aux steppes russes et aux ruines fumantes de Berlin.
Ecrit par : Othmar | vendredi, 21 septembre 2007
"Enfin, n’oublions pas que des bruits ont couru qui faisait de Gurdieff, avant sa carrière française, un grand dignitaire bouddiste proche du Daila Lama. Rien d’avéré, mais tous ça devrait suffire à nous mettre en défiance."
Restif est-ce possible de citer vos sources?
Ecrit par : Vincent | vendredi, 21 septembre 2007
Dommage la petite suite d'ici se serait bien amusée, il y a deux ans de cela, quand Marc Bosche avait ouvert son forum. Il y avait, avec les conflits internes et les menaces en live de surcroit de la part de son propre modérateur, de quoi, il faut dire, ravir les amateurs de sensations fortes......
Quoi qu'il en soit, cela fait un moment que tout cela s'est vu dévoilé au grand jour, vous avez un temps de retard.
Ecrit par : Mama BéaT | vendredi, 21 septembre 2007
Il est évident, même si cela peut surprendre, que la philosophie guerrière des Samouraïs (le Bushido) fascinait les SS. Himmler écrivit la préface d’une brochure sur les Samouraïs, laquelle fut distribuée en 52.000 exemplaires dans la Schutz Staffel.De la sorte, divers thèmes de la tradition samouraï seront intensément débattus dans la SS.
Des nippologues allemands et des germanistes japonais effectuèrent une étude « théologique » comparée du « principe du chef » national-socialiste et de l’ « empereur divin » shintoïste. Ceci expliquant pourquoi les spécialistes allemands du bouddhisme Zen, Eugen Herrigel et Karlfried Dürckheim, tentèrent de combiner la philosophie Zen et le national-socialisme.
Ecrit par : Zak | vendredi, 21 septembre 2007
Quel discours édifiant pour un « Eveillé », ce que fut regardé comme tel Harada par ses disciples :
"Si on vous ordonne de marcher : une, deux, une, deux ! ou de tirer : bang, bang !
C'est là la manifestation de la plus haute sagesse de l'éveil.
L'unité du Zen et de la guerre [...] se propage jusqu'aux confins
de la guerre sainte qui est maintenant en cours."
Harada Daiun Sogaku (1939)
Ecrit par : Sogaku | vendredi, 21 septembre 2007
Le Zen en Guerre (Zen at War) est un livre courageux et très bien documenté de Brian Victoria, un moine occidental Zen Sôtô qui travaille à l'Université d'Auckland. Victoria révèle l'histoire de la collusion des institutions du Zen japonais et de la machine de guerre impériale, de la fin du XIXe siècle jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale.
Il raconte en détail comment d'éminents maîtres zen ont perverti les enseignements bouddhistes pour encourager l'obéissance aveugle, le meurtre irresponsable et la dévotion totale à l'empereur. Les conséquences en furent catastrophiques et on peut encore aujourd'hui en ressentir l'impact La plupart des bouddhistes occidentaux trouveront cet exposé dérangeant pour le coeur et pour l'esprit. Des maîtres zen éveillés qui s'engagent en faveur de la guerre, voilà qui contredit tout ce que nous connaissons des enseignements du Bouddha.
Après la guerre, la tradition zen japonaise, tout comme le pays lui-même, se réfugia dans une amnésie collective sur sa complicité dans la guerre. De sorte que plus de cinquante ans d'histoire du Bouddhisme ont été occultés de la scène publique ainsi qu'aux Japonais eux-mêmes.
Ecrit par : Dinomuty | vendredi, 21 septembre 2007
On reste interdit devant le fait que Sawaki Kôdô (1880-1965), grand réformateur du zen japonais, le maître de Taisen Deshimaru qui fut à l’origine de l’implantation du Zen en France, reconnu comme l'un des grands patriarches zen de ce siècle, puisse apparaitre dans le livre de Victoria comme un propagandiste fervent de la guerre.
Servant comme soldat en Russie, il rapportait joyeusement comment lui et se camarades s'étaient "régalés à tuer des gens". Plus tard, en 1942, il écrivit : "Il est juste de punir ceux qui dérangent l'ordre public. Que l'on tue, ou que l'on ne tue pas, le précepte qui interdit de tuer [est préservé]. C'est le précepte qui interdit de tuer qui tient l'épée. C'est ce précepte qui lance la bombe."
Le "précepte lance la bombe" ? Voilà un étonnant abus de langage zen. Kôdô plaidait aussi, comme le firent d'autres maîtres zen, que si l'on tue sans penser, dans un état de non-pensée ou de non-égo, cet acte est alors une expression de l'éveil. Pas de pensée = pas d'esprit = pas d'égo = pas de karma. Dans cette bizarre équation, les victimes sont toujours oubliées, comme si elles étaient hors de propos. Tuer n'est que l'expression élégante d'un kôan. Lorsque le colonel Aizama Saburo fut jugé pour avoir tué un autre général, en 1935, il témoigna : "J'étais dans la sphère de l'absolu, il n'y avait ni affirmation, ni négation, ni bien, ni mal."
Cette approche du Zen est en fin de compte un narcissisme pervers, voire du nihilisme.
Ecrit par : Zig-zag | vendredi, 21 septembre 2007
Le Bouddhisme est devenu une religion d'état au Japon à l'époque Tokugawa (1600-1868). Près d'un demi-million de temples furent construits. Le sacerdoce bouddhiste devint un instrument dans les mains du gouvernement féodal. Chaque foyer devait être affilié à un temple local. Une telle opulence et un tel pouvoir ne furent pas sans conséquence. Au début de l'ère Meiji (qui commença en 1868), on assista à une montée d'un vaste ressentiment populaire anti-bouddhiste. Une campagne nationale pour éradiquer du Japon cette "religion étrangère" et pour y réinstaller le Shintoïsme comme seule véritable tradition japonaise fut entreprise.
Des milliers de temples furent fermés, des statues furent mises à bas et les moines contraints de retourner à la vie laïque. La seule manière qu'avait le Bouddhisme institutionnel de survivre fut de s'intégrer au nouveau système impérial. Selon Victoria, sous la bannière du Shinto, l'empereur était vénéré comme un dieu vivant - "la sagesse sans ego de l'univers". La loi impériale et le Dharma furent considérés comme identiques - "Zen de la Voie impériale" par opposition au "Zen de la Voie du Bouddha". Particulièrement, l'empereur remplaçait le Bouddha, la loyauté et l'esprit japonais le Dharma, et la nation, la Sangha. Les enseignements zen furent adaptés pour se conformer à la nouvelle tradition. Un fameux "soldat zen" écrivit : "Ne recherchant rien, vous devrez simplement rejeter complètement le corps et l'esprit et ne faire qu'un avec l'Empereur."
Au début du siècle, le Japon sortait de plusieurs siècles d'isolement. D'une certaine façon, cet esprit de la guerre a débuté en 1894 pendant la guerre sino-japonaise, avec les victoires japonaises en Chine et en Corée puis avec les succès ultérieurs de la guerre russo-japonaise (1904-1905). L'orgueil national du Japon s'est infatué. Il a cherché à devenir une "Nation de première Classe" - une puissance mondiale moderne qui pourrait contrer l'expansion occidentale et créer son propre empire en Orient. L'isolation de cette nation insulaire a engendré une arrogance omniprésente. Le Japon se voyait comme divin, racialement et culturellement supérieur, "sans défaut" et "le seul pays bouddhiste". Les non-Japonais était appelés "jama gedo" - des païens insoumis. Le Japon était en train de "sauver l'Asie", répandant le pur japonais, le "Yamato damashii", qui prenait des allures cosmiques.
Ecrit par : Jama-gedo | vendredi, 21 septembre 2007
Il est difficile de comprendre pourquoi des maîtres aux titres ronflants et aux longues années de pratique se comportent de manière aussi médiocre, misérable, mesquine, vicieuse, égoïste, égotique, malhonnête et destructrice ? Le Sûtra de l'Estrade lui-même dit que : "Si nous ne la [la sagesse] mettons pas en pratique, elle n'est plus qu'illusion et fantasmagorie."
Ecrit par : Born | vendredi, 21 septembre 2007
Vous êtes bien naïfs Born, les illusions, profondément enfouies comme les désirs, l’envie, la pulsion sexuelle, la haine et l'amour-propre ne peuvent être surmontées par l’assise silencieuse, les mudras ou les visualisations - il n’y a que les irrémédiables crétins de votre espèce qui imaginent pouvoir, à la force de leur zazen ou des cérémonies tibétaines, déraciner les poisons. Cette idée d’une libération obtenue par la pratique, ou d’une disparition des illusions par la mise en œuvre de techniques, idée complaisamment gravée dans la tête sans intelligence des occidentaux qui ont malheureusement perdu toute mémoire de ce que signifient sur le plan spirituel les conséquences du péché originel, est une plaisanterie grotesque !
Ecrit par : Zig-Zag | vendredi, 21 septembre 2007
Un des phénomènes les plus surprenants du bouddhisme occidental vient du fait que les disciples naïfs, idéalisant leurs « gurus » pudiquement baptisés aujourd’hui « amis spirituels » (sans rires !), considèrent les comportements de leurs maîtres comme dépassant toute critique, attitude irréaliste qui eut des conséquences terribles dans toutes les branches de la pratique en Occident.
Le cas de June Campbell, cité par Zacharias, pour être emblématique et vraiment scandaleux, est loin d’être isolé. Depuis 1975 et encore jusqu'à aujourd'hui, plusieurs scandales se sont succédé par exemple dans les grands centres zen aux USA, révélant que plusieurs maîtres zen avaient abusé sexuellement et financièrement pendant des longues périodes plusieurs de leurs disciples.
La liste diffusée est impressionnante et sont impliqués : les enseignants de la Zen Studies Society (New York), du San Francisco Zen Center, du Zen Center of Los Angeles, du Cimarron Zen Center (Los Angeles), du Kanzeon Zen Center (Bar Harbor, Maine) du Morgan Bay Zendo (Surry, Maine), du Providence Zen Center et du Toronto Zen Center.
Ce sont là parmi les centres les plus importants et influents. Dans la plupart des cas, les scandales ont persisté pendant des années, ou n'ont semblé prendre fin que pour continuer à nouveau. Par exemple, dans l'un de ces centres, des scandales sexuels se sont reproduits pendant environ vingt-cinq ans avec le même maître, auxquels ont été mêlées plusieurs femmes. Ces scandales ont été omniprésents et persistants, et ont affecté presque tous les grands centres zen américains.
Il faut souligner que ces problèmes révèlent que derrières les robes monastiques, les poses hiératiques des maîtres aux cranes tondus campés dans une impassibilité distante, attitudes qui font toujours leur petit effet sur les gogos, nous nageons en plein abus de pouvoir et dans la tromperie et l'exploitation les plus abjectes.
Ces affaires se sont poursuivies dans le secret ou ont même été publiquement niées. Les disciples impliquées ont souvent été poussées à mentir par leur maître au sujet de la nature de leur liaison. Parfois, le maître a prétendu qu'une expérience sexuelle aurait fait avancer le développement spirituel de sa disciple. Après leur découverte, un maître a justifié ses multiples liaisons sous le prétexte qu'elles étaient nécessaires pour renforcer le centre. Les femmes impliquées dirigeaient des centres dépendant du sien, probablement le fait d'avoir une liaison secrète avec le "maître" leur aurait-il permis d'approfondir leur compréhension et leur pratique.
Les abus de pouvoir de ces hommes ont eu des effets plus importants dans presque tous les cas. Les disciples impliquées ont souvent été anéanties en comprenant qu'elles avaient été utilisées par la personne même en qui elles avaient le plus confiance. Certaines ont dû recourir à la psychothérapie pendant des années. Il y eut des dépressions et des mariages brisés. Des centres zen se déchirèrent entre factions, ceux qui déploraient l'inconduite du maître et ceux qui la niaient ou l'excusaient. Les défenseurs, lorsqu'ils ne niaient pas froidement ce qui s'était passé, l'expliquaient comme étant la "folle sagesse" du maître. Le plus souvent ils blâmaient la victime ou s'en dédouanaient en déclarant qu'un maître n'est pas parfait. Une autre explication voulait que le disciple n'avait pas bien encore compris l'enseignement.
En fin se lève un voile insupportable sur la plus grande escroquerie spirituelle que représente la mensongère sagesse soi-disant dispensée par le bouddhisme !
Ecrit par : Hector | vendredi, 21 septembre 2007
Sachez Born, que la plupart des petits maîtres occidentaux (eurolamas ou maîtres zen) auto-proclamés transmetteurs du « dharma », sont loin d'êtres des Bouddhas pleinement éveillés, mais sont bien plutôt des requins très malins surfant avec une aisance remarquable sur la crédulité et l’état de grande désorientation psychologique et spirituelle de leurs disciples.
Ecrit par : Harbor | vendredi, 21 septembre 2007
Nathanaël parlait plus haut de sa déception lors de son séjour à Karma-Ling, on apprend que l'Institut a été fondé en 1980 par Lama Denis Teundroup. La "légende dorée" de l'endroit tend à faire de Lama Denis un découvreur de Kalou Rinptoché.
Lama Denis, qui est issu d'une famille bourgeoise assez aisée, se destinait à la médecine et il a bifurqué vers le métier de "gourou" dont la vogue s'est développée après les déceptions engendrées par Mai 68. Notons seulement que son succès ne semble pas s'être démenti. La nature ayant horreur du vide, Lama Denis exerce actuellement son magistère jusqu'en Russie ex soviétique.
L'Institut Karma Ling doit également sa réputation de citadelle intellectuelle au zèle du très guénonien, bien que psychanalyste croyant en la transmigration, Dr Schnetzler. Puisqu'il est censé être passé par Guénon et l'avoir indiqué à son ex-gendre, on ne s'explique pas comment il a pu se laisser fasciner par les thèmes en rapports avec ces fameuses "réincarnations" que le monde nous envie mais le fait est que de notre point de vue son dernier livre, loin d'avoir clarifié la question, l'a singulièrement embrouillée à cause d'un abus de phénomènologie dont il se semble pas s'être détaché.
Nous avons de bonnes raisons de pense que l'intérêt marqué par les fondateurs pour l'oeuvre René Guénon n'a jamais été ni très conséquente ni très sincère. Nous y voyons plutôt une tentative de récupération qui a servi a façonner adroitement l'image de marque du centre. Citadelle intellectuelle, il s'est singularisé en abritant un Groupe de Recherches du Dharma, ce GRD que les résidents avaient surnommé Groupe de rescapés du Dharma pour se moquer des psychanalystes abscons qu'il abritait.
La grande trouvaille publicitaire de Lama Denis Teundroup aura consisté à organiser différents colloques pour regrouper chrétiens et bouddhistes. Depuis les "mômeries" d'Assises, on est oeucuménique ou on ne l'est pas... Néanmoins, il faut croire que les péchés de Karma Ling n'étaient pas si graves puisque la chartreuse n'a pas connu de tremblements de terre... Il est cependant assez malaisé de tirer un bilan de ces sortes de bavardages et l'on notera finalement que cette mode des colloques interreligieux aura finalement achoppé sur le seul projet intéressant de la série: personne ne s'étant senti de taille à gloser sur le thème Trinité et trikayas, le projet fut abandonné après deux réunions demeurées infructueuses.
Ecrit par : Zak | vendredi, 21 septembre 2007
Le Dr Schnetzler cité par Zak finit par proposer son livre, "De la mort à la vie" (Dervy) comme pouvant servir à un rapprochement entre la vision chrétienne de l'au-delà et celle du bouddhisme en insistant sur le fait qu'il prêche plutôt la voie paisible de la libération progressive allant jusqu'à comparer le Bouddha à un professeur soucieux de faire réussir les cancres plutôt que les élèves doués.
C'est oublier le fait que le christianisme est intervenu dans un temps de crise. Le cycle qui s'achève n'est pas un cycle banal. Il implique de nouveaux cieux et une nouvelle terre.
Sans aller jusqu'à parler d'apocatastase, il va sans dire que le temps presse et que l'on ne peut pas se permettre de rater la diligence. Il faut également insister sur le fait que le christianisme envisage lui-même une "libération progressive". Le paradis des chrétiens n'est pas une station définitive comparée à ce que l'Islam appelle l'identité suprême.
Cette façon de présenter les choses n'est du reste pas conforme à ce que vivent les Orientaux d'esprit traditionnel car il faut rappeler que pour eux la hantises des "renaissances" est pratiquement égale à la hantise des enfers non point perpétuels mais éternels. Quant au concept de la "libération progressive" tel que l'envisage le Dr Schnetzler, il n'appartient pas au bouddhisme tantrique qui vit la menace du samsara avec acuité. ce serait plutôt une conception propre à la vision fort médiocre de ce "bouddhisme originel" que nous ne sommes pas loin de déclarer foncièrement hérétique.
Le chapitre terminal nous vaut toutes sortes d'affirmations qu'il faudrait pouvoir commenter longuement. C'est ainsi que la remarque au sujet de l'accord entre nos descriptions médiévales de l'enfer et les descriptions hindou-bouddhiques engendre des lieux communs non seulement dérisoires mais également générateurs de scepticisme. En effet, l'on a mis cet accord sur le compte de l'unité du psychisme humain ce qui tend invariablement à ôter à de telles convergences toute espèce de force probante en suggérant la possibilité d'une description purement arbitraire. Fort heureusement, pour un psychologue la force prégnante des bouffées hallucinatoires qu'il peut voir à l'oeuvre chaque jour que Dieu fait, ne permet pas de nier la réalité des souffrances ainsi vécues. L'on aboutit ainsi à une généralisation des états infernaux qui est bien loin de concourir à une banalisation.
Le Dr Schnetzler consent tout de même à reconnaitre que les miracles du Bouddha sont superposables à ceux du Christ sauf sur un point, la résurrection. Dans la foulée, il commet selon nous une erreur en réduisant le sambhogakâya ou "corps de gloire" à un simple corps "subtil". Finalement, l'on pourrait dire que tout en constatant une apparente singularité du christianisme (la résurrection du Christ étant le gage d'une libération définitive ici et maintenant ou du moins à l'issue de cette vie), il n'en tire aucune conclusion vraiment positive en faveur de la pédagogie propre au christianisme.
Ce que nous venons de diagnostiquer nous incite à concevoir les plus vives inquiétudes quand à la destinée posthume de l'auteur. Sans avoir le coeur à le vouer à quelque enfer plus ou moins gratiné, il nous semble que la médiocrité des préoccupations dont il témoigne présentement pourrait bien être la mesure même de ce qui l'attend dans cet autre monde. Nous le verrions fort bien exerçant ses talents de psychiatre dans cet au delà duquel il pourrait un jour nous revenir nanti d'une expérience un peu moins théorique. Mais est-ce bien le moyen d'échapper à ce genre de marécage répétitif? Nous n'en sommes pas absolument certain et c'est bien ce qui nous inquiète pour l'auteur, aussi voulons nous compter plus sur la miséricorde divine que sur sa raison propre.
Ecrit par : Jama-gedo | vendredi, 21 septembre 2007
Délicieux la "voie" de l'Eveil :
"Parmi les nombreux livres européens que le Dalaï Lama avait traduit, se trouvait Mein Kampf. Il annota son exemplaire avec des commentaires enthousiastes et souligna ses passages favoris à pratiquement chaque page. De Hitler il disait : «Le Inji (l'honorable étranger) est assisté par Dieu pour quelque haute entreprise dans cette vie.»
Ecrit par : Aloïs | samedi, 22 septembre 2007
Milles pardons, le travail, le merveilleux et affreux travail exhibe ses chaines. Je vois que depuis mes timides rapprochements Bouddhisme /SS l’enquête progresse…
Alors mes sources Vincent, (excellente question, il faut, aussi souvent que possible, donner les sources) : et bien désolé, rien de neuf :, ce que j’ai déjà nommé : Louis Pauwels, Mr Gurdjieff et le grand classique a avoir ouvert les portes de l « ’ésotérisme nazie» ,Le matin des magiciens, de Pauwels et Bergier. Je vais tenter une plongée dans ma bibliothèque (trop à faire pour l’instant,) pour retrouver quelques titres supplémentaires : de mémoire. Serge Hutin, Gouvernant invisible et sociétés secrètes. On en parle dans L’occulte de Colin Wilson. Bref, ça traîne un peu partout. Vous avez provoqué un post géant qui n’est pas dans mes habitudes, tant pis, allons y - c’est parti :
Voilà l’histoire, sorti du bouquin de Pauwels :
"En ce qui concerne Gurdjieff, je n'ai aucune manière de prouver que j'ai raison, sauf que je sais avoir raison. Lorsque je le connus, il y a environ trente ans, au Thibet, il était, outre ses fonctions de précepteur du jeune dalaï-lama, l'agent principal de la Russie au Thibet. Il était de race russe buriate, et bouddhiste de religion. Ses connaissances étaient énormes et son influence a Lhassa considérable, puisqu'il récoltait les tributs des Tartares Baïkals pour le compte du dalaï-lama, et qu'il avait reçu le titre, fort élevé, de Tsannys-Khan-Po. En Russie, il était connu sous le nom de Hambro Akvan Dorzhieff. Pour l'Intelligence Service britannique, il était lama Dorzhieff. Quand nous envahîmes le Thibet, il disparut avec le dalaï-lama en direction de la Mongolie. Il parlait russe, thibétain, tartare, tadjik, chinois, grec, français (avec beaucoup d'accent) et un anglais assez fantaisiste. Quant à son âge, eh bien ! je dirai qu'il était sans âge. Un grand homme., encore qu'il ait patauge dans la politique impérialiste russe, et cela -- je le crois assez volontiers - plus ou moins pour s'amuser. Je rencontrai Gurdjieff quelque trente ans plus tard à un dîner chez un ami commun, John O'Hara, ancien directeur du New York World, à New York. J'étais convaincu qu'il était le lama Dorzhieff. Je le lui dis et il cligna de l'œil. Nous parlâmes en tadjik.
Et allez, soyons fou, deuxième curiosité :
« Il y a quelques années, une réception fut organisée à New York en l'honrieur de Gurdjieff, si je me souviens bien. Beaucoup d'hommes distingués étaient présents et, parmi eux, un écrivain Achmed Abdullah, qui me dit n'avoir jamais vu Gurdjieff et qui se réjouissait beaucoup de le rencontrer. Lorsque Gurdjieff entra, Achmed Abdullah se tourna vers moi et me dit : « J'ai déjà rencontré cet homme. Savez-vous qui il est réellement ? Avant la guerre, il était à Lhassa comment agent du service secret russe. Jetais alors moi-même à Lhassa et nous avons, en quelque sorte, travaillé l'un contre l'autre. » Vous voyez donc que Gurdjieff a touché au cœur même de tout enseignement ésotérique. Certaines personnes prétendent qu'il n'était à Lhassa comme agent secret que pour dissimuler le véritable but de son séjour, qui était d'apprendre les méthodes surnaturelles des lamas. D'autres soutiennent que ses prétendues études ésotériques n'étaient qu'un prétexte derrière lequel se cachaient des activités politiques.[...] »
Pendant qu’on y est, autant aller jusqu’au bout, dans le genre vampires nazis et grand illuminés :
"Gurdjieff s'est toujours refusé à citer les noms des compagnons qui formèrent avec lui le groupe des « Chercheurs de la Vérité » et explorèrent les hauts lieux de la tradition primordiale. Des informateurs dignes d'attention m'assurent qu'un de ses compagnons, au moins, est connu : il s'agit de Karl Haushofer.
Karl Haushofer devait être plus tard le fondateur de la Géopolitique et l'un des idéologues les plus importants du 3ème Reich. On trouve ses traces aux côtés de Gurdjieff au Thibet en 1903, puis en 1905, 1906, 1907, 1908. Il réside ensuite au lapon entre 1907 et 1910.
Les mêmes informateurs me déclarent que Gurdjieff ne perdit jamais le contact avec Haushofer. C'est lui, notamment, qui aurait recommandé à Haushofer, comme représentant de Hitler dans la colonie des Russes blancs résidant en France, le danseur Gitkoff, porté disparu depuis 1945.
C'est lui qui aurait conseillé à Haushofer de choisir pour emblème la svastika inversée.
Haushofer fut le fondateur, en 1923, d'un groupe ésotérique d'inspiration thibétaine. Il fonda ce groupe au moment même où Gurdjieff s'installait en France. L'adjoint de Haushofer fut le docteur Morrel qui devait devenir le médecin personnel d'Hitler et qui, dans cette même année 1923, introduisit le futur chef de l'Allemagne et son camarade Himmler dans ce groupe.
Ce groupe se nommait le « Groupe Thulé ». Les bases philosophiques de ce groupe avaient été puisées dans le fameux livre des Dzyan, grimoire secret de certains sages thibétaine. D'après ce livre, il existe dans le monde deux sources de puissance :
- La source de la main droite vient d'un monastère souterrain, une citadelle de méditation, situé dans une ville symboliquement nommée Agharti. C'est la source de la puissance contemplative.
- La source de la main gauche est la source clé la puissance matérielle. Elle coule dans une cité de surface nommée Shampullah. C'est la ville de la violence, dominée par le « Roi de la Peur ».
Ceux qui obtiennent alliance avec lui peuvent dominer le monde. Par l'intermédiaire (le l'importante colonie thibétaine résidant à Berlin et qui entretenait des relations constantes avec Haushofer le « Groupe Thulé » obtint en 1928 cette « alliance ». Et c'est à cette occasion que l'emblème de la svastika inversée fut adopté. A cette époque faisaient notamment partie de ce « Groupe Thulé » Hitler, Himmler, Goering, Rosemberg et le docteur Morrel, sous l'autorité de Haushofer.
Les membres de ce « Groupe » correspondaient avec Shampullah, avec le « Roi de la Peur » (dénominations symboliques, bien entendu) par deux moyens
Des postes émetteurs et récepteurs électroniques qui les mettaient en contact avec un centre clé renseignements, disons « thibétain » par où parvenaient d'assez précieuses observations sur l'Inde et le lapon.
Une sorte de « jeu » auquel ils se livraient en séance très fréquemment, et dont voici le détail :
Les « autorités », dont Haushofer était le délégué, leur remettaient un code numérique simple relatif aux lettres de l'alphabet. Ils disposaient ensuite d'une équation permettant de transformer ces chiffres selon des paramètres variables. Enfin, pour fixer ces paramètres, on tirait au sort des cartes d'une sorte de tarot thibétain que les collectionneurs d'objets d'Orient connaissent : ce sont des cartes rondes, gravées sur un bois blond et translucide.
C'est à ce « jeu » que se livraient régulièrement, entre 1928 et 1941 au moins, quelques-uns des grands dirigeants du 3ème Reich. Il semble qu'on ait là-dessus quelques documents certains, quelques dépositions irréfutables. Certains de mes informateurs se disent d'ailleurs prêts à confirmer cela publiquement. (L'un d'eux occupe une situation de premier plan dans le monde scientifique.)
On assure que c'est par ce « jeu » que Hitler apprit que Roosevelt allait mourir et la date de cette mort, et qu'il interpréta ce « signe » comme bénéfique pour mille ans, d'où son discours mystique et quelque peu délirant à propos de la mort du président des États-Unis.
On assure que l'une des conditions du pacte conclu entre les membres du « Groupe Thulé » et les « autorités » thibétaines fut l'extermination des Bohémiens. Cette extermination, jamais justifiée dans les textes et les discours officiels, fut entreprise et poursuivie avec un extraordinaire acharnement par Hitler et Himmler qui harcelèrent les chefs de « camps de la mort » pour obtenir des exécutions massives. Selon des chiffres très probables, sept cent cinquante mille Bohémiens périrent.
J'ajoute qu'au moment où les Russes envahissaient Berlin et tout de suite après le suicide de Hitler, mille cinq cents Thibétains et Hindous sortirent en armes dans la ville et se firent tuer.
Enfin, il semble certain que Staline eut connaissance de l'existence du « Groupe Thulé ». (Il avait été le condisciple de Gurdjieff au séminaire d'Alexandropol.) Il déclara en conseil que, selon lui, « il était inconcevable qu'au XXème siècle des chefs d'État se livrent à de telles diableries ».
Au moment où je rédige ce « post-scriptum », l'hebdomadaire communiste français Les Lettres françaises publie deux sonnets trouvés sur le cadavre du fils de Haushofer, assassiné en 1945 par les S.S. dans la prison de Moabit où il était détenu pour avoir participé à l'attentat contre Hitler. Son père, Karl Haushofer, s'est « officiellement » suicidé peu de jours après l'arrestation de son fils, mais on n'a là-dessus aucune certitude.
Un des sonnets du fils, après que j'aie recueilli les informations que je viens de transcrire, m'a vivement frappé. Le voici :
Une légende profonde de l'Orient
Nous raconte que les esprits de la puissance du mal
Sont tenus captifs dans la nuit marine
Scellée par la main prudente de Dieu.
Jusqu'à ce que le sort, une fois par millénaire,
Accorde à un seul pêcheur le pouvoir
De briser les entraves des prisonniers
S'il ne rejette pas aussitôt son butin à la mer.
Pour mon père, le destin avait parlé.
Sa volonté avait jadis la force
De repousser le démon dans sa geôle.
Mon père a brisé le sceau
Il n'a pas senti le souffle du Malin,
Il a lâché le démon par le monde.
NOTE DE L'EDITEUR : Le récit de M. Rom Landau, le témoignage de Abdullah ont été contestés notamment par Mme Alexandra David-Neel qui, dans un article des Nouvelles Littéraires de Paris (le 22 avril 1954), a déclaré qu'il y avait une confusion entre M. Gurdjieff et un lama bouriate du nom de Dordjieff. Par contre, K. M. Panikkar (dans L'Asie et la domination occidentale, citant Bell: Biography of the Dalaï Lama) parle lui aussi d'un moine bouriate nommé Dorjieff qui intriguait au nom du Tsar à Lhassa et ce qui devait par la suite dispenser sa sagesse à Fontainebleau. Le livre de M. Rom Landau, dont nous reproduisons ici un chapitre, ayant paru du vivant de M. Gurdjieff et celui-ci n'y ayant fait aucune objection, nous nous bornons à indiquer les éléments de cette controverse."
Amusant non ? Harry Potter et la Svastika cachée…
Il me semble qu’il est,aussi question de Gu -Gu (sous toutes réserves) dans Jean Robin Hitler , l’élu du dragon (du grand n’importe quoi, hein, faut le savoir). Alexandra Davil Neel, disons le en passant, adorait mentir. Alors, pour la vérité...
Mais il faut savoir qu’il existe, aujourd’hui, toute une nébuleuse pseudo bouddhiste –lamaïste qui se réfère à Gurdjieff, - mouvement OSHO, un faux nez de Bhagwan pour ceux qui connaissent-et c’est assez sérieux pour être noté dans le répertoire des sectes (En quoi le mouvement Osho et le mouvement Gurdjieff c'est blanc bonnet et bonnet blanc (Document PDF) - Etude mars 2004) Et plus généralement, histoire de zieuter un peu les dangers de s’astiquer sur la tradition : gurdgieff, esotérisme, sectes, sciété secrète, quatrième voie )
Je tiens quand même à dire que l’unique historien « sérieux », Goodrick Clark se méfie énormément de ce qu’il appelle le « mythe de l’ésotérisme nazie ». L’ Ahnenerbe s’est occupée d’un peu n’importe quoi. Du Graal (voir la curieuse histoire d’Otto Rhan) aux cathares en passant par le Tibet. Ce n’est certes pas une raison pour les prendre au sérieux. Sinon on finira par croire aux théories d’Horbiger et à la « Terre creuse ». Rappelons que le nommé Guénon est d’une ignorance crasse lorsqu’il ramène Dante a ses obsessions en ignorant totalement ses sources médiévales (CF les 25 volumes des Studia dantesci et André Pezard, notes de la Pléiade) Sur le mythe du Roi du monde, on peut rajouter le vieux Frédéric Barberousse qui attend dans sa caverne, l’Imam caché, le Mahdi ect. Ce sont des éléments morphologiques de mythes. Comme le combat entre deux hommes luttant tout une journée – Roland Olivier/ Robin Petit Jean – qui trouve ses racines dans Gilgamesh – combat Enkidu Gilgamesh.
Les mythes possèdent une symbolique passionnante, mais ne sont pas à prendre au pied de la lettre. (Ouf !)
Ecrit par : Restif | samedi, 22 septembre 2007
Jama-gedo,
Il est vrai que le docteur Schnetzler se prétend à la fois chrétien et bouddhiste mais tout, dans son attitude, fait penser au contraire. Je ne vois pas d'ailleurs, comment l'on peut être chrétien et réincarnationiste !
Il semble toutefois donner à la chrétienté une valeur uniquement exotérique et insiste bien sur les initiations bouddhistes.
Il me parait aussi très intéressé par le tantrisme.
Pensez vous qu'il puisse avoir fait école dans ces domaines ?
A Monchardon, il bénéficie d'une haute estime interne mais semble assez décalé pour être accessible aux non bouddhistes.
J'aimerai en connaitre plus sur cet homme car je me demande bien comment l'on peut être tout ça à la fois.
A l'époque j'avais lu quelques uns de ses ouvrages mais je n'y avais rien trouvé de plus que compilation et scientisme. L'analyse que vous faites de "de la mort à la vie" est très correcte à mes yeux.
Pouvez vous m'en dire plus sur ce personnage?
Ecrit par : nathanaël | samedi, 22 septembre 2007
J'ai toujours détesté le communisme -- cette Religion sans soutane -- (vers 17/18 ans la lecture de deux tomes d' "Oeuvres Choisies" de Karl Marx en livre de Poche, éditeur 10/18, m'avait fait saisir la portée de l'analyse Marxiste, sa juste analyse de la notion de Capital... mais aussitôt j'avais haïs les méthodes prônées par le maître, la dictature du Prolétariat, la religion comme "opium du peuple", le nivellement proposé dans "L'Idéologie Allemande" et la haine argumentée envers les fortes individualités, l'égalitarisme naïf, la collectivisation démesurée.
Seulement voilà... j'ai pu rencontrer des communistes sympathiques, qui y croyaient et, même !, y croient encore : un monde meilleur, plus juste, avec des richesses mieux réparties, blah-blah-blah-blah... Je ne parle pas ici des responsables des partis (PC, LCR, FO et tutti quanti)... ni même des militants de base des organisations en question. Je parle de ces quelques personnes qui existent et qui au terme d'un parcours politique singulier se proclament encore et toujours de "Gauche" mais n'adhérant à aucun comité, aucune organisation se fraient un chemin dialectique au sein de leur petit Karl Marx illustré avec la volonté d'en découdre avec les injustices sociales de ce monde.
On est bien souvent en mesure de parler avec ces personnes, d'échanger des idées, de s'enrichir de leurs parcours même et surtout si on est pas d'accord avec leurs postulats socio-politiques.
Avec le Bouddhisme et l'Islam c'est la même chose. J'ai croisé quelques bouddhistes sympathiques et quelques musulmans doux et gentils. Ce qui ne m'a nullement empêché de garder sur ces religions un oeil critique et scrutateur. Car si les individus comptent pour moi qui aime tant les authentiques singularités, le terroir mental et le terreau philosophique sur lesquels se fondent des religions, des croyances, des idéologies, ont leur importance aussi qu'il convient de prendre avec rationnalité et mesure.
Comme dans toute vase, dans toute boue, il subsiste un peu d'eau clair, ainsi dans le Bouddhisme. Je veux dire par là qu'il y a dans le Bouddhisme comme dans l'Islam des bifurcations qui ont permis à de fortes individualités d'y puiser une voie à partir de laquelle ils ont été en mesure d'exercer une avancée au sein du parcours existentiel qui est exigé de nous tous.
Guénon a mis le doigt sur quelque chose qui me semble essentiel : l'idée d'une tradition primordiale se perdant dans la nuit des temps et qui aurait éclaté en multiples religions à travers le monde. D'où la nécessité de préserver, selon Guénon, chaque religion en tant que telle, avec sa force et ses pratiques et ses cultes et ses rituels et son mental... afin de parvenir, un jour, à reconstituer le puzzle de manière logique. Guénon n'est pas pour le syncrétisme, contrairement à ce qui a été lancé ici et là... mais il a tenté de jeter des ponts entre les différentes traditions afin de tenter d'appuyer leurs connivences éventuelles antédilluviennes. Ceci est-il vrai ? Authentique ? Je ne saurais le dire. On en a déjà parlé avec quelque verve, en ces lieux même, lorsqu'Isabelle avait mis en ligne le texte de Bonnal sur Guénon. (C'est ça ou je me trompe ?) Toujours est-il, qu'en nous allignant sur ces critères guénoniens nous pouvons trouver dans le Bouddhisme, dans l'Islam, dans la Taoïsme (que personnellement j'aime beaucoup), dans les religions amerindiennes (qui ne me laissent pas indifférent), dans l'hindouisme des résonnances et des lignes de forces communes qui peuvent même rentrer en vibration avec notre culture Judéo-Chrétienne passée au prisme du corpus gréco-latin qui fonda notre culture... sans oublier du vieux paganisme populaire dont on a plus beaucoup de traces.
Mais il faut nous préserver des dangers que les lignes de forces ne se transforment en lignes de risques. Le New Age est un abêtissement. Les syncrétismes des aplanissements... même lorsqu'ils sont pratiqués par le docteur Schnetzler.
C'est que je trouve tout de même très curieux de lire des tentatives de description de la divinité chez les kabbalistes juifs et de trouver des liens foudroyants avec la description du TAO par Lao-Zi ou la description d'Allah par les soufis ou les ivresses mystiques des pères du désert. Les accroches sont nombreuses et les correspondances baudelairiennes saisissantes. Je trouve plus que curieux que les languettes de feu (symbolisant et incarnant le Saint Esprit) qui apparaissent aux disciples de Jésus réunis à la pentecôte les surprennent aux sommets de leurs crânes respectifs, précisément à l'endroit où les hidouistes placent un des 7 chakras. Ce que Thérèse d'Avila (1515-1582) ou Maître Eckhart avant elle (1260-1328) ont tenté de réintroduire dans le christianisme qui, déjà, avait besoin de souffle nouveau a bien des liens avec les pensées orientales, par-delà les frontières culturelles et religieuses que nous imaginons très bien. Et déjà les inquisiteurs de leurs temps les considéraient avec une grande méfiance de serviables dévots empreints de soumission à la théologie officielle à laquelle probablement ils ne comprenaient pas grand chose.
Comment ne pas trouver de conjonctions entre, par exemple, l'Ecclésiaste biblique et les "4 nobles vérités" bouddhiques ? (Faites un tour sur Google)
Le Chevalier du moyen-âge chrétien parvient, par sa foi, à être dans le même dépouillement que le Samouraï Japonais. Une lecture du Hagakuré (Éditions Guy Trédaniel) (dont Yukio Mishima fit un excellent commentaire dans "Le Japon Moderne et l'Étique Samouraï" -- Gallimard) indique bien qu'il n'est pas question par le Bushido (voie du guerrier) de prendre plaisir à tuer, à guerroyer et s'adonner à des massacres. Ce sont là des comportements d'esclaves, non de maîtres authentiques. Esclaves de leurs névroses, de leurs passions, de leurs lourdeurs dont ils croient pouvoir se libérer en projetant sur autrui leurs néfastes convictions haineuses. Le maître authentique se prépare simplement toute sa vie à l'inévitable : sa propre mort. Parallèlement, il se consacre à la communauté. Jôchô Yamamoto (1659-1719) qui a écrit le Hagakuré insiste sur le fait que le Samouraï est au service de l'Amour.
Ces différentes ascèses et ascétismes ne mènent pas systématiquement au fascisme ou au nazisme... mais il n'est guère surprenant qu'ils puissent y mener aussi.
Jean-Paul II (que j'admire) a bel et bien béatifié le cardinal croate Stepinac qui, croyez le serbe que je suis, fut une véritable ordure. Durant la seconde guerre mondiale, le Cardinal Stepinac benissait avec largesse les oustachis croates et leur poglavnik catholique Ante Pavelic qui avec le soutien d'Amin Al-Husseini (mufti de Jérusalem) et l'énergie du, alors, jeune Alija Izetbegovic (futur président de la Bosnie indépendante) et de leurs divisions SS musulmanes (la division Handjar en Bosnie) égorgeaient les tziganes, convertissaient les serbes de force ou les tuaient et s'occupaient des juifs avec délectation. Cela doit-il lancer l'opprobre sur la Catholicité ? À mon humble avis non. Et je suis, pourtant, de culture Orthodoxe.
C'est une fois encore le sens de la hiérarchie dans notre raisonnement qui se doit de l'emporter. Puisons dans les oeuvres de l'esprit, dans l'Histoire "humaine trop humaine", dans les idées et les croyances avec le sens critique adéquat et le raisonnement qui se doit d'aller avec.
Surtout... ne sombrons pas dans la pensée binaire que nous avons en maintes occasions pu voir oeuvrer ici et là... et encore récemment sur le texte consacré à Ricoeur et Heidegger.
Bien à Vous tous...
@)>-->--->---
Ecrit par : Nebo | samedi, 22 septembre 2007
Nathanaël,
En attendant une éventuelle réponse de Jama-gedo sur le Dr Schnetzler, je peux vous renseigner sur les dommages collatéraux du tantrisme tibétain sur sa propre famille, plus précisément sa fille, Elisabeth. Un jour, elle épousa un certain Denis Eysseric lequel devint, par la grâce de son maître, Kalou Rimpoché, le lama Teundroup et fut placé à la tête du monastère de Karma-Ling, ancienne chartreuse de St Hugon. Animé par un antichristianisme viscéral dont les fondements psychologiques auraient pu constituer un cas d'étude pour son psychiatre de beau-père, il s'acharna à faire disparaître de ce monastère toute trace de chrétienté. Ce sinistre individu n'hésita pas à envoyer sa chère et tendre épouse en retraite de 3 ans, 3 mois et trois jours, période durant laquelle il exerça ses talents de maître tantrique avec des jeunes filles comme Kalou Rimpoché le fit avec June Campbell : tel maître, tel disciple! Et que croyez-vous qu'il arriva ? Sa femme demanda et obtint le divorce.
Ecrit par : Gérard Languedeput | samedi, 22 septembre 2007
Pour le coup c'est ignoble ce que vous dîtes là!
C'est de la diffamation pure et simple. Et d'abord comment savez-vous tout cela?
Vous avez bien choisi votre pseudo, Languedeput!
Ecrit par : Maurice M | samedi, 22 septembre 2007
Gérard L.......,
Merci pour les renseignements. J'avais entendu parler de tout cela et même si ce n'était pas ce qui m'intéressait, ce n'est pas anodin pour quelqu'un qui est pris pour un libéré par certains fumeurs de moquettes orientales.
Je voulais connaitre le crédit que l'on accordait à cet homme dans le domaine bouddhiste et ésotérique.
Ecrit par : nathanaël | samedi, 22 septembre 2007
Maurice M.,
En effet, c'est ignoble si ce n'est pas vrai mais c'est encore bien plus ignoble si c'est vrai !
Ecrit par : nathanaël | samedi, 22 septembre 2007
Bah... c'est ignoble... même pour un fumeur de moquette orientale comme moi. C'est vous dire.
Ecrit par : Nebo | dimanche, 23 septembre 2007
Au vu des vomissements qui s'expriment sur cette page, hélas, il est bien tentant de se demander de quel côté est la haine. Certainement que ce qui déborde du coeur n'est pas l'expression du péché originel, contre lequel tous se sentent visiblement vaccinés !
Les écoles du bouddhisme ancien nient que le "bouddhisme tibétain" soit réellement du bouddhisme. Elargissez donc vos sources !
Quant aux signalements des dérives, elles sont tristement exactes. On voit bien la paille chez son voisin, c'est bien. Devra-t-on cependant, et en retour, s'abaisser à rechercher les crimes de sang commis au nom du Christ ?
Ce serait bien bas. Alors élevez un peu le débat ...
Ecrit par : Pierre | dimanche, 23 septembre 2007
Non!! Je rêve, on nous le fait en permanence le jeu du ping pong!
Le repentance c'est ça?
La repentance, assortie d'une bonne dose de culpabilité qui empêche les vilains chrétiens de réfléchir, de dénoncer, de voir clair!
La haine est partout mon cher! c'est connu ici, "gentil n'a qu'un oeil" alors
allez vous faire foutre avec votre petite morale de bobo bien propre sur lui!
Elevez le débat vous-même, on les attend vos sources!
Ecrit par : Charles | dimanche, 23 septembre 2007
Pierre,
Je ne vous ai pas attendu pour savoir que le "bouddhisme tibétain" est un mélange de bouddhisme et de chamanisme qui est déviant par rapport au bouddhisme originel. En tant que chrétien, je ne supporte plus tous ces Occidentaux au départ, baptisés, et qui vont rejoindre des enseignements orientaux totalement étrangers à notre culture par rejet du christianisme sous prétexte que l'Eglise n'a pas fait son travail et qui eux, ne cessent de vomir sur les chrétiens en leur jetant sans cesse à la figure l'inquisition, les prêtres fornicateurs, etc. Si on critique un enseignement prétendument spirituel, c'est forcément de la haine, mot également employé à l'encontre de tous ceux qui dénoncent les turpitudes de l'islam. Quand on n'a aucun argument à faire valoir, on se réfugie derrière un mot comme celui-là ou un mot en "isme". Tous les propos tenus ici ne sont pas de la haine mais une dénonciation de ce qui est une véritable escroquerie à la spiritualité. Si l'image que vous avez des chrétiens est celle de gens qui subissent des insultes et des crachats sans broncher, alors vous vous êtes trompé d'adresse car vous trouverez sur ce blog des chrétiens fermement résolus à défendre leur tradition en ces temps d'apostasie croissante telle que l'Apocalypse de Jean l'avait annoncé.
Ecrit par : Thaddée | dimanche, 23 septembre 2007
Charles et Thadée,
Entièrement d'accord avec vous.
Ce que Pierre semble ignorer, c'est qu'il est question de critique globale des religions ante diluviennes non touchées par la Révélation et c'est seulement cela qui nous intéresse. Que le psychiatro-bouddho-guénono s'intéresse aux jeunes dames, ce n'est rien de plus que la crise du DEMON de midi mais que le tantrisme, de part ses initiations les plus élevée amène les pseudo libérés à se livrer à rien de plus que de la pornographie "spiritualisée", cela me parait bien plus grave et de nature à être dénoncé ne serait-ce que pour informer quelques candides plus enclines à la religiosité qu'au viol.
Pierre, il ne faut pas confondre les dérives individuelles dues à la déchéance inhérante à l'homme avec des traditions qui exaltent les déviances humaines.
Le message important de ces quelques commentaires semble être la démonstration qu'être chrétien entraine certaines exigences qui doivent nous tenir loin de tous ces exotismes.
Ecrit par : nathanaël | dimanche, 23 septembre 2007
A la différence du bouddhisme qui prétend à la libération, au dépassement des passions et au Nirvana, le christianisme lui, a toujours affirmé que la nature de l’homme en ce monde était abîmée et chutée.
Ce qui fait qu’il n'y a aucun caractère dérangeant pour un chrétien à affirmer ces pêchés et ses erreurs. En revanche, pour une voie qui affirme détenir la possibilité de réalisation du dharma, assister à la mise à jour de telles énormités (implication avec les régimes fascistes, esclavagisme, servage, théocratie sanguinaire, cléricalisme...) confine à la révélation scandaleuse du vice, du mensonge et de l'hypocrisie.
Lorsque saute l'avantageux vernis, on s'aperçoit que le bouddhisme est une honte!
Ecrit par : Christophe | dimanche, 23 septembre 2007
Nathanaël,
voici un exemple frappant d'une tradition qui exaltent les déviances humaines :
Note de lecture du livre de Victor & Victoria Trimondi par Marc Bosche :
THE SHADOW OF THE DALAI LAMA
Sexuality, Magic and Politics in Tibetan Buddhism
Un couple d’intellectuels autrichiens (résidant en Allemagne) a signé un document de plus de 800 pages (paru en allemand en 1998) qui pourrait bien, depuis qu’il est disponible en texte intégral sur Internet dans sa traduction anglaise, faire l’effet d’un électrochoc sur la génération X.
Après la mode du nouvel âge des années quatre-vingts, les quadras, les quinquas et les sexagénaires d’aujourd’hui s’étaient en quelque sorte repliés sur le message et le sourire du dalaï lama comme une alternative possible aux désillusions des idéologies et de leurs doctrines en « isme » (christianisme, marxisme, maoïsme, situationnisme, etc.) Ce livre essentiel pourrait ainsi signaler, voire précipiter le déclin de la mode du tantrisme bouddhique d’origine himalayenne et des enthousiasmes, des attentes et des illusions que cette vague avait suscitées en Occident. Décodant méthodiquement la mythologie du dalaï lama, sans jamais céder aux tentations de l’amalgame, c’est toute la structure du lamaïsme en Occident qui par un effet de dominos, pourrait ainsi commencer à être exposée pour la première fois à un véritable examen.
Cet ouvrage délivre un choc à sa lecture, quelque chose d’absolument nouveau qui n’a pas d’égal dans des publications sur le BOUDDHISME souvent redondantes et plus complaisantes, car issues à l’intérieur même de ses spiritualités.
La transformation irréversible qu’induiront probablement les informations cruciales contenues dans ce livre chez les lecteurs ne sera pas sans conséquence (on peut vraiment parler de découverte). Après la lecture de cette enquête érudite et approfondie, nombre de sympathisants pourraient se donner la permission d’un autre regard sur leur monde spirituel qui semblait pourtant aller de soi tellement il paraissait bienveillant. Ouvrir enfin le débat sur les fondements sexuels, magiques et politiques du tantrisme bouddhique, sur les non-dits de sa pratique est sans doute ce que réussit ce livre, à défaut de nous donner toutes les clefs de son monde intérieur.
Nous baignons dans cette idée partagée que le tantrisme bouddhique est bon et que le dalaï lama est EXCELLENT. Après la lecture de ce volumineux document d’enquête, extrêmement érudit et détaillé, cet aimable stéréotype DISPARAIT pour laisser la place à de sérieuses questions. Les auteurs ont pris beaucoup de temps, et ont véritablement investi beaucoup de leur expérience et de leur intelligence pour nous permettre de comprendre ce qui est en jeu. Leur ouvrage comporte deux parties principales. La première est consacrée aux décodages des textes de Kalachakra, et aux pratiques sexuelles et magiques qu’ils proposent (LE RITUEL EN TANT QUE POLITIQUE). La seconde montre comment ces notions s’appliquent dans le cadre d’une habile métapolitique de la part de Sa Sainteté (LA POLITIQUE CONÇUE COMME RITUEL). Les deux auteurs sont particulièrement à l’aise sur ce terrain, et cette partie approfondit la précédente.
Derrière les apparences plaisantes et rassurantes d’un culte du bouddhisme tantrique dirigé par le dalaï lama, la réalité serait autre, une INVERSION DES VALEURS se produirait (chapitre IV). À l’issue des chapitres VI et VII, l’analyse poussée des textes du rituel de Kalachakra, et de leur signification, amène le lecteur à ce constat : le monde des superbes mandalas de sable colorés, des sourires avenants du BOUDDHA VIVANT sur la scène médiatique sont une apparence, voire la couverture de ce que nous ne devrions pas voir. Et ce que nous ne devrions pas voir le livre nous le donne à comprendre, à entrevoir, puis vraiment à voir.
Le constat est pour le moins accablant. À la lecture des chapitres I à V, la doctrine collective du tantrisme bouddhique révèlerait une possible dimension de victimisation subtile. Le sacrifice de leur corps, de leur parole et de leur esprit au gourou, serait chez des adeptes le secret de la puissance et du rayonnement de celui-ci. Mais bien sûr les disciples ne découvriraient la prédation symbolique (et parfois vitale, selon les auteurs) que de l’intérieur, et on le suppose : trop tard, faute d’une transparence de la doctrine. Les plus exposées seraient les femmes, dont l’énergie douce, spirituelle et fine serait recherchée par certains « maîtres » du tantrisme bouddhique, qui sont le plus souvent des hommes.
Le livre ne nous épargne aucun détail. Nous découvrons par le menu les humiliations que PEUVENT subir des partenaires féminines selon les textes rituels : parfois une dizaine de prostituées pourrait être recrutée simultanément pour le cycle d’initiations secrètes offertes à un maître de Kalachakra, pour ce qu’il ne faudrait pas qualifier ici de grande orgie ritualisée. Selon les traductions du rite qui sont commentées, le gourou et ses proches disciples peuvent EVENTUELLEMENT se livrer ainsi à tour de rôle aux initiations sexuelles en dehors des grandes initiations collectives et dans ce public confidentiel.
Le lecteur sera stupéfait de découvrir au chapitre VI que ces initiations POURRAIENT inclure pour les proches disciples masculins qui y sont invités la dégustation de sécrétions organiques, que le bon goût et la décence nous empêchent de nommer ici, considérés comme des « nectars » de « grande félicité ». Pour cette raison ce livre doit être déconseillé à des personnes très jeunes ou sensibles. Les auteurs ne font ici aucune allusion à la vie privée du dalaï lama, et il n’y a pas d’insinuation à son sujet. L’ouvrage se contente de tenter de décrypter méthodiquement les textes du rituel de Kalachakra dont ce dernier s’est fait l’ambassadeur dans le monde entier, en particulier en Occident. En effet, le rite peut être également abstrait de tout acte corporel. Un doute subsistera naturellement chez les lecteurs quant à l’innocuité de pratiques, même visualisées, de par leur atmosphère lugubre et un imaginaire que les auteurs qualifient de misogyne selon nos actuels standards.
On le répète : les conséquences de ce livre sur notre prise de conscience en Occident seront très probablement durables et profondes.
La doctrine que prône le dalaï lama serait en fait à géométrie variable, et saurait ainsi rassurer et séduire divers auditoires, en particulier Occidentaux. Elle serait œcuménique, interreligieuse et interculturelle avec ces derniers, les attirant par un discours consensuel. Mais cette doctrine s’articulerait à l’intérieur autour d’un noyau secret, dur et stable, conservateur et préoccupant, si l’on est un citoyen du monde attentif à l’éthique, au respect des autres et à la démocratie.
Après étude des textes classiques, l’ouvrage pose la question de leur FONDAMENTALISME au sujet de la doctrine de Shambhala (chapitre X) que prône le dalaï lama. Dans cette doctrine quasiment apocalyptique – et qui apparaîtra aux plus raisonnables comme une eschatologie voire une mégalomanie, les guerriers de Raudra Chakri, le grand Kalki du royaume de Shambhala, identifié peut-être à une émanation future de sa sainteté, seraient bientôt supposés faire une guerre sans merci à leurs ennemis. Selon les textes traditionnels étudiés, le but de cette conquête serait l’établissement d’une BOUDDHOCRACIE sous la férule d’un souverain tournant la roue de la loi, un monarque Chakravartin. Cette mythologie de Shambhala affirmerait que seraient ainsi « réincarnés » d’ici quelques siècles pour cette lutte sanglante tous ceux qui auraient reçus dans quelque vie antérieure l’initiation de Kalachakra (que donne fréquemment Sa Sainteté en Occident, et dans le monde entier, sous de vastes chapiteaux). Et QUI seraient les ennemis à abattre pour tous ces guerriers flamboyants unis derrière leur monarque Chakravartin ? Devinez ! Ce serait les non bouddhistes, les peuples de la doctrine de l’Ancien Testament, de Jésus et de l’Islam, (« Adam, Enoch, Abraham, Moses, Jesus, Mani, Muhammad et le Mahdi » - Shri Kalachakra I. 154). C'est-à-dire, pour dire les choses simplement : vous et moi, en cœur de cible LES PEUPLES DU LIVRE (Ancien, Nouveau Testament & Coran), ces peuples sémitiques où ces écritures ont fleuri, et plus particulièrement les peuples de l’Islam.
Que le nazisme entretienne de curieuses relations avec cette doctrine qui prône la supériorité d’un mythe de Shambhala éloigné des traditions religieuses, culturelles et sociales des « peuples du Livre », est donc l’objet du chapitre XII (deuxième partie), et c’est un sujet – ô combien polémique – qu’ils traitent aussi sans timidité excessive dans ce livre, comme dans un ouvrage plus récent « Hitler-Buddha-Krishna – Eine unheilige Allianz vom Dritten Reich bis heute » paru à Vienne chez Verlag Carl Ueberreuter en 2002 et dont on attend la traduction en anglais.
Pour les médias et les auditoires d’Occident le dalaï lama est écologiste, pacifique, progressiste et ouvert au monde d’aujourd’hui. Mais THE SHADOW OF THE DALAI LAMA présente aussi les contradictions de cette apparence. Dans d’autres cercles, avec d’autres auditoires, le discours du BOUDDHA VIVANT n’est plus le même.
Par exemple la position sur la nucléarisation de l’Inde du dalaï lama serait contradictoire. Auprès des Occidentaux ce dernier se présente comme un farouche opposant de la bombe atomique. Mais pour ne pas fâcher les autorités du pays qui l’accueille en exil, il déclare publiquement son approbation aux essais nucléaires de l’Inde.
Ce qui rend leur document plus accablant, c’est que ses auteurs ne sont pas hostiles à la personne du dalaï lama. Ils le connaissent depuis les années quatre-vingts, et l’ont plusieurs fois invité en Allemagne, dès 1982, lors de vastes rencontres avec d’autres leaders d’opinion dans le cadre de rencontres interculturelles. Ils ont publié ses écrits dans leur maison d’édition, la Trikont-Dianus-Verlag et lui ont ouvert les portes de l’Autriche et de l’Allemagne, y compris à des niveaux officiels. Ils lui font d’ailleurs crédit d’un tempérament tourné personnellement vers la paix : « Peut-être est-il essentiellement une personne aimant la paix, à titre personnel, mais sans aucun doute représente-t-il une culture qui a été guerrière depuis ses origines et qui ne peut même imaginer admettre son passé violent, sans même parler de le reconsidérer. » C’est aussi la mythologie de cultures himalayennes qui est directement interrogée dans le livre (deuxième partie, chapitres IV à X). Au regard de leur histoire féodale et sanguinaire racontée dans THE SHADOW OF THE DALAÏ LAMA, on est loin des clichés romantiques et colorés des livres d’images et des superproductions hollywoodiennes…
Voir le dalaï lama aux côtés de Shoko Asahara, le sinistre gourou de la secte Aum qui a fait gazer le métro de Tokyo au gaz sarin, est en soi une épreuve. Lire le chapitre XIII (deuxième partie) qui est consacré dans le livre aux liens, spirituels mais aussi financiers, dans la relation du dalaï lama et de Shoko Asahara est une des choses les plus incroyablement terrifiantes que l’on peut lire.
À ce propos il faut reconnaître à l’iconographie du livre ses mérites, les photos sont bien choisis et toujours pertinentes. En exergue de cette note de lecture, nous nous sommes permis d’extraire du livre THE SHADOW OF THE DALAÏ LAMA la photo de Sa Sainteté, souriant au côté de Shoko Asahara, paradoxe qui devrait établir dans un certain embarras les voix qui ont jusqu’à présent véhiculé l’image très politiquement correcte du leader de la cause himalayenne. Mais au juste ne se tiennent-ils pas la main sur la photo ? On ne distingue pas très bien… Après tout un homme politique pose avec toutes sortes de visiteurs et peut se faire piéger, murmureront les sceptiques.
Si ce livre aujourd’hui disponible dans sa traduction anglaise était bientôt traduit en français, nul doute que ce serait une des bonnes ventes, mais aussi un défi pour ceux qui ont fait si facilement du bouddhisme en France le fond de commerce bienvenu d’une niche mercatique. Avec la diffusion de ce livre, une charge de la preuve incombera inévitablement aux « maîtres » officiels, mais aussi aux disciples et aux sympathisants qui auront maintenant à justifier point par point les aspects ambigus de yogas du tantrisme bouddhique ou à se distancier clairement de pratiques non éthiques s’il y en a. Car le dalaï lama étant l’un des lamas les plus estimés, il apparaît qu’a fortiori d’autres instructeurs, parfois moins réputés, seront sous plus haute surveillance avec les prises de conscience nouvelles qu’amènera le livre. Les associations et les groupes à vocation d’aide qui agissent en faveur de la cause tibétaine et des réfugiés pourraient avoir aussi à se positionner clairement vis-à-vis de ces nouvelles questions, maintenant qu’elles sont posées sur la place publique.
Initiations et stages payants, livres et invitations aux dons pour de nouveaux mouvements religieux : il est probable que dans certains des milieux concernés, et dans le lobby récent mais puissant qu’ils constituent, tout sera bientôt fait pour empêcher ou retarder l’édition en français, et que les pressions seront fortes. La plupart des lecteurs français ne lit pas l’anglais dans le texte, et cela permet encore que l’Hexagone n’ait pas été touché par l’électrochoc de « The Shadow of The Dalai Lama ». L’éditeur qui fera traduire le livre et le publiera in extenso ramassera la mise, certain d’une exposition médiatique exceptionnelle pour ce document. Alors, bientôt ou plus tard… D’ici là, il nous faut nous armer de patience, si on ne sait lire ni l’anglais de l’agréable traduction de Marc Penny, ni l’allemand de l’édition originale.
Prévoyez une grande place pour un prochain livre de l’été dans votre cabas, avec la baguette de pain, le camembert et la bouteille de vin. Sur la plage, vous pourrez probablement dévorer bientôt « L’Ombre du Dalaï Lama », sinon - semblent nous suggérer amicalement les deux auteurs - c’est elle qui pourrait bien dévorer l’occidentale candeur...
Source : http://www.trimondi.de/francais/bosche.fr..htm
Les orgies collectives mentionnées dans ce compte-rendu sont qualifiées en France de "tournantes". Quand Maurice M. crie à la diffamation à propos du commentaire de Gérard L.... cela ne peut pas être le cas puisque les "accouplements tantriques" font partie de ce qui est (entre autres) enseigné à Karma Ling (St Hugon) et Karma Mygiur Ling (Montchardon).
Ecrit par : Thaddée | dimanche, 23 septembre 2007
Thaddée,
"Les orgies collectives mentionnées dans ce compte-rendu sont qualifiées en France de "tournantes". Quand Maurice M. crie à la diffamation à propos du commentaire de Gérard L.... cela ne peut pas être le cas puisque les "accouplements tantriques" font partie de ce qui est (entre autres) enseigné à Karma Ling (St Hugon) et Karma Mygiur Ling (Montchardon)."
Je crois que le plus grand danger est cette dernière remarque que vous faites en fin d'exposé.
J'ai participé au premier (et ce fut le dernier grâce à Dieu) stage de méditation comme je l'ai dit plus haut. Je n'ai pas été témoin de quelque séance que vous dénoncez (pas assez élevé certainement en initiation tantrique !!); je ne peux donc pas témoigner. Mais toutes les sources convergent vers l'existence de ce genre d'exaction et il est indispensable de dénoncer tout cela.
On m'a aussi affirmé qu'il existait des stages de méditation alchimique à
Karma Mygiur Ling (Montchardon). Est-ce que quelqu'un peut m'en dire plus sur ce fait car je ne vois pas à quoi cela peut servir.
Ecrit par : nathanaël | dimanche, 23 septembre 2007
Difficile de répondre à des personnes qui jettent des coups dans le vide !
Charles, votre message se passe de tout commentaire. Vous m'affirmez bobo sans me connaître. Mes sources, ce sont ma pratique. Cela m'empêche entre autres de me laisser aller à une simple réplique verbale, mais si je vous renvoyais vos bons conseils à la figure, peut-être prendiez-vous conscience de votre vulgarité. Le débat est au niveau où vous l'avez placé.
Christophe, s'"il n'y a aucun caractère dérangeant pour un chrétien à affirmer ces pêchés et ses erreurs", et c'est vrai en effet, d'où vient donc la susceptibilité de certains ? Qui fait procès de repentance à qui que ce soit ? Je n'avais aucune intention de ce type, on me la prête gratuitement, pour le plaisir d'aboyer.
Nathanaël . Je vous cite : "Pierre, il ne faut pas confondre les dérives individuelles dues à la déchéance inhérante à l'homme avec des traditions qui exaltent les déviances humaines." Vous savez donc que le tantrisme est né dans l'hindouisme. Il était donc inutile de faire le procès du Bouddha à ce propos. Ce qui ne place pas les traditions bouddhistes au-dessus des critiques, cela va de soi.
Isabelle, je vous en prie, on pouvait lancer le débat avec plus de subtilité ...
Ecrit par : Pierre | dimanche, 23 septembre 2007
A toutes fins utiles je communique le lien du forum
" bouddhisme et dépendances"
http://bouddhismes.forumactif.com/
Ecrit par : Bruno | dimanche, 23 septembre 2007
Pierre,
Je ne parlais que des dérives sexuelles inhérentes au bouddhisme tibétain et plus particulièrement encore au tantrisme.
Je ne me permettrait pas de critiquer le bouddhisme et Bouddha; je note seulement qu'une grande différence entre le christianisme et les traditions ante diluviennes est le mirage de faire croire à l'adepte à la possibilité de s'en sortir par soi même. Nous, chrétiens sommes certains de ne rien réussir sans l'aide de DIEU. Il serait temps de faire partager nos valeurs de façon à faire stopper cette ineptie qui fait croire que ces autres traditions possèdent des "méthodes" et des possibilités que nous n'avons pas.
Le bouddhisme est né dans l'hindouisme, certes mais je rend hommage à la sagesse hindou qui a réussi à exporter le bouddhisme en en gardant sur leur territoire une dose infinitésimale !!!!.
A contrario, si je me bat, c'est à cause de l'extension en Occident, d'une tradition hostile au christianisme et qui se cache sous des apparences de sagesse. C'est en tout cas ce que ces commentaires semblent démontrer
Au contraire de vous, je me demande si la subtilité est vraiment absente dans toutes ces pages.
Maintenant Pierre, si je vous reconnais le droit de ne pas penser comme nous, vous pouvez de votre coté tenter d'étudier ce que nous essayons de dire malgré notre maladresse.
Ecrit par : nathanaël | dimanche, 23 septembre 2007
Pierre,
Vous souhaitez un débat plus subtil ? Voici un document qui devrait y contribuer :
"Réincarnation : Question de renaissances : un entretien avec Jean-Pierre Schnetzler Posté par l3mondes le 29/8/2002 17:32:52 (340 lectures)
Jean-Pierre Schnetzler est psychiatre et psychanalyste jungien à la retraite. Fondateur du Centre d'études Bouddhiques de Grenoble et de celui de Karma Migyur Ling (Isère) il est l'auteur de trois ouvrages d'approfondissement du bouddhisme. De la mort à la vie (Dervy) est une passionnante introduction au problème posé par la transmigration et la réincarnation. Cet homme de sagesse et de savoir nous propose ici un "coup d'œil" Orient-Occident afin d'ouvrir notre réflexion au vaste sujet des renaissances.
J-D. Maisse
- Existe-t-il un dialogue entre l'Orient et l'Occident sur la question des renaissances, que l'on appelle cela transmigration ou réincarnation ?
J-P. Schnetzler
Il y a un dialogue possible et effectif. J'y ai consacré pour ma part un certain temps. Mais il y a des obstacles. Les obstacles majeurs sont les dogmes et les idées a priori ; les deux principaux en Occident étant par ordre chronologique, le dogme chrétien qui se base sur l'épître aux Hébreux de St Paul qui dit que l'homme n'a qu'une seule existence après quoi vient le jugement. Le second obstacle est plus récent, c'est le dogme de la religion scientiste, celle qui affirme au-delà de ce que l'observation scientifique permet d'affirmer. Le dogme matérialiste prétend que la pensée n'étant qu'un épiphénomène dépendant du cerveau, il ne peut évidemment en aucune façon exister une transmigration, ni une réincarnation.
Mais il y a un dialogue possible avec les scientifiques véritables, c'est-à-dire ceux qui ne sont pas bridés par des préjugés dont ils ne se rendent pas compte eux-mêmes, et puis avec ceux des chrétiens qui ne sont pas complètement braqués, comme cela existe parfois, au point de nier même la réalité des faits objectifs. Que l'on dise, du point de vue chrétien, il est souhaitable, nécessaire, que l'homme ne vive qu'une fois et qu'il réalise son salut en une seule vie, est une conception que j'admire ! Elle est d'ailleurs aussi celle du Bouddhisme ; si vous pouvez obtenir le Nirvana en une seule vie c'est tout à fait souhaitable ! Mais hélas, les hommes n'étant pas parfaits… et en général paresseux ! Ce dialogue n'est donc possible que sur les bases d'une observation attentive des phénomènes réels.
- L'observation du réel est quelque chose d'infiniment délicat.
Il faut que celui qui observe n'ait pas de préjugés qui l'empêchent d'observer. C'est le B.A. BA : Je ne peux pas voir ce qui me déplaît ou ce qu'il est interdit ou prétendu impossible de voir. Il faut avoir un esprit d'enquête scientifique ouvert qui permet dès lors de s'intéresser aux phénomènes, relativement rares qui sont de deux ordres. Le premier c'est l'observation des enfants qui présentent spontanément des souvenirs de vies antérieures. Le second c'est l'observation des méditants mystiques, au sens très large du terme, qui possèdent effectivement des "coups d'œil méditatifs" sur l'autre monde.
- Quel est ce réel en matière de recherche sur la réincarnation ?
Il est l'observation des enfants "ordinaires" qui, spontanément et sans aucune appartenance religieuse ou qualité spirituelle particulière, présentent des souvenirs de vies antérieures. Ils parlent à leurs parents et cela se produit en général entre deux et cinq ans, après quoi la majorité oublie. Et pendant cette période où ils en parlent spontanément, si les parents ne leur disent pas : tais-toi mon chéri, arrête de dire des bêtises… si donc les parents les écoutent et s'ils préviennent des enquêteurs scientifiques disponibles, on peut observer le phénomène.
- Comme il existe des observatoires des N.D.E.(1), existe-t-il des observatoires de ce phénomène des vies antérieures ?
Il y en a eu quelques-uns parce qu'au fil des siècles des bouddhistes s'y sont intéressés et les hindous aussi, bien entendu. Mais cela n'a jamais été fait que sur un plan restreint. La première observation scientifique sur une large échelle remonte à une quarantaine d'années avec le professeur Stevenson qui est psychiatre (2) Il travaille à l'université de Virginie et a bénéficié du secours d'une fondation privée qui lui a permis de voyager sur toute la planète pendant trente-cinq ans et d'aller observer tous les enfants qu'on lui signalait. Il avait la chance de ne pas faire partie de l'université française !
- La transmigration ou réincarnation, pour quoi faire ?
C'est comme si vous me demandiez : la vie, pour quoi faire ? On naît, on vit, on meurt et tout cela fait bien partie de la vie. Et quand on est mort, il s'agit d'une mort temporaire, celle d'un organisme composé dû à l'union d'un principe spirituel, d'un principe mental et d'un principe corporel lesquels sont dissociables. Ce principe mental, non soumis aux lois de la matière grossière, est capable d'animer une autre existence. Cette autre existence peut être celle d'un état paradisiaque immédiat et puis ça peut être un retour dans un ordre autre de manifestation si l'entité n'est pas capable de vivre une vie paradisiaque. En effet, si elle est encore pleine de désirs, de haine, de culpabilité, d'a priori et d'ignorance, elle ne peut pas soutenir une existence de contemplation béatifique de la vérité. Elle est encore soumise à la loi causale de ce que les Orientaux appellent le karma et qui est tout simplement la causalité psychologique.
- Qui meurt et qui revient ?
Une illusion. Et c'est dans la mesure où cette illusion est prise pour une réalité, qu'elle continue. Si je suis identifié à mes désirs, à mes répulsions, à mes passions, à mes frustrations, à mes angoisses, à mes besoins de réussites humaines particulières auxquelles je tiens, je suis la victime de ce complexe que j'ai envie de continuer. Si je me rends compte que cette identification est illusoire, je vais alors chercher à me libérer de ces liens, de ces limitations. À partir du moment où je ne suis plus identifié, où je ne suis plus attaché, je passe à l'état parfait de conscience pure, sage et universellement compatissante. Mais qui n'est plus celle d'un individu limité par une histoire, par une civilisation, par un dogme, par des préjugés quelconques, par une limite ; on a franchi toutes les limites. Si "quelqu'un" revient, c'est alors comme je le disais une illusion, c'est-à-dire un attachement qui n'est pas liquidé et qui continue à engendrer une histoire. Parce qu'il est identifié à une histoire. Il a encore le souci de satisfaire des désirs, de réussir quelque chose, d'améliorer telle autre, etc.
- Et qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, le cercle infernal est brisé ?
Eh bien on n'est pas obligé de rester idiot tout le temps ! Il n'y a aucune espèce de loi qui vous oblige à rester idiot. Il est même souhaitable de devenir intelligent de voir la vérité en face.
- La profonde méconnaissance de la transmigration amène souvent les gens à penser qu'ils vont se réincarner dans quelqu'un d'autre, même s'ils ne le formulent pas aussi directement. L'époque actuelle, particulièrement intolérante, vient renforcer ce préjugé. On supporte si peu l'autre que l'idée même de se réincarner dans ce quelqu'un d'autre rend toute réflexion impossible.
Non seulement on ne supporte pas l'autre mais on est farouchement individualiste. Notre époque c'est celle de l'individu-roi. Moi, moi, moi, les autres écartez-vous !
- La question inhérente à celle de transmigration ou de réincarnation est celle qui se pose concernant la mémoire et donc l'oubli de ce que l'on aurait déjà vécu.
La question de l'oubli avait beaucoup intéressé les Grecs. Ils disaient que les morts buvaient l'eau du Léthé qui les empêchait de se souvenir de leurs vies antérieures. Quelques heureux mortels ou sages n'avaient pas bu l'eau du fleuve et par conséquent se souvenaient de leur vie antérieure.
- Que signifie cette image symbolique ?
Plotin disait que l'eau du Léthé est le symbole de notre attachement au mode de fonctionnement corporel. Cette limite à laquelle nous sommes identifiés fonctionne comme un filtre qui nous empêche de nous souvenir de ce qu'il y avait avant. Le fait est que l'immense majorité de l'humanité ne se souvient de rien. Et les quelques enfants "ordinaires" qui se souviennent spontanément de leurs vies antérieures présentent une caractéristique particulière puisque dans 61% des cas, ils sont morts de mort violente. Stevenson possède dans son institut au total un peu plus de 2600 observations. Parfois la mort qui n'a pas été précédée de la période de vieillesse ou d'agonie ordinaire, où petit à petit on se détache, on fait le ménage des attachements de son existence, mais qui s'est produite brutalement, souvent de façon dramatique, laisse derrière elle une exaltation du vouloir vivre. Ce sont ces enfants-là qui se souviennent spontanément de leur vie antérieure.
- À part les enfants, qui peut se souvenir de ses vies antérieures ?
La deuxième catégorie de personnes qui se souviennent de leurs vies antérieures, est constituée de certains pratiquants d'une qualité spirituelle au-dessus du commun. Ils ont pratiqué des techniques de méditation qui donnent à leur esprit une cohésion et une lucidité exceptionnelles. Dans le bouddhisme cela est bien connu comme dans l'hindouisme d'ailleurs.
- On parle un peu légèrement en Occident des vies antérieures, comme si l'on pouvait assez facilement partir à la recherche de ce "quelqu'un d'autre", donc d'une illusion, que l'on a été. Je m'étonne que l'on puisse retrouver aussi clairement des personnages que l'on a été, les identités que l'on a eues dans des vies antérieures. Parce que bien évidemment, ces vies nous permettent de conforter ou d'excuser ce que l'on est aujourd'hui.
Vous posez là le grand problème en Occident aujourd'hui, de ce qu'on appelle les régressions aux vies antérieures, qui font l'objet d'ailleurs d'un fructueux commerce. Il y a des thérapeutes tout à fait sérieux et compétents, et puis il y a aussi les illuminés et les escrocs. Je ne ferai pas le pourcentage. La pratique de l'hypnose s'accompagne en général de la suggestion qu'il est possible de se remémorer ses vies antérieures. En fait, ce que l'on ramène ce n'est que très rarement des souvenirs de vies antérieures. Ce sont des imaginations au sujet d'une vie antérieure possible. Ce sont des fabulations à thème de vies antérieures dont le noyau dynamique peut toutefois être en relation avec une situation déjà vécue. D'ailleurs si vous faites des suggestions à des sujets divers sur lesquels on fait des études, premièrement que c'est très bien de retrouver des vies antérieures, deuxièmement que c'est peut-être possible, enfin que c'est une anomalie. Dans le premier cas, vous trouverez des tas de souvenirs de vies antérieures, et dans le dernier cas, il n'y en aura aucun.
Lorsque les sujets retrouvent des souvenirs, dans l'immense majorité des cas ils ne sont absolument pas vérifiables. Et quand on essaie de vérifier les détails donnés, si c'est possible, en général on vérifie que c'est faux. Évidemment, si vous dites que vous avez été l'épouse d'un Pharaon, on ne peut pas faire une enquête très précise, mais si vous racontez des histoires farfelues par rapport à ce qu'on peut savoir de la civilisation égyptienne il y a quand même des chances que ce soit de l'imagination. Mais exceptionnellement, dans quelques cas, on a pu vérifier qu'il y avait des souvenirs précis et authentiques de vie antérieure.
- Pourquoi et comment choisit-on d'être une femme ou un homme ?
Stevenson a maintenant une très grande expérience de la question. Si ça se faisait au hasard, on devrait avoir 50% de souvenirs antérieurs d'hommes chez les femmes, et de femmes chez les hommes. En fait, chez tous les gens dont on a vérifié qu'ils avaient réellement des souvenirs de vies antérieures, il y a dans la civilisation où le pourcentage de changement est le plus important - en Birmanie bouddhiste donc libérale - il y a 26% de changement de sexe. Dans l'ensemble du matériel de Stevenson, il doit y avoir à peu près 5% de changement de sexe ce qui est très peu. En effet dans plusieurs civilisations il n'y a jamais de changement de sexe parce que la loi de la civilisation en question l'interdit ! Un seul exemple : chez les Druses du Liban où la loi druse dit qu'on se réincarne toujours chez un druse et du même sexe, sur 77 cas de souvenir de vies antérieures constatées il y a zéro % de changement de sexe. Les druses obéissent à la loi. On peut en conclure qu'il y a une influence considérable de la pression de la loi sociale sur ce que l'individu qui meurt croit qu'il est possible ou pas possible d'accomplir.
De temps en temps des changements de sexe ne sont pas bien supportés. C'est à mon sens une des causes de certains cas d'homosexualité féminine ou masculine. Ce sont d'ex-hommes ou d'ex-femmes qui ne supportent pas le changement et continuent à revendiquer l'état précédent.
- Sommes-nous nous-mêmes à l'origine de ce type de conditionnement ?
Ah mais certainement. C'est le psychisme qui le veut. C'est nous qui sommes responsables de l'état mental avec lequel nous entrons dans le monde. L'observation attentive des enfants qui se souviennent de leurs vies antérieures montre qu'en général, dans la majorité des cas, ils reprennent le même sillon que celui qu'ils avaient creusé auparavant. Ils sont encore la victime de leurs désirs, de leur personnalité antérieure. Certains montrent qu'ils ont compris et qu'ils veulent changer, il y a quelques observations assez belles à ce sujet et encourageantes. Mais la majorité recommence.
- Qu'est-ce qui nous fait être aussi individuel dans l'incarnation, alors que nous pouvons nous sentir profondément collectif dans l'âme ?
Ce qui caractérise une doctrine traditionnelle de salut ou de libération, c'est justement la culture de la sagesse qui s'oppose à l'ignorance laquelle nous enferme dans un état particulier et égocentrique. C'est la culture de la sagesse qui nous permet de voir les choses comme elles sont, de façon juste, et non pas telles que nous les craignons ou telles que nous les désirons. Et l'autre facteur sur lequel on s'appuie c'est celui de l'amour ou de la compassion pour autrui. Mais la prise en considération d'autrui parce que je l'aime, je compatis à sa souffrance et que je veux le soulager, c'est justement ce qui s'oppose à l'égocentrisme. C'est toute la pratique d'une voie spirituelle. Le bouddhisme tibétain en particulier dit que la pratique spirituelle a deux ailes, la sagesse et la compassion. Comme un oiseau a besoin de deux ailes pour voler.
- Le phénomène des NDE a-t-il apporté une contribution positive dans la réflexion à la réincarnation ?
Oui tout à fait, dans la mesure ou le phénomène est en effet compatible - je ne dis pas qu'il le démontre - avec les hypothèses classiques, grecques, hindoues ou bouddhiques de la mort et de l'après-mort. J'ai fait faire les premiers travaux positifs à ce sujet en France qui ont montré des observations superposables à celles publiées aux U.S.A.(3) Vous savez que l'originalité des scientifiques français est de ne pas étudier la question.
- Comment se prépare-t-on à la prochaine vie ?
Eh bien à partir d'aujourd'hui, à cette minute présente, je vais pratiquer la sagesse et la compassion, agir suivant les lois de la morale, méditer pour me transformer et essayer de faire du bien à autrui et à moi aussi bien sûr. La préparation commence donc ici et maintenant, tout de suite, sans perdre de temps (rires). Autrement dit, même à la veille de la mort, on peut toujours faire quelque chose. Donc la préparation à la mort se continue jusqu'à la dernière seconde. L'accompagnement des mourants c'est aussi très important.
- Peut-on évaluer le temps qui passe entre deux incarnations ?
Oui, c'est 18 mois en moyenne dans le matériel de Stevenson, étant entendu que le temps de l'autre côté n'a strictement aucune espèce d'équivalence avec le nôtre. La vitesse avec laquelle le mental pur fonctionne n'a rien à voir avec le temps de nos horloges.
- Pendant ces 18 mois (moins neuf de grossesse) il y aurait donc un déconditionnement de la vie passée et une préparation à la prochaine.
Pour ceux qui sont sages oui. Mais il y en a dont on a l'impression qu'ils vivent dans un espèce de cauchemar ou de rêve permanents, suivant les cas, et ils n'ont rien appris, rien compris.
- Est-ce à dire qu'il y a des lois qui ne fonctionnent pas une fois de l'autre côté ?
Je pense que les lois fonctionnent, mais ce qui fonctionne c'est la loi de causalité. Si vous êtes complètement engrossés dans votre rêve individualiste, égocentrique et que vous y êtes attachés de façon passionnelle, eh bien c'est la seule chose qui va compter. Vous allez probablement entretenir cet état, vous allez faire un cauchemar ou un rêve. Puisque vous n'avez pas de corps les seules règles qui existent sont celles du fonctionnement psychique. Vous avez élaboré votre scénario personnel que vous allez continuer jusqu'à ce que vous ayez la possibilité de vous réincarner d'une façon qui vous convienne.
- La question à laquelle on pense, plus par jeu intellectuel que par souci de vraie connaissance est peut-être celle-ci : quelle a été notre première incarnation et quelle sera la dernière ?
Le Bouddha a dit "Inconnaissable est le début de l'ignorance !" (rires) Donc il est impossible de fournir une réponse intellectuellement satisfaisante à la question de la première origine. Quand vous avez atteint le Nirvana, vous serez capables de voir. Mais tant que vous n'êtes pas libéré ce n'est pas possible. Par contre, le cycle des existences se termine pour chaque individu quand il a fait le travail, c'est clair.
- Dans les cas hélas trop nombreux d'existences cruelles, que devient l'âme d'un dictateur, d'un organisateur d'épuration ethnique ou de génocide par exemple ?
Je pense qu'il s'est entraîné avant ! Je veux dire il y a des gens qui s'entraînent vers le mieux et il y a aussi des gens qui s'entraînent vers le mal. Il y a des tas de gens qui passent leur vie à empoisonner leurs voisins, à acquérir de l'argent de façon malhonnête, à assassiner leur voisin d'en face… et puis qui font des progrès en ce sens. Parce qu'ils assassinent de mieux en mieux, ils sont de plus en plus efficaces dans l'art d'empoisonner le monde et ils finissent par devenir quelqu'un de très bien dans le mal. Si Hitler se réincarne il est peut-être capable de s'améliorer encore, de faire mieux dans le genre dictateur sanglant.
- Oui, mais on prend cela d'un point de vue très "individuel". Hitler n'était-il pas davantage le "produit" d'un collectif ?
C'est ce qu'on appelle le karma collectif et c'est un autre problème, qui n'est plus tellement enseigné. Mais il est certain que nous sommes partiellement le produit d'une civilisation. On constate, dans de nombreux cas vérifiés, que des sujets souhaitent se réincarner ensemble dans un environnement connu. Et dans ce domaine ça peut être soit le fonctionnement d'un cercle vicieux évoluant vers le pire, soit la poursuite d'une certaine stabilité sociale.
- S'il y a comme vous venez de le dire un certain perfectionnement dans le pire, il y a forcément un certain perfectionnement dans le mieux.
À partir de là, on peut discerner dans l'évolution collective des tendances positives ou négatives. On peut parler vulgairement d'influences divines ou diaboliques pour désigner ce genre de phénomène, mais ultimement, bien ou mal sont en nous.
- On est là dans une conception dualiste de la vie, de notre univers, avec deux forces qui s'opposent.
Personnellement je ne suis pas dualiste et le bouddhisme ne l'est pas du tout. Ce qui n'empêche pas que l'on constate qu'il y a quand même des différences et des oppositions. Ces oppositions finissent par se résoudre, mais avant qu'elles ne soient résolues, elles s'affrontent et éventuellement de façon sanglante. Alors on peut dire que Hitler, Staline, etc.… - pour ne parler que des morts et ne faire de peine à aucun vivant - sont de magnifiques représentants de la civilisation moderne. Ils expriment remarquablement bien les caractéristiques fondamentales d'un monde matérialiste, égocentrique, antireligieux. C'est vraiment remarquable comme "réussite" !...
- Qu'est-ce qui fait qu'actuellement les hypothèses sur la réincarnation progressent pendant qu'une inquisition moderne s'organise contre toute nouvelle spiritualité ?
La réincarnation progresse parce que les deux dogmes qui s'opposaient à son existence sont en perte de vitesse. Le dogme chrétien d'une part et le dogme matérialiste d'autre part. À ce moment-là, la "réalité" de la réincarnation peut surgir en même temps que la croyance en la réincarnation, que je différencie pour ma part de la réalité de la réincarnation. La croyance est là parce qu'elle satisfait un besoin qui n'est plus satisfait par exemple par la religion chrétienne, dans la mesure où il y a de moins en moins de chrétiens et où on parle de moins en moins des réalités eschatologiques ; ce qui est un grand vide dans la pastorale d'aujourd'hui.
- Quel type de réflexion peut-on avoir pour arriver à dépasser sa pensée, sa croyance, bref pour dépasser tout le fatras des idées reçues ? Par quoi commencer pour s'intéresser de la meilleure façon qui soit à cette notion de transmigration ?
Étudier la sagesse orientale ne peut faire de mal à personne. Quant à la sagesse occidentale, on peut revenir à Platon, Plutarque ou Plotin. Ce sont nos ancêtres grecs qui ont encore des choses à nous apprendre sur ce plan.
- Le message du Christ que je différencie du dogme chrétien peut-il nous faire progresser dans notre idée d'une continuité de la vie ?
J'espère que le christianisme relativisera d'abord la portée de ces dogmes. Pour prendre un premier exemple, on sait simplement que l'idée de purgatoire - qui n'est d'ailleurs pas théologiquement très précisé - c'est celle d'un feu spirituel qui nous permet d'être amélioré quand nous ne sommes pas trop affreux pour aller en enfer, mais que l'on n'a pas encore la capacité d'aller au Ciel. Et la réalité concrète du purgatoire n'a jamais été définie par un dogme. On pourrait par exemple supposer que le purgatoire se fasse sur terre. C'est un exemple ; certains théologiens chrétiens le pensent.
- C'est ce qui renforce l'idée qu'un bilan quotidien, ou un bilan régulier de sa vie...
Ah mais c'est indispensable, tous les soirs avant de se coucher on devrait prier, ou méditer et faire son examen de conscience. Ça me semble tout à fait indispensable. Un deuxième exemple, c'est quelle portée attribuer à la doctrine de l'existence unique sur terre. Si on lui attribue la signification d'une description objective de la réalité des choses, on arrive à la conclusion que la réincarnation n'existe pas. Ce qui est à mon avis faux. Si on lui attribue la valeur d'un conseil de perfection spirituel qui dit : efforcez-vous ardemment de gagner le ciel en une seule vie, à ce moment-là c'est parfait. Les bouddhistes sont entièrement d'accord avec les chrétiens. Dans dix ou quinze ans, les faits scientifiques se seront tellement accumulés qu'on ne pourra pas affirmer qu'il n'y a pas d'enfants qui se souviennent de leurs vies antérieures. À l'heure actuelle il y a déjà plusieurs études scientifiques indépendantes qui ont vérifié les travaux de Stevenson. Et pour que l'Église ne se charge pas d'une nouvelle affaire Galilée, une suffit, il serait intéressant que les théologiens chrétiens se demandent quelle est la portée physique du dogme de l'existence humaine unique. C'est ça la question véritable.
- Peut-on envisager d'une quelconque façon que toutes nos "vies" se déroulent en même temps ?
Tout à fait, c'est ce que l'on appelle le point de vue de l'éternité. Dans l'éternité ce qui nous apparaît comme consécutif est en fait concomitant. Il n'y a pas de succession, c'est ce que l'on appelle l'œil divin. Dieu, la Conscience parfaite qui voit les choses comme simultanées. C'est nous qui vivons dans le temps et qui rencontrons les événements de notre vie de façon successive.
Notes
(1) Voir notre dossier sur les N.D.E., in LMP n° 7 - mars/avril 98.
(2) Ian Stevenson, Les enfants qui se souviennent de leurs vies antérieures, Sand 1994.
(3) Eysséric Elisabeth, Schmitt Frédéric. Expériences de l'imminence de la mort - Thèse, médecine - Grenoble, 1983.
- Dayot Pierre - Expérience de l'imminence de la mort. Approche traditionnelle, thèse, médecine - Grenoble, 1984.
- Schnetzler Jean-Pierre, Eysséric Elisabeth, Le voyage dans l'au-delà et les expériences de la mort imminente (E.M.I.). in "itinéraires imaginaires". Ellug édit., Université des langues et lettres - Grenoble, 1986.
J.P. Schnetzler vient de publier avec Henri Bourgeois - Prière et méditation dans le christianisme et le bouddhisme - Desclée de Brouwer.
Propos recueillis par Jean-David Maisse
Extrait du numéro 8 du magazine "Les Mondes Parallèles" - Mai 1998"
Ecrit par : Thaddée | dimanche, 23 septembre 2007
Natanaël,
La méditation alchimique sur les éléments consiste à méditer successivement sur les 7 chakras allant du périnée au sommet du crâne tout en leur associant une forme géométrique et une couleur. Cette démarche (illusoire à mon sens) vise à conduire le pratiquant à des états supérieurs de conscience.
Ecrit par : Thaddée | dimanche, 23 septembre 2007
Natanaël,
un oubli de ma part : on associe à chacun des chakras non seulement une forme géométrique et une couleur mais surtout un élément (air, feu, eau, terre)
Ecrit par : Thaddée | dimanche, 23 septembre 2007
Thaddée,
Merci pour vos réponses, vous êtes décidément bien documenté.
En effet, illusoire et certainement syncrétique car on y trouve alchimie, yoga, symbolisme cosmique et certainement maçonnique. C'est vraiment un pot pourri de toutes les traditions.
On est bien loin de la notion de voie réalisatrice et toujours cette même pensée "babélienne" qui nous ferait croire que l'on peut y arriver par soi même.
Enfin Guénon, lui même (que je rejette pour ma part) nous a appris à nous méfier des psychanalistes. Délicieuse contradiction pour un de des maîtres à penser de notre homme!
Ecrit par : nathanaël | dimanche, 23 septembre 2007
Thaddée,
Bravo pour le choix de cet entretien avec J.P. Schnetzler qui résume en un condensé saisissant et confinant à la caricature, toutes ces hérésies bouddhistes teintées de new age.
D'abord, notre bon docteur confond psychique avec spirituel, éternité avec cycle perpétuel des existences, ce qu'il appelle "transmigration" : ce n'est plus le docteur Schnetzler, c'est le docteur Faust. Je passe sur les délires à propos des "réincarnations" masculines ou féminines. Pour un homme qui prétend rapprocher bouddhisme et christianisme, il fait preuve soit d'une ignorance crasse, soit d'une mauvaise foi (qui, elle, ne sauve pas) en ce qui concerne ce dernier quand il dit : " La croyance [en la réincarnation] est là parce qu'elle satisfait un besoin qui n'est plus satisfait par exemple par la religion chrétienne, dans la mesure où il y a de moins en moins de chrétiens et où on parle de moins en moins des réalités eschatologiques ; ce qui est un grand vide dans la pastorale d'aujourd'hui." (Ah bon ? On ne parle plus de l'Apocalypse chez les chrétiens? Première nouvelle!) [...] "Il serait intéressant que les théologiens chrétiens se demandent quelle est la portée physique du dogme de l'existence humaine unique. C'est ça la question véritable."
Il n'y a pas de "dogme de l'existence humaine unique" dans le christianisme qui s'inscrit dans l'Histoire (laquelle se terminera par la descente de la Jérusalem céleste lors de l'Apocalypse, c'est-à-dire de la Révélation ultime) et non dans "l'éternel retour" des cycles. Le christianisme nous parle de mort et de résurrection, pas de "réincarnation". Le Dr Schnetzler, qui a grandi dans une famille chrétienne, est tristement emblématique de ces occidentaux apostats qui embrassent le bouddhisme par rejet du christianisme qu'ils ne manquent jamais de dénigrer et de façon insidieuse (à la différence des muslims guénoniens qui le font de façon virulente), comme c'est le cas dans cet entretien.
Ecrit par : Perceval le Gaulois | dimanche, 23 septembre 2007
Nathanaël,
ici personne n'est hostile au christianisme. Que ferais-je sur ce blog si c'était le cas ? La critique des dérives tibétaines a été faite dans le monde anglo-saxon il y a quelques années, mais en France, pour cause de barrière linguistique, elle a tardé. Un jour, les occidentaux s'apercevront de ce qu'il y a derrière un certain nombre d'entreprises lamaïques.
Pour ma part, je ne me suis jamais trop frotté à eux, j'ai mis en garde un certain nombre d'amis il y a 2 ou 3 ans.
Pour ce qui est du zen, seul domaine de compétence que je pourrais revendiquer, il n'a que faire des croyances réincartionnistes. Et personne n'a jamais affirmé que quoi que ce soit se faisait sans l'aide de Dieu.
Les opinions de M Schnetzler n'engagent que lui.
Ecrit par : Pierre | lundi, 24 septembre 2007
Au titre des anecdotes amusantes et pour détendre l'atmosphère, savez-vous que le bouddhisme Theravada principalement implanté en Thaïlande, Sri Lanka, Laos, Cambodge, etc., moins répandu en Occident (si ce n’est chez les ressortissants étrangers) car plus austère et moins « tendance » que le zen ou le lamaïsme tibétain, fait cependant très souvent l'objet d'articles scandaleux dans les rubriques faits-divers en Asie du Sud-Est.
Depuis une dizaine d'années, avec une presse plus libre,
les populations découvrent quotidiennement, ou presque, les
tentations des clergés monastiques au Cambodge ou en Thaïlande,
par exemples, lorsque des moines se font attraper la main dans le
sac, eux qui prêchent un renoncement rigoureux, la recherche de l’état de « délivré », et bien évidemment la nécessité pour les laïcs l'importance vitale du détachement et de la dévotion à l’égard des moines devant s’exprimer par d’importants dons matériels.
Les cas les plus grotesques de tartufferie se sont déroulés en Thaïlande où la justice impose à la police de filmer les scènes de « flags » (arrestations en flagrant délit) avec un caméscope numérique.
Ces images sont donc parfois diffusées pour l'exemple à la télévision nationale. Plus personne ne peut ainsi avoir d'illusions quant à la vertu des "bonzes" costumés et perruqués, cachés derrière de grosses lunettes noire contant fleurette à des « hôtesses », devant des verres de whisky, sur fond de karaoké, dans les innombrables bordels remplis de jeunes prostituées qui ont fleuri à Bangkok.
Dernièrement c'est ainsi un célèbre moine supérieur de temple dirigeant une grande communauté, moine révéré et l ‘objet d’une immense dévotion pour sa sagesse et son état de quasi « délivré vivant » ayant déjà atteint le nirvâna, qui a été contrôlé sortant d'un rendez-vous galant et nocturne avec deux tendres partenaires, ridiculement costumé en colonel de l’armée au volant d’une grosse Mercedes, et bien entendu perruqué pour l'occasion afin de dissimulé son crâne tonsuré.
Edifiant spectacle que celui que nous fournit l’Orient, pourvu, dans sa « supériorité spirituelle » selon René Guénon, de techniques et de méthodes de libération qui nous feraient défaut.
Quelle émotion devant tant de « détachement » supérieur !
Ecrit par : Hector | lundi, 24 septembre 2007
En attendant, si les robes de certains moines bouddhistes étaient en bronze, ça ferait un joyeux carillon! C'est ce qu'on nomme sans doute la cloche tibétaine!
Ecrit par : Gérard Languedeput | lundi, 24 septembre 2007
Cela participe sans doute, Gérard Languedepu...refélicité, des profonds mystères de la voie tant "trique" !!!
Ecrit par : Ange | lundi, 24 septembre 2007
Renversant chemin de l'Eveil qui mène des zafus aux canapés moelleux des bordels...une banale histoire d'assise ou pour tout de dire de fesse finalement, le tout étant de savoir où on les installe...
Ecrit par : Hector | lundi, 24 septembre 2007
Banale histoire d'Assise! Pas si sûr!
Un prêtre catholique zen !
Le Père Jacques Breton, prêtre catholique initié au Zen par Karlfried Graf Dürckheim, et en contact permanent avec un monastère Zen Rinzaï du Japon, illustre merveilleusement ces rencontres inter-religieuses Orient/Occident qui deviendront sans doute courantes au 21ème siècle.
Par Jean-Claude Cartier
Qu’est-ce qui vous a amené au Zen ?
En 68, j’étais aumônier à St Louis, un lycée qui prépare aux grandes écoles et se trouve face à la Sorbone. Ainsi étais-je en plein cœur de ce mai 68 de toutes les remises en questions, que j’ai vécu avec les jeunes, me demandant, pour ma part, si je connaissais si bien que ça ce Dieu dont je leur parlais.
La réponse s’étant révélée négative, j’ai été solliciter auprès du Cardinal Marty la permission de quitter mon ministère pour me consacrer à une vie plus spirituelle. Heureux de rencontrer enfin un prêtre qui ne vienne pas lui demander l’autorisation de se marier, le cardinal m’a laissé partir, et c’est comme ça que je me suis retrouvé ermite, sous la dépendance d’un évêque très ouvert - dont on pourrait dire qu’il était le Jacques Gaillot de l’époque - et qui m’a suivi dans ma démarche.
Malheureusement, cette vie d’ermite n’était pas facile, car on est face à soi-même, face à toutes ses difficultés psychiques, à ses problèmes ; et je me sentais très en insécurité. Il me fallait donc trouver en moi-même des possibilités pour libérer cet inconscient qui m’empoisonnait.
C’est dans cet esprit que je me rendais à une session organisée par les dominicains, qui s’intitulait « Sagesse du corps, prière chrétienne » et qui, en fait, était essentiellement consacrée à Dürckheim. Très heureux qu’on me parle enfin de ce corps que j’habitais si mal, j’y suis retourné l’année suivante, et y ai rencontré Dürckheim. J’ai immédiatement sympathisé avec lui, et décidé de suivre sa formation, tout au moins pendant un peu plus d’une année, jusqu’à ce qu’il fasse venir un Roshi, un maître spirituel japonais, qui nous a introduit au vrai Zen.
Pour moi, qui avait été élevé dans une religion un peu traditionaliste, et pour qui le Bouddhisme était plus ou moins démoniaque, cette rencontre a été marquante. D’autant que je me suis longuement entretenu avec le Roshi, lui posant même une question un petit peu perverse en lui demandant comment devenir instrument d’amour. Je ne sais plus trop ce qu’il m’a répondu, mais quand je suis sorti de cet entretien, il m’avait transmis un formidable dynamisme intérieur, et j’étais animé par un amour tel que j’aurais donné toute ma vie. J’ai alors pensé qu’il y avait quand même des valeurs spirituelles extraordinaires chez eux.
Ca n’était quand même pas une conversion ?
Non, mais enfin, c’était une ouverture sur des valeurs authentiques qui se trouvent dans le Bouddhisme.
Ensuite, j’ai bien sûr continué de pratiquer et, finissant par être reconnu par ma hiérarchie, j’ai été invité, en 84, à participer à un échange spirituel, organisé par le Vatican, qui eut lieu au Japon entre moines chrétiens et moines bouddhistes. Et là, ça a été la seconde grande découverte ! J’ai rencontré des moines de grande valeur, et ça m’a énormément aidé dans mon cheminement intérieur.
Maintenant, quel regard jetez-vous sur vos frères catholiques qui restent enfermés dans leur seule confession ?
Je ne peux plus porter de jugement, parce que tout mon travail consiste précisément à accueillir. Quand un prêtre vient me trouver, je l’accueille comme il est. Quelquefois, il est mal dans sa peau, d’autres fois il est trop intellectuel... mais je rencontre aussi des gens qui ont une grande dimension spirituelle.
Qu’est-ce que le Zen a changé dans votre foi catholique ?
Il faut dire que le corps n’avait pas beaucoup de place dans notre vie spirituelle catholique. Or, un tel rejet du corps est finalement contraire à ce christianisme basé sur un Dieu qui a pris corps. En tout cas, j’en souffrais, et ce que j’ai trouvé chez Dürckheim, c’est justement une unification de ma personne, corps-âme-Esprit.
J’avais aussi beaucoup de mal à quitter mon mental, à me rendre présent, à m’intérioriser, à être en communion avec les autres. Et surtout, j’éprouvais une énorme difficulté à m’abandonner, à me lâcher... J’étais souvent hypertendu. Le Zen m’a donc aidé dans ces domaines.
Enfin, bien que j’ai toujours admis que tout était Grâce, je ne savais pas comment vivre cette Grâce. J’avais une grande dévotion pour l’Esprit Saint, mais ce n’est qu’avec le Zen que j’ai compris à quel point l’Esprit, c’est le souffle. Avec Zazen, j’ai découvert qu’un geste juste, une parole juste doivent être portés par le souffle intérieur, l’énergie. Ce qui est important c’est que ce ne soit pas moi qui... mais le souffle en moi qui anime ma parole et mes gestes.
Et là où je ne suis pas d’accord avec les mouvements charismatiques, c’est que l’Esprit n’agit pas sans nous. Il faut que l’Esprit se mette en œuvre en nous. Et j’ai trouvé dans le Zen une méthode pour me laisser animer par ce souffle intérieur.
Dans les moments forts de méditation, je célèbre l’Eucharistie. En ces occasions, le Zen me met dans une telle attitude de réceptivité, d’accueil et de présence, que j’obtient un climat de présence extraordinaire où je participe vraiment à ce qui est vécu, et que ma parole est portée...
Le prêtre reprend sa dimension...
Et voilà ! Le prêtre redevient intermédiaire entre Dieu et les hommes. J’ai lu la dernière encyclique du Pape. C’est très beau, mais ça ne répond pas aux vrais questions, ça reste au plan intellectuel. Je crois profondément à la philosophie, mais si je ne suis pas en attitude pour pouvoir l’accueillir, ça ne sert à rien. Si ça n’atteint pas une expérience, ce sont des mots, tout ça !
Jusqu’à présent vous m’avez parlé de la technique du Zen, mais vous n’avez pas dit un mot de la philosophie bouddhiste ?
Je distingue un tout petit peu le Zen du Bouddhisme, parce qu’on peut pratiquer le Zen sans être Bouddhiste. Cela dit, je ne suis pas opposé à la philosophie bouddhiste, dans la mesure où elle nous aide à entrer dans un certain vide intérieur, à nous dégager de toutes choses. Je crois à cette harmonie.
En fait, je suis en accord avec tout ce que disent les Bouddhistes. Par contre, là où je suis en désaccord, c’est avec ce qu’ils ne disent pas. Quand vous leur demandez quelle est la nature du Bouddha, quel est ce Dieu, ils ne vous répondent pas. Ils vous laissent sur votre faim en ce qui concerne toutes les grandes questions qui donnent sens à mon existence et à ma vie.
D’autre part, pour eux, il n’y a pas de relation possible avec l’Absolu. Il n’y a pas de « je » et de « tu ». Or, je ressens autant la nécessité d’une vie intérieure que d’une vie extérieure. Il n’y a pas de « je » sans un « tu ». Et si je ne vis pas ce « tu » intérieurement, je ne le vivrais pas bien avec quelqu’un d’autre. Pour ma part, je suis toujours en relation avec ce « tu ». Et c’est ce qui nous distingue. Je crois profondément que cette nature divine, je la reçois, je l’accueille en moi pour la redonner. Mais chez les Bouddhistes, il y a un terrible principe de non-dualité qui les rend prisonniers. Quand je leur parle comme je le fais en ce moment, ça les touche très fort, mais en même temps ils refusent. La relation les dérange. C’est quelque chose qu’ils n’ont pas résolu en eux-mêmes. Alors, ils parlent de la Pure Conscience... mais qu’est-ce que c’est, la Pure Conscience ?
Du point de vue de mon Christianisme, c’est quand même le Christ qui nous révèle l’amour Divin. Il y a une source d’amour profonde qui se donne entièrement, un courant d’amour qui est au cœur même de la divinité, et c’est lui que nous avons à vivre.
De leur côté, ils me reprochent d’avoir un Dieu extérieur, ce à quoi je leur répond que tout l’intérêt de la spiritualité c’est que Dieu passe justement de l’extérieur à l’intérieur.
Je ne suis donc pas en total accord avec le Bouddhisme, mais c’est pourtant ce même Bouddhisme qui m’a aidé à révéler en moi le Christianisme dont je vous parle.
En fait, je rejoins les Bouddhistes au niveau de l’expérience profonde. C’est au niveau de la doctrine que je suis à l’opposé. C’est l’expérience qui nous rapproche. C’est en exprimant notre expérience que l’on s’aperçoit qu’on a plein de points communs. Mais cette rencontre ne peut se faire que par l’intérieur. Tant qu’on restera au niveau extérieur on sera toujours en opposition.
Il n’y a qu’un Absolu. La seule chose qui puisse nous différencier, c’est l’aspect par lequel nous apparaît cet Absolu.
Est-ce que vous auriez pu, de la même manière, vous intéresser au Yoga ?
Le Zen est une méthode pour aider à l’unification de la personne, mais il y a d’autres méthodes, effectivement comme le Yoga qui, d’ailleurs, se pratique dans de nombreux monastères chrétiens.
Pour ma part, j’aurais pu adopter n’importe quelle autre méthode, mais je n’ai, par contre, jamais remis en question ma foi chrétienne, du fait que j’ai fait une expérience religieuse profonde très liée au Christ durant ma jeunesse. Et c’est parce que ma foi au Christ est ancrée, que j’ai pu m’ouvrir aux Traditions orientales.
Cette orientalisation de votre christianisme ne vous rapproche-t-elle pas des gnostiques, cathares ou autres Rose-Croix ?
Oui, c’est ça ! Bien sûr, je ne suis pas gnostique, mais ça me rapproche en partie du courant ésotérique, tout au moins d’un ésotérisme qui est demeuré fidèle à l’église. Mais pour tout dire, je me sens surtout proche des Orthodoxes dans la mesure où ils sont restés dans le courant mystique beaucoup plus que nous.
Comment votre démarche est-elle accueillie par les catholiques ?
Je suis très peu en relation avec les catholiques ne pratiquant pas le Zen. Quant aux pratiquants, il y en a qui viennent pour approfondir leur foi, et d’autres parce qu’ils ont rejeté l’église pour différentes raisons, quelquefois valables. Ils savent que je suis prêtre catholique, et retrouvent petit à petit, par l’intérieur, le Christ et l’église.
Enfin, il y en a qui ne sont pas Chrétiens et qui se trouvent simplement motivés par une démarche spirituelle. D’ailleurs, je prévois toujours un entretien préalable pour savoir si le nouveau venu vient pour des raisons psychologiques ou spirituelles. Dans le premier cas, je n’accepte pas sa candidature. Je ne leur demande pas d’être Chrétiens, mais il faut avoir une recherche spirituelle.
Comment se déroule votre enseignement ?
Il y a plusieurs niveaux. Tout d’abord, rue Quincampois, chaque premier mercredi du mois, je présente Zazen et expose ce qu’on fait à Assise. Le dimanche, je propose une séance d’initiation. Ensuite il y a des séances hebdomadaires, avec des exercices pour se détendre, et une demie heure de Zazen ; et le mercredi un temps plus fort de méditation.
D’autre part, dans le centre de Saint Gervais, j’organise des week-end, avec des Seshin, ces temps forts de méditation, et un certain travail dans l’esprit de Dürckheim avec Zazen et investigation psychologique. Un autre week-end est également prévu pour partager et communiquer au niveau spirituel et philosophique. Et tout cela s’articule toujours avec l’office chrétien, bien qu’il reste facultatif.
On notera la dernière phrase:
Et tout cela s’articule toujours avec l’office chrétien, bien qu’il reste facultatif.
Et bien voyons!!! Dans la gêne y'a pas de plaisir
Ecrit par : Adelphe | lundi, 24 septembre 2007
Assise bien sûr!!
Ecrit par : Adelphe | lundi, 24 septembre 2007
Méditation zen et prière chrétienne
Par Hugo Makibi Enomiya Lassalle
Traduit de l'allemand par A. Liefooghe
Collection « Sagesse du corps »
___________________________________________________________
Soucieux d'une vie intérieure réelle et d'un équilibre spirituel que les religions occidentales ont quelque peine à procurer, des chrétiens de plus en plus nombreux se tournent vers la pratique du zen. Les disciplines orientales, avec leur méthodes de concentration et de méditation, semblent rendre possible aujourd'hui une certaine expérience religieuse. La question posée par ce livre est la suivante : de telles méthodes sont-elles légitimes pour les chrétiens et dans quelle mesure un Occidental peut-il les pratiquer ?
Voter pour la réimpression de cet ouvrage
Nonnnnnnnnnnnnnnnnn!!!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : Adelphe | lundi, 24 septembre 2007
Préparez les bassines!
Ecrit par : Bruno | lundi, 24 septembre 2007
Pierre,
Malheureusement, Perceval a raison : l'opinion de J.P. Schnetzler n'engage pas que lui car il s'exprime dans le cadre de sa tradition, le bouddhisme tibétain, qui, je suis entièrement d'accord avec vous, n'est pas le bouddhisme originel. N'ayons pas peur des mots, c'est un syncrétisme.
En ce qui concerne le zen, il n'est pas inutile d'en rappeler l'origine : il provient d'une reprise en main par des maîtres bouddhistes chinois de leur tradition qui était tombée dans la pire des bigoteries et des idolâtries, accompagnées de syncrétisme avec le taoïsme et le confucianisme. Ce fut le chan qui devint le zen au Japon. Il se caractérise par un dépouillement extrême et une ascèse terrible : j'ai eu entre les mains un document qui décrivait la vie du monastère d'Eihiji au Japon, celui que fonda Dogen Zenji et si tous les Occidentaux savaient ce qu'il s'y passe, il rayeraient de leur langage des expressions du style :"Restons zen!" : la voie du zen, celle du soto en particulier n'est pas jonchée de pétales de rose, elle n'a rien d'un long fleuve tranquille. On comprend alors que le bouddhisme tibétain connaisse en France un tel succès avec ses couleurs flamboyantes, ses tankas, ses cérémonies spectaculaires, ses rituels et qu'en comparaison, le bouddhisme zen paraisse terriblement austère ; aussi a-t-il moins essaimé.
Mais quelle que soit la forme que revête le bouddhisme, il n'en demeure pas moins qu'il lui manque l'essentiel : Dieu. Les bouddhistes eux-mêmes parlent de "théologie négative" puisqu'ils se réfèrent à aucune divinité, c'est la théologie du vide et c'est là que le bât blesse pour nous, les chrétiens, qui considérons que c'est la "théologie du néant" : le bouddhisme apparaît comme un pyramide tronquée : il n'y a pas de lien entre le ciel et la terre, pas d'axis mundi. Le commentaire d'Adelphe montre bien la position des maîtres bouddhistes qui voient le Dieu des chrétiens comme extérieur à eux. Ils sont incapables de voir la double nature du Christ, à la fois humaine et divine et dont la venue est déjà annoncée dans l'Ancien Testament (Deutéronome 18, 15).
On a rapproché la compassion bouddhique de la charité chrétienne mais elles n'ont pas grand-chose à voir l'une avec l'autre. La première est une sensibilité à la souffrance des autres mais elle n'inclut pas nécessairement une acceptation de l'autre, c'est-à-dire un non-jugement à son égard du fait précisément de l'absence de Dieu alors que dans la seconde, le chrétien est appelé à s'imprégner de la miséricorde divine pour inspirer tous ses actes par l'imitation du Christ et à reconnaître son prochain comme faisant partie d'une humanité chutée dans la quelle nous sommes tous plongés. Dans cet ordre d'idée, il y a une autre différence de taille avec le bouddhisme qui nous dit que nous payons le prix de fautes commises dans le passé, c'est la notion de karma et que nous devons le subir. Dans le christianisme, la miséricorde divine est tout le temps présente : à tout instant, Dieu, si j'ose m'exprimer ainsi, nous tend la perche, à condition que nous changions d'attitude ; c'est cela que dit le Christ à la femme adultère : "Va et ne pêche plus". Si elle applique cette injonction et qu'elle se repent, elle sera pardonnée. Saint Paul l'a dit magnifiquement : "Si je n'ai pas la charité, je ne suis rien" (Corinthiens, 1, 13).
Par conséquent, il ne faut pas s'étonner si le bouddhisme se prête à toutes les dérives, puisque le néant que j'évoquais plus haut ne peut être comblé que par les forces intermédiaires (démons, figures tantriques, etc,), entraîner la confusion entre le psychique et le spirituel, parce qu'à la différence du christianisme, il lui manque la FOI en un DIEU UNIQUE qui nous a envoyé son Fils afin que nous puissions aller au Père. Il en résulte que tous ceux qui ont délaissé le christianisme pour embrasser le bouddhisme sont des gens qui ont perdu la foi.
Ecrit par : Thaddée | lundi, 24 septembre 2007
Thaddée,
merci pour votre beau texte. Je n'ignore pas ce que vous dites, même s'il est toujours utile de le rappeler.
Il n'empêche que le zen n'est pas foncièrement incompatible avec la Révélation d'une grâce supérieure. C'est ainsi.
Ecrit par : Pierre | lundi, 24 septembre 2007
Pierre, pouvez-vous nous en dire plus svp ?
Ecrit par : Jean | lundi, 24 septembre 2007
Père Jacques Breton :"J’ai lu la dernière encyclique du Pape. C’est très beau, mais ça ne répond pas aux vrais questions, ça reste au plan intellectuel."
(Il voulait une encyclique « mystique », « initiatique» ? Quelles sont ces « vraies » questions ?)
Père Jacques Breton : "Je suis très peu en relation avec les catholiques ne pratiquant pas le Zen. Quant aux pratiquants, il y en a qui viennent pour approfondir leur foi, et d’autres parce qu’ils ont rejeté l’église pour différentes raisons, quelquefois valables. "
( Alors ça ! Quelles raisons peuvent donc bien paraître suffisamment «valables » pour justifier une sortie de l'Eglise, aux yeux d’un prêtre de la Sainte Eglise Catholique Apostolique et Romaine ?)
Quand même, ça me laisse rêveur ce langage dans la bouche d'un de nos pasteurs...
Ecrit par : Restif (en passant) | lundi, 24 septembre 2007
Ce Jacques Breton est un sombre crétin qui méconnait sa propre tradition : s'il avait lu Ste Thérèse d'Avila, il aurait découvert une méthode de méditation, en langage chrétien on appelle cela l'oraison mais je doute qu'il connaisse ce terme. Moins connu, mais mentionné sur ce blog, "La divine ténèbre" de François Malaval aux éditions Arma Artis qui est dans la même veine ; c'est une merveille et tout chrétien digne de ce nom devrait le lire. Beaucoup seraient étonnés de voir qu'on n'a pas attendu l'arrivée du bouddhisme en Occident pour pratiquer des techniques de présence à soi-même et à Dieu et qu'il y a tout ce qu'il faut dans le christianisme.
Ecrit par : Ronin | lundi, 24 septembre 2007
Evidemment! Il y a le "Nuage d'inconnaissance " (anonyme), "La montée au Carmel" et "La nuit mystique" de Saint Jean de la Croix (le compagnon d'armes et d'âmes de Sainte Thérèse d'Avila qui l'appelait "mon petit Sénèque). Pour ceux qui ont besoin de plus de raison et de douceur, le merveilleux "Introduction à la vie dévote " de Saint François de Salle. Existent aussi "les Exercices Spirituelles" de Saint Ignace de Loyola (de réputation, je ne l'ai pas lu). Il y des techniques de méditation éprouvées, comme de se représenter la crucifixion en détail. Chaque verset de l’Evangile peut être, doit être objet de méditation. Nos "méthodes" sont simple La prière et comme l’a dit Ronin :l’oraison "Prière méditative centrée sur la contemplation divine" (TLF). Dans la douleur, toutes les douleurs, comme dans la peur, la prière fleurit instantanément sur nos lèvres...
S’il est vrai que le christianisme n’a rien à cacher, au contraire des pseudos initiations (d’ailleurs, à SUPPOSER qu’il y ait de vrais initiés ils se taisent, les autres sont des escrocs) ce n’est certes pas par absence d’hermétisme chrétien. Marie Madeleine Davie a écrit un fort beau texte sur la symbolique du moyen-âge (que les francs maçon essayent de voler aux bâtisseurs chrétiens comme ils ont volés l’épée du chevalier chrétien. Du labyrinthe qu'on retrouve à Chartres et dans maintes églises au discours de Saint Paul sur les armes du chrétien, notre tradition est d’une richesse éblouissante. Elle est multiple (sur http://www.jesusmarie.com/ c’est plus de milles tomes qui s’offrent à l’âme assoiffée :mystique, philosophie, visions, interprétations de la Bible…), oui, multiple comme comme le sont les ordres, des Bénédictins aux Dominicains -mais toujours par le Christ :"Je suis le chemin, la vérité et la vie".
Ceux qui ont besoin de la gnose ont Clément d’Alexandrie et Denis l’Aréopagite – mais la gnose n’est que l’un des chemins, et sans la charité, il n’est rien. Ceux qui auront d’avantage besoin d’humilité liront « L’imitation de Jésus Christ ».Je ne connais pas la tradition moderne mais un ami me dit que le cardinal Nerwman est formidable.
Bref, nous pouvons certes respecter les traditions quand elles sont dans leurs terroirs, et même aller jusqu'à comprendre qu'une âme mal guidée, peut être appelée à un cheminement différent (rien n'est joué avant la fin) ait été cherchée ailleurs ce qu'elle avait sous le nez. A condition qu'elle ne nous fasse pas la leçon. Mais n'oubions jamais que, bien loin de manquer de telle ou telle dimension, nous sommes au contraire si riche qu'une vie n'y suffit pas, que la tradition chrétienne, vieille de près de 2000 ans, née en orient,fruit de tout l'occident, est, littéralement, inépuisable.
Ecrit par : Restif | lundi, 24 septembre 2007
Restif,
Seriez vous du genre de Borella qui, sous prétexte de démonter les erreurs de Guénon, en arrive à nier tout ésotérisme chrétien.
Ne prenez pas cela pour une attaque car je suis en plein accord avec tout le reste de votre discours.
Même si je pense que devant la Révélation qui est la Vérité même, il ne peut plus exister d'exo et d'ésotérisme, il me parait évident que, devant les erreurs humaines des églises institutionnelles, certaines vérités ont du se cacher pour être transmises.
Ecrit par : nathanaël | mardi, 25 septembre 2007
Ah mon cher nathanaël, vous m'avez lu trop vite. N'ai-je pas écrit : « S’il est vrai que le christianisme n’a rien à cacher (...) ce n’est certes pas par absence d’hermétisme chrétien." ?
"Esotérisme" a tant servi que je préfère le mot d'Hermétisme. Lorsque je parle des armes du chevalier Chrétien, des bâtisseurs, de tout ce que nous ont volé les F.Maçons, de quoi croyez vous que je parle? Mais je comprends qu'on puisse s'y tromper, car c'est un point sur lequel je suis passé assez vite – malgré tout il était bien présent. Car enfin, que croyez-vous que j’ai à l’esprit en notant le vol par les francs-maçons de la symbolique des bâtisseurs? Vous pensez bien que ce n'est pas la pensée des Lumières qu’ils ont dérobée à l’Eglise. Il existe bien un hermétisme que nous pillent bien des occultistes. La mention du labyrinthe de Chartre renvoit à ce cheminement de l'adepte chrétien qui doit trouver le chemin de la connaissance divine. C'est aussi le symbole de la "forêt périlleuse" que le chevalier doit traverser pour arriver au château (l’âme). Perceval est un conte initiatique, comme Le chevalier à la charrette, comme le Parsifal de Wolfram Von Eschenbar. Mais ce que j'entends dire, c'est que si ce symbolisme existe, si on peut effectivement trouver une alchimie spirituelle chrétienne, n'oublions pas que ce n'est qu'un chemin. Il n'est pas indispensable de l'emprunter pour faire son salut. Par contre, l’amour, l’agape, est indispensable.
C’est on ne peut plus vrai, certaines âmes -dont je suis - ont besoin d'une gnose chrétienne, d'un hermétisme. Cela exige, je le crois sincèrement, beaucoup d'humilité. Sinon, on risque vite de se prendre pour une sorte d'élu. Il est donc bon de méditer l'Evangile.
Mais en gardant cet esprit d’amour, de dépouillement de la vanité, qui d’ailleurs s’intègre à la pratique d’une méditation sur les symboles, il est permis de pratiquer cette voie, et de travailler à la Co-naissance. Mais vous savez, Saint Jean de la Croix, la mystique, c’est aussi une initiation,où Dieu lui-même dévoile les intransmissibles secrets que les Saints ne peuvent qu’évoquer mais que seul l’Esprit pourra faire éclore dans l’âme. Voilà, j'espère avoir répondu à vos doutes nathanaël, doutes qui ne m'ont aucunement choqués, je vous l'assure.
Cordialement et même fraternellement, R.
Ecrit par : Restif | mardi, 25 septembre 2007
Sainte Thérèse d'Avilla, Maître Eckhart ou Saint Ignace de Loyola ont tous été soupçonnés d'hérésie que je sache !
@)>-->--->---
Ecrit par : Nebo | mardi, 25 septembre 2007
P. Sollers. - Le père de Lautréamont était un comtiste fanatique. Il y a toujours cette idée que la science va résoudre la crise religieuse. Houellebecq parle favorablement du bouddhisme. J’y suis très opposé.
N. O. - Dans « Casanova », vous citez les sermons du dalaï-lama comme exemple de « lecture débilitante ».
P. Sollers. - Moi, je suis dans le droit-fil occidental. Si l’Occident c’est l’Amérique, sa sociobiologie et son puritanisme grotesque, évidemment non. En revanche, si l’Occident c’est l’Europe du splendide lever de soleil des Lumières refoulée et piétinée depuis deux siècles, alors oui, j’ai foi dans le salut par l’Europe.
M. Houellebecq. - Le bouddhisme m’est très sympathique, mais je suis malheureusement très athée. Je ne sais pas ce qui peut rester du bouddhisme en l’absence de croyance en la réincarnation. Pourtant le bouddhisme est peut-être une solution d’avenir. Dans mes moments mégalomanes, je reprends volontiers à mon compte la phrase de Nietzsche selon laquelle Schopenhauer avait fait planer la menace d’un nouveau bouddhisme sur l’Europe, que lui, Nietzsche, avait écartée. Donc je reviens pour faire planer la menace d’un nouveau bouddhisme sur l’Europe, par infiltration lente.
P. Sollers. - Eh bien, je m’opposerai à cette pénétration bouddhiste comme Nietzsche à Schopenhauer. Ce dont il est question à travers le bouddhisme, c’est du devenir nihiliste européen, qui peut aller en effet dans ce sens de suicide, de résignation, d’autodécomposition. D’ailleurs la CIA aimait bien le daïla-lama et lui a donné beaucoup d’argent...
Ecrit par : Friedrich Morrison | mardi, 25 septembre 2007
On soupçonnait beaucoup à l'époque!
Ecrit par : Hermann | mardi, 25 septembre 2007
Nebo,
Vous poussez un peu le bouchon tout de même. Vous semblez ouvert au Zen et bien d'autres choses et fermé Sainte Thérèse d'Avilla, Maître Eckhart ou Saint Ignace de Loyola.
J'ai lu votre blog pour tenter de vous comprendre mais je n'y ai pas trouvé plus de réponse.
Il me semble que vous avez perdu les tonneaux et que vous cherchez les bouchons !
En toute amitié, bien sûr.
Ecrit par : M.G. | mardi, 25 septembre 2007
"Mais le plus grave est sans aucun doute l’énorme tromperie spirituelle que représente cette prétendue philosophie de sagesse qu’est le bouddhisme."
rien moins que ça...
"le bouddhisme donc, dans ses différentes versions (Tibet, Japon, Chine, Corée), doit être de ce fait dénoncé pour ce qu’il est, c’est-à-dire un piège dangereux pour un chrétien[...]"
Bon, ben nous voilà prévenus. Au moins c'est clair, cet article, d'une rare violence et d'une rare stupidité, n'est ni plus ni moins qu'une attaque d'un sectateur d'une religion contre une autre religion. Donc on est dans l'intolérance pure, aucun intérêt d'argumenter.
Ecrit par : Xavier Franc | mardi, 25 septembre 2007
"Nebo,Vous poussez un peu le bouchon tout de même."
Pensez-vous ! Nebo est un gourmet attablé au banquet des connaissances : il savoure le soufi, trinque avec Hagakuré, prend le café avec Nietzsche et n'oublie pas ses classiques chrétiens en passant au fumoir.
Nebo, affreux libertin, vous savez bien que les gens que vous citez n'ont pas été tués comme Hâllaj ou forcé à l'exil comme Rumi. Si Saint Jean de la Croix a été emprisonné, c'est la faute aux moines de l'ordre qu'il voulait réformer. Dans les noms que vous citez, seul M .Eckhart a été effectivement condamné par la papauté, et encore, quelques propositions. Quant à Sainte Thérèse, elle a été mise au rang des docteur de l'Eglise ! Et de son vivant, Pie IV l'a soutenue, seule une petite partie de l'Eglise espagnole se dressa contre elle, mais jamais la papauté.
Bis repetita : il n'y eut que M.Eckhart de réellement condamné dans les noms que vous citez. Et encore, même ça peut se discuter : "de l'avis de Josef Ratzinger lui-même lorsqu'il n'était pas encore pape, le procès n'a pas eu lieu, Eckhart n'est pas au sens strict du terme condamné. Il n'a donc même pas à être réhabilité. Le même Josef Ratzinger, après examen, n'a pas trouvé d'hérésie, mais des maladresses de langage dans ses œuvres." (Wikipédia)
Avouez que, même du sacro saint point de vue surplombant-relativisto-impartial c'est encore l'Eglise qui s'en tire le mieux. Vous êtes agnostique je crois, non? Vous allez arrêter d'...bêter les croyants? Courez vite chez le premier Pope venu! L'orthodoxie est une magnifique tradition!
Ecrit par : Restif | mardi, 25 septembre 2007
PS Je ne sais pas faire une rose avec le clavier, imaginez là ! Ce sera beaucoup plus beau...
Ecrit par : R. | mardi, 25 septembre 2007
Oui Restif, l'appel de l'Orthodoxie me tente bien souvent, mais en esprit libre je ne pourrais m'en servir que comme Plateforme de décollage, si je puis dire.
Après... mon parcours ferait le reste... et qui vivrait verrait. Mais je ne puis me convertir que par goût pour une Tradition... même si elle est belle, ancestrale et profonde et que je la défends avec mes modestes moyens de prolétaire magasinier non syndiqué... :-/
Oui, je savais que seul Eckhart avait souffert de la mise à l'index, mais les deux autres ont tout de même plus que surpris ceux que j'appelle les grenouilles et les crapauds de bénitier... et ce n'est pas sur ceux-là que l'on fonde une Foi. Enfin, c'est ce que je pense.
Sainte-Thésrèse d'Avila tenta de réintroduire dans le Christiannisme des méthodes de Contemplation (qui ont d'ailleurs bien des points de résonnance avec les états mystiques Orientaux quant à la synesthésie des sens... quant aux états physiques des dévots...) que l'on appelle (je crois me souvenir) "Oraisons" mais je m'avance peut-être procédant ici de mémoire et n'ayant pas du tout la science infuse... que l'on me corrige si je dis des bêtises. Selon elle il était possible d'avoir une expérience en "direct-live" avec Dieu sans avoir à passer par les messes, les lectures psalmodiées, les actions charitables, la prière répétitive... sans oublier ce que je déteste : les mortifications. Tout devait jaillir de la source de Contemplation. Elle a subit les foudres de ses évèques pour cela. Ah ! Restif, je ne pourrais pas vous citer mes sources là... mais je l'ai lu... et non dans un ouvrage anti-Catholique, croyez-moi... mais je ne me souviens plus du titre... c'était dans un ouvrage conscré à la Mystique Chrétienne. Quand elle a fondé les Carmélites, je crois me souvenir qu'au moins deux heures d'Oraison individuelle se devaient d'être effectuée par jour par chaque moniale. L'Inquisition s'est interessé à elle mais envers et contre tout elle a continué d'affirmer qu'une RENCONTRE était possible ici-bas avec ces oraisons.
Il est vrai que ces personnalités de la plus grande valeur spirituelle n'ont pas terminé comme le doux mystique musulman Hallaj... mais leur Paradis sentait le souffre aux yeux des "bien assis" qui se contentent de préserver le don reçu... sans tenter de faire fructifier, même par le risque, ce qu'ils ont reçu.
J'en parle là :
http://incarnation.blogspirit.com/archive/2007/09/13/n-ayez-pas-peur.html
Je suis un Agnostique... ne parvenant pas à me prononcer pour le "Oui"... ou pour le "Non"... mais je suis conscient que notre Patrimoine Culturel passe par le prisme du Corpus Gréco-Latin et Judéo-Chrétien... sans oublier les vieilles légendes Païennes qui ne me laissent pas indifférent non plus. C'est une grande Histoire Épique qui pèse son poids. Quand je pense à la Chrétienté, je pense aussi à De Vinci ou Christophe Colomb, à Michel-Ange ou Baudelaire... et même au jeune dépravé Rimbaud enculant le vieux satyre catholique Verlaine. Pour moi, tout ça... ça s'défend bec et ongles. Touchez pas à mon legs les doux bridés ou les psychopates barbus. Après... il est pas dit qu'on ne m'ait jeté au bûcher si j'avais vécu au Moyen âge.
Cela étant dit... la Chrétienté et son Histoire... la Chrétienté et son souffle Historique... je ne vois pas, après enquête de franc-tireur occidental, quelle construction fut plus audacieuse, en même temps que Raisonnable (malgré les faux pas... les massacres... et blah blah blah que tout le monde connaît) et génératrice d'Art, de Philosophie et de Système Politique sensé.
Ecrit par : Nebo | mardi, 25 septembre 2007
Nebo,
A vous tout seul, vous semblez être une petite tour de Babel.
Vous avez accumulé une culture assez remarquable et vous mélangez tout cela en espérant qu'il en sorte la vérité.
Vous croyez en la Charité mais sans la Foi et l'Espérance.
Vous êtes seul, Nebo, car vous ne laissez pas la place à l'Esprit. Dans le fond, vous désirez cette rencontre avec le Christ mais vous espérez qu'il vienne avec Bouddha et l'encyclopédie.
On dit que Dieu créa le monde en se retirant. Retirez vous de vous et laissez la place à l'Esprit; c'est lui qui vous reconstruira et non les livres poussiéreux qui ont fait de vous ce que vous êtes.
Désolé pour ma psychologie de prisunic mais je tenais à vous montrer ce que vous pouvez inspirer bien que ce ne soit certainement pas votre désir.
Ecrit par : M.G. | mercredi, 26 septembre 2007
Tour de Babel ? Certainement pas. Je n'y creuse point ma fosse. Lisez Raymond Abellio : "La Fosse de Babel", seconde partie de son tryptique incluant "Les yeux d'Ezechiel sont ouverts" et "Visages immobiles"... La confusion est suffisante... non ? Spasmes existentiels de toutes parts.
Si le Christ est ce qu'il est, les lumières de l'encyclopédie et les résonnances avec les pensées orientales se trouvent non pas abolies... mais confirmées au travers du Verbe. Ne me prêtez pas le syncrétisme dont je n'ai cure.
Si faits à l'image de Dieu nous sommes en mesure de pratiquer un Tsimtsoum avant notre Bereshit... à notre échelle, cela va de soi... donnez-moi donc la formule... enseignez-moi l'Art et la Manière que je puisse, si ce n'est y parvenir, au moins y tendre... car vos stances verbales à mon encontre (fort sympathiques, au demeurant) ne sont que des mots et ils n'ont pas, malheureusement, le souffle vivifiant du Seigneur quand il parle. Mais merci cependant de vous inquiéter pour mon âme...
Je m'en retourne retrousser quelque jupon... Dieu est grand... et je suis tout petit... il me pardonnera.
Ecrit par : Nebo | mercredi, 26 septembre 2007
Bonjour Nebo, je découvre aujourd’hui votre post (celui où je suis nommé) qui me touche profondément. Pour Sainte Thérèse,foin des sources, je vous crois sur parole.
Je comprend –ou crois comprendre – ce que vous ressentez. Certaines âmes se refusent à ce qu’il voient comme un hypocrisie : se convertir sans être absolument convaincu des dogmes. J’ai toujours pensé que de telles hésitations n’étaient certes pas celles qui choquent le plus celui qui est la miséricorde même. Et j’entends ce mot de miséricorde non comme une sorte de pitié dédaigneuse, non, la miséricorde, c’est une compréhension infini de notre âme, de notre pensée, de nos doutes mêmes. Mieux vaut une recherche sincère que de devenir un sépulcre blanchi.
Je n’ai certes aucuns « conseils » à vous donner (d’ailleurs très persuadé que c’est inutile pour certains êtres ; le ferment prend le temps nécessaire à lever, voilà tout.) Fut un temps où je me définissais comme agnostique. Et pourtant, je croyais en l’existence d’un principe spirituel, mais voilà, j’avais peur de trancher. Je ne raconterai pas sur un blog ce que je pourrais sans problème vous confier par mail. Disons que le mariage m’a rendu à une certaine réalité charnelle de la foi, mais ma « conversion » date d’avant. Disons, avec plus d’exactitude, que la route était déjà prise, mais qu’il manquait un « révélateur -fixateur ». Mot bête d’ailleurs, que celui de conversion, car, encore une fois, je croyais, mais hors des dogmes. Je ne méprise pas, quant à moi, l’étonnement qu’on ressent à voir des invariants dans les grands courants de la mystique. Je pense simplement qu’arrive un jour où une plongée dans une tradition – et celle où l’on est née m’a toujours paru la meilleur - devient l’unique moyen d’assumer pleinement sa foi.
Ah, vous voyez bien que ce que vous dis est sans génie, sans éclats, mais vous sentirez, je l’espère, un peu de capacité à écouter, à comprendre.
J’avais lu sur votre blog le texte que vous mettez en lien, texte fort beau. Pour moi, il vient d’une âme chrétienne, et je ne peux m’empêcher de penser que certains scrupules font sourire Dieu, d’un sourire plein d’amour mêlé d’un peu de tristesse, car il aimerait donner ce qu’Il lui est interdit, de par le libre arbitre, de donner : la foi. Je comprends que vous n’aimiez pas le dolorisme, il m’a longtemps fait peur. Bloy m’a appris à le voir sous un autre angle : « L’homme a des endroits de son pauvre cœur qui n’existaient pas encore et où la douleur entre afin qu’ils soient » (Lettre à.G Landry, 1873). N’oublions pas que le christianisme a une connaissance des hommes qui nous dépasse, et que certains ont besoin de la douleur comme d’autre d’une certaine joie franciscaine. « Il y a diversité de dons » dit Saint Paul. Ce même Saint Paul qui a dit « Recevez avec charité celui qui est encore faible dans la foi, sans vous amuser à contester avec lui ». Et ce S .Paul que je vous cite a été pendant longtemps une grande gêne pour moi. N’avait il pas changé la véritable nature du christianisme ? J’ai fini par croire – au sens le plus absolu du mot – qu’il n’aurait pas été reconnu et accueilli par ceux qu’ils persécutaient si sa mission n’avait pas été divine. Et commençant de le lire sans préjugés, j’ai découvert les paroles que j’ai citées. « Recevez avec charité… », quand on se rappelle ce qu’est la charité pour S.Paul… Tous les chrétiens devraient méditer ces paroles. Je ne veux certes pas vous retirer votre agnosticisme malgré vous, ce serait une atteinte à votre liberté. Mais vos préoccupations, cette compréhension d’une parabole qui me paraît témoigner d’une capacité à méditer sérieusement l’Ecriture, tous ces faits, et quelques autres, m’incite à penser que vous êtes encore plus spiritualiste qu’agnostique. Et que ce dernier terme, vous ne le gardez que par scrupule.
Sachez que les dogmes ne me sont pas toujours faciles à « avaler » (qu’on me passe cette expression triviale). Pourtant, à partir du moment où l’on reconnaît la possibilité divine du miracle, tout ne devient-il pas possible ? En tous cas susceptible d’unes adhésion intellectuelle –c'est-à-dire non charnelle, profonde mais fondée sur une raison qui accepte cette logique du miracle et de l’incompréhensible divin. Mon catholicisme est aussi une « plate-forme d’où décoller », comme celui de Bloy, de Péguy et même de Bernanos. Mais – et là ce n’est valable que pour moi – ce décollage n’est pas un abandon du Credo, que je reconnais entièrement et de bonne foi (si ‘j’ose dire…). Car si Christ n’est pas ressuscité : « vaine est notre foi » (S. Paul). Ceux qui me disent sur un ton de docte inspiré que Dionysos, Attis etc étaient aussi des fils de vierge, que Dionysos fut même crucifié 1) ne m’apprennent rien 2) devraient comprendre que cela ne fait que renforcer ma foi en un christianisme qui résume et dépasse toutes les religions, toutes les mythologies qui ont pressenti un fait qui rayonne sur tous les temps. Mais nous entrons là dans le dialogue d’un homme avec sa foi, dialogue que je pourrais mener par mail mais certes pas sur cette agora.
Enfin, je parlerai des gens qui vous déplaisent. Les êtres froids et mornes, ceux qui obéissent plus à la peur qu’à l’amour (et qui peuvent être aussi adeptes d’un certain conformisme, persuadé d’incarner l’exemple de la décence spirituelle. Bref, les piliers de vertu (il y a bien des piliers de bar). Oh, ils existent, comme dans tout groupe humain comment le nier ? Mais savons nous si certains ne sont pas en proie à des doutes qu’ils refoulent derrière une attitude extérieure toute de fermeté ? Enfin, tout simplement, nous sommes sur terre, et si tous les croyants déclarés étaient des chrétiens selon l’Evangile, cela se saurait. Ils vous insupportent par leur componction intolérante, d’une intolérance rabougrie et sans générosité, au contraire de celle d’un Bloy (qui d’ailleurs n’hésita pas à perdre son emploi pour défendre un athée). Il faut les accepter sans les fréquenter, voilà tout. Nous ne sommes pas au ciel.
Voilà, j’aurais aimé être plus cours, trouver des mots plus frappants, répondre à votre franchise, à votre ouverture. A mon sens, vous êtes en quête, et elle vous mènera loin, vers… ? Votre intelligence et votre modestie sont des qualités qui se payent souvent d’un trouble devant l’ « engagement », car on ne voit que trop ce qui dérange et gène, on s’interdit de se boucher les yeux. Ce n’est pas du scepticisme, plutôt, j’y reviens, une propension au scrupule. Que dire ? Prier est toujours bon.
Je vous souhaite tout le bien Nebo, et si vous le permettez, je prierai pour que vous receviez une manière de signe. C’est naïf, mais je crois à la prière. Non que je vous crois un pauvre incrédule perdu dans le déchirement ! C’est une intention dénuée de tout sentiment de suffisance, d’infatuation. Bon chemin !
Ps J'aime Abellio. Ah, le père Carranza ! mais...ceci est une autre histoire.
Ecrit par : Restif | mercredi, 26 septembre 2007
PSS Ce texte, non relu avant "publication", ayant été cavalcadé du clavier plus vite que décence ne l'autorise, les fautes d'accord pullulent. Mes excuses à la syntaxe et aux lecteurs.
( je suis plus que charette sur un job, mais c'est pas une excuse).
Ecrit par : R. | mercredi, 26 septembre 2007
Restif,
J'aurais aimé écrire à Nebo ce que vous venez de lui dire.
Belle exemple de vraie Charité et de Bienfaisance.
Ecrit par : M.G. | mercredi, 26 septembre 2007
Message tantrique, pour occidentaux en manque de repères organiques !!
Ecrit par : Point G | jeudi, 27 septembre 2007
Restif... M-G...
Merci pour votre sollicitude spirituelle.
Restif, il y a du vrai dans ce que vous dites... mais pas tout... pas tout. Je ne ne vais pas, cependant, m'étendre là-dessus... je suis pudique et si il m'arrive de dire des choses qui me concernent personnellement je le fais par l'écriture... et mon blog n'en est qu'une mince démonstration... je garde l'essentiel dans mes fiches secrètes... vais pas tout débaler là aussi sec.
Par contre... histoire de relancer le débat...
Si les uns et les autres estiment que le Bouddhisme est un danger... que penser, alors, du Taoïsme et des pratiques qui en découlent : je pense entre autre à la médecine traditionnelle Chinoise et à l'acupuncture qui m'ont rendu bien des services là où la médecine conventionnelle occidentale avait lamentablement échoué...
Que dire de la médecine Ayurvédique tirée de l'Hindouisme qui offre des résultats surprenants ?
Que dire des médecines traditionnelles Chamaniques des indiens des plaines d'Amérique ou des indiens d'Amazonie ou de la cordillière des Andes ?
Tout cela serait-il à jeter à la poubelle sous prétexte que l'imaginaire des peuplades qui s'adonnent à ces pratiques pour leur bien-être ne conçoivent pas le même symbolisme interne, la même psyché que nous autres "blancs" ?
Attention... attention... je ne cherche pas, ici, à diriger mes questions vers un dénouement syncrétiste... c'est là l'issue de secours qu'empruntent les bobos contrits et sûrs d'eux-mêmes pour faire bonne figure dans une société à la mièvrerie TOTALITAIRE... mais on ne peut faire l'économie d'une interrogation authentique sous le couvert de la Raison lorsque l'on est face à certains faits.
Et de fil en aiguille... sans même aller vers les religions extra-chrétiennes... je suis tombé, déjà, sur des catholiques qui m'ont soutenu clairement... et même avec beaucoup de haine... en agitant le "filioque" dessus leurs arguments que les orthodoxes étaient des hérétiques ! Bon... c'était dans la période des guerres yougoslaves, dans les années 90... la passion avait peut-être chauffé quelques têtes et fait dire des choses qui dépassaient la pensée... mais je ne le crois pas. Il y avait là de fortes convictions qui me faisaient froid dans le dos.
Voyez-vous... malgré ce qui s'est passé en Ex-Yougoslavie, je n'ai jamais eu la Haine envers la Catholicité. À aucun moment. Je revois ma fille rentrer de l'école, le jour où les bombardements avaient commencé au-dessus de la Serbie, me disant qu'elle avait la haine envers la France, qu'elle se sentait Serbe et moi la corrigeant aussi sec sans prendre de gants... verbalement j'entends... lui expliquant que la France était une vieille Nation (au sens Noble du terme) et que ce n'était pas elle qui avait participé aux bombardements en question... mais que c'était la CHIRAQUIE et la JOSPINIE... deux pays en un tentant de se faire passer pour la France.
Bref... le Bouddhisme aujourd'hui... les autres demain ??? C'est une question.
Bien à Vous tous... :-)
@)>-->--->---
Ecrit par : Nebo | jeudi, 27 septembre 2007
Nebo, je n'ai pas beaucoup de temps mais je veux juste dire deux mots rapidos, sans style. Je suis aussi fort pudique, et si j'ai évoqué dans mon précédent post des choses qui ne peuvent se dire que par mail, c'est bien à cause de ça. MG m’a écrit très gentiment que mon mot était "un exemple de charité", mais c'est faux. Si j'étais capable de parler ainsi à quelqu'un dont je me sens très éloigné, alors peut-être, oui, pourrait on dire ça. Mais là... J'ai moi-même goûté à tant de cultures, j'ai tant hésité, tâtonné, refusé... Enfin, je pense que vous comprenez ce que je veux dire.
Enfin je n’aurais pas osé parler de "sollicitude spirituelle" (qui est réelle mais…de quel droit, au fond ?) je préfère, plus modestement, le mot de sympathie.
Pour la prière, j'ai tout simplement bravé le sens du ridicule, et c'était peut être plus un défi à moi-même, quoique un « geste » sincère. Mais après tout, il n'y a rien de honteux. Et puis c'est sorti, et puis voilà, et puis m... (sourire).
Un mot sur les haineux : qu’ils prennent le catholicisme, ou la France en otage de leur discours, ce sont des minables. Point-barre ( à propos, j’étais contre les bombardements, n’ayant pas perdu la mémoire de l’histoire et sachant qui fut notre allié. Et merci d’apprendre à votre fille ce que vous lui apprenez ).
A part ça, d'accord pour étudiez tout ce qui nous en apprend un peu plus sur l'homme. Et le chamanisme m'a beaucoup intéressé. Mais pour moi, ça rentre plus dans le cadre d'une science, d'une anthropologie moderne. Les états de conscience modifiés, voire les NDA, tout ça est captivant, mais ce n’est pas une religion. Par contre, pour un indien Yaqui, oui. Et nous pouvons toujours étudier, ça ne fait jamais de mal, tant qu’il n’ ya pas de confusion.
Sinon, pour finir de relancer le débat, je suis un peu las d'entendre dire que c'est Guènon qui a inventé la notion de Tradition. C'est faux. Josephin Peladan, dès 1891 met sur le même plan Le livre des morts, la Baghavad Gita, l'Avesta, le Tao te King ect . Dès 1886, Saint Yves d'Alveydre parle de "royauté initiatique, de "tradition" et "en cela il annonce l'oeuvre de Guénon" (Jean Saunier, Saint YVes d'Alveydre ou une sinarchie sans énigme". On peut parler aussi des "Grands initiés d'Edouard Schuré. On doit surtout parler de la notion de philosophia perennis (sagesse éternelle) très présente à la Renaissance.
Guénon, occultiste convaincu connaissait tout ça, et il a su intelligemment le réunir, le synthétiser et lui donner un verni d'érudition. Mais il n'est pas l'inventeur de la notion de "Tradition". Et il a dit d’énormes bêtise sur Dante, quand quelqu’un s’est trompé à ce point, ose avancer des faits sans jamais donner la moindre source vérifiable, c’est tout juste un occultiste.(1) Un occultiste, pas un chercheur.
(1) Il en est de brillants (Guaïta par exemple).
Bon, comme brièveté, on a vu mieux…
Salut agréables aux amis, grimace dédaigneuse aux autres. R
Ecrit par : Restif | jeudi, 27 septembre 2007
Nebo,
Il est évident qu'un peuple multi millénaire arrive, à force d'empirisme, à améliorer les conditions de vie terrestres (médecine, vie en société, etc ...). Je ne suis pas assez calé pour juger du lien avec leur tradition.
Regardons le yoga; il serait idiot de déclarer que cela n'apporte rien au corps et au psychisme. Mais c'est de spiritualité que nous parlons. Et c'est justement cela que bon nombre de commentaires critique.
Quand une religion se déclare sans Dieu, il est évident qu'elle se retournera vers le monde intermédiaire avec tous les dangers que cela comporte (voir Nathanaël)
Et le monde intermédiaire (déviant par nature) entrainera irrémédiablement les adeptes vers les exaltations les plus perverses.
Vous avez raison en ne souhaitant pas une guerre de religion et un mépris des autres traditions. Il s'agit seulement d'ouvrir les yeux à beaucoup d'occidentaux qui rejettent leur tradition à force d'entendre que les autres possèdent des "méthodes" que nous chrétiens n'avons pas.
C'est mal connaitre les exercice de Saint Ignace, la prière du coeur orthodoxe ou l'oraison martiniste sans oublier le Quiétisme et même Jacob Boehme.
Il serait temps que les chrétiens s'affirment et remettent les pendules à l'heure. Tout cela, bien entendu dans un esprit de vérité et d'amour. Il faut occuper ce créneau de la défense de la chrétienté en délogeant ceux qui y règnent (intégristes, FN, extrémistes et autre)
Quant à la guerre orthodoxe-catholique, je n'ai rien à dire de plus que vous et j'ai eu aussi honte que votre fille pendant la guerre de Yougoslavie où l'on a vu les intellectuels et bien pensants français vomir les serbes (qui ne sont pas blancs comme neige, certes) et défendre bec et ongle ceux qui violaient moines et moniales en Serbie.
Enfin, à force de vous lire, je suis persuadé que vous serez là quand il le faudra car vous avez eu assez de temps pour étudier tous les concepts et vous êtes loin d'être idiot
Ecrit par : M.G. | jeudi, 27 septembre 2007
Bonjour à toutes et à tous,
Vos analyses, globalement, qui pourraient faire hurler un dévot moyen des centres spirituels installés en France, sont loin d'êtres inexactes. D'ailleurs j'ai passé dernièrement à titre personnel un peu de temps dans un centre du dharma, j'y ai vu et entendu plusieurs choses qui m'ont interpellé sur le coup, et qui ont pris du sens à la lecture du site http://bouddhismes.info
Quand j'ai lu les pages [ http://bouddhismes.info/13.html ] sur la
perversion du lien, l'image d'un moine [probablement "droupla"
ou eurolama issu de la retraite collective de trois ans et résidant à
l'ermitage monastique - ndl'e] m'est venue à l'esprit.
Ce moine doit avoir dans les trente cinq ans, et il a l'air très proche de plusieurs stagiaires pratiquantes [ou stapra].
Les relations qu'il entretient avec elles m'ont paru ambiguës, voire
déplacées vu sa position. Comme si il leur faisait un numéro de
charme, jouant sur l'humour, un humour qui m'a paru douteux...
J’ai le souvenir d'une soirée, ou nous avons une discussion avec ce
moine et plusieurs stapras. Dans la discussion nous avons évoqué
le désir sexuel, les façons qu'il avait d'être là même quand nous
croyons nous en être débarrassé... Il nous a dit qu'avant de venir
au monastère, il était à fond dans le désir sexuel, multipliant les
partenaires.
Une des filles dont il a l'air très proche, était assise à côté de lui,
elle semblait gênée de certaines de ses remarques qu'il lui
adressait directement, tantôt lui signifiant, en rigolant, qu'il avait
du désir pour elle, tantôt la culpabilisant sur son éventuel désir à
elle... toujours avec beaucoup d'humour, faisant rire toute la
tablée.
Le lendemain matin, je vois la fille en question, lui demande si elle
a passé une bonne nuit, elle me répond que non, qu'elle a eu
beaucoup de mal à s'endormir, que la discussion de la veille l'avait
retournée... Je n'ai pas compris pourquoi, je n'avais rien trouvé de
"retournant" dans cette discussion, toutes les remarques un peu
tendancieuses étant pleines d'humour... Cette même fille était prise
de fou rire en plein rituel de Mahakala suite aux grimaces de ce
même moine en train d'officier...
Un autre jour, une autre fille lui fait part devant moi de ses doutes
quant à son avenir, disant qu'elle aimerait bien avoir une maison,
des enfants. Et lui de lui répondre que, oui, d'accord, il lui ferait
des enfants, qu'ils auraient une belle petite maison, avec un chien,
des charentaises, que lui regarderait le foot en buvant sa bière
pendant qu'elle ferait la cuisine. "C'est ça que tu veux ?!" J'ai
trouvé vraiment malsaines ces réflexions, la fille n'ayant pas trop
le moral, était-il nécessaire de remuer ainsi le couteau dans la
plaie ?? Un peu estomaquée, elle lui a demandé un entretien
particulier.
Quant à ce moine, on aurait dit qu'il aimait être la "star d'un soir",
comme lors de la discussion où nous étions 7 ou 8 à boire ses
paroles... Usant d'humour à tout va et volontiers de grossièretés...
Sa robe est-elle une garantie de sa victoire sur l'ego et le désir
sexuel ? Pas si sûr...
Cordialement
Ecrit par : Rahansor. | jeudi, 27 septembre 2007
Je n'en doute pas Isabelle...
@)>-->--->---
Ecrit par : Nebo | jeudi, 27 septembre 2007
Relevé sur blog gay
Bonsoir,
Le lama Denis qui dirige karma-Ling voit l'homosexualité comme un "sur-conditionnement". Les propos du Dalai-Lama ne sont pas clairs non plus sur cette question. On condamne encore à mort ou à la prison à vie, pour cette raison, dans certains pays bouddhistes, comme le Népal. Toutefois, le bouddhisme tibétain est si misogyne que ses règles monastiques considèrent qu'il est plus grave pour un moine de coucher avec une femme qu'avec un novice du même sexe. Cela reste tout de même une erreur à leurs yeux.
Pour trouver une vision positive de l'homosexualité, changeons de région.
Le bouddhisme japonais est en général plus accueillant à l'égard de l'homosexualité et lui réserve même des voies de réalisation spécifiques. Ainsi, dans "La Rosée sur le chemin de la montagne de l'amour des hommes", la non-dualité bouddhique est invoquée pour justifier la bisexualité. Pour Saikaku, l'homosexualité en vient à représenter la sexualité idéale et le support de la "réalité fondamentale". Dans nombre de voies, l'homosexualité est survalorisée :"L'amour des femmes est le mystère de la voie des Kamis, mais l'amour entre hommes est le mystère de la voie des Buddhas"(Yakeiyu shamisen, 1628). Les histoires abondent, qui montrent comment tel ou tel moine atteint le Nirvana suite à la rencontre amoureuse d'un jeune novice.
"En tout état de cause, il est indéniable que l'amour homosexuel était étroitement lié, dans l'esprit des japonais de l'Epoque Edo avec le bouddhisme ésotérique et, dans une moindre mesure, avec le Zen. Il faudra un jour reconsidérer sous cet angle l'esthétisme Zen" (Bernard Faure)
Le "saint patron" de l'homosexualité bouddhique japonaise est le bodhisattva Manjusri.
Mais incontestablement, ce qui épate le plus dans le bouddhisme, c'est le statut accordé à la transgression... Celui qui transgresse n'est pas forcément en-dessous de la loi et la transgression même peut être parfois perçues comme un acte sacré, le signe que l'on est passé au-delà de toute condition.
Une trés bonne source concernant le point de vue bouddhique sur la question est le livre de Bernard Faure, "les sexualités bouddhiques" aux éditions LE MAIL.
Ecrit par : Le chevalier Eon | vendredi, 28 septembre 2007
"Mais incontestablement, ce qui épate le plus dans le bouddhisme, c'est le statut accordé à la transgression... Celui qui transgresse n'est pas forcément en-dessous de la loi et la transgression même peut être parfois perçues comme un acte sacré, le signe que l'on est passé au-delà de toute condition."
C'est étonnant de constater qu'en passant "au delà de toute condition", on puisse encore s'accrocher à la sexualité !
Ecrit par : nathanaël | vendredi, 28 septembre 2007
Encore un peu sur sur un blog qui n'a rien de chrétien:
http://rai.chez-alice.fr/html/boudzob.htm
Le sexisme et les crimes sexuels
Les femmes sont perverses, car elles entraînent au plaisir source de malheur " de même qu'un vase décoré rempli d'ordures peut plaire aux idiots.
De même, l'ignorant, l'insensé et le mondain désirent les femmes (...) le corps est un récipient empli d'excréments, d'urine et de viscères, celui dont la vision est obscurcie ne voit pas une femme ainsi et désir son corps (...) l'attirance pour une femme vient surtout de la pensée que son corps est pur. Mais, il n'y a rien de pur dans le corps d'une femme ".
En Thaïlande où la prostition est très importante et touche des personnes de tout àge, une enquête a démontré que 700 000 bébés handicapés ou atteint du sida ont été abandonnés dans les hôpitaux (entre 1995 et 1997) et que durant la même période, il y avait eût prés de 80 000 avortements clandestins (avec ce que cela représente comme risque pour la santé des femmes subissant cette I.V.G, sans compter les risques pénaux).
Là-bas les moines bouddhistes s'opposent fermement à l'I.V.G, car cela est un acte négatif dans la théorie du karma. Si en Thaïlande le bouddhisme condamne l'I.V.G et la contraception, on attend toujours la condamnation de la part des moines de ceux qui vivent du fléau de la prostitution, maquereaux et mafia et de ceux qui les font vivre: les clients.
Enfin comme chez les cathos, il n'y a pas d'ordination de femmes au rang de bonzesse.
Au japon l'homosexualité est de mise dans certains monastères. Nous voilà bien loin du voeu de chasteté que doivent respecter les moines.
L'hypocrisie n'est pas le seul apanage du christianisme.
La pédophilie est aussi de mise dans des monastères japonais et ailleurs. Pour les maîtres zen japonais, il s'agit d'une démarche esthétique.
Ecrit par : Le chevalier Eon | vendredi, 28 septembre 2007
Relevé encore dans :
http://www.monde-solidaire.org/spip/forum.php3?id_article=652&id_forum=4613&retour=article.php3%3Fid_article%3D652
Actualités bouddhiques :
La Chine est donc le mal, comme l’Islam est le mal selon Bush, et le Tibet le bien, l’axe du bien.... selon l’histoire unilatérale ou officielle du Tibet dispensée par les historiens (sans archives judiciaires ?) de Dharamsala. Sans pouvoir comprendre quoique se soit nous voilà séduits par un « Prix Nobel de la Paix », finalement pas moins prestigieux que celui d’un Henry Kissinger ou d’un Jimmy Carter... si l’on s’en tient à la seule consécration. Comprendrons-nous pour autant le concept journalistique de PAPE BOUDDHISTE ou celui de tulku (le réincarné, bouddha vivant) ? Discernerons-nous pour autant l’exotique, le pénal et le politique de l’ésotérique guerrier et royal.*(7)
La question historique typiquement Tibétaine discerner « le vrai chef du faux chef » est manifeste aujourd’hui aux USA, en Inde et en Europe avec les affaires publiques de fausse couronne Karmapa (conflits d’héritages)*(8), de meurtres - en Inde - de régents ou de hauts dignitaires génants, réformateurs ou rebelles*(9)... Cette problématique sera donc liée à des querelles d’intérêts souvent historiques et concernera bien la question du crime religieux et du crime religieux d’Etat. Le bouddhisme institutionnel royale serait-il, selon l’expression du sociologue J. Ziegler : au dessus de tout soupçon ?
Bien que la plupart des lama Tibétains résident en France soient pensionnés et représentés depuis 1987 au Conseil d’Administration de la Caisse Mutuelle d’Assurance Maladie des Cultes (CAMAC) et au Conseil d’Administration de la Caisse Mutuelle d’Assurance Vieilliesse des Cultes (CAMAVIC), la délinquance économique impliquant les Tibétains, pensionnés ou non, (blanchiments indiens, suisses et français, publicité mensongère, perceptions frauduleuses d’indemnités, exercices illégaux de la médecine, de la pharmacie, abus frauduleux de l’état d’ignorance, abus de faiblesse et escroqueries) touchera bien, par exemple, si l’on s’en tient strictement aux rapports parlementaires n°1687 sur les sectes et l’argent et n°2468 sur les sectes en France, la toute officielle secte bouddhiste nyngmapa Ogyen Kunzang Chöling de Castellane impliquant son lama blanc, personnalité bouddhique internationale Belge de même nom. D’autres lama tibétains notamment à Montpellier*(10) seront impliqués dans des affaires de viols, toujours non jugées, faisant écho à d’autres affaires judiciaires européennes, indiennes et américaines du même type..., crimes de pédophilie, achat de titres de lama, usurpation de titre, manigance à domicile, menace de mort ... également non jugées.*(11) Rappelons enfin que l’institution bouddhique royale Karmapa-Kagyupa en France*(12) est reconnue après un savant lobbying : Congrégation Religieuse, à l’égal des familles institutionnelles religieuses catholiques et musulmanes en 1988 par le Conseil d’Etat (Journal Officiel) et que, la même année, Hu Jintao sera nommé secrétaire du Parti communiste au Tibet. Ce dernier réprimera dans le sang les manifestations tibétaines pour l’indépendance de 1989.*(13)
Qu’il y ait ou non une relation de cause à effet, le bouddhisme royal tibétain prospère cependant... et est considéré comme non sectaire par l’opinion. Il n’en est pas de même au Japon où la population, la presse et l’université condamnent les dérives politiques militaristes et ultranationalistes du bouddhisme de la voie impériale (écoles Zen, Jodoshinshu, Nichiren, Shingon, Tendaï...) et sa haute corruption monétaire. Ce mouvement de « lutte contre la manipulation des vulnérables » est intense et offre des plages d’actualités critiques importantes.*(14)
Le conflit sino-tibétain masque finalement beaucoup de choses, en particulier que les nombreux opposants Tibétains au Dalaï Lama existent, ou même que le Dalaï Lama est appelé le TALON D’OR par les mères Tibétaines vivant dans les townships népalais, sikkhimais et indiens... le talon de la chaussure du Saint Père étant réputé creux et escamotable... Il serait bon que les journalistes expérimentent, sans argent ni famille, la mendicité bouddhiste traditionnelle dans les centres bouddhiques institutionnels royaux tibétains, en France et dans le monde... à condition d’être prudent.
Avec tous mes remerciements, Mami YO mami.0@free.fr (mami point zero)
Ecrit par : Le chevalier Eon | vendredi, 28 septembre 2007
MEMENTO, HOMO, QUIA PULVIS ES ET IN PULVEREM REVERTERIS
Ne doutez pas Nebo!
si Isabelle ouvre ici une piste "lumineuse" concernant:
NOTRE MEDECINE! NOTRE SOURCE!
Il est grand temps de nettoyer "cette place", aussi!!
Effectivement, nul besoin d'aller mettre nos corps et nos âmes dans les mains des nouveaux gourous que sont devenus la plupart des accupuncteurs, masseurs de tout poil (!!!), apprenntis sorciers (ières) qui se décrètent médecins de l'âme, du corps, de la voix., de la sexuallité, Ah la sexuallité!!
.. la liste est longue (si pathétique, si risible)!!
Certes, les médecins qui n'ont pas une diabolique horreur de la CHUTE et qui revendiquent l'héritage de ces grands hommes ne font pas flores!
l
En ces temps troublés, quel est le médecin qui ose nous parler de Dieu, qui ose penser à la suite de Carton:
"qu'il persiste dans l'homme un état de conscience qui est d'ordre spirituel, qui se développe en connaissance et en sagesse, de l'enfance à la vieillesse, en proportion de la bonne volonté personnelle et avec l'aide providentielle de la Grâce Divine" !
Quel est le médecin qui ose nous dire que la vieillesse est un fait naturel d'ordre général, que l'alimentation est un combat, que nous avons le devoir de manger moins et de purifier notre corps, non pas pour ressembler à une image papier glacé mais pour mettre en équation notre foi et notre manière d'être au monde.
"Votre corps et le temple du Saint Esprit" Saint Paul
Peu! Si peu hélas!!
Voie étroite que celle çi! Voie de renoncement, de combat...Voie de joie profonde!
Ecrit par : M de Boigne | vendredi, 28 septembre 2007
Bonjour,
Par Luc Boussard, moine zen et traducteur du livre de Victoria, "Le Zen en guerre", une interview à lire !
http://www.deuxversants.com/noro.html
Ecrit par : Pierre | vendredi, 28 septembre 2007
Pierre,
Noro n'est représentatif ni de l'aïkido, ni des arts martiaux au Japon car cela fait des années qu'il vit en France et il est comique de le voir citer Morihei Ueshiba alors qu'il s'est complètement écarté de son enseignement en créant le kinomichi qui n'a plus grand chose à voir avec l'aïkido. Je suis doublement bien placé pour le savoir, étant moi-même 3ème dan d'aïkido et parce que mes premiers professeurs furent séduits par le kinomichi pour finalement revenir à l'aïkido. Ce cas n'est pas isolé, l'enseignement de Noro est un échec, ayant fait de l'aïkido une gestuelle insipide tout en en supprimant le côté martial et ce, avec un angélisme que l'on retrouve dans l'interview. Ah, l'insoutenable naïveté de l'être! Et ce n'est pas parce que c'est Luc Boussard qui l'interroge que cela donne quelque crédit aux propos de Noro précisément parce qu'il ne fait que l'interroger ; je ne vois pas dans cet interview un quelconque acquiescement de sa part aux propos de ce pseudo-maître dont on a l'impression qu'il vit dans le monde de Blanche-Neige :
"Les maîtres zen sont déjà dans l'autre monde. Ce sont des personnes illuminées. Ils ont atteint un niveau. Ils ne peuvent pas enseigner aux autres à faire la guerre. Sawaki Roshi par exemple, je ne crois pas qu'il ait enseigné la guerre. C'est impossible! Impensable! Comment peut-on dire cela? Les générations d'aujourd'hui sont très sensibles aux sectes. Le cheminement spirituel pour l'homme c'est nécessaire. Il y a tellement de science, c'est comme de la fumée. Sans le chemin spirituel, l'homme attaque pour démolir. Mais les maîtres de sabre avaient pour maîtres des maîtres de zen. Le zen était leur racine. Si le maître de sabre a seulement maîtrisé les techniques pour tuer, c'est un tueur. Qui va le corriger? Qui va corriger cet esprit animal? C'est le maître zen. Sawaki était un roshi. Roshi c'est respectable. C'est quelqu'un qui a atteint un niveau spirituel. À ce niveau là, l'esprit de destruction n'existe pas... Le maître zen conduit les maîtres du sabre, les samurai et tout le monde vers la simplicité, vers la netteté. Si le maître du sabre va dans une autre direction, le maître zen le corrige. Il y a des tas de documents. Je n'ai jamais vu qu'un maître de zen conduise vers l'esprit animal. "
Enfin, il faut souligner que la pratique de l'aïkido au Japon ne concerne qu'une toute petite minorité, les Japonais ne s'étant jamais départis de leur esprit samurai : alors que dans les écoles occidentales on enseigne le sport sous forme d'athlétisme ou de gymnastique, au Japon c'est le kendo.
Ecrit par : Ronin | samedi, 29 septembre 2007
Ronin,
OK pour votre jugement sur le kinomichi. Si Luc Boussard mène l'interview sans s'impliquer, il a cependant jugé bon de publier cet entretien sur son propre site internet.
Quant à l'impérialisme japonais, il est lié au culte shinto, même le fondateur de l'aïkido se rattachait à cette religion.
Respectueusement.
Ecrit par : Pierre | samedi, 29 septembre 2007
Sur blog blogdei :
file:///C:/Documents%20and%20Settings/Compaq_Propri%C3%A9taire/Application%20Data/Mozilla/Firefox/Profiles/6undc33x.default/ScrapBook/data/20070928093826/index.html
Au Sri Lanka, les autorités bouddhistes s’opposent régulièrement aux chrétiens. Entre 2002 et 2006, l’Alliance évangélique du Sri Lanka a d’ailleurs enregistré pas moins de 160 attaques !
Cette fois-ci, un moine bouddhiste a accusé trois chrétiens d’avoir détruit des statues de Bouddha. Ils ont été arrêtés le 27 mai dernier. Un des prisonniers, le pasteur Suresh Ramachandran, a été libéré le lendemain car il avait un solide alibi. Ce n’est pas le cas des deux autres, même s’ils clament leur innocence.
A l’annonce de ces arrestations, une foule en colère s’est regroupée devant le collège de théologie du Mont Carmel, dans le district de Kandy, au centre du pays où travaillent les trois chrétiens. La police a dû intervenir pour assurer la sécurité des professeurs et des étudiants.
Suresh Ramachandran, le pasteur qui a été libéré, a reçu des menaces. La police lui a conseillé d’être prudent.
Depuis 2002, les moines bouddhistes tentent de faire passer une loi anticonversion, mais la reprise du conflit entre le gouvernement et les Tigres tamouls a freiné ce processus.
Le Sri Lanka compte 8% de chrétiens sur une population de 20,2 millions d’habitants.
* Prions pour les deux chrétiens arrêtés, le pasteur Selvarajah et Stephen Thomas qui doivent être entendus demain 7 juin par la justice.
* Prions pour le pasteur libéré, Suresh Ramachandran, qui est aussi le principal du collège de théologie.
* Prions pour la sécurité des professeurs et des étudiants du collège.
Portes Ouvertes
disclaimer
Ecrit par : la lorgnette | samedi, 29 septembre 2007
QUELLE BELLE ASSOCIATION !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
15.7.2007 par siteinternet.
Introduction
Le Bouddhisme jouit en Occident d’une popularité certaine. Il a davantage été considéré comme une philosophie que comme une religion. Notamment en France où il existe une profonde méfiance vis-à-vis de la religion en général ainsi qu’une laïcité très combative. Beaucoup d’intellectuels ont donc tenté une approche du Bouddhisme par la pratique individuelle de la méditation.
Les maîtres contemporains le décrivent comme une pratique apportant équilibre et sérénité dans le tourbillon de la vie moderne où l’individu, face aux changements trop rapides de la société, tend à perdre ses repères. La méditation est un élément essentiel de cette démarche vers la paix intérieure.
La pratique de certaines formes de Bouddhisme s’adapte bien au rythme de la société actuelle dans le sens où l’on peut en faire l’expérience sans vivre dans un monastère ni s’asseoir pour méditer durant des mois. Les voies sont nombreuses et permettent à chacun de trouver celle qui lui convient et de choisir ses propres contraintes.
La Scientologie a été définie comme une philosophie religieuse appliquée ; c’est aussi un système de pensée alliant la sagesse orientale au pragmatisme occidental. Il est clair qu’il existe des parentés religieuses significatives entre la pensée d’Hubbard et le Bouddhisme.
Les scientologues ont beaucoup de respect pour le phénomène religieux en général et pour le Bouddhisme en particulier. Interrogés à son sujet dans le cadre de cette étude, voici les réponses données par quelques-uns : “Je crois que c’est quelque chose de bien, qui apporte une certaine paix intérieure“. “J’aime bien le Bouddhisme parce que ce n’est pas une religion dogmatique, je crois que si je n’avais pas connu la Scientologie, je serais bouddhiste“. “Ce n’est pas une religion qui s’est imposée par la force, mais un mouvement pacifique, la Scientologie m’a donné une curiosité pour les mouvements spirituels et maintenant je connais un peu mieux le Bouddhisme“. Les scientologues savent que les enseignements du Bouddha constituent l’un des efforts les plus remarquables pour élever l’homme et qu’ils font partie de l’héritage spirituel de l’humanité dont ils sont redevables.
Quant aux bouddhistes, des centaines de moines au Népal ont adopté les techniques de la Scientologie, sans changer leur mode de vie1. Au Sri Lanka, suite au Tsunami de 2004, les ministres volontaires de Scientologie2 ont apporté leur aide à un projet d’installation de maisons préfabriquées ; cette activité fut supervisée conjointement par le Vénérable Moine Bouddhiste Wattegama Dhammawassa Thero et le Révérend Heber Jentzsch, président de l’Eglise de Scientologie Internationale.
Ecrit par : Le chevalier Eon | samedi, 29 septembre 2007
Pierre,
Ce que vous dites est historiquement exact : le shintoïsme fut proclamé par la junte militaire japonaise "religion d'état" dans un but d'embrigadement, ce qui contribua à le discréditer auprès de la population japonaise après la défaite de 1945. Il lui fallut plusieurs années pour revenir en grâce et reprendre la place qu'il n'aurait jamais dû quitter, c'est-à-dire celle du temple. Il faut dire que le shintoïsme est tellement lié à l'histoire de la fondation du Japon (avec la déesse-mère Amaterasu) qu'aucun Japonais n'était disposé à l'oublier et il a toujours cohabité avec le bouddhisme : dans un temple shinto, il y a toujours dans un coin un autel bouddhique et inversement : dans un temple bouddhique on trouve un autel shinto. Donc tout Japonais, s'il n'est pas forcément bouddhiste, est shintoïste, tant cette religion fait partie non seulement de sa culture mais plus encore de son identité.
Comment donc pouvez-vous imaginer, vu cette intrication du shintoïsme et du bouddhisme que l'on peut trouver chez presque tous les Japonais, que le bouddhisme, comme par magie, aurait pu échapper à cet embrigadement de la junte militaire ? C'est absolument impossible. Croyez-vous que Luc Boussard se serait donné la peine de traduire "le zen en guerre" de Brian Victoria s'il avait eu le moindre doute sur la véracité des faits évoqués dans ce livre ? Il a, et c'est la marque d'une grande honnêteté intellectuelle, donné la parole à Noro mais ce dernier se livre à un tel déni de réalité qu'il ne fait que conforter les faits évoqués par Brian Victoria : c'est ce qu'on pourrait appeler un effet boomerang. Pourquoi n'admettez-vous pas que le zen, pas plus que les autres religions sur la planète, n'a échappé aux dérives ? Les hommes, dans leur faiblesse, sont les mêmes partout. Du reste, ce n'est pas parce que Kôdô Sawaki a cautionné le militarisme japonais que cela enlève quoi que ce soit à la valeur de son disciple Taisen Deshimaru pour qui j'ai le plus grand respect.
Maintenant, sans vouloir vous faire un procès d'intention, la façon dont vous présentez le rattachement de Morihei Ueshiba au shinto laisserait supposer, dans sa formulation ambiguë, que le fondateur de l'aïkido aurait participé à ce mouvement d'embrigadement nationaliste et militariste du Japon de l'entre-deux guerres. C'est tout le contraire : Ueshiba avait participé à la première guerre du Mandchoukouo et les horreurs qu'il y avait vécues provoquèrent chez lui un choc qui fut à l'origine de sa démarche qui le conduisit à fonder l'aïkido. Il était également rattaché au bouddhisme shingon, le bouddhisme de la parole :
"Comme son nom l'indique, le shingon, bouddhisme ésotérique japonais, fonde sa doctrine autour du mystère de la parole qui est considérée comme puissance créatrice et ordonnatrice du monde phénoménal. L'individu peut ainsi s'arracher à la parole profane pour accéder à la parole sacrée et s'octroyer sa puissance magique. On imagine sans peine combien une telle conception de l'acte, et particulièrement de la parole, a pu attirer les convoitises des guerriers d'autrefois pour des finalités peu en accord avec l'idéal bouddhique de non-violence. Néanmoins, cette conception d'une parole toute puissante se fonde sur l'idée de l'unité originelle de toutes choses, c'est-à-dire sur leur indifférenciation fondamentale que Ueshiba Morihei désigne sous le terme de néant :
PARCE QUE JE SUIS L'UNIVERS MOI-MEME, JE NE SUIS PAS
La notion de participation nous a conduit à introduire celle de néant. Considéré comme fondement de l'univers, comme réalité première derrière les apparences du monde, le néant caractérise non seulement la pensée du bouddhisme mais encore l'esprit japonais dans son ensemble. C'est à partir de celui-ci que se forme une pensée de l'identité du contradictoire sur laquelle repose la doctrine shingon et s'édifie l'ensemble de l'œuvre de Ueshiba."
Takemusu Aiki, Ueshiba Morihei / Takashi Hideo, volume 1, éditions du Cénacle,
http://www.editionsducenacle.com/
Enfin, ainsi que le dit un commentaire précédent, le bouddhisme est perçu en occident comme une philosophie adogmatique et une pratique de méditation qui va s'inscrire dans le cadre de nos sociétés matérialistes qui ne sont plus régies depuis longtemps par la religion, ce qui n'est pas le cas des sociétés extrême-orientales où le bouddhisme est (pour combien de temps encore, vu le matérialisme ambiant) au coeur de la société dont il subit en retour toutes les vicissitudes, les contraintes culturelles et donc les dénaturations potentielles. C'est ce qu'on oublie toujours en occident, où on a tendance à "angéliser" le bouddhisme en l'isolant de son cadre originel.
Ecrit par : Ronin | samedi, 29 septembre 2007
Ronin,
Merci pour les précisions sur le plan de l'aïkido et de son fondateur.
Concernant le bouddhisme,je ne nie pas les faits, croyez le bien. La secte Rinzaï a d'ailleurs fait oeuvre de repentance ( elle aussi ! ) ces dernières années.
Le débat ouvert il y a 10 ans aura permis au moins de démontrer que contrairement à ce que nombre d'occidentaux s'imaginent, le fanastisme n'est pas une maladie qui naît spécifiquement des monothéismes.
Sans entrer dans le débat, rappelons cependant que le Zen n'est nullement moniste, ni nihiliste, contrairement à une idée répandue, introduite en son temps par Schopenhaeur à propos du bouddhisme. Et que le zen existe en Corée et au Viêt-Nam, où il n'a jamais impliqué de dérives semblables. On a donc affaire à un problème strictement japonais, ce n'est pas pour rien que Dogen eut le sentiment de ramener le Chan ( ancêtre Chinois du Zen ) chez les Barbares.
Je note votre appréciation du Maître Deshimaru.
Ecrit par : Pierre | dimanche, 30 septembre 2007
Maître Deshimaru parlons-en!!
Ecrit par : Bruno | dimanche, 30 septembre 2007
"La pratique de certaines formes de Bouddhisme s’adapte bien au rythme de la société actuelle dans le sens où l’on peut en faire l’expérience sans vivre dans un monastère ni s’asseoir pour méditer durant des mois. Les voies sont nombreuses et permettent à chacun de trouver celle qui lui convient et de choisir ses propres contraintes."
Pourquoi ? Le Christianisme n'en propose pas autant ? Allons, voyons... Un peu de sérieux...
Ecrit par : Nebo | lundi, 01 octobre 2007
Nebo,
Cette remarque est issu d'un site internet glorifiant les liens entre le bouddhisme et la scientologie.
Ecrit par : Le chevalier Eon | lundi, 01 octobre 2007
Ah... Ok... autant pour moi.
Ecrit par : Nebo | lundi, 01 octobre 2007
Vous êtes vous penché sur des études de sociologues ?
Thaddée, j'avais relevé ceci dans vos propos, en ce qui concerne la compassion bouddhiste: "La première est une sensibilité à la souffrance des autres mais elle n'inclut pas nécessairement une acceptation de l'autre, c'est-à-dire un non-jugement à son égard du fait précisément de l'absence de Dieu".
C'est méconnaitre ce qui fonde ses valeurs essentielles je crois.
Ecrit par : Valérie | lundi, 01 octobre 2007
Judicieuse question :
L’histoire générale du Tibet relève pour une grande part d’une mystification du pouvoir sacré lignage présenté par les rois réincarnés comme non humain, inaccessible et sacré, ininterrompu depuis les origines du Grand Tibet, de la superstition ou de la persécution des ethnies rebelles selon des règles légales... pénales (mutilations, exécutions, déportations), administratives (discriminations raciales et sexuelles) et fiscales (impositions héréditaires et travail forcé gratuit). Il est à déplorer que ce genre d’informations, en France, en Occident ou même en Asie, ne soient que confidentielles et l’on comprendra bien pourquoi. Les réseaux des libraires n’y verraient-ils pas leur intérêts ? La tradition républicaine des droits de l’homme serait-elle prise en défaut ? Le bouddhisme Tibétain comme le bouddhisme Japonais du Zen ou le bouddhisme de Soka-Gakkaï se vendent bien sur un fond de scandales étouffés par le juteux marché mondial de la paix, de la pénalisation de la misère et de la sécurité, pourquoi ?
Ecrit par : Hector | lundi, 01 octobre 2007
Vous êtes vous penché sur des études de sociologues ?
Effectivement Valérie, il serait intérressant de savoir pourquoi les femmes forment le plus gros des contingents dans le bouddhisme occidental?
Hector, je doute que nos sociologues de gauche aient votre analyse.
Ecrit par : Yma | lundi, 01 octobre 2007
Valérie,
Ce que vous dites, c'est méconnaitre les valeurs essentielles du christianisme
Ecrit par : Thaddée | lundi, 01 octobre 2007
De grâce, Thaddée, dans mes propos il n’y avait rien qui concernait les valeurs du christianisme. J’avais remarqué votre habileté à la défense de ces dernières, même si je dois avouer que je déplore toujours que les arguments aient peine à se justifier sans dénigrer ce qui fonde les valeurs d’une autre religion, au même titre tout aussi honorable malgré ses dérives.
Bref, héritage chrétien sans doute, je suis toujours du côté du pauvre et de l’absent. Voyez combien j’en fais appel à votre compassion.
Ecrit par : Valérie | lundi, 01 octobre 2007
je suis toujours du côté du pauvre et de l’absent
Je suppose donc que vous êtes bouddhiste?!
Ecrit par : Yma | lundi, 01 octobre 2007
Puisque la Birmanie est en train d'envahir "la petite lucarne "voici quelques précisions sur la place des femmes en Birmanie!
Encore une fois nous pouvons nous demander pourquoi les femmes occidentales sont sourdes et aveugles devant de tels faits!
La seule réponse plausible est peut-être que l'on concocte pour elles un bouddhisme soft, qui ne vient en aucune façon heurter leur conscience citoyenne!
Suite aux supplications de la femme et de la tante de Bouddha, des monastères de nonnes ont été créés. Il y aurait 25 000 nonnes, "dasasila", en Birmanie. Aucune céremonie d'ordination n'est prévue pour les nonnes mis à part le don de leur chevelure (don très précieux pour une femme birmane) et la prise d'un habit rose porté sur le longyi et la blouse birmane. Les nonnes n'ont aucun statut particulier. Les nonnes doivent mendier de l'argent pour pouvoir acheter l'huile et le sel et cultiver les fruits et légumes. Elles n'ont droit à l'offrande de nourriture matinale que la veille et le lendemain des dimanches bouddhiques, c'est à dire deux fois par semaine. La discipline est plus clémente puisqu'elle exige qu'elles ne respectent que huit des règles Vinaya, mais elles doivent obéir aux moines. Il est à noter que les femmes en général sont considérées comme impures et n'ont donc pas le droit de toucher les Bouddhas sacrés.
Ecrit par : Yma | lundi, 01 octobre 2007
Valérie, je ne dénigre pas le bouddhisme et je vais même vous faire un aveu : j'ai pratiqué le zen soto il ya de cela un certain nombre d'années ; j'étais venu chercher une technique de méditation que j'ai intégrée à ma démarche chrétienne ce qui n'a rien à voir avec celle, syncrétique, du prêtre Jacques Breton. En ce qui concerne les paroles mêmes du Bouddha, je n'ai rien à redire sur le plan de la sagesse spirituelle et je ne me prive pas de les citer à l'occasion. Mais il est de fait que le bouddhisme, né en Inde, a déserté ce pays tout simplement parce que les hindous ont fini par redécouvrir le cœur de leur tradition, aves les upanishads et les védas qui exposent l'advaïta vedanta (littéralement "science du non-deux") ; et j'ai le regret de vous dire que la portée métaphysique de l'hindouisme est autrement plus grande que celle du bouddhisme.
En ce qui concerne le christianisme, il est centré sur la Révélation qui supplante toutes les traditions spirituelles qui l'ont précédée, même si ces dernières eurent de grand saints comme Milarepa ou Nagarjuna pour le bouddhisme, Ramana Maharshi ou Ma Anandamayi pour l'hindouisme. En tant que chrétien, je considère qu'elles ont préparé le terrain pour la Révélation. C'est pourquoi nous sommes plusieurs sur ce fil à déplorer que bon nombre d'occidentaux se tourne vers des traditions spirituelles venues d'extrême-orient alors que nous avons tout ce qu'il faut dans le christianisme. Au risque de le répéter, il y a des exercices spirituels dans le christianisme (cf Ste Thérèse d'Avila, les exercices spirituels de St Ignace de Loyola, etc...) qu'on appelle oraison. Je ne dis pas que c'est votre cas mais j'ai fréquenté des bouddhistes zen et aussi tibétains, et force m'a été de constater que leur démarche était polluée par un rejet plus ou moins inconscient du christianisme.
Le christianisme n'a pas besoin comme vous dites d"arguments qui ont peine à se justifier" (au fait, où sont les vôtres?), la pleine puissance du Verbe y suffit :
OMNIA VINCIT VERITAS
Ecrit par : Thaddée | lundi, 01 octobre 2007
Thaddée,
Bien vu et je suis en accord avec vous.
Quand on voit les diverses formes du Bouddhisme selon les pays où il s'implante, on a du mal à ne pas se dire qu'ils ont l'art et la manière de s'adapter afin de progresser en nombre. D'ailleurs, dans le pays de la laïcité et de l'athéisme qu'est le nôtre, le Bouddhisme s'est institué très miscible avec tout le monde! Religion sans Dieu ! Technique de méditation, invocations soft.
Je ne sais pas pourquoi mais plus je regarde cela de prêt, plus je pense à la Tour de Babel !!
Ecrit par : la lorgnette | lundi, 01 octobre 2007
Vous souhaitez, avec juste raison, trancher la tête à de nombreuses erreurs Thadée, sachant que le prétendu esprit d'ouverture du bouddhisme vous évoque plutôt la confusion de Babel, ce qui n'est pas inexact.
A ce titre, si l’article de Zacharias est illustré par des masques tibétains véritablement affreux et effrayants, on ignore que ces « divinités » himalayennes (que l’on devrait toutefois avoir le courage de désigner sous leur nom authentique, c'est-à-dire des esprits des mondes inférieurs dont le nom en occident est bien celui de "démons"), sont pourvues généralement d'armes tranchantes, de couperets ou de poignards, mais aussi de longues griffes et de dents immenses.
Ces attributs au lieu de rester des images symboliques, vides de réalité, de métaphores de la compassion comme pour les yogis deviennent très souvent pour les violents pervers des armes visualisées tournées vers les victimes qui sont simplement visualisées.
Flamboyants de colère, ou de noire passion, les hideuses représentations tiennent un bol rempli de chair ou de sang, et arborent fièrement autour du cou des têtes humaines fraîchement tranchées.
On prétend que pour les yogis cela symbolise la « transmutation des
agrégats au cours de la méditation », faisons semblant d’y croire…., mais pour les violents qui ne sont pas qu’un petit nombre dans ces régions (Tibet, Népal, etc.) mais représentent la majorité de la population masculine peu cultivée abreuvée de films de karaté, kung-fu et autres divertissements romantiques à la délicatesse littéraire très éloignée du babacoolisme de circonstance tel que ridiculement pratiqué dans les coffees touristiques de freak street, cela est pour eux, comme le montre les alarmants rapports psychiatriques, le substrat quotidien et permanent de scénarios de victimisation des tiers, victimisation avec des atteintes visualisées à l’intégrité des corps et de la vie qui se traduisent par des actes de cruelle folie comme en sont remplis tous les jours les colonnes des journaux orientaux mais que ne peuvent lire les voyageurs ignorants les langues locales et qui passent donc en aveugles au milieu d'une société à l'inconcevable brutalité.
Qu’il est doux de vivre dans des pays éclairés par la sagesse du Bouddha....
Ecrit par : Ange | lundi, 01 octobre 2007
Bien vu Ange, d'ailleurs le blog "la vache cosmique" d'Arnagala. http://shivaisme-ducachemire.skynetblogs.be propose une discussion intelligente et informée sur le shivaïsme du Cachemire mais surtout sur le tantrisme, ses parentèles spirituelles, et même à l'occasion un regard attentif sur le tantrisme bouddhique. Il pose précisément la question des pratiques courroucées ou hostiles du tantrisme bouddhique, à travers la lecture d'un livre récemment paru en langue anglaise.
Extrait :
" Un excellent ouvrage est paru sur l'histoire du Bouddhisme
tantrique : Tibetan tantric Buddhism in the Renaissance Rebirth of
Tibetan Culture, par R. M. Davidson, Columbia University Press,
New York, 2004.
Un ouvrage exigeant mais passionnant sur les rapports entre
Tantrisme, éthique et politique. [...] Nous devons nous interroger
sur le caractère moral ou non de certaines pratiques. Par exemple,
celles de la "libération des ennemis du Bouddhisme" - activité
présente dans la plupart des sâdhanâs tantriques -, ainsi que celle de
l'obéissance absolue au lama (ou gourou). L'histoire de la
transmission du Bouddhisme tantrique de l'Inde au Tibet est, à cet
égard, riche en exemples qui font réfléchir. La "deuxième vague"
de traduction des tantras, débutée à la fin du IXème siècle, s'est
voulut une réforme morale, un retour à l'éthique de la non-violence
et de la compassion. Pourtant, certain traducteurs tibétains se sont
servis des pratiques tantriques pour tuer (c'est, du moins, ce qu'ils
ont cru). Ainsi Ra Lotsâwa, l'un des plus célèbres traducteurs
tibétains du XIème siècle, a pu affirmer :
"J'ai tué treize adeptes du Bouddhisme tantriques [vajrins], en tête
desquels figure Darma Dodé [le fils aîné de Marpa]. Même si je
dois renaître en enfer pour cela, je n'en ai point de regrets.
J'ai pris cinq jeunes filles comme épouses [tout en étant moine
pleinement ordonné], en tête desquelles figure Euser Boumé.
Même si je suis égaré dans la luxure, je n'en ai point de regret".
(cité p. 117).
Les tantras affirment en effet - conformément aux sûtras du Grand
Véhicule - que tuer un être méchant en le faisant renaître dans une
Terre Pure, c'est faire preuve de compassion en le délivrant. Car ici,
délivrer, c'est anéantir.
Mieux même, le bodhisattva doit anéantir les êtres méchants (entendez - ceux qui refusent de se laisser "dompter"), tout comme il anéantit les mauvaises pensées et les "vues perverses" (viparîtadrishti).
On voit suffisamment comment l'obscurantisme et la volonté de
"faire le bien des êtres" se combinent ici pour légitimer le meurtre."
Ecrit par : Anargala | lundi, 01 octobre 2007
Les étonnements d'un naïf :
Ce qui m'intéresse là dedans c'est ça :
"certain traducteurs tibétains se sont servis des pratiques tantriques pour tuer (c'est, du moins, ce qu'ils ont cru"). Robert Ambelain dans un de ses bouquins, parle d'un individu ayant tué l'amant de sa femme grâce à un "rituel tantrique". Guénon croyait qu'il était la cible d'attaques magiques et Guaïta ne doute pas de l'efficacité de certaines pratiques. L'Eglise croit aux démons. Toute "magie" relève-t-elle du démoniaque, ipso facto? Le shamanisme est-il une hallucination, une réalité, une goétie (pratique démoniaque) ?
Si la magie n'existe pas, Guénon est fou, et il l'est bien avant de partir en orient. Si c'est réel et si toute magie est une goétie (c'est la position de l'Eglise), les rituels tantriques viennent du démon. Ou bien la magie est une réalité, un royaume à explorer, avec les précautions qui s'imposent. Je remarque que les sites de magie pratique fleurissent, et attirent toute une jeunesse ayant mal lu Tolkien ou trop lu H.Potter. J'avoue un malaise, car je crains les forces qui peuvent se dissimuler sous le masque d'un "fée" ou d'un "elfe".
Petite fin en pagaille.
J'avoue avoir du mal à jeter les "medecine man" indiens et autres shamans en enfer. Voire ceux qui s'adonnent à la visualisation - mais là, pour moi, c'est la nuit (et pas la Nuit mystique). Doit on comprendre que ce qui s'inscrit dans une tradition personnelle n'est pas damnable en soit (si l'intention est pure) mais reste interdit au chrétien (le baptême protégeant mais vous transformant en cible dès qu'on s'en "éloigne")? De simples questions que j'égrène sur cette agora agréable et cultivée. Réalité, fumisterie, goétie diabolique ???
Ecrit par : Restif. | mardi, 02 octobre 2007
Restif,
Le ton candide avec lequel vous vous exprimez est surprenant par rapport aux vérités que vous dévoilez ou faites partager mais terriblement efficace.
Guénon n'a peut être rien à voir avec le Bouddhisme à première vue mais contribue pleinement à éloigner le chrétien de sa propre Tradition (en le traitant d'exotériste sentimental !). Fou, je ne sais pas mais guidé en permanence par une incompétence totale sur la Vérité de la Révélation surement.
L'occident n'attendait plus que cela, une nouvelle vérité salvatrice venue de l'orient . Rajoutons à cela un exotisme délirant et tous les ingrédients sont là pour rejeter son baptême.
Vous avez, je crois, raison. Les chrétiens ont un Véritable Maître et Un Seul. Rejeter cette Lumière et se mettre sous l'influence de ces masques démoniaques fait d'eux des êtres non plus guidés mais sensibles à leur propre travers inhérents à la condition humaine. Le "syndrome Babélien" est omni-présent; notre orgueil nous poussera toujours à nous prendre pour des Dieux !
Ecrit par : M.G. | mardi, 02 octobre 2007
Je me permet de mettre un témoignage qui vaut ce qu'il vaut.
J’ai fait, (vers l’âge de 35 ans) un voyage humanitaire au Népal et plus particulièrement en Inde.
Habituée à voyager, à rencontrer diverses situations difficiles (à l'époque j'étais infirmière) il s'avère que cette mission (j'en avais fait d'autres mais en Afrique) fût pour moi désastreuse ! Je m'explique !
Lorsque je suis revenue une immense nostalgie, un profond déséquilibre intérieur s'est installé en moi ! Ici je ne supportais plus rien, tout me semblait vide de sens !
Je n'étais plus sensible aux paysages de mon pays, à la nourriture de mon pays, à la culture de mon pays, aux visages de mon pays, aux vêtements de mon pays, à l’esthétique de mon pays...
Je ne vivais que pour repartir et je ne comprenais pas bien sûr tout ce qui m’arrivait !
En fait, une profonde « démoralisation » s'était opérée en moi, à mon insu.
Un voile était venu ternir mon existence jusque dans les moindres recoins.
Lorsque je tentais de me raisonner au regard de tout ce que j'avais vu, entendu, ressenti là-bas...
C'est à dire la pauvreté (que je connaissais), mais surtout l'extrême violence de ses pays et des occidentaux (soit qui résidaient définitivement là-bas, soit les voyageurs occasionnels)…
Lorsque je repensais au choc qui m'avait saisi, à la cruelle désillusion qui s'en était suivie, proportionnelle bien évidemment aux grandes illusions que j'avais nourries : sur la non-violence etc.
Lorsque je tentais de raisonner donc, quelque chose en moi repoussait les faits.
Aidée en cela par mes nouvelles relations tissées en Inde (qui elles aussi étaient revenues en France), mais aussi par celles que je rencontrais dans les différents centres, stages, sessions, (je crois bien avoir tout fait !) ainsi que mon psychologue (car bien entendu, dépressive et désorientée je consultais un psychologue !).
Plus rien en moi n’était RAISONNABLE !
Certes, la situation occidentale n’était pas reluisante, notre religion avait pris un coup derrière les oreilles avec Vatican II… mais cela n’expliquait pas tout !
J’avais intérieurement une sensation étrange, comme si quelque chose c’était insinué en moi, une sorte de poison, qui minait mes fondements.
Les seules réponses que je trouvais dans mes différentes pérégrinations hors de ma religion maternelle (c’est à dire celle que l’on a bu au sein), bien entendu, puisque à longueur d’année j’entendais de véritables sermons contre elle, quand ce n’étaient pas (ce qui est d’autant plus dangereux), les sous-entendu, les mimiques, les bêtises, les franches rigolades sur le Christe et les curés …)
Les seules réponses donc étaient
« Zazen rien que Zazen » …
« Mantras rien que mantras » … « yoga rien que yoga » « feng shui rien que feng shui)… »méditation rien que méditation »… »développement personnel, rien que dévelloppement personnel », « massages rien que massages »…
Enfin, toute la litanie «des solutions par nous-mêmes » !
Il faut dire qu’à l’époque je jugeais fort sévèrement toute cette jeunesse qui c’était perdue, et fort orgueilleusement j’imaginais que je n’étais pas faite de ce bois, puisque je ne me suis jamais droguée et que dans un sens j’étais partie là-bas pour travailler, n’étant en rupture, ni avec ma famille (très pratiquante, aimante, ouverte d'esprit), ni avec mon employeur, ni avec ma religion que je pratiquais avec beaucoup de ferveur à l’époque !
Alors pourquoi ce témoignage me direz-vous ? En effet, lorsque je mesure ce temps passé, tout ceci me semble fort banal après tout : encore une occidentale qui s’est perdue dans les mirages de l’orient !
Cependant, après quelques désillusions concernant les fameux gourous (« gourousses » occidentaux (ales) (proclamés (ées) tels (les)) un dégoût de plus en plus prononcé pour les stages de ceci et de cela, la vieillesse aidant je suppose, il m’est toujours resté ce sentiment qu’il y avait là-bas une solution que que je n’avait pas ou que ma civilisation n’aurait pas, ou plus !
Pour tout dire, c’est par hasard (( ?) je cherchais des informations sur internet )que je suis tombée sur votre blog Isabelle, il y a quelques mois déjà !
Au début je fût intriguée par vos peintures et par certains textes, qui je l’avoue m’ont vraiment heurtée ; ils remettaient tellement en question toute ma construction.
Mais, petit à petit je suis revenue, très souvent ! Comme attirée !
Jusqu’à présent je n’avais jamais osé mettre de commentaire ayant peu l’habitude (question de génération je crois ) mais aussi ayant un peu peur d’être remise en place (je ne suis pas très versée dans les choses intellectuelles), et puis les échanges sont vifs ! !
Cependant, tout ce qui était dit ici faisait écho à tant de choses vécues douloureusement que petit à petit je me mis à comprendre la nature véritable de ce mal qui rongeait mon cœur !
C’est cette note qui a vraiment précipité les choses au point que je me lance dans un témoignage qui j’espère n’est pas trop pénible à lire !
Pour conclure, je n’ai pas lu Monsieur Guénon, ni les auteurs cités ici.
Mais à la lecture parfois ardue des commentaires je commence à comprendre la véritable nature de cette « démoralisation » insidieuse qui m’a frappé pendant tant d’années ! Je remercie le ciel de vous lire et je vous demande votre indulgence.
Hélène
Ecrit par : Hélène | mardi, 02 octobre 2007
M.G ,
Vous posez lucidement un diagnostique qui allie virilité (un choix net) à un instinct spirituel que je trouve, pour ma part, très sûr. Il ya des curiosités, des pratiques ruineuses pour le chrétien qui n’est pas « chez lui » et risque à chaque instant de tomber dans tous les chausses-trappes d’un tradition qui lui est foncièrement étrangère. Une des mes connaissances connaît un peu J.Kounen, le réalisateur de Blueberry . Sa quête du « vrai » shamanisme » l’a mené au bord la folie. Aujourd’hui, à travers le New age, les « dialogues avec l’Ange intérieur », le retour au paganisme (cf le succès du Da vinci code) etc, une foule toujours grandissante est travaillée des curiosités les plus dangereuses. Et les enfants sont loin d’être épargnés, bien au contraire. Les dessins animés japonais ne parlent que d’alchimie, de pouvoirs « mystiques », présentent des héros censés incarner le Bien mais dotés de pouvoirs surhumains (pour ce que cela sous entend lire ma citation de Machen infra). Bien des BD sont imprégnées d’une sorte d’idéal « magique ». J’ai trop aimé le fantastique dans mon enfance (et plus tard !) pour condamner en bloc. Mais, outre qu’il y a une différence entre Lovecraft, Hoffmann, Poe et ce qui nourrit aujourd’hui l’imaginaire de l’enfance, il y avait le contrepoids d’une éducation où Dieu, sans être glorifié (au sens de la messe) était cependant cru, reconnu, honoré.
Etre chrétien, c’est se reconnaître une âme qui peut être mise en danger. Et c’est aussi ne pas oublier que, de la révolte du « plus beau des anges » au péché originel, c’est toujours le désir de braver Dieu, de l’égaler qui a produit le mal.
Je voudrai juste livrer à la réflexion des lecteurs ces phrases d’Arthur Machen (j’ose croire que vous l’apprécierez M.G). Cet écrivain Anglais, spécialisé dans le fantastique, fit parti de la société magique appelée Golden Dawn et put ainsi connaître de l’intérieur les arcanes de la magie pratique. Il revint au christianisme et consacra un merveilleux texte au Graal. Mais voici ces lignes (tirées du « Peuple blanc ») où sont exposées les réflexions inspirées à l'auteur par ses expériences et connaissances.
« - La Sorcellerie et la sainteté, dit Ambrose, voilà les seules réalités. L’une et l’autre sont des extases, c'est-à-dire une façon de se retrancher de la vie de tous les jours (…)
Cotgrave : - Alors l’essence du péché est réellement…
- Dans le fait de prendre le ciel d’assaut. C’est tout simplement une tentative pour pénétrer dans une autre sphère plus élevée. La sainteté exige un effort aussi important. Mais elle s’exerce dans des directions qui furent autrefois celles de la nature. Elle tend à retrouver l’extase qui existait avant la chute. Le péché, lui, tend à parvenir à l’extase qui n’appartient qu’aux anges : et en accomplissant cet effort, l’homme devient un démon. (…) Le saint s’efforce de recouvrer quelque chose qu’il a perdu ; le pécheur tente d’obtenir une chose qu’il n’a jamais eue. Bref, il répète la Chute.
Ecrit par : Restif. | mardi, 02 octobre 2007
Hélène,
Votre commentaire est des plus touchants et il représente une sorte de synthèse des dangers qui guette le chrétien en proie aux chants des sirènes.
Je suis certain que votre état actuel va vous mener directement dans les bras de Celui qui n'a jamais cessé de vous aimer malgré votre rejet. Le Maître est là et Il attend que vous lui ouvriez la porte pour prendre un repas avec vous.
Hélène, nous sommes tous différents mais quelque soit notre chemin, Il nous accueillera. L'ouvrier de la première heure et celui de la dernière seront reçus au même festin, pour autant qu'ils admettent un jour leurs erreurs.
Quant à Guénon, vous n'avez non seulement rien perdu mais vous avez gagné à ne pas le rencontrer !
Je vous souhaite le meilleur vent possible.
MG
Ecrit par : M.G. | mardi, 02 octobre 2007
Restif,
Virilité et instinct spirituel, merci mais je ne sais pas si je mérite cela et, si par bonheur je le méritais, le mérite ne m'en reviendrait pas.
La chute, toujours la chute !; non seulement, elle est significative de notre erreur passée mais symbole de notre erreur perpétuelle. C'est un peu comme si elle était génétique !
La compréhension de son funeste schéma est un éclairage sur les diverses religions. Même si Babel fut le début de grande diversité et confusion, elle partage surtout l'humanité en deux; ceux qui savent qui ne peuvent rien par eux mêmes et les autres. Ce concept nous met définitivement à l'abri des sirènes.
C'est certainement ce que vous dites :
"Le saint s’efforce de recouvrer quelque chose qu’il a perdu ; le pécheur tente d’obtenir une chose qu’il n’a jamais eue. Bref, il répète la Chute."
Je ne connaissais pas Arthur Machen mais je me suis renseigné depuis.
Nous avons un autre exemple par le commentaire d'Hélène.
Allons nous vers l'ère des enfants prodigues ? Je le souhaite en tout cas !
Ecrit par : M.G. | mardi, 02 octobre 2007
Les remarques précédentes (Restif, M.G., etc.) enfin ! posent la vraie question :à savoir ne sommes-nous pas, comme le pensèrent saint Paul puis les Pères de l'Eglise, en face d'une évidente présence du démon derrière les cultes païens et les religions idolâtres exaltant les forces naturelles et divinisant les agrégats obscurs des puissances élémentaires du psychisme (Hélène vous revenez, non pas seule et de loin, d'une aventure qui aurait pû s'avérer extrêmement tragique - merci pour votre sincère témoignage !), confirment nettement les rumeurs persistantes et les plus récentes qui contribuent à montrer le caractère singulièrement violent du bouddhisme tibétain.
Selon la rumeur, il aurait existé dans le monde himalayen des pratiques de sacrifices rituels, les victimes auraient été sacrifiées avec le poignard rituel, le purba (qui par ailleurs donne aussi incidemment son nom à une divinité, Dordjé Purba, et à un rituel scriptural sans que cela ait forcément quelque rapport).
Dans "Magie d’amour et Magie Noire" Alexandra David Neel
attribuait quant à elle à des cultes bonpo tibétain d’étranges rituels
macabres. Une notice d’éditeur décrit ainsi ce livre :
"Histoire d'amour et de mort où brigands et moines jouent un rôle, les plus effrayants n'étant pas ceux qu'on pourrait imaginer, Magie d'Amour et Magie Noire est donc un roman vécu. Alexandra David-Néel affirmait s'être contentée d'entourer les héros du décor physique et de l'atmosphère mentale dans lesquels ils se mouvaient." Il s'agirait donc bien de récits, narrés par Alexandra David Neel, à partir de faits réels recueillis par elle. C'est donc un ouvrage crucial
également à s'offrir en Pocket ! http://www.alexandra-davidneel.
org/francais/bibl2.htm 201.
Ces rumeurs persistantes au sujet des meurtres rituels au sein du monde bouddhiste montrent qu’ il semble que de récents cas, soient déjà connus, faisant l’objet de
publications. La citation qui suit est un bref extrait d’un enseignement public à ses proches disciples, donné en anglais par Shenphen Dawa Rinpoché, un expert réputé du tantrisme bouddhique, c'est aussi le fils de Dudjom Rinpoché, leader de l'école Nyingmapa. Le texte complet est sur le site Web American Buddha.
Dans le cas décrit ici une personne a eu la tête tranchée par un inconnu dans une sorte de "pratique rituelle" accomplie au nom des dharmapalas, les protecteurs courroucés du tantrisme bouddhique.
Voici en quelques mots la situation que décrit Shenphen Dawa
Rinpoché, c’est un souvenir de son enfance qu’il raconte. Dudjom
Rinpoché, son père, avait été menacé et pris à parti la veille par un
créancier et sa fratrie, pressés de recouvrer des fonds prêtés au
Rinpoché, et ce créancier devenu colérique avait proféré des
menaces publiques contre son débiteur, Dudjom Rinpoché, et
l’avait violemment saisi au cou, un geste et des menaces vraiment
inconcevables et inacceptables selon le code de conduite tibétain
envers un haut lama. Mais laissons maintenant la parole à
Shenphen Dawa Rinpoché qui nous raconte la suite de ce souvenir
d’enfance. Il désigne ici son père par le titre honorifique de
Rinpoché :
« Un matin très tôt, avant que le jour ne se lève, [Dudjom]
Rinpoché faisait sa pratique, c’était aux alentour de 3 ou 4 heures
du matin. Au milieu de sa pratique quelqu’un fit irruption et posa
quelque chose sur la table en face de lui, et fit ainsi un grand bruit
dans la pénombre.
Rinpoché se met en quête de trouver une lampe torche – les piles
venaient de Lhassa, et elles étaient importées de Chine, alors qui
pouvait s’en offrir ? – Il la trouve, et l’allumant, il découvre une
tête [humaine] fraîchement tranchée, Avec le crâne intact. Il
réalise immédiatement que c’est la tête du membre de cette fratrie
qui l’a saisi au cou [la veille]. Le protecteur ne pouvait pas
supporter de le voir ainsi humilié, ainsi il a coupé la tête de cette
personne et l’a amené à Rinpoché.
Depuis ce jour Rinpoché jura de ne jamais ressentir ou montrer
aucune émotion. Il avait pensé [au sujet de la personne qui l’avait
menacé] : « pourquoi cette personne m’a-t-elle traité si mal ? »
Elle méritait quelque chose, mais pas de cette manière. Deux jours
plus tard, un autre des frères [de la famille de créanciers] devint
complètement fou et se donna à lui même un coup de poignard. A
peine plus tard, le troisième frère qui montait à cheval tomba. Une
fois que le protecteur se met en colère, il ne s’arrête pas avant
d’avoir tranché toute la lignée familiale. Vous pourriez
demander : « quelle est la logique pour s’attaquer ainsi aux
membres de la famille ? » Mais j’essaye de vous expliquer que
cela va au-delà de la logique. Ainsi immédiatement Rinpoché dût
arrêter cela, parce que cela se propageait aux autres membres de
cette famille. Alors il dit aux parents et aux membres de la famille
de venir au monastère et de faire des prosternations dans le temple
et de demander pardon. Rinpoché accepta leur demande de
pardon, et cela s’arrêta. Cela ne prit pas la vie du père et de la
mère, mais les prochains auraient été les oncles. L’esprit de
sagesse des dharmapalas (gardiens du dharma ou protecteurs
courroucés) est tel que quand les [vies des] gens sont tranchées,
ils sont aussi libérés. N’oubliez pas cela. Ce n’est pas qu’ils
souffrent. Les dharmapalas (protecteurs courroucés) ont le droit de
prendre la force de vie. La force de vie dont nous parlons est une
vitalité qui est dans le champ de captation des dharmapalas. »
[Pour lire une brève biographie de Shenphen Dawa Rinpoché :
http://nyingmapa.free.fr/interview_sdn.htm ]
Le bref passage cité ci-dessus montre que la question a eu de
l'intensité pour Dudjom Rinpoché qui s'est certainement posé
beaucoup de questions suite à cette mort horrible d'un disciple qu'il
n'avait certainement pas demandée, ni souhaitée. Mais ce drame a
aussi impressionné Shenphen Dawa Rinpoché alors enfant qui a
découvert très tôt cette chose terrifiante.
La question de la pratique du protecteur courroucé amène à évoquer cette sorte d'incident critique du Dharma ; un point d'achoppement sur lequel bien des blocs de significations dépendent, et dont les pratiques magiques manifestent, à l'évidence dans leur "nature propre", la non gratuité de telles recherches en ces territoires à la très haute dangerosité spirituelle et dans lesquelles se précipitent, en toute folle inconscience, les occidentaux en rupture de tradition et donc dépourvus d'armement théorique et religeux capables de les prémunir contre les forces négatives ...
Ecrit par : Hatsarmaveth | mardi, 02 octobre 2007
L'anecdote rapportée par Hatsarmaveth est effectivement tout à fait terrifiante et suggère que le bouddhisme tibétain n’est pas toujours une histoire pour enfants de choeur.
Il semble de plus en plus que les Occidentaux sont peut-être passés à côté de l’essentiel, en imaginant que le bouddhisme tantrique se réduisait à un imaginaire coloré, souriant et folklorique, imaginaire sympathique qui a inspiré de beaux films à Hollywood et tiré des larmes à bien des spectateurs.
Pouvons-nous maginer que les occidentaux auront désormais quelques états d’âme supplémentaires en pratiquant ces rituels dans des centres du dharma, en y assistant parmi le public, ou en finançant
comme bienfaiteurs les deuxièmes retraites de trois années qui dans
certaines écoles comportent au moins une année intensive de
pratiques courroucées des Dharmapalas…
C’est vrai, ce que dit tout haut Zacharias, et qui se murmure depuis longtemps tout bas dans les monastères et les centres du Dharma, ceci n’est pas sans poser de graves questions sur l’innocuité de certaines pratiques acceptées au sein du bouddhisme de tradition himalayenne.
Afin que chacun perçoive que la victime à la tête tranchée du récit précédent n’est pas un cas unique voici celui, d'ailleurs plus connu, mais jamais élucidé, de trois moines du dalaï lama assassinés à quelque distance de la résidence de sa sainteté à Dharamsala.
(Extrait de Gouttes de Rosée aux Jardins du Lotus) :
"L’adepte déviant de ces rites pourrait imaginer, hélas, que la
confusion avec cette silhouette terrible du protecteur noir lui
permettra de mieux affirmer son propre caractère... Il pourrait tenter
de dominer les autres, de les impressionner secrètement, sous
l’honorable prétexte de pratiquer la transmutation des émotions à
l’aide de cette visualisation terrifiante... Induire la peur et
l’intimidation chez l’autre pourrait-il être recherché par cette
technique d’imagerie mentale ou d’autres encore ?
Plus probable, la visualisation aberrante de meurtres symboliques,
imaginés, pourrait-elle un jour déboucher sur un passage à l’acte
chez un disciple fragile devenu déséquilibré ou fanatisé ? Pour les
Guélougpas ce sujet est devenu sensible, désormais. L’église du
dalaï-lama est aujourd’hui en conflit avec elle-même à ce sujet.
Les supporters récalcitrants de la propitiation d’une effigie
courroucée, ont été en quelque sorte « excommuniés » par le leader
modéré qu’est le dalaï-lama. Son apparence terrible est en effet
inquiétante. Ce protecteur est représenté portant un collier de têtes
humaines fraîchement tranchées et vivant dans un palais sur un
océan de sang bouillonnant. Le dalaï-lama a même affirmé
publiquement que les pratiques rituelles de certains de ces disciples
pouvaient, dans une certaine atmosphère d’hostilité, atteindre et
menacer sa propre longévité... On a peine à y croire.
À New York une manifestation d’opposants américains, portant pancartes et scandant mots d’ordre, a chahuté le dalaï-lama, lors d’un voyage. Il ne s’agissait pas vraiment de contestation politique, au sujet par exemple du Tibet, mais bien de l’expression d’une faction qui a choisi le mode d’identification courroucé qu’interdit aujourd’hui, sous cette forme, le dalaï-lama à tous ses disciples... Ce conflit a pris une dimension dramatique depuis que trois membres de
l’entourage proche du dalaï-lama qui s’étaient eux aussi vivement
opposés à ce culte furent retrouvés assassinés à quelque cent mètres
de la résidence de Sa Sainteté. Leurs corps dépecés, poignardés de
très nombreux coups de couteau, avaient été coupés d’une manière
évoquant l’exorcisme rituel."
Cette information a été également publiée par le magazine
hebdomadaire Newsweek : « Les trois furent poignardés de
nombreux coups et lacérés d’une manière qui évoquait un
exorcisme rituel. » (Newsweek, 5 May 1997, p. 43).
On peut en lire un compte rendu plus précis en anglais sur le site
legal affairs http://www.legalaffairs.org/issues/May-June-
2003/feature_kerasote_mayjun03.msp
Le document en ligne http://www.legalaffairs.org/issues/May-June-
2003/feature_kerasote_mayjun03.msp explique précisément aussi l’histoire antérieure à ce crime et précise son contexte et ses implications.
Bienvenu pour les naïfs occidentaux en recherche de l’Eveil au pays de l’éternelle félicité !!!
Ecrit par : Hector | mercredi, 03 octobre 2007
Toujours au chapitre des meurtres rituels, d’anciens serfs rapportent explicitement que des lamas ont pratiqué des sacrifices humains rituels – incluant l’enfouissement d’enfants de serfs, vivants, pendant les cérémonies de consécration des fondations de monastère. Certains de ceux qui avaient été préalablement des serfs
[sous le joug féodal et lamaïste] témoignèrent qu’au moins 21
personnes avaient été sacrifiées par des moines en 1948 dans
l’espoir d’empêcher la victoire de la révolution maoïste.
in : Revolutionary Worker #944, February 15, 1998 When the Dalai
Lamas Ruled: http://rwor.org/a/firstvol/tibet/tibet1.htm
Deux autres articles en ligne existent qui font suite au précédent ;
http://rwor.org/a/firstvol/tibet/tibet2.htm et
http://rwor.org/a/firstvol/tibet/tibet3.htm
Ecrit par : Derek | mercredi, 03 octobre 2007
Bonjour ! Ah ! que voilà des commentaires et un site salvateur ! Boudiou ! Enfin un site qui critique cette saloperie de bouddhisme qui veut se faire passer pour un truc gentillet, bourré de compassion et autres fredaines...
Au-delà du côté très intello de certains commentaires, combien ont visité le Potala, fait un tour au Tibet ou en Inde, vu réellement les monastères bouddhistes en Asie du Sud-Est ? Dans ceux qu'il y a en Dordogne, y'a que des bobos !
Combien ont fait le tour de Lhassa ou le tour du Kailash ?
Sans vouloir me vanter, j'ai fait tout çà, juste par curiosité et j'en suis revenu dépité. Toutes les religions et le bouddhisme en est une (celles et ceux qui veulent nous faire gober-mais que non- c'est plutôt une philosophie...-) bref, je disais, toutes les religions sont de la m.... du lavage de cerveau, de l'embrigadement.... Vous pouvez lire tous les bouquins que vous voulez...
Mais purée, je salue ce site qui quand même rétablit quelques "vérités" sur la nature de cette religion qui veut dissimuler (pour mieux attirer...) sa vraie...nature: une lobotomisation des cervelles, un béatisme idiot, une gangrène ineffable...
Le bouddhisme est pourri, les cathos sont pires, a bas toutes les religions ! Point-barre !
Salutations Anarchistes.
Ecrit par : Alayn | jeudi, 04 octobre 2007
Il y a une petite erreur d'analyse dans votre commentaire, Alayn, si, je vous cite "toutes les religions sont de la m.... du lavage de cerveau, de l'embrigadement...",
il n'y en a pas une qui est pire que les autres! Boudiou!
Salutations catholiques.
Ecrit par : Nectar d'Immortalité | jeudi, 04 octobre 2007
Pour un anarchiste on peut se demander pourquoi aller voyager dans de tels pays qui transpirent la religion de partout!
Qu'est-ce que vous alliez donc chercher là-bas ?
Autant voyager dans des pays où il n'y a pas d'hommes!
Ecrit par : Jo | jeudi, 04 octobre 2007
A "Boudiou Drapeau Noir"
C’est vrai quoi, vaut mieux s’esgourder « Anarchy in the UK » que de lire Saint Augustin ! C’est des priorités qui s’imposent !
Ecrit par : Restif-no-future | jeudi, 04 octobre 2007
Oui vous êtes le bienvenu! Entre croyant on va se comprendre!
Ecrit par : . | jeudi, 04 octobre 2007
Se farcir "Anarchy in the UK" puis aller lire "La Cité de Dieu"... ça fonctionne aussi... le travail alchimique qui s'opère dans l'organisme est salutaire.
Ecrit par : Nebo | jeudi, 04 octobre 2007
Beaucoup de ressenti, je vois, vis à vis de l'anarchiste !
Quant à moi, cela me rappelle mes 20 ans et j'ai du mal à le rejeter (cultivons le peu de sentiment qu'il nous reste !!!).
Il est une chose de certaine, c'est que l'anarchie ne mène pas aux fausses doctrines religieuses par définition.
Mais, bien entendu pour un chrétien, ni Dieu, ni Maître, c'est plus qu'inconcevable.
Enfin, même si mes amis me saluent comme traitre, je salut Alayn tout de même.
Qu'il se rende compte toutefois que ni Dieu, ni Maître entraine un seul Dieu et un seul maître, soi-même. Et là, on n'est pas servi au mieux.
Salut quand même à toi l'Anar !
Ecrit par : M.G. | jeudi, 04 octobre 2007
On salue le courage d'Alayn de s'aventurer ici!!
Ecrit par : . | jeudi, 04 octobre 2007
Salut Alayn !
Les techniques de Kakashi Hatake (l' Epouvantail des Champs), sont encore les meilleures.
Salutations anarchistes pour le coup !
Véa
Ecrit par : Valérie | jeudi, 04 octobre 2007
Ah mais Nebo, comment croyez-vous que je connaisse ce chant psalmodié par les puissances les plus sombres? I'am a anarchist/I a am an antichrist/I dont know what i wont but i know how to get it
Et un p'tit cru ClashIDC
"I'm all lost in the supermarket
i can no long shop happily
i came in hear for that special offer
guaranted personalitty" ( on London Calling)
ET bravo à tous les chrétiens embrigadés, lavés du cerveau et bouffeur de bran dont la tolérance m'émeut aux larmes
Ecrit par : Restif | jeudi, 04 octobre 2007
On vous tient Valérie!! Et vos arguments??
Ecrit par : Yma | jeudi, 04 octobre 2007
Si j'ai bonne souvenance, cher ou chère Yma, vous aviez supposé que je sois bouddhiste, et personnellement j'en ai déduit ou que vous aviez mal lu, ou que je j'avais mal supposé.
Quant à Thaddée qui me demandait des arguments, je ne sais toujours pas à quel propos, et si je n'ai alors rien répondu non plus, c'est que j'ai jugé son discours suffisamment éclairant et cohérent.
Ecrit par : Valérie | jeudi, 04 octobre 2007
Bel art de l'esquive, Valérie!
Ecrit par : Yma | jeudi, 04 octobre 2007
.
Ecrit par : . | jeudi, 04 octobre 2007
.
Ecrit par : . | jeudi, 04 octobre 2007
" Comme le dit la liturgie, "Dieu a mis le salut entre les mains d’une femme"," conclut Alice von Hildebrand:
http://idescharbinieres.hautetfort.com/
Les femmes ont du pain sur la planche!
Entre la révolution féministe et le tantrisme il n'y a qu'un pas, allègrement sauté (!!!) chez Monette
http://chezmonette.hautetfort.com/sexualite/
Ecrit par : Yma | jeudi, 04 octobre 2007
Pour le coup c'est
LES IGNOBLES VERITES DU FEMINISME !
Ecrit par : . | jeudi, 04 octobre 2007
Le féminisme ce n'est pas : comment être vraiment femme mais c'est : comment être plus masculine que les hommes!
Ecrit par : Ronin | vendredi, 05 octobre 2007
Dans le zen, en tout cas en théorie (...) il est possible aux femmes
d'atteindre les mêmes niveaux, d'avoir les mêmes pratiques que les hommes (dommage que l'on ne puisse pas souligner!)
et le fait que je sois une femme ne m'a pas posé de problème pour être le successeur de mon maître ou diriger un temple.
Joshin Bachoux Sensei :moine zen
Une jeune femme française vient d'ouvrir un monastère zen dans un beau coin retiré de l'Ardèche. Nous sommes allés la rencontrer.
zazen dans le zendo!
Vous êtes maintenant moine zen. Comment en êtes-vous arrivée à prendre la décision de faire ainsi votre vie?
Je crois que cela se fait sur le très long terme. Aussi satisfaisante que fut ma vie, il y a toujours eu une sorte de manque, quelque chose en creux. Il y avait une dimension, quelque chose qui manquait dans la vie de tous les jours. J'allais quelque fois dans des églises, une fois par an, quand j'avais, comme je disais, "une crise spirituelle". J'avais lu des livres sur le bouddhisme, parce que j'avais étudié l'histoire des religions. J'avais lu des livres sur le Zen que j'avais trouvé absolument terrifiants. Mais il restait ce noeud qui devenait de plus en plus important dans ma vie. Un manque - je ne peux pas le définir autrement. Quand j'ai eu une trentaine d'années, j'ai décidé de changer les choses, parce que trente ans c'est l'âge où on se dit que ce qu'on n'a pas encore fait, on n'arrivera pas à le faire si on ne le fait pas tout de suite. J'ai changé alors pas mal de choses dans ma vie, et il se trouve que j'ai déménagé pour m'installer près du dojo zen de Paris. Je me suis dit, "Eh! bien voilà, puisque je commence plein de choses nouvelles, je vais commencer les arts martiaux ... et je pourrais aller voir la méditation aussi". C'est une chose que je m'explique mal, parce que cela me faisait très peur et j'ai laissé passer plusieurs semaines. Et puis, un jour, j'y suis allée, et alors j'en suis ressortie très en colère en disant : "C'est vraiment nul, odieux, épouvantable". Mais je ne sais pas ce qui s'est passé pendant le weekend, parce que le lundi matin suivant, j'étais devant la porte pour le premier zazen, et j'y suis retournée ensuite tous les jours pendant un an. Je ne savais pas que c'était cela ce que je cherchais, mais il y eut une telle explosion intérieure que cela m'a obligée à changer ma vie. Je travaillais de façon indépendante et je n'avais pas vraiment d'horaires. Je me suis mise à me lever tôt, à me coucher tôt. Le zen a pris tout de suite une telle place, qu'il était évident que cela allait devenir la chose la plus importante. J'ai vécu un an de zazen quotidien, et quelquefois j'y allais deux fois dans la journée. Ma vie continuait, et se mettait en place autour de ce nouvel axe. Les changements se mettaient en place et en même temps je trouvais tout à fait satisfaisant d'être en ville, de continuer une vie ordinaire. Puis j'ai rencontré un autre groupe et je suis allée à ma première sesshin, c'est-à-dire à ma première retraite. Cela a été une expérience extrêmement pénible. Toute cette première année avait été très difficile mais en même temps, il y avait une espèce de certitude, une espèce de force. C'est cette chose qui avait manqué dans ma vie jusqu'alors. Un sentiment de stabilité, de sûreté de soi, d'être enraciné dans quelque chose. C'était réconfortant, parce que par ailleurs c'était très difficile. Je pleurais beaucoup pendant le zazen, j'avais des souffrances énormes, physiques et morales, mais il y avait en même temps cette conscience de souffrir pour une chose constructive. Pas de tourner en rond dans sa souffrance. Je suis donc allée à cette sesshin. Ce fut épouvantable ! Epouvantable physiquement, moralement, et ça s'est fixé sur la nourriture. Alors que je n'étais pas très gourmande, ni intéressée par la nourriture, là, cela devenait une telle frustration ! Il y avait tellement de choses qui sortaient qu'il fallait que je mange, je mange. Je trouvais cela pénible. On mangeait dans la salle de méditation, de façon traditionnelle. On mangeait dans des bols et on était servi par d'autres personnes, et moi je trouvais toujours qu'on ne m'en donnait pas assez. Je regardais les bols de la voisine d'à-côté. Elle en avait plein et moi je n'en avais presque pas ! "Il faut que je mange, je vais mourir .. " Et je me souviens m'être dit un jour: "Mais comment est-ce que c'est possible qu'il y ait des gens qui choisissent de vivre comme ça et de manger comme ça, Tout le temps dans leur vie, ils ne peuvent choisir ni ce qu'ils mangent, ni la quantité, ni rien. Comment est-ce que c'est possible de choisir cette vie ?" Et c'est pour ça que j'ai été d'autant plus étonnée lorsque quelques mois plus: tard, alors que j'avais repris ma vie habituelle, je me suis entendue dire un jour : "Quand je serai dans un monastère ... ". Je suis restée pétrifiée de surprise par ce que je m'entendais dire. C'est quelque chose qui était monté comme ça. C'était comme dire une chose dont consciemment je n'étais pas au courant. J'ai dit : "Mais ce n'est pas possible, je ne veux pas vivre dans un monastère". Je ne me sentais pas prête à tout abandonner, toute ma vie, tout ce que j'aimais. J'ai vraiment essayé de repousser cette idée, mais c'est devenu quelque chose contre quoi je ne pouvais pas aller, que je ne pouvais pas changer. Il n'y avait pas de choix, d'une certaine façon. On peut résister, on peut dire non, on peut essayer de courir en arrière, mais ce n'est pas possible, on ne peut jamais retourner en arrière. C'était comme d'être sur un tapis roulant. Il allait vers l'avant et l'avant c'était de devenir moine, mais c'était complètement terrifiant... Et en même temps, c'était ainsi, c'était impensable autrement. Je voyais bien qu'il fallait tout lâcher. Il allait falloir partir, changer de ville, quitter les gens que j'aimais, tout. Et puis, ça s'est mis en place, et aux grandes vacances suivantes je suis partie pour une sesshin de trois mois, en liquidant tout ce que j'avais en France. Je suis partie en Italie, dans un monastère qui venait de s'ouvrir. Et après la sesshin je suis restée au monastère.
Depuis le début vous aviez le sentiment que c'était quelque chose qui se faisait à travers vous sans qu'il y ait jamais eu de décision volontariste ?
Ah! oui, cela je crois que c'est vraiment important, parce qu'on ne peut pas décider une telle chose de façon volontaire. Peut-être parce que c'est trop dur, ou peut-être parce que c'est un fantasme si on le décide de façon volontaire. J'étais très heureuse, quand je suis rentrée au monastère, c'était évident. Et en même temps, cela avait été une lutte. Je ne pense pas qu'on puisse le faire facilement, peut-être parce que j'étais déjà âgée, j'avais plus de trente ans, j'avais déjà tout un karma empilé, des tas d'attachements, des tas de liens.
La vie au monastère en Italie ?
En Italie, je suis restée plusieurs mois. J'étai toujours laïque et le grand intérêt de ce passage en Italie, a été de voir que c'était ça, que c'était parfait que là était la seule chose au monde que je voulais faire.
Vous n'avez pas eu le sentiment de vous arracher à des choses ?
Cela s'était fait l'année précédente. Lorsque je suis arrivée, je me suis dit: «C'est ça». Il y avait une espèce d'évidence. On sait que c'est cela, on sait que c'est juste, on sait qu'on a raison. C'est cela qui me frappe. Il n'y a pas de discussion possible. Bien sûr il y a des parties de moi qui voudraient bien autre chose, mais globalement c'est une évidence, du matin au soir. Je n'ai jamais eu de regrets ou d'hésitations.
Le pas suivant a été de passer d'Italie au Japon ?
Je cherchais un maître. J'avais trouvé des gens qui m'avaient guidée jusque-là, jusqu'en Italie, et en Italie même, mais je pense qu'il y a un maître pour chaque personne, et il faut le trouver. Et je pensais que je n'avais pas encore trouvé. J'ai décidé de partir. En Europe on a vite fait le tour des temples zen, alors j'hésitais entre l'Amérique et le Japon. Je savais qu'aux États-Unis, il y avait pas mal de communautés, et c'était simple parce que je parlais anglais, et que c'est un pays occidental. Mais je ne sais pas comment, je suis arrivée au Japon. Je n'avais pas d'adresses. J'avais juste l'adresse d'un monastère de femmes que je suis allée visiter mais qui ne correspondait pas à la pratique que je cherchais, c'était davantage un pensionnat qu'un monastère. Je me suis retrouvée à Tokyo où je suis restée plusieurs mois. Et puis, un jour, quelqu'un m'a dit : «Je suis allé dans un monastère, le week-end dernier. C'est beau, c'est dans la montagne, tu devrais aller voir». A cette époque je tournais un petit peu en rond, je ne savais que faire, j'attendais, en fait. J'avais une espèce de confiance quand même. Donc je suis allée voir ce monastère J'ai trouvé que c'était bien. C'était à une heure de marche du village, en pleine montagne. C'était petit, pas du tout ce genre de grands monastères riches. C'était une ancienne ferme reconstruite, très simple. J'ai trouvé que c'était bien mais le problème était qu'il n'y avait pas de maître. Il y avait un moine, et un étranger qui était là depuis longtemps, mais il n'y avait pas de maître, le maître était absent. J'ai hésité un peu. J'y suis allée d'abord toutes les semaines, puis, début décembre, j'ai décidé de m'installer là-bas, même s'il n'y avait pas de maître. J'étais très intéressée par l'emploi du temps, l'horaire qui était distribué entre méditations et travail manuel. Je trouvais que c'était un horaire très constructif qui permettait vraiment de réaliser tout son potentiel. La méditation c'est très important, mais en même temps, mettre cela en actes dans la vie quotidienne, me semblait très important aussi. Donc, je suis allée m'installer là-bas tout en gardant une journée de travail à Tokyo pour continuer à gagner un peu d'argent parce que je ne savais pas ce qui allait se passer ensuite. Ce qui s'est passé, c'est que pour des raisons diverses, à la mi-janvier, tous les autres habitants du temple sont partis, et je me suis retrouvée toute seule. C'était étonnant ! Venir pour vivre dans un temple au Japon, c'est une chose, se retrouver toute seule dans un grand temple, en pleine montagne, c'en est une autre, surtout en plein hiver ! Je me retrouvais avec des poêles dans lesquels il fallait mettre du bois, du bois qu'il fallait fendre. Je ne savais pas par quel bout ça se tenait, une hache ! Je me retrouvais avec des lampes à pétrole parce qu'il n'y avait pas d'électricité. Je continuais à descendre une journée par semaine à Tokyo, et quand je remontais, quand je voyais ce temple, je disais : «C'est incroyable» ! Maintenant je suis plus souple, mais au départ, j'étais un petit peu rigoureuse. Je suivais l'horaire à la minute près, comme s'il y avait eu toute une communauté. J'ai beaucoup profité. Comme j'étais seule, je travaillais beaucoup, je faisais le bois, je faisais du ménage et quand le printemps est arrivé, j'ai beaucoup travaillé au jardin. Si on commence une journée à quatre heures du matin, et qu'on est seule, on a vraiment beaucoup de temps ! Et puis, il y avait de temps en temps des gens du village qui montaient. Je travaillais aussi le japonais. Et puis quelqu'un m'a dit un jour : «Le maître va rentrer». J'étais un petit peu partagée à ce moment-là parce que j'étais restée longtemps seule. Je me disais : « Mais c'est vrai, il faut que je trouve un maître, il faudrait que j'aille visiter d'autres temples au Japon, je n'ai pas avancé, je ne suis toujours pas moine». J'avais déjà préparé mon vêtement de moine en France avant de partir, je l'avais fini dans l'avion. Donc je m'étais préparée. Et puis quand je suis revenue d'un week-end à Tokyo, j'ai rencontré le maître qui rentrait de son voyage aux USA. Dès que je l'ai rencontré, cela a été vraiment très rapide, en une heure, je savais que c'était lui, que c'était le maître que j'étais venue chercher. Je savais que j'allais rester là. C'était réciproque, parce qu'au bout d'une semaine, je me souviens, mon maître m'avait demandé de réciter un sutra qui n'était connu que par les moines, et je lui avais dit : «Je ne sais pas.» Il m'avait regardée, et dit : « Ah ! oui, j'ai l'impression que cela fait des années qu'on travaille ensemble». J'ai arrêté de travailler à Tokyo et je suis restée au temple définitivement.
Et vous êtes devenue moine ?
Je suis devenue moine.
Qu'est-ce que c'est qu'être moine ?
D'abord, j'aime dire moine et non nonne bien que je sois une femme. C'est parce que j'avais l'habitude d'un vocabulaire en anglais ou japonais, et donc j'ai eu beaucoup de mal en rentrant en France à trouver comment traduire les termes. En anglais, on dit «Female monk». Et puis nonne a pour moi une connotation catholique et aussi une connotation «petite soeur». Dans le zen, en tout cas en théorie, et en fait chez mon maître, il est possible aux femmes d'atteindre les mêmes niveaux, d'avoir les mêmes pratiques que les hommes et le fait que je sois une femme ne m'a pas posé de problème pour être le successeur de mon maître ou diriger un temple.
Entrée du site
Ce n'est pas général dans le zen ?
C'est général en théorie. Ça ne l'est pas en pratique. Dans la pratique c'est difficile d'être une femme, parce que cela vous ferme déjà beaucoup de monastères et c'est en plus difficile d'être une étrangère. Cela a été une chance pour moi de rencontrer mon maître qui, lui, ne s'en est jamais soucié. Je ne sais même pas s'il a jamais vu que j'étais une femme, ou une étrangère! C'était vraiment «de mon âme à ton âme».
Ecrit par : Yma | samedi, 06 octobre 2007
@ Isabelle:
Pourriez vous me contacter sur l'adresse mail qui me sert d'identifiant ?
Merci
Ecrit par : Polydamas | samedi, 06 octobre 2007
Bonjour ! Bon, l'anar est de retour ! Malgré une mise en garde (par une bonne amie) comme quoi je ne tiendrais pas 2 mn 30 dans le salon d'IDC en défonçant le mur... ; en ayant préalablement "voguer" sur quelques pages de ce site... notamment dans les commentaires entre Islamistes et cathos (Ah, pou là là !) fleurant bon son nazi... c'est vrai que j'ai fait une petite erreur de frappe (quoique...) en disant que les cathos étaient plus pourris que les bouddhistes (ou l'inverse...)...
C'est du pareil au même ! A mes yeux, valent pas plus chers les uns que les autres mais bon !
A la question "qu'est-ce que j'ai été foutre en Asie, noyé au milieu d'un tas de bouddhistes ou d'Hindouistes..." j'y étais en touriste ! (arf, arf!). En fait, j'y étais en vagadondage...
Bon, en parcourant plus sérieusement ce site, et même s'il est FLAGRANT que c'est un site à la louange d'une certaine chrétienté (plutôt contemplativo-mystique...) la parole y semble libre et çà, c'est plutôt une gageure par les temps qui courts.
Evidemment, toutes sortes de "théories" s'y "invectivent" (par exemple, le "débat" sur Guénon...qui m'a plié de rire...)
Je suis arrivé sur votre blog par le biais d'un site bouddhiste (ciao93) ce qui ne pourra manquer de vous paraître incongru pour un anar ! Mais faut être ouvert ! Boudiou !
Ce qui m'interesse, c'est comment des croyants(tes) peuvent se dire anars (ref: site "mutations radicales", par ex. ) ou Tolstoïen (salut nebo !) ou pourquoi des crétiens(nes) comme vous ressente la volonté de critiquer le bouddhisme comme vous le faites...? (guerre des religions, je suppute ?)
Ceci dans un premier temps...
Pour conclure (toujours dans un premier temps) j'ai apprécié votre critique du bouddhisme, c'est clair. Apprécierez-vous ma critique certainement future de vos croyances ?
Salutations Anarchistes.
Heu, le Restif, vive "Anarchy in the Vatican", tu connais ? C'est encore mieux que les Sex Pistols ou les Clash, boudiou !
Ecrit par : Alayn | dimanche, 07 octobre 2007
Al-haine , Les "Barricades noires " de Rameau, ça déchire a'chment plus sa race !
Ecrit par : Restif | dimanche, 07 octobre 2007
"C'est du pareil au même ! À mes yeux valent pas plus chers les uns que les autres, mais bon !"
C'est bien, Alayn, vous avez bien appris votre leçon post-moderne. Pas de hiérarchie entre les choses, entre les faits, entre les notions, entre les concepts, ni, bien entendu, entre les hommes. Tout doit être plat, et, forcément, selon le mot d'ordre (car c'en est un !) bien connu de "Ni Dieu ni Maître", à partir du moment où l'ombre de Dieu vient vous frôler la nuque ou le cul il faut prendre la décision Stalinienne de tout aplatir et aplanir. Oui, Alayn, les anarchistes sont des Staliniens masqués. Ils se croient libres de toute idéologie alors qu'ils sont des idéologues par excellence. "Les Gardiens du Temple Anarchiste" ! Avec leurs chants, leurs croyances pseudo-laïques, leurs manifs, leur Radio, leurs oeillères, leur presse et sont dans le meilleur cas restés bloqués à Mai 68... mais bien souvent il faut retourner loin en arrière, vers l'Espagne de 1936, ou l'Ukraine de 1917 et puis, éventuellement, vers la populace de la Commune en 1871. Les beaux Mythes.
La Vérité, Alayn, c'est que Proudhon était un homo refoulé d'où dans ses écrits son homophobie évidente, son aversion, de même, envers la femme qu'il considère comme une moins que rien ou presque, son racisme envers les Belges (!!!!) et son antisémitisme plus virulent que celui d'un Maurras... Maurras qui a été marqué d'ailleurs par Proudhon, puisant chez lui les notions de régionnalisme... clamant que la Monarchie c'était l'Anarchie + 1, qu'en dehors des prérogatives régaliennes, les régions, les métiers, les peuples du Royaume s'organisent presque de façon Libertaire... Vous ne le saviez pas ? Lisez autre chose que la Vulgate anarcho-sénile. Et puis, si vous voulez que l'Anarchie devienne un espoir pour l'Humanité, faites l'Union dans vos rangs où c'est quelque peu le bordel. Entre les Communistes-Libertaires, les Individualistes Stirneriens, les chantres de la TAZ et les travellers autonomes votre auberge n'est même plus espagnole... c'est la cour de récréation.
Sinon... les choses bien plates, bien lisses, ben ça permet d'aller en touriste au Tibet ou ailleurs pour rire de ce qui a porté un peuple jusque là où il est.
En fait... vous êtes peut-être un bobo qui s'ignore. Vous profitez des avantages du Capitalisme tout en vous faisant une bonne conscience en en critiquant les travers, mais sans quitter votre clavier, peut-être ?
Bon... hé ho ! Je suppute. J'ai le droit de m'amuser aussi, non ?
Ecrit par : Nebo | dimanche, 07 octobre 2007
Même qu'est-ce que ce boufon prétendument "anarchiste" vient faire ici ? Son prêchi-prêcha anti-religieux est d'un ridicule absolu, d'une crasse ignorance démontrant le miniscule niveau de sa navrante et insignifiante intelligence politique.
Comme on le sait, pour le catéchisme anarchiste, les bolcheviks ont fini par écraser les ouvriers parce qu’ils étaient "marxistes, autoritaires et étatistes". En réalité, ce que tout le courant anarchiste n’a jamais compris, c’est que la disparition de la démocratie ouvrière qui a vidé les soviets de toute vie prolétarienne est la conséquence directe de l’impasse tragique dans laquelle se trouvait la révolution russe et de son projet fou. Et c’est à partir de cette incompréhension du mouvement réel et de la dynamique générale de l'histoire que les anarchistes ont pu réécrire et interpréter les faits à leur façon avec comme seul "cadre théorique" la vieille thèse libertaire "anti-autoritaire".
Ce faisant, l’idéologie des anarchistes apporte aujourd’hui encore de l’eau au moulin des campagnes les plus vomitives "anti-tout" de la bourgeoisie hypocrite (anti-racisme, anti-religion, alter-mondialisme, etc.) ; l'anarchisme a donc, médiatisation oblige, le vent en poupe.
Que ce soit sous la forme de l'apparition et du renforcement de l'anarcho-syndicalisme ou bien du surgissement de nombreux petits groupes se réclamant des conceptions libertaires, les idées anarchistes ont pignon sur rue dans les pays occidentaux, et ce phénomène s'explique parfaitement dans la période historique actuelle où le jouir libre, consommer sans frein, fumer en paix son joint et faire ce que l'on veut de son ventre, sont les cris de guerre de toute une génération de minables bobos vidés de toute référence traditionnelle.
Cela dit, les anars n'ont pas à faire trop les jolis, car beaucoup de libertaires actuels auraient de quoi se sentir un peu gênés aux entournures sur le plan de l'histoire lorsque l'on fouille un peu dans les placards.
D'une part, ils ont du mal à avaler le comportement de l'organisation la plus importante de l'histoire de l'anarchisme, celle qui a eu l'influence la plus déterminante sur la classe ouvrière de tout un pays, la CNT espagnole. Difficile évidemment de se réclamer de l'expérience d'une organisation qui, après des dizaines d'années de propagande pour "l'action directe", de dénonciation de toute participation au jeu politique bourgeois du parlementarisme, de discours incendiaires contre l'Etat, contre toute forme d'Etat, n'a pas trouvé mieux à faire, en 1936, que d'envoyer quatre ministres dans le gouvernement bourgeois de la République et plusieurs conseillers dans le gouvernement de la "Generalitat" de Catalogne. Des ministres qui en mai 1937, alors que les ouvriers de Barcelone se sont insurgés contre la police de ce gouvernement (une police contrôlée par les staliniens), les ont appelés à déposer les armes et à "fraterniser" avec leurs bourreaux. En d'autres termes, qui les ont poignardés dans le dos !
D'autre part, certains de ceux qui se tournent vers les idées libertaires se rendent compte (ce qui n'est pas trop difficile) de la vacuité de l'idéologie anarchiste et essaient de trouver d'autres références pour prêter main forte à celles des maîtres classiques de cette idéologie (Proudhon, Bakounine, Kropotkine, etc.), et se tournent donc vers d'autres songes-creux de la pire eau débilitante et stupide, d'un compromis politique dépourvu de toute honte, se vautrant dans les fanges merdiques du batifolage à la solde de la vieille gôche puante.
De toute manière, incapables de percevoir les racines de la désorientation native qui s'exerce en chaque homme, et comme il apparait, quand l'anarchisme a eu à choisir entre la prise de pouvoir politique par les ouvriers exploités ou par le gouvernement de la bourgeoisie, il a toujours choisi ce dernier : «ceux-là mêmes qui se nomment autonomistes, anarchistes-révolutionnaires, etc., ont saisi avec zèle cette occasion de faire de la politique, mais de la pire espèce, de la politique bourgeoise. Ils n 'ont pas travaillé à procurer le pouvoir politique aux ouvriers -cette idée ils l'exècrent au contraire- mais à aider à prendre le gouvernail à une fraction de la bourgeoisie, composée d'aventuriers, d'ambitieux et d'arrivistes; qui se nomment républicains intransigeants. » ("Rapport de la fédération madrilène de l'AIT", Les bakouninistes à l'oeuvre, Mémoire sur l'insurrection d'Espagne de l'été 1873).
Alors mon garçon, ta petite philosophie anar bidon pour lecteur complaisant du "monde libertaire", tu te la mets sous le bras et tu dégages vite fait vers d'autres cieux plus tolérants où l'on t'écoutera en pâmoison.
Ecrit par : Anargala | dimanche, 07 octobre 2007
"Le voyage c'est la recherche de ce rien du tout, de ce petit vertige pour couillons."
Arf arf!!
Ecrit par : Céline | dimanche, 07 octobre 2007
Cher Allah Yin,
Vous êtes un peu comme un végétarien qui participe à un blog sur la qualité de la viande.
Tout ceci est tellement étranger à vos yeux que vous ne pouvez avoir qu'un point de vue totalement extérieur et qui ne peut pas mener bien loin, même sur un blog ouvert.
pour nous, ces divers commentaires sont des plus essentiels car il en va de l'avenir de la chrétienté et surtout de l'ésotérisme chrétien.
Il en va de vous de comprendre qu'un chrétien n'est pas obligatoirement une grenouille de bénitier complètement abêti par son curé de quartier. Quant à la critique du Bouddhisme, là encore, elle est plutôt faite pour les chrétiens qui n'ont pas compris la richesse de leur voie ou croient que l'on peut pratiquer diverses voies en parallèles comme le bouddhisme ou autre.
Mais tout cela est bien loin de vos préoccupations !
Ecrit par : M.G. | dimanche, 07 octobre 2007
"mutations radicales"
http://www.mutations-radicales.org/
Ecrit par : . | dimanche, 07 octobre 2007
Quelle belle et nouvelle bannière ! (Brrrr !!...)
Pour quelques compléments ou variantes, voir par exemple l'iconographie du " Musée des Supplices " de Roland Villeneuve.
Sur ce, mes dominicales salutations.
Ecrit par : Valérie | dimanche, 07 octobre 2007
"Apprécierez-vous ma critique certainement future de vos croyances ?" Mais qu'est que ce risible petit bonhomme a bien à nous dire ? D'abord triple cuistre "nos croyances" sont ce quelles sont et l'on t'a pa attendu pour savoir ce qu'il faut en penser, ensuite ton jugement en peau de lapin tu te le loges derrière l'oreille mon garçon et tu nous fais des vacances - va voir tes copains ils ont réalisé une belle banderolle pour soutenir les sans-papiers et ils t'attendent pour l'agiter sous les caméras de France 2, où justement, au 20h, Jane Birkin doit s'exprimer pour parler des courageux moines birmans.
Ecrit par : Zak | dimanche, 07 octobre 2007
Mais oui ! revoilà sur les ondes Miss gnan-gnan, l'hilarante valôche dégoulinante de bonnes pensées...
Quant à l'autre tarte qui propose niaisement une "critique future de nos croyances" (sic), la définition du touriste par Calaferte me semble fortement correspondre à sa situation en Asie :
"Touriste : Idiot de passage."
[ Choses dites (1997) ]
Louis Calaferte
Ecrit par : Bovelles | dimanche, 07 octobre 2007
Bo oui comme Bovelles, montre donc un peu ta tête pour voir si elle est décapitable.
Ecrit par : Valérie | dimanche, 07 octobre 2007
Bô comme un lavabô...
Ecrit par : Nebo | dimanche, 07 octobre 2007
Je viens de tomber par hasard sur ce site et toute cette lecture des commentaires m'a stupéfait.
Il y a une bonne dizaine d'année, j'ai pratiqué un stage de deux jours avec le Docteur Schnetzler qui semblait se dire chrétien et bouddhiste.
Pourriez vous m'en dire plus ?
Ecrit par : Astérix | dimanche, 07 octobre 2007
Bonjour ! Bon, on va être clair ! Puisque vous semblez adorer les anars....
Tout d'abord, je trouve la plupart des réponses insultantes. Je pourrai renchérir (sans problème !) dans le ton et l'insulte, le dénigrement comme vous semblez accoutumé à le faire... Pourquoi tant de mauvaise bile ? bande de crétins (heu, chrétiens, pardon)
Votre guéguerre envers les bouddhistes ou tout autre religions différentes avec les autres, votre haine de l'anarchisme, vos points de vue quelquefois justes sur l'anarchisme (je suis prêt à reconnaître que certains ne sont pas faux) ; mais tout çà sent quand même son chrétien extrémiste. Rempli de fiel.
En fait, j'ai impression à avoir affaire à une bande de cathos intégristes, très très méchants, et pensant être plus forts que les autres car étant des grandes gueules qui hurlent pour cacher leur misérabilisme.
Les petits ou gros bourges, c'est certainement vous et pas les anars. Les pseudo-intellos c'est encore vous et la plupart de vos invectives sont rempli de venin et puis c'est tout !
Les toutristes (heu... les touristes !) c'est encore vous ! (Arrête, Alayn ! Ils(elles) vont encore rétorquer que....) Mais y z'adorent çà, c'est leur fond de commerce entre 2 messes !
J'avais à peine commencé à critiquer votre religion que je reçois des tartines de critiques de l'anarchisme ! C'est rigolo ! Quel acceuil !
Les bouddhistes, certes, sont des violents refoulés ; votre espèce ressemble aux jésuites, à l'Opus Dei et aux pires croyants de fadaises éculées. Certainement de cette droite haineuse, faschisante, royaliste ? (pas la socialo, plutôt l'autre cul-béni de De Villiers), raide dans ses grolles de pélerins fanatiques... Vous en voulez d'autres ?
Vos tisanes sont exitantes ?
Ecrit par : Alayn | dimanche, 07 octobre 2007
Bonjjjour les ceupins les ceupines c'est djane!
Oui avec Loueee, Emanuelle Béart , Jeanne Moreau et l'abbé Pierre, oh mon dieu non, j'oublie je fais mon signe de croix pour lui...faiites comme moi allez tous ensemble tous ensemble ouais ouais!!
Oui donc je monte un collective!
Pourquoi ???
on est vreument choquïeee par tout cette violence contre la Vierge...
For exempllle une Vierge médiévale a été décapitéee à Limoux ,
j'ai pris le photo avec lou et les filles tenez rregarde
http://leconservateur.bafweb.com/index.php?2007/10/04/963-une-vierge-medievale-decapitee-a-limoux#co
Si vous voulez rejoindre moi et José, Juliette Binoche, Emanuelle, Jeanne et tout les autres...Ingriddd beutanpcourt, les chiennes de gardes, ni putes ni soumises, sos racisme, Mgr Gaillot, ... Claire Chazal, philippe Torreton, Romane Bohringer, Yves Boisset, Rachid Bouchareb, Juan Luis Bunuel, Karin Viard, Régis Wargnier, Claude Miller ou Jacques Weber enfin oui vous comprendre
Yes vous pouvez signez pétition que je monte
http://indignations.org/
Parcequeu sheet on est en deumocratiee quand même Non? Sheet!
Si on ne fait pas quelque chose maintenant, on va trouver la Vierge sur un tee-shirt! J'ai déjà connu le commandant Massoud. A sa mort, on a été très fort pour les posters
Cette fois-ci, on a encore une chance de faire quelque chose pour elle, avant que ce soit trop tard, Si on n'est pas capable de faire ça, on est nul sheet
Ce que les Français devraient faire à partir de demain, c'est marcher dans la rue et bouger les choses de telle sorte que nos gouvernements soient obligés de bouger
Alors cest pourquoi vous allez souvent me voir in the telévisioonnne
Allez les cops bye bye
Ecrit par : Djane Birkin | dimanche, 07 octobre 2007
Sheet ma pheuoto est pas là
Ecrit par : Djane Birkin | dimanche, 07 octobre 2007
Oui mon chouee c'est bien ce que tu dis là mais tu vois y faut mieux dire les arguments because avec les intééégrruistes on gagne pas le morceooo comme ça.
Faut être plus combative et pas ce plaindre comme Marie -Ségolène qui dit qu'on est contre elle car elle est une femme !!
Tu vois chouee!
Je te soutiens dans le combat
J'euspèreeere que tu seras là pour la manif
Moi j'y seariss avec mon sac célèbre
tu sais chouee le sac que Hermes a créeee exprès pour moi le sac Birkin
c'est sur je dis pas le prix car les sans papiers pour lequel j'ai fait le film ils ne undertsand pas du tout sheet
Moi tus ais chouee je peux pas trop crouitriquer le roi car
je suis la descendante de Charles II roi d'Angleterre et d'Écosse, la petite-nièce de Freda Dudley Ward, maitresse d'Édouard VIII roi de Grande-Bretagne alors prince de Galles et la cousine du mathématicien et philosophe Bertrand Russell.
Et j'était présente, toute petite fille, au mariage de la reine Élisabeth II en tant que demoiselle d'honneur.
Si si c'est vrai je te dis!!
Ecrit par : Djane Birkin | dimanche, 07 octobre 2007
Délicieuse la colère de l'anar vexé, l'idiot touristique admet quelques fautes chez les croyants et pratiquants libertaires - quel aveu touchant - on en pleurerait tellement c'est beau, alors que toute l'histoire de l'anarchie est une perpétuelle démonstration d'erreurs hideuses et abjectes (attentats gratuits, trahisons, compromissions multiples, etc.).
Un conseil petit con, fait ton balluchon et va faire la manche ailleurs, ton baratin minable au sujet des intégrétistes n'intéresse personne sur ce fil - du balai dévot de Malatesta et autres indigents boufeurs de curés.
Ecrit par : Zak | dimanche, 07 octobre 2007
Astérix,
Votre Docteur, je ne le connais pas mais je vous présente son Maître spirituel
Le « maître » spirituel de Jean-Pierre Schnetzler
ou les dérives d'un certain
Kalou Rinpoché
En 1975, Jean-Pierre Schnetzler, initialement disciple de Walpola Rahula (école Theravada) puis de Taisen Deshimaru (école Zen Soto) et enfin de Kalou Rinpoche (école Kagyupa du Vajrayana), achète la propriété qui deviendra le "Centre d'Etudes Tibétaines de Montchardon Karma Migyur Ling", lieu d'étude et de pratique bouddhistes, de tradition tibétaine Kagyupa, l'offrant au XVIe Karmapa et au Vénérable Kalou Rinpoché en leur demandant d'envoyer un lama enseignant, invité à résider sur place...
Mais qui était vraiment Kalou Rinpoche le maître de Jean-Pierre Schnetzler ? Sa secrétaire pendant de longues années nous le présente :
June Campbell a raconté son histoire dans un très beau livre paru en 1996 et réédité en 2002 (broché) sous le titre Traveller in Space: Gender, Identity and Tibetan Buddhism [Voyageur de l’espace : sexe, identité et bouddhisme tibétain], Athlone Press.
Elle était l'interprète de Kalou Rinpoché. Ce moine est sans doute l'un des plus vénérés du tantrisme bouddhique. Etant directement à son service, elle ne souffrait pas de la pression des échelons intermédiaires souvent très perceptible et dérangeante dans ces écoles. Elle était donc dans des conditions parfaites pour faire un « beau voyage spirituel » au service de ce très digne moine.
Cependant, il lui fallut, raconte-t-elle dans son livre paru en anglais, accepter les relations sexuelles que le maître exigea d'elle (il était un "chaste" moine portant la robe et visiblement astreint à leurs vœux), puis les relations sexuelles avec l'un de ses proches, un parent à lui, c'est à dire sans doute une forme simple de la polyandrie répandue dans les cultures himalayennes. Enfin une deuxième maîtresse beaucoup plus jeune fut introduite dans cette intimité des deux hommes et June dut accepter la nouvelle venue (qui mourut d'ailleurs prématurément). Kalou Rinpoché disait qu'il n'y a aucun mal dans le désir qu’au contraire il est « de la nature de la félicité » et se présente comme tel lorsqu'il est reconnu dans son essence "non-duelle".
A l'issue de l'expérience, c'est à dire après la mort du vénérable, June mit près de quatorze années avant de pouvoir se résoudre à raconter son histoire. Et ce n'est pas un merveilleux voyage qu'elle raconte, mais l'histoire d'un douloureux secret. Les deux hommes ayant exigé d'elle l'absolu secret sur ces relations qui auraient terni l'image du maître si elles étaient venues à la connaissance des disciples, June se sentit selon ses mots "abused", abusée, et mit longtemps pour se reconstruire.
Kalou était sans doute le moine le plus réputé en Occident dans son école. Il était reconnu comme un véritable bodhisattva par tous. Le voyage de sa disciple fut cependant décevant. Imaginez donc ce que cela doit être que de suivre aveuglément des maîtres moins accomplis, de moindre exigence ou de moindre expérience...
Le livre de June Campbell peut être commandé sur Amazon. En voici une très brève citation pour information :
"Que pensait la femme du lama ? Je sais que l’Inde et le Tibet sont un monde différent. On m’expliqua qu’avoir des rapports avec une très jeune femme était une ‘ pratique de longue vie ’ qui donnait de la force au lama ( on a déjà entendu ça quelque part !) Les hommes puissants l’ont toujours cru et en Asie les personnalités tant religieuses que politiques ont toujours agi ainsi. [...] On me dit ensuite que, dans une société encore féodale comme le Tibet, c’était un honneur pour sa famille. Ils étaient probablement pauvres et maintenant, ils faisaient partie de l’entourage du lama; tous allaient être mieux traités. Pourtant, je m’interrogeais encore au sujet des jeunes filles. Qu’en pensaient-elles? J’ai parlé à de nombreuses femmes occidentales qui avaient couché avec leur lama. [...] Mais aucune d’entre elles ne décrit cela comme un enseignement; il n’y avait rien de tantrique dans tout cela. Le sexe était pour le lama, pas pour elles. »
(Extrait choisi d'un Entretien avec Miranda Shaw, in What Is Enlightenment? Issues 9-37, "A Cultural, Philosophical, and Spiritual Exploration") :
WIE:Il y a eu tellement d'abus de pouvoir de la part d'autorités spirituelles ces vingt dernières années, et en particulier, beaucoup de cas d'abus sexuels de la part d'enseignants dans la tradition bouddhiste qui prétendent pratiquer le tantrisme. Il semble que le mot "tantra" est souvent utilisé pour justifier ce qui s'avère n'être rien d'autre que la recherche d'une satisfaction sexuelle personnelle, souvent au dépens des disciples. Il est maintenant établi que même le grand Kalu Rinpoché vénéré comme un des plus grands maîtres bouddhistes de l'époque moderne, considéré comme le Milarepa du vingtième siècle et par beaucoup comme un Bouddha vivant, a eu une relation sexuelle secrète avec sa jeune traductrice occidentale, June Campbell, qui affirme avec force, et d'autres qu'elle en témoignent, qu'elle a été menacée afin de garder secrète leur relation.
MS:Je ne doute pas un seul instant de la véracité de cette histoire. Elle a été contrainte à une relation d'exploitation sexuelle. Le mot "tantra" donne, malheureusement, un rempart derrière lequel la prédation sexuelle peut se cacher.
Mais quand on regarde ce type de situation sexuelle de plus près on découvre que la pratique tantrique n'était pas ce qui avait motivé la relation. Vu la façon dont, par exemple, June Campbell décrit leur relation, elle n'avait rien de tantrique. Le but n'était pas une recherche mutuelle d'éveil. C'était de la pure exploitation."
Intéressant témoignage non ? Si conforme à la perspective « spirituelle » de certains cherchants fascinés par les sornettes de la « Réalisation » bouddhiste Vajrayana en jupons courts !
Pour finir une petite citation renversante et confondante de sagesse millénaire de Kalou qui vaut bien trois jours de Séminaire en silence pattes croisées sur un coussin :
"Il n'y a rien qui soit permanent: le soleil, la lune se lèvent puis se couchent,
au jour clair et transparent succède la nuit sombre et opaque.
Tout change d'heure en heure."
En bon français, une "lapalissade" en quelque sorte...
Pour ceux qui lisent l'Anglais la confession plus que révélatrice et démonstrative, pas seulement sur Kalou mais le bouddhisme tibétain en général, de June Campbell :
http://www.anandainfo.com/tantric_robes.html
Des nectars de grande félicité
L'habileté de certains systèmes tantriques est d'obtenir intelligemment le consentement des adeptes. Ce sont ces derniers qui se donnent alors éventuellement l'amère potion de la dévotion, du sacrifice de leur vie personnelle, relationnelle, de leur vitalité, voire de leur vocation professionnelle. Et lorsque se dissiperont les mirages de l'engagement, ils ne pourront s'en prendre le plus souvent qu'à eux-mêmes. Quinze ou vingt ans, voire vingt-cinq années auront passé (il faut au moins ce temps pour faire ce type de bilan). Les choses auront changé, et ils n'auront même pas la satisfaction d'exprimer leur colère. Le message qu'ils auront assimilé les en dissuadera, et les responsables qui les auront habilement orientés auront peut-être été remplacés par de nouvelles figures d'autorité...
Ici et là des observateurs persistent à penser que la naïveté, la candeur et l'ignorance de toutes ces questions par les Occidentaux convertis au tantrisme ont quand même été largement utilisées par des maîtres spirituels du tantrisme bouddhique qui en ont surfé la vague sans attendre, peut-être sans culpabilité. Ils ont accepté ce qui leur était donné par les Occidentaux : leur confiance, leur foi (pour reprendre votre mot), et leur ont fait partager leur connaissance de ces pratiques
Derrière les apparences plaisantes et rassurantes d’un culte du bouddhisme tantrique dirigé par le dalaï lama, la réalité serait autre, une inversion des valeurs se produirait. l’analyse poussée des textes du rituel de Kalachakra, et de leur signification, amène le lecteur à ce constat : le monde des superbes mandalas de sable colorés, des sourires avenants du bouddha vivant sur la scène médiatique sont une apparence, voire la couverture de ce que nous ne devrions pas voir.
Le constat est pour le moins accablant, la doctrine collective du tantrisme bouddhique révèlerait une possible dimension de victimisation subtile. Le sacrifice de leur corps, de leur parole et de leur esprit au gourou, serait chez des adeptes le secret de la puissance et du rayonnement de celui-ci. Mais bien sûr les disciples ne découvriraient la prédation symbolique (et parfois vitale, selon les auteurs) que de l’intérieur, et on le suppose : trop tard, faute d’une transparence de la doctrine. Les plus exposées seraient les femmes, dont l’énergie douce, spirituelle et fine serait recherchée par certains « maîtres » du tantrisme bouddhique, qui sont le plus souvent des hommes.
Nous découvrons à présent par le menu les humiliations que peuvent subir des partenaires féminines selon les textes rituels : parfois une dizaine de prostituées pourrait être recrutée simultanément pour le cycle d’initiations secrètes offertes à un maître de Kalachakra, pour ce qu’il ne faudrait pas qualifier ici de grande orgie ritualisée. Selon les traductions du rite qui sont commentées, le gourou et ses proches disciples peuvent éventuellement se livrer ainsi à tour de rôle aux initiations sexuelles en dehors des grandes initiations collectives et dans ce public confidentiel.
On sera stupéfait de découvrir que ces initiations pourraient inclure pour les proches disciples masculins qui y sont invités la dégustation de sécrétions organiques, que le bon goût et la décence nous empêchent de nommer ici, considérés comme des « nectars » de « grande félicité ».
Ecrit par : Docteur Mabuse | dimanche, 07 octobre 2007
Bonsoir,
Après la note sur le bouddhisme cette petite vidéo inspirera très certainement quelqu'un pour faire une note sur l'hindouisme !!
http://fr.youtube.com/watch?v=CbkkU8l8jdY&mode=related&search=
Ecrit par : Serge | dimanche, 07 octobre 2007
Woooouuuaoooouh ! Vous avez pris quoi ? Tous et toutes ?
Faites tourner au moins...
Ecrit par : Nebo | dimanche, 07 octobre 2007
C'est pathétique.
Ecrit par : Valérie | dimanche, 07 octobre 2007
Il est exact que la responsabilité du mouvement anarchiste dans la popularisation du crime politique est une effective réalité, le meurtre étant par ses penseurs justifié, voir excusé.
A ce titre, le crime anarchiste sera d’autant plus parfait que la victime est innocente. Le but à atteindre étant ainsi de frapper l’imagination de la foule. Donc plus la victime a une position sociale élevée, plus le but est atteint. Cette dernière idée est en accord avec le raisonnement des terroristes anarchistes qui pensent que pour faire brèche dans l’édifice social, il faut "frapper à la tête" (cf. Kropotkine).
Les auteurs de ces crimes qualifient leurs gestes de "politiques" alors qu'ils sont purement et simplement insensés.
En France par exemple la campagne de propagande par le fait criminel a débuté après que la fédération jurassienne (congrès de Saint Immier de 1877) soit convaincue que ni la propagande écrite, ni la propagande orale, ne sauraient jamais rallier les masses à la cause des anarchistes.
Aux lendemains de cette déclaration, un vague d’attentats anarchistes a déferlée sur l’Europe. L'horrible gratuité des actes anarchistes, ce qui les rend absolument inexcusables et méprisables, semble faire la démonstration aux yeux des contemporains que l'on peut tuer de façon abjecte et aveugle au nom de la souveraineté de l’individu, forme ultime du nihilisme moderne petit bourgeois.
Les attentats au XIXe siècle sont très nombreux et frappent de plus en plus haut. Le point culminant sera évidemment atteint avec l’assassinat de Sadi Carnot le 24 juin de 1894. D'ailleurs, ce dernier attentat proprement dément ne va pas servir la cause anarchiste mais va provoquer de la part du peuple la demande de mesures contre les anarchiste et la fin de toute sympathie à l'égard de ces fous dangereux dits "libertaires". Les loi votées à la suite de ces actes scandaleux où le sang innocent est versé, vont renforcer les mesures contres les délits et auront pour effet d'empêcher les publication anarchistes de l’époque de continuer leurs appels à la violence.
En revanche les crimes anarchistes à l’étranger vont se poursuivre avec une belle régularité. On se souvient que les attentats anarchistes ont été initiés en Russie par Serge Nietchaiev. Celui ci avait exhorté ses compagnons à
discréditer les hommes en place par tous les moyens, même les plus abjects.
Telle est l'éthique et la morale de la crapulerie moderne qui prétend, ridiculement, "libérer" l'homme de tout esclavage, au prix de la violence du meurtre et de l'attentat.
L'anarchie, sous couvert d'humanisme libertaire, parmi les espèces infâmes de l'horreur politique, est donc un exemple singulièrement imonde et puant de la modernité idéologique !
Ecrit par : Anargala | dimanche, 07 octobre 2007
Valérie ce qui est pathétique c'est votre lassante complicité avec toutes les formes idéologiques avariées du marécage contemporain.
Par pitié allez rapidement prendre une douche ma grande poule, vous exhalez des senteurs désagréables au moindre de vos hoquets ridicules.
Ecrit par : Zak | dimanche, 07 octobre 2007
Rappelons à l'imbécile heureux qui se déclare "anarchiste" que ses idées sont noyées sous le sang des martyrs chrétiens.
Les prêtres et les religieuses seront en effet parmi les principales victimes des tueries des anarchistes et républicains espagnols qui marquent le début de la guerre civile, notamment en Catalogne. D'après Antonio Montero, 13 évêques, 4 184 prêtres, 2 365 moines et 283 religieuses ont été assassinés pendant cette période. (cf. Antonio Montero, Historia de la persecución religiosa en España).
Durant l'été 1936, de 7 000 à 8 000 religieux (prêtres, nonnes) ainsi que 2 000 phalangistes sont massacrés en zone républicaine, hors de tout combat, sans que le gouvernement légal auquel participaient quatre ministres anarchistes ne condamne un seul instant ces crimes commis par les partisans des milices syndicales (« les patrouilles de l'aube »).
Des actes d'une grande violence frapperont notamment les religieuses ou les jeunes filles des organisations catholiques tombées entre les mains des anarchistes et républicains, ce qui aura d'ailleurs pour conséquence immédiate le ralliement de nombreux centristes catholiques aux militaires insurgés.
Récemment, lors de onze célébrations, entre 1987 et 2001, Jean-Paul II reconnaitra ainsi officiellement comme "martyrs" 471 victimes de la guerre civile, parmi lesquels on dénombre 4 évêques, 43 prêtres séculiers, 379 religieux et 45 laïcs.
Ces actes de reconnaissance sont poursuivis aujourd'hui par Benoît XVI, quoique d'une manière moins solennelle puisque le Pape n'assiste désormais plus au cérémonies de béatification, ce qui porte désormais à 479 le nombre de martyrs de la guerre d'Espagne reconnu comme tels par l'Église.
Tout dernièrement, selon la Conférence épiscopale espagnole, 6 832 catholiques ont été martyrisés au cours de la guerre civile.
Ecrit par : Hector | dimanche, 07 octobre 2007
Vous avez raison Hector, le sombre et immonde abruti qui vient ici faire étalage de son adhésion à l'anarchie est un exemple frappant de l'amnésie politique qui touche une grande partie des idiots utiles oeuvrant à présent au service des forces les plus viles de la modernité idéologique dont l'inquiétant messianisme révolutionnaire de la gauche espagnole et ses dangereuses monomanies antireligieuses fut une significative manifestation à l'époque.
On méditera avec attention le caractère abject de la pensée anarchiste dans la montée de la folie antireligieuse que l'on a appelé l'« incendie des couvents ».
Le 11 mai 1931, les éléments les plus fanatisés de la gauche (anarchistes, socialiste révolutionnaires, etc.) lancèrent à Madrid une vague d'incendies d'édifices religieux, après une tentative d'assaut avortée contre le journal monarchique ABC.
Les incendies s'étendirent les jours suivants en Andalousie et au Levant, avec un bilan final de quelques cent édifices détruits, églises d'une grande valeur historique et artistique, centres d'éducation et de formation où des milliers de travailleurs et de fils d'ouvriers avaient reçus un enseignement de qualité, écoles salésiennes, laboratoires, etc.
De même, des bibliothèques furent brûlées avec leurs centaines de milliers de volumes, parmi lesquels des incunables, des éditions originales de Lope de Vega, Quevedo ou Calderón, des collections uniques de revues,... ou encore les irrécupérables archives du paléographe García Villada, produits d'une vie entière de recherches. Furent également réduits en cendres des tableaux et des sculptures de Zurbarán, Valdés Leal, Pacheco, Van Dyck, Coello, Mena, Montañés, Alonso Cano, etc. Un désastre presque inconcevable au prétexte de la lutte contre l'obscurantisme catholique !
Mais le plus révélateur fut la vomitive réaction du gouvernement républicain et de la gauche. Le ministre (et futur Président de la République) Azaña, considérant les incendies comme un acte de « justice immanente », paralysa toutes tentatives de mettre fin aux troubles en déclarant : « Tous les couvents de Madrid ne valent pas la vie d'un républicain ». La gauche, de manière générale et les anarchistes, justifièrent les événements en les attribuant au « peuple », et en accusant la droite d'avoir « provoqué les travailleurs ». Une publication anarchiste menaçait : « Si les représentants de la révolution victorieuse ont pêché, c'est par une excessive indulgence envers les vaincus ». (Alors même que la gauche n'avait vaincu personne : ce furent les monarchistes eux-mêmes qui lui offrirent la République sur un plateau.)
L'Église et les catholiques protestèrent, mais pacifiquement. Cela ne calma pas les révolutionnaires, qui interprétèrent ce geste comme un aveu de faiblesse et maintinrent leur attitude agressive. À l'encontre du bon sens, ces derniers continuèrent d'accuser la droite de violence et d'intolérance et le mouvement anarchiste lui montra son mépris moqueur en soutenant - sans craindre de se contredire - que ce fut l'Église elle-même qui avait provoqué les émeutes afin de salir l'image de la République.
À peine un mois après l'installation des républicains au pouvoir, la Seconde République espagnole portait déjà en elle les germes de la maladie mortelle qui allait l'emporter. Et cinq ans plus tard, ce ne seront plus seulement des bâtiments qui seraient brûlés, mais des milliers de religieux qui seraient cruellement torturés et assassinés au nom de la liberté et de la lutte anarchiste antireligieuse.
Ecrit par : Quadrige | dimanche, 07 octobre 2007
Bien sûr, Zak, parce que tout ici, notamment vous, sous un pseudo ou un autre, exhalez le doux parfum des Hautes Vertus.
A qui voudriez-vous faire croire cela ? Vous pensez peut-être que les lecteurs de ce blog sont de piêtres imbéciles sans aucun discernement peut-être, et que vous, sous prétexte de votre petite érudition qui n'est la plupart du temps que de la pure hâblerie afin de vous assurer la gageure d'une suite d'admirateurs de talent, espérez peut-être ramener quelques brebis égarées vers les joies de la Rédemption ?
Ne vous inquiétez nullement, le coeur jamais n'ignore, ou vous faut-il vous le rappeler.
Ecrit par : Valérie | lundi, 08 octobre 2007
Faibles argument ma grande, il vous faudra peaufiner un peu plus votre Larousse pour sortir des pièges catégoriques dans lesquels votre indigente pensée vous entraîne, irrémédiablement. Le plus triste, dans cette évidente démonstration de crasse réflexion dont vous faites le risible étalage, c'est votre ridicule insistance à vous rouler dans des farines malsaines - en somme un parfait exemple de consentante idiote aux plaisirs incertains…
Bonne sortie de complaisante ivresse assortie d’infects breuvages indigestes – vos hoquets exhalent maintenant franchement mauvais en compagnie des hideux vertiges libertaires - s’il vous plait rincez-vous correctement la bouche avant de vous exprimer la prochaine fois !
Ecrit par : Zak | lundi, 08 octobre 2007
Mais la miss gnan gnan est en train de se faire un peu malmenée, Zak de la délicatesse c'est une femme tout de même !
Ecrit par : Hector | lundi, 08 octobre 2007
Certes, mais d'une telle insignifiante cuistrerie !
Ecrit par : Zak | lundi, 08 octobre 2007
Bon je vous accorde que de caresser dans le sens du poil l'idiot libertaire n'est pas d'une folle intelligence et l'on ressent chez elle comme une faiblesse coupable envers la moindre petite forme de tendance émoustillante de modernolâtrie - mais la courtoisie doit l'emporter cependant... à moins que...
Ecrit par : Hector | lundi, 08 octobre 2007
"Certes, mais d'une telle insignifiante cuistrerie !"
Vraiment là, vous êtes pathétique, croyez-moi.
Sur ce,
Ecrit par : Valérie | lundi, 08 octobre 2007
Pour revenir au thème de cette note, il convient de savoir que le docteur Folamour du bouddhisme, dit Jean-Pierre Schnetzler de son état, s’est répandu en quelques significatives perles dans certains de ses écrits dont sont « René Guénon et la redécouverte de l’Orient », Publié dans René Guénon (1886-1951), Colloque du Centenaire, Le Cercle de Lumière, 1993.
Extraits choisis de cette délicate prose à l’onctueuse sagesse édifiante :
Sur l’implantation du bouddhisme en Europe : « Revenons maintenant à la signification de cette implantation du Bouddhisme (et de l’Islam) en terre Chrétienne. Il s’agit avec évidence d’un signe de la fin des temps, le prélude de la fin d’un monde, fin du Kali-Yuga ou âge de fer, et préparation d’un nouveau Satya-Yuga ou âge d’or. Le Bouddhisme, comme le Christianisme, est une religion universelle, dégagée de tout lien avec un système social particulier et l’on sait que parmi les signes prophétisés figure la prédication de l’Evangile à toutes les nations […]. » (Op ; cit., p. 68)
De la vertu des méthodes orientales : « La diaspora tibétaine, arrachée de son sol, libérée par les assassins chinois des barrières qui l’avaient protégée de la corruption moderne, a démontré un dynamisme extraordinaire dans son implantation en Occident.
Padma Sambhava, l’introducteur du Bouddhisme au Tibet au VIIIe siècle, avait prophétisé: “Lorsque s’envolera l’oiseau de fer et que les chevaux galoperont sur les roues, les Tibétains seront éparpillés au travers le monde comme des fourmis et le Dharma parviendra jusqu’au pays de l’homme rouge”. Le rouge est la couleur attribuée à l’Ouest.
Quelques aspects du Dharma bouddhique particulièrement précieux pour l’Occident:
- le caractère universellement adaptable d’un enseignement qui se réduit à l’essentiel pour la Libération et s’adresse à tout être humain, donc doué de la nature de Bouddha;
- la subtilité des analyses psychologiques, philosophiques et métaphysiques qui retiennent l’attention des scientifiques par leur accord fondamental avec maints développements contemporains;
- la démarche expérimentale du Bouddhisme qui s’accorde avec notre culture;
- la variété des méthodes de réalisation élaborées au fil des millénaires et préservées par des maîtres vivants capables de les enseigner.
Devant nos yeux se dissolvent les institutions Traditionnelles, les sectes pullulent sur le fumier de l’incroyance, la confusion mentale prolifère grâce aux medias, les techniciens programment l’Apocalypse et les Français battent le record européen de consommation de tranquillisants. Parallèlement un désenchantement lucide s’accroît, les besoins spirituels osent s’exprimer, les vocations contemplatives s’affirment et l’on refuse du monde dans les centres de retraite de trois ans où se forment, durement, les lamas Occidentaux. Quant aux stages, où s’enseignent aux laïcs les méthodes contemplatives destinées à transformer la vie quotidienne, ils ne suffisent pas aux besoins.
Devant le poids du matérialisme subsistant et les prestiges des pseudo-spiritualités, la seule chose nécessaire est de se transformer et de trouver en soi-même la retraite invulnérable. L’action droite et la transformation du monde sont alors les conséquences naturelles et spontanées. Ainsi que René Guénon nous l’a rappelé, la pratique exotérique conjointe aux moyens de réalisation initiatiques s’impose à tous. La compassion et la sagesse du Bouddha mettent l’un et l’autre à la portée de l’Occidental moyen qui souffrait d’une grande pénurie à cet égard. Hindouisme et Bouddhisme nous ramènent à notre Orient intérieur d’où jaillit toujours la Claire Lumière fondamentale. Puissions-nous écarter les voiles qui la dissimulent. Et pour nous rappeler le moyen de grâce le mieux approprié pour ce travail, lors des “derniers temps”, qui est la récitation intérieure d’un mantra comme l’enseignent Hindouisme et Bouddhisme, concluons en parallèle par ce qu’écrivent le prophète Joël (2, 31-32) et les Actes des Apôtres (2, 21), alors… “quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé”. » (p. 70)
De la nécessaire adaptation des techniques orientales : « Zen est un mot japonais, qui est la transcription phonétique du mot chinois tchan, lui-même la transcription phonétique du mot sanskrit dhyâna, qui signifie méditation et contemplation. Il désigne l’une des écoles traditionnelles du Grand Véhicule, dont la caractéristique est qu’elle met essentiellement l’accent sur la pratique contemplative. On l’a donc appelée l’école de la contemplation, c’est le nom qu’elle a gardé en Chine et il lui est resté au Japon.
Pendant le changement d’une forme traditionnelle avec une autre: « Ceci n’élimine pas les difficultés d’ordre psychologique individuel, qui subsistent pendant un certain temps et concernent ce qu’on peut appeler le vêtement culturel d’une Tradition. Il est évident qu’il y a un travail d’adaptation et de familiarisation à faire. Comme dans tout changement, celui-ci s’effectue dans l’ombre et l’insécurité, mais à la lumière des principes éternels de la Tradition, ce qui fournit quand même une certaine lampe pour cheminer lorsqu’au début c’est difficile. » (p. 72)
Sur la réincarnation: « Il faut rappeler à cet égard que si la réincarnation, au sens étroit des spirites, a été vigoureusement et justement critiquée par René Guénon dans “L’erreur spirite”, celui-ci n’a jamais condamné la théorie Traditionnelle de la transmigration, où la seule chose qui transmigre, comme nous le rappelle Coomaraswamy, c’est l’Atman. Les éléments psychiques transmigrants ne sont que des agrégats mentaux impermanents qui doivent être considérés comme tels, c’est-à-dire abandonnés. » (p. 73)
On croit rêver en lisant de telles énormités proférées sur l’air du grand savant qui détient les clefs mystérieuses de la connaissance cachée, et pourtant tout ceci est littéralement exact !
Ecrit par : Agarttha | lundi, 08 octobre 2007
Vous serez encore plus édifié Agarttha en découvrant ceci :
Compte rendu de la Rencontre avec J.-P. SCHNETZLER des 29, 30, 31 septembre 2003 à Montchardon.
jeudi 22 avril 2004
Participaient à cette rencontre : JP Schnetzler, lama Lhundroup, Félicité Legal, Henri Cuevas, Elisabeth Schnetzler (fille de JP), Frédéric ( ?), Anne ( ?) et Chantal Boisset.
Cette rencontre était souhaitée afin que JP Schnetzler apporte, grâce à son expérience en tant que psychiatre et bouddhiste, un éclairage sur la manière dont les psychothérapeutes bouddhistes peuvent travailler en accord avec les enseignements du Bouddha Sakyamouni.
Les thèmes abordés au cours de ces trois journées étaient basés sur la nécessité de trouver une approche thérapeutique la plus juste possible utilisant la psychothérapie et le dharma du Bouddha, le but étant de proposer aux personnes en difficulté jusqu’aux psychotiques, une thérapie saine qui les amène à développer une personnalité saine.
Parmi ces thèmes :
Enseignements proposés lors des stages ou réunions
La bénédiction
Les techniques en psychothérapie, et leur application dans une vision bouddhiste
Recherches sur les vies passées, leur impact sur la vie actuelle et la preuve de la réincarnation
Huit points clé proposés par L.Lhundroup et conseils de JP S à leur sujet
quelques questions
Expérience de Jean Pierre Schnetzler
Allons directement au plus significatif :
"Recherches sur les vies passées, leur impact sur la vie actuelle et la preuve de la réincarnation
Il est nécessaire de voir les tendances qui nous animent, celles-ci sont le résultat d’habitudes prises depuis très longtemps, un examen de la vie présente ne suffit pas cependant à les expliquer. Elle sont dues à un karma antérieur qui doit être pris en compte dans la vie actuelle.
Il est nécessaire de clarifier ce que peut être le souvenir d’une vie antérieure par rapport à une expérience spirituelle. Un souvenir authentique de vie antérieure s’apparente à unevisionphotographique, à un fait concret et précis qui a un impact traumatique. Ce sont des images qui reviennent. Lorsqu’il s’agit d’une expérience spirituelle, c’est la nature de la personne qui s’exprime, il n’y a pas d’histoire réelle. Ces expériences peuvent amener à la compréhension des causes d’une souffrance. On peut y voir un fonctionnement répétitif et ensuite s’en libérer.
Un ami( ?) de JP Schnetzler a expérimenté un souvenir de vie antérieure qui l’a amené au boud-dhisme. Ce n’était pas spécialement confortable car il était issu d’une famille catholique.
JP S. a eu le cas de trois patients ayant des souvenirs spontanés de vies antérieures. C’étaient des vies difficiles : une vie en camp de concentration - un viol suivi d’un assassinat - une fusillade à la libération. Elles sortent du cadre de ce que l’on aime à retrouver.
Lama Lhundroup ayant eu une expérience (dans la méditation) du monde des enfers, L. Guendune Rinpotché lui a conseillé d’en parler car ce peut être une aide pour mieux comprendre comment l’esprit peut se projeter au travers d’un corps mental, dans des souffrances terribles.
Les témoignages d’expérience de vie infernales sont minoritaires. Les personnes les ayant expérimen-tées ne veulent pas en parler par peur de passer pour des fous ou parce qu’elles développent un senti-ment de culpabilité. Un processus de refoulement peut également s’en suivre, il y a alors oubli.
Il peut y avoir une fixation très forte par rapport à une expérience de cet ordre, il faut alors la dénouer. Pour ceci on peut aborder l’expérience comme si c’était un rêve nocturne, ne pas lui donner plus d’importance. En faire le récit peut être suffisant, on constate simplement.
Il serait possible de répertorier ce type d’expérience car elles décrivent un terrain d’expérience hu-maine : nous sommes concernés ici et maintenant Il existe une échelle dans la nature de l’être qui part des enfers (cauchemars) passe par les êtres errants (esprits avides), les mondes animaux, humains et les mondes divins. Dans cette description de la nature des êtres il faut également considérer l’état de fantôme et les intervalles du bardo de la mort. Dans les cas de bardo, une personne peut y rester « coincée » à cause d’un mono-idéisme (une idée fixe) et ressentir une grande souffrance et frustra-tion. C’est souvent le cas de personnes mortes de mort violente (ex : assassinées) qui refusent leur mort et restent comme collées au lieu de l’accident : « j’ai tout perdu, je n’ai plus rien et il n’y a pas de solution ». En ce qui concerne ces cas : les fantômes, travailler avec des clairvoyants authentiques est indispensable. les hallucinations doivent être détectées. Suite au décès de quelqu’un il peut rester aussi une énergie subtile, non consciente (le « la » ( ?) en tibétain) sur le lieu de vie du défunt.
Les observations des états cliniques d’expériences de la mort imminente [N.D.E.(near death experien-ces)] sont également à prendre en compte. JPS. a répertorié une cinquantaine de ce type d’observations. Certaines personnes ont parlé également d’un passage par des états infernaux ; ici la relativité du temps est très manifeste car au cours de d’une expérience de deux minutes, une personne eut le sentiment que cela avait duré extrêmement longtemps.
Steventson a publié plusieurs ouvrages très conséquents relatant les témoignages de vies antérieures. Dans ses livres, un véritable travail scientifique rigoureux d’enquête et de recherche a été mené. Deux mille sept cent cas ont été archivés et depuis la parution encore 300 à 400 autres nouveaux cas ont été prouvés. Il a également opéré des recherches sur des témoignages en Europe et a fait état de 32 cas de souvenirs précis de vies antérieures. Quatre équipes universitaires ont repris ses travaux et les ont con-firmés. En conclusion on peut dire que « la réincarnation est un fait scientifique prouvé ».
Ce travail a l’avantage d’enlever le doute à un grand nombre de personnes à ce sujet. La loi du karma peut alors être mieux comprise, une vision à long terme s’établir et la prise de conscience de l’importance du refuge véritable s’installer.
En Europe la croyance en la réincarnation est moins courante que dans les pays asiatiques, en Inde et en Afrique. Des recherches historiques montrent que celle-ci était bien présente chez les anciens mais que pour diverses raisons politiques ou autres, elle a été réfutée par l’église catholique et autres religions chrétiennes. Cependant 34% des catholiques pratiquants y croient, 24 à 25% des français égale-ment. Pour les bouddhistes sympathisants et pratiquants 62% y adhèrent."
Bouddhiste, psychiatre, psychanalyste, réincarnationniste, guénonien, curieux personnage effectivement !
Ecrit par : Othmar | lundi, 08 octobre 2007
Le pathétisme réitératif comme méthode argumentaire est légèrement lassant Valérie, changez de disque ma cocotte, ou plus exactement, comme vous n’avez rien à dire, tenez close votre jacassant clapet malodorant, ce qui en termes clairs et directs revient à dire, sans excessives circonvolutions je vous l’accorde : fermez-là vous polluez l'atmosphère !
Ecrit par : Zak | lundi, 08 octobre 2007
Toujours dans le domaine du trouble cheminement syncrétique :
"Expérience de Jean Pierre Schnetzler
Comme il est n’est pas possible dans une institution telle qu’un hôpital de parler du dharma (comme de toute autre spiritualité généralement), en tant que psychothérapeute bouddhiste, JP Schnetzler a fait passer dans sa façon d’être, son engagement dans la voie du Bouddha ; par exemple mentalement il récitait des mantras. Ses convictions spirituelles l’ont toujours aidé quand il lui fallait prendre une décision.
C’est l’idéal bouddhique qui l’a amené à la psychiatrie. Il a ensuite développé une vision globale de ce que peut être la thérapie mentale conjuguée au bouddhisme, cette vision globale n’étant pas conflic-tuelle. En effet le Bouddha est le « Grand Médecin » et la guérison qu’il propose amène à une santé parfaite : le nirvana, l’état de Bouddha. Cette guérison s’établit en s’appuyant sur les Quatre Nobles Vérités (de la souffrance, son origine, le chemin pour en sortir et la libération de toute souffrance).
Voilà pourquoi il a mis les techniques de la psychothérapie au service de la vérité fondamentale qu’est le dharma. Dans ce contexte là, toutes les techniques sont utilisables car elles s’appuient également sur l’éthique, la concentration et la sagesse. Ces trois sont de véritables moyens thérapeutiques car toujours conformes à la nature profonde de l’être. C’est par elles que se fait le bien d’autrui."
(Cf. Compte rendu de la réunion avec Jean-Pierre SCHNETZLER à Montchardon les 29, 30 et 31 septembre 2004).
Ecrit par : Othmar | lundi, 08 octobre 2007
Dans un livre intitulé De la mort à la vie, Jean-Pierre Schnetzler reprend les comptes rendus que fait Ian Stevenson de cas qui suggèrent une explication par la réincarnation. Il rappelle les expériences de mort ente popularisées par Raymond Moody. Il multiplie les références à des enquêtes qui vont dans le sens de l’hypothèse réincarnationniste.
Mais ce sont les conclusions que Schnetzler tire de ces cas qui me semblent dépasser les prémisses de son raisonnement. Il y a évidemment pour lui des faits qui plaident en faveur de la réincarnation ; cela dit, on peut douter qu’il faille logiquement conclure que « la réincarnation est un fait » (De la mort à laz vie , p.17).
Aucun historien n’a jamais touché à l’événement du passé qu’il s’efforce de cerner. La réincarnation n’est qu’une explication, qui peut sembler convaincante, mais qui coexiste toujours avec d’autres explications possibles. Depuis sa façon de rapporter les « faits » jusqu’à sa manière de construire un modèle explicatif par la réincarnation, Schnetzler est toujours dans l’ordre de l’interprétation.
Pour tenter de saisir les raisons des résistances que d’aucuns opposent à la réincarnation, Jean-Pierre Schnetzler parle d’un « conflit de paradigme » (Ibid., p.19). On nage vraiment en plein délire ! En tous les cas bien loin de la pensée chrétienne en la matière...
Ecrit par : Bovelles | lundi, 08 octobre 2007
Transcription d'un intéressant débat ayant eu lieu à Karma Ling - au centre de la Question - qui réjouira certains visiteurs de ce blog, débat par ailleurs hautement représentatif des convictions défendues par le Dr. Schnetzler, à savoir, à la suite de Guénon, sa conviction concernant l'absence de toute tradition "opérative" en Occident et la nécessité d'un recours aux techniques orientales :
Un intervenant :
Il semble que Jean-Pierre Schnetzler conteste une quelconque valeur résiduelle à la maçonnerie spéculative. Alors, à quoi bon organiser deux journées de colloque à ce propos ?
Jean-Pierre Schnetzler :
L’intervenant a fourni lui-même la réponse. Si je contestais une quelconque valeur résiduelle à la maçonnerie spéculative, je n’en ferais pas partie depuis vingt-cinq ans et je n’y aurais pas consacré une part importante de mon énergie.
Non, je crois avoir dit que la maçonnerie a dégénéré ! Et je continuerai à le soutenir au sens où elle ne possède plus la plénitude réalisatrice de la pratique opérative telle qu’elle était connue avant les guerres de religion, pour faire large. Mais, je crois l’avoir précisé, la maçonnerie spéculative a un mérite extraordinaire. Elle continue à maintenir dans un état social profondément hostile, des vérités initiatiques qu’elle transmet à la fois par son enseignement, ses rites et ses symboles. C’est inappréciable.
Peut-être est-elle l’âne chargé de reliques qui ne se rend pas compte de la valeur extraordinaire de ce qu’il véhicule. Mais quand je vois passer un âne chargé de reliques, je me prosterne devant les reliques !
Le même intervenant :
Il n’y a ici que des reliques (rires).. Vive les anciens ! J’espère que vous ne m’en voulez pas....
Ne pensez-vous pas que la vocation de la modernité consiste à liquider la tradition pour fonder une société nouvelle et instaurer un nouvel ordre où le passé serait lui aussi liquidé ? Les hommes d’aujourd’hui ne veulent plus de nous !
Lama Denys :
La vocation de la modernité serait de liquider la tradition ? Je ne sais pas si on emploie là le mot liquider au sens de l’assassiner mais, si c’était vrai, ça m’inquiéterait beaucoup. Je crois que fonder une société nouvelle sur la liquidation de ce qui l’a précédée, c’est un meurtre. On chantait encore, il n’y pas bien longtemps : « Du passé, faisons table rase » !
Le monde va changer de bases, mais je crains que cela soit pour se casser la gueule ! La tradition transmet mais, en même temps, elle modifie, et c’est cela la vie !
La vie continue, transmet en suivant des schémas et des archétypes anciens qui s’adaptent aux conditions nouvelles et c’est la vie. Le reste, c’est du meurtre ! Toute la biologie est là pour nous montrer que les chromosomes nous fixent dans une forme et un type d’organisation, mais elle nous montre aussi que si l’être qui est ainsi déterminé n’est pas adaptable ni capable de changer, il disparaît. Il y a donc une dialectique du changement et de la continuité. Le changement est aussi important que la continuité et la continuité aussi importante que le changement. C’est ça, la tradition. Le reste, c’est la révolution, et la révolution c’est la mort. Je crois que les événements récents nous l’ont suffisamment montré.
Donc, il faut comme toujours tenir les deux bouts. Il ne faut pas avoir une attitude exagérément d’un côté ou exagérément de l’autre. Il faut toujours être dans un juste milieu qui tienne compte des opposés afin que les opposés travaillent comme des complémentaires. C’est ça, la sagesse universelle, et c’est aussi le bouddhisme.
Un intervenant anonyme.
Est-ce à dire que le XVIIIe siècle était plus spirituel que le XXe ?
Jean-Pierre Schnetzler :
Il avait encore quelques restes, quelques beaux restes... Le XXe siècle, en tout cas, ses deux premiers tiers, est probablement la période de l’histoire la plus abominable de l’humanité. Si l’on fait simplement la statistique des assassinats, nous battons certainement le record. On peut espérer que le XXIe tire les leçons de ce qui l’a précédé.
Un intervenant anonyme :
Jean-Pierre Schnetzler ne minimise-t-il pas à l’excès l’oeuvre critique de la maçonnerie, notamment française, à l’égard de la chape de plomb de l’autoritarisme dogmatique du catholicisme romain ? Cette oeuvre a été aussi une libération, mais trop centrée sur la critique rationnelle. Elle n’a pas engendré de sagesse de rechange. En Occident catholique, tout retour aux sources serait impossible sans retour au dogmatisme !
Jean-Pierre Schnetzler :
Je suis tout à fait d’accord avec ce que vient de dire le questionneur (rires) sur les vertus de l’oeuvre critique de la franc maçonnerie française. Je n’en ai pas parlé parce que j’avais surtout en vue l’Angleterre. Donc, les critiques de l’autoritarisme dogmatique du catholicisme romain, j’y souscris. La libération relative représentée par la maçonnerie, j’y souscris, trop centrée sur la critique rationnelle, j’y souscris.
En Occident catholique, tout retour aux sources est impossible sans retour au dogmatisme, je n’y souscris pas. Parce que, si cela était vrai, les portes de l’enfer prévaudraient contre l’Eglise et le chrétien. Il a été dit que cela ne serait pas. Alors, j’espère qu’il est possible de retourner aux sources sans retourner à un dogmatisme stupide. Il m’est quand même arrivé de rencontrer un certain nombre de spirituels catholiques pour lesquels le retour aux sources était déjà effectué sans aucun dogmatisme. Cela fait quand même plaisir, car ils sont d’autant plus catholiques qn’ils sont universels.
C’est la définition étymologique du terme, à moins qu’il y ait une nuance de sens (rires).
Un intervenant anonyme :
L’installation du Vénérable de la loge que vous avez évoquée est-elle similaire à celle de maître installé pratiquée au R.E.R. et qui n’existe pas au REAA ?
Jean Pierre Schnetzler :
Pour être précis, ce degré de maître installé est un degré du rite Emulation. Il appartient au rite Anglais, mais il peut être pratiqué à n’importe quel rite, au R.E.R., au REAA, au rite Français. Il n’y a pas de problème. Il se situe au dessus du grade de maître, donc, en adaptant quelques phrases, on peut pratiquer, l’installation du Vénérable Maître dans tous les rites existant dans la franc maçonnerie française.
Il me revient une phrase du Talmud qui s’insère bien dans tradition et transmission et qui résume ce que l’on vient de dire : « L’avenir a un long passé. »
Octobre 1997
Ecrit par : François | lundi, 08 octobre 2007
D’abord je ne suis pas votre cocotte, Zak, nous n’avons pas élevés les cochons ensembles, que je sache. D’autre part, cessez de me coller aux escarpins, petite fiente.
N’être qu’un déversoir de purs immondices est chose aisée, c’est à la portée du plus pleutre des êtres humains. Mais à la différence de vous, je n’en éprouve pas même la jouissance d’un simple soulagement.
Alors je ne sais pas, détendez-vous, allez respirer un peu, faites un poker avec vos copains de la zone, ou comme Nebo, fumez un peu de chichon, ça ira beaucoup mieux vous verrez.
Mais surtout, arrêtez de déblatérer les mêmes inlassables propos de petite frappe érudite en mal de victime.
Et puis soyez un peu créatif, changez vos sempiternelles formules de base qui n’amusent plus que quelques laudateurs égarés, montrez au moins que vous avez la capacité de vous élever au dessus de la boue dans laquelle vous vous complaisez.
Enfin sachez que pour l’instant, je n’ai jamais quitté un endroit en y étant éjectée comme une malpropre, alors ce n’est pas un petit rigolo sans le moindre respect de votre envergure qui va me montrer la sortie. A moins que vous ne soyez le maître en ces lieux ?
Ecrit par : Valérie | lundi, 08 octobre 2007
Psychiatre, psychanaliste, bouddhiste zen élève de Tasein Deshimaru, puis disciple du libidineux Kalou Rinpoché qui en fait un adepte du véhicule tantrique versé dans les mystères douteux du vajrayana, beau-père du lama Denys, fondateur du Centre tibétain de Montchardon, guénonien, tourniacien à ses heures perdues,...et maintenant franc-maçon "régulier" opératif ! mais c'est l'homme-orchestre ce Dr. Schnetzler !!
Pour le coup, en nos temps de nécessaire montée en clarification, et pour paraphraser sa citation du Talmud : "son passé n'est vraiment pas une promesse d'avenir"...
Ecrit par : Jude | lundi, 08 octobre 2007
Jean Pierre Schnetzler :
Pour être précis, ce degré de maître installé est un degré du rite Emulation. Il appartient au rite Anglais, mais il peut être pratiqué à n’importe quel rite, au R.E.R., au REAA, au rite Français. Il n’y a pas de problème. Il se situe au dessus du grade de maître, donc, en adaptant quelques phrases, on peut pratiquer, l’installation du Vénérable Maître dans tous les rites existant dans la franc maçonnerie française.
Il me revient une phrase du Talmud qui s’insère bien dans tradition et transmission et qui résume ce que l’on vient de dire : « L’avenir a un long passé. »
C'est ce genre d'argumentaire débile qui a justifié l'application de n'importe quel rituel par la GLNF au Rite Ecossais Rectifié. C'est ce qui a fait d'une Maçonnerie chrétienne un pot pourri de théories universalistes dans certaines obédiences.
Combien de chercheurs honnêtes, ce Docteur a-t-il troublé ?
La seule question que je me pose vis à vis de cet homme c'est : n'a t-il rien compris à cause de son aveuglement guénonien ou tout cela est-il calculé pour rafraichir les troupes du bouddhisme comme guénon fit pour l'islam. Quelle est cette sensation bizarre qui me fait pencher pour la deuxième solution ?
Ecrit par : Willermoz | lundi, 08 octobre 2007
Valérie vous nous ennuyer avec vos états d’âme, si Zak vous a énervé admettez que vos œillades mouillées, en autres idées lumineuses, à l’endroit du stupide libertaire ignorant la réalité criminelle du courant dont il se réclame, ne plaide pas en votre faveur. Alors guérissez en silence votre vanité blessée ma petite et brossez-vous les dents, la journée commence et l’air de ce fil mérite mieux que les relatives effluves emplies de miasmes mal digérés que votre haleine diffuse autour de vos sporadiques apparitions.
Ecrit par : Hector | lundi, 08 octobre 2007
"Alors, j’espère qu’il est possible de retourner aux sources sans retourner à un dogmatisme stupide."
Est-ce à dire que pour le bon docteur Folamour du bouddhisme, dogmatisme est synonyme de stupidité ?
Ecrit par : Konrad | lundi, 08 octobre 2007
Bigre le grand Willermoz revient pour corriger les invraisemblables égarements schnetzleriens ! il va y avoir du spectacle !!
Ecrit par : François | lundi, 08 octobre 2007
Mais à quel rite maçonnique appartenait le Dr. Schnetzler au juste ? On finit par s'y perdre dans ce mandala qu'est le parcours de l'intéressé...
Ecrit par : René | lundi, 08 octobre 2007
A tous !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : la fouine | lundi, 08 octobre 2007
Attention, concentration, vigilance et prosoché, voilà des qualités nécessaires à toute activité sportive, artisanale, intellectuelle et surtout spirituelle. "Garde toi de l’oubli, Dieu te regarde. Vigilance sur ce que tu dis, sur ce que tu penses, sur la manière dont tu agis", ces exercices spirituels figurent dans la règle de St Benoît, une des premières règles monastiques. Mais ces exercices, essentiels pour la progression spirituelle, ne sont pas d’origine chrétienne. Ils ont été empruntés à la philosophie de l’Antiquité, notamment au néoplatonisme et au stoïcisme.
Dans son éclectisme, la Maçonnerie fait référence, notamment par le coq du cabinet de réflexion (et à la banderole Vigilance et Persévérance), à ces exercices spirituels, sans pourtant en développer la mise en oeuvre.
Comment ces exercices spirituels étaient-ils mise en oeuvre dans l’Antiquité ? Il est encore difficile de répondre, car les textes philosophiques à notre disposition restent vagues et discourir sur la philosophie semble plus simple que de la pratiquer. Heureusement, plusieurs traditions religieuses les pratiquent encore, car elles ont une base universelle. Il revient à Jean-Pierre Schnetzler, dans une perspective guénonienne, d’avoir tenté la greffe avec le bouddhisme, ceci avec succès mitigé.
Ecrit par : Derek | lundi, 08 octobre 2007
Eclectique, la maçonnerie dite spirituelle du Dr. Schnetzler s’approprie un nouveau champ de savoir et de pratique ces dernières années. Elle utilise pour cela la contreversée notion de "Tradition primordiale" formulée par René Guénon. On intègre ainsi ce qui a de plus suspect sur le plan doctrinal.
Grande attractrice, cette fraction de l'universalisme maçonnique s’initie à la méditation de concentration et de vision pénétrante. Elle réinterprète les mots sacrés sous forme de mantras récités, en arguant que la prière du coeur des chrétiens d’Orient et l’utilisation du rosaire par le catholicisme en étaient les équivalents occidentaux. Elle s’initie à des formes tantriques de méditation alchimique. Toutes ces pratiques ont en commun l’importance de la perception du corps, qu’elle soit considérée comme une étape/un obstacle avant de s’en affranchir, ou comme le support essentiel de la méditation. Le rôle du maçon bouddhiste de Grenoble dans cet indigeste brouet syncrétique, Jean-Pierre Schnetzler, est là significatif.
Ce développement est conséquent dans la tendance du renouveau spirituel de l’Occident, flirtant avec un Nouvel Age individualiste et hédoniste. Son idée centrale est d’ancrer la liberté de l’homme entre la terre et le ciel, dans l’ici et le maintenant, tout en, soi-disant, préservant l’esprit d’un matérialisme réducteur. D’où l’engouement pour les états mystiques, les états modifiés de la conscience, les expériences proches de la mort, les souvenirs de vies précédentes ou les sorties hors du corps.
Cette recherche des données empiriques et quasi expérimentales dans le domaine de la voie initiatique qui pourtant, en Occident du moins, doit surtout participer du don gratuit de la grâce, peut être comprise et assimilée positivement et fort concrètement, comme l’acquiescement et le retour sur le devant de la scène de la vieille hérésie pélagienne qui n'est en réalité, pour être clair, que du matérialisme spirituel.
Ecrit par : Jama-gedo | lundi, 08 octobre 2007
Comme le disait feu Robert Amadou « René Guénon fait du guénonisme la Tradition, et le guénonisme est un syncrétisme très moderne"... au sein duquel le Dr. schnetzler aura été un actif avocat de la cause universaliste !
Ecrit par : Lassam | lundi, 08 octobre 2007
En fait de docteur Folamour, ce serait plutôt le docteur Diafoirus de la spiritualité tant son galimatias bouddhico-guénono-maçonnique évoque ce qui résulte d'une purge pratiquée par les médecins de Molière !
Ecrit par : Ronin | lundi, 08 octobre 2007
Le Dr. schnetzler se dit bouddhiste et franc-maçon par guénonisme actif. Mais chez Guénon l'initiation c'est l'arlésienne on en parle toujours et partout on ne la voit jamais venir. On ne voit d’ailleurs pas par qui elle pourrait venir autrement que par Guénon lui-même... ou par quelque démiurge peu engageant. C'est l’invocation d un auteur qui s’est fâché avec tout le monde, qui a critiqué tout le monde, qui était donc d’un exclusivisme absolu (en sa propre faveur évidemment ).
Il publie les Etats multiples de l’être ! L’ exposé de ce qu’il pense être un védantisme authentique.( shankarien en l’occurrence). Il finira cependant musulman .
Aucune critique n’est supposée être admise, aucunes variations, aucunes autres interprétations du véda puisque la vérité est une et traditionnelle et que Guénon en est le prophète moderne en occident . Vérité fossile en fait.
N 'étant guère créatif il s'est contenté de redire ou bien de dire qu' il redisait. On obtient le travail plat de l'érudit où le travail se sent très bien.
L érudition ce n'est pas à négliger, mais il faut plus ou autre chose, d 'autres qualités que Guénon n'avait pas, pour pouvoir postuler à la dignité des grandes pensées. Son rôle fut en fait d'avoir été un corrupteur efficace de l'intelligence chrétienne.
Ecrit par : Gédéon | lundi, 08 octobre 2007
Mais comment fait le Dr. Schnetzler pour être guénonien et bouddhiste sachant ce que Guénon pensait du bouddhisme ?
Extraits :
"En effet, il s’agit là d’écoles [bouddhistes] qui, s’étant mises en dehors de la tradition régulière, et ayant par là même perdu de vue la métaphysique véritable, devaient inévitablement être amenées à substituer à celle-ci quelque chose qui ressemble au point de vue philosophique dans une certaine mesure, mais dans une certaine mesure seulement.
On y trouve même parfois des spéculations qui, si on ne les envisage que superficiellement, peuvent faire penser à la psychologie.
Mais, évidemment, ce n’est point là proprement de la psychologie, chose toute occidentale et, même en Occident, toute récente, puisqu’elle ne date réellement que de Locke.
Il ne faudrait pas attribuer aux Bouddhistes une mentalité qui procède tout spécialement du moderne empirisme anglo-saxon.
Le rapprochement, pour être légitime, ne doit point aller jusqu’à une assimilation et, semblablement, pour ce qui est de la religion, le Bouddhisme ne lui est effectivement comparable que sur un point, important sans doute, mais insuffisant pour faire conclure à une identité de pensée.
C’est l’introduction d’un élément sentimental, qui du reste peut s’expliquer dans tous les cas par une adaptation aux conditions particulières de la période dans laquelle ont pris naissance les doctrines qui en sont affectées, et qui, par conséquent, est loin d’impliquer nécessairement que celles-ci soient toutes d’une même espèce.
La différence réelle des points de vue peut être beaucoup plus essentielle qu’une ressemblance qui, en somme, porte surtout sur la forme d’expression des doctrines ; c’est là ce que méconnaissent notamment ceux qui parlent de "morale bouddhique".
Ce qu’ils prennent pour de la morale, d’autant plus facilement que son côté sentimental peut en effet prêter à cette confusion, est en réalité envisagé sous un tout autre aspect et a une raison d’être bien différente, qui n’est pas même d’un ordre équivalent.
(...)
Il n’en reste pas moins que le Bouddhisme est incontestablement revêtu d’une forme sentimentale qui, sans aller jusqu’au "moralisme", constitue pourtant un élément caractéristique dont il y a lieu de tenir compte, d’autant plus que c’est un de ceux qui le différencient très nettement des doctrines hindoues, et qui le font apparaître comme certainement plus éloigné que celles-ci de la "primordialité" traditionnelle.
Un autre point qu’il est bon de noter à ce propos c’est qu’il existe un lien assez étroit entre la forme sentimentale d’une doctrine et sa tendance à la diffusion, tendance qui existe dans le Bouddhisme comme dans les religions, ainsi que le prouve son expansion dans la plus grande partie de l’Asie.
Ce qui est très remarquable d’autre part, c’est que, à mesure que cette diffusion se produisait, le Bouddhisme déclinait dans l’Inde même et finissait par s’y éteindre entièrement, après y avoir produit en dernier lieu des écoles dégénérées et nettement hétérodoxes,
Ce sont celles qui visent les ouvrages hindous contemporains de cette dernière phase du Bouddhisme indien, notamment ceux de Shankarâchârya, qui ne s’en occupent jamais que pour réfuter les théories de ces écoles au nom de la doctrine traditionnelle, sans d’ailleurs les imputer aucunement au fondateur même du Bouddhisme, ce qui indique bien qu’il ne s’agissait là que d’une dégénérescence.
Le plus curieux est que ce sont précisément ces formes amoindries et déviées qui, aux yeux de la plupart des orientalistes, passent pour représenter avec la plus grande approximation possible le véritable Bouddhisme originel."
(R. Guénon, Introduction générale à l'étude des doctrines hindoues)
Ecrit par : Hatsarm | lundi, 08 octobre 2007
Au fait, il est bon de savoir que les "écoles dégénérées et nettement hétérodoxes (...) formes amoindries et déviées qui, aux yeux de la plupart des orientalistes, passent pour représenter avec la plus grande approximation possible le véritable Bouddhisme originel", que désigne dans sa docte bonté Guénon, sont précisément les écoles tantriques du Mahayana, ou Grand Véhicule, présentes au Tibet qui font la joie du Dr. Schnetzler et de ses disciples !
Ecrit par : Maha-vajrayana | lundi, 08 octobre 2007
Maha-vajrayana,
Comme quoi, c'est toujours l'histoire du cordonnier le plus mal chaussé !
Mais enfin, Maha-vajrayana, le "tant-trique" est toujours plus attirant que le bouddhisme originel.
N'oublions pas que l'homme est l'homme même s'il est pris pour un libéré vivant !
Ecrit par : le masqué | lundi, 08 octobre 2007
Et il reviendrait donc à ces "écoles dégénérées et nettement hétérodoxes (...) formes amoindries et déviées", dans l'esprit fantasque du Dr. Schnetzler, de revivifier la maçonnerie spéculative en perte d'opérativité ?
Le psychiatre guénonien, manifeste d'inquiétants signes cliniques peu rassurants !
Ecrit par : Derek | lundi, 08 octobre 2007
Vous ne croyez pas si bien dire Le masqué lorsque vous faites remarquer le caractère très hétérodoxe mais bigrement attirant pour la libido refoulée du bouddhisme importé en Occident, ce que Guénon lui-même, malgré ses erreurs, avait d'ailleurs bien dénoncé :
"Dans ces conditions, il est permis de se demander quelle étrange caricature a bien pu être présentée aux Occidentaux comme étant le véritable Bouddhisme, tel que son fondateur l’aurait formulé, et l’on ne peut s’empêcher de sourire en pensant que c’est cette caricature qui est devenue un objet d’admiration pour tant d’entre eux, et qui les a séduits à tel point qu’il en est qui n’ont pas hésité à proclamer leur adhésion, d’ailleurs toute théorique et "idéale", à ce Bouddhisme qui se trouve être si extraordinairement conforme à leur tournure d’esprit "rationaliste" et "positiviste"." (Introduction générale à l'étude des doctrines hindoues)
N'est-ce point là ce que Jama-gedo (bravo à ce titre pour son analyse) pointé justement lus haut comme une forme de matérialisme spirituel ?
Ecrit par : Maha-vajrayana | lundi, 08 octobre 2007
Hullo ! Salut les aminches (arf !arf !) L'autre Gros et Enorme CONNARD de Zak a encore sévi ! Le pollueur ici, le véritable crétin, c'est lui !
Toutes celles et tous ceux (mais surtout ce branleur de Zak) "tentant" de faire passer les anars que pour des meurtriers (il y a eu, mais ce n' était qu'une tèe petite minorité) ; leurs propos sont dérisoires.
Que dire des guerre de religions et des crimes des curetons en tout genre. Cà se chiffre en millions de morts...
Alors quelques curés...
Y'a vraiment un ton nauséabond sur ce site.
L'anargala, faut qu'il change de shilum, également (çà risque de faire anarcaca !)
Un anarchiste qui vous aime ! Crucifié !
Jésus cuit, qui l'eut cru ?
Ecrit par : Alayn | lundi, 08 octobre 2007
Délicieuse définition de la tradition initiatique occidentale par Jean-Pierre Schnetzler lors d'un Colloque en 1997 devant ses amis bouddhistes de Karma Ling :
Jean-Pierre Schnetzler :
"Ce qui est caractéristique de la maçonnerie, c’est qu’elle est une initiation artisanale et qu’elle n’est par conséquent spécifique d’aucune religion particulière. Elle n’est pas chrétienne dans son essence, ni juive, bien qu’elle prenne son support dans les textes bibliques, dans le symbolisme du temple de Salomon.
Elle a été christianisée au Moyen-Age, mais n’est pas essentiellement chrétienne. C’est ce qui explique qu’elle peut convenir à des adhérents d’autres religions. Il semble tout à fait légitime que des musulmans, des bouddhistes deviennent maçons. Cela a été le cas depuis fort longtemps. Je précise que les juifs sont entrés dans la maçonnerie, en Angleterre, très tôt dans le XVIlle siècle. Je ne peux pas donner de dates précises. Mais dès les années 1720 et quelques, on a les premiers rapports d’initiation de juifs à une époque où, vous savez, ils n’étaient encore que tolérés puisqu’ils avaient été exclus de l’Angleterre au Moyen-Age et qu’ils n’y étaient revenus que très discrètement dans le courant du XVIIe siècle. Ils avaient été d’ailleurs acceptés par la Grande Loge des Anciens qui, je vous le répète, avait élaboré des prières spécialespour les juifs afin qu’ils puissent être reçus à l’égal des chrétiens, catholiques ou protestants.
De la même façon, alors que les catholiques étaient encore persécutés en Angleterre, au XVIlle siècle, la franc-maçonnerie les accueillait si bien qu’elle a élu, à cette époque, un Grand Maitre catholique. Par conséquent. Elle faisait preuve, mieux que d’une tolérance, d’une compréhension vécue de l’unité transcendante des religions sans se mettre au-dessous de la vérité religieuse mais au-dessus d’elle, ce qui est tout à fait différent.
Le fait est que la franc-maçonnerie n’est pas l’initiation spécifique d’une religion, comme par exemple la kabbale est l’ésotérisme spécifique du judaïsme. Il est impensable qn’un kabbaliste complet ne soit point juif. On peut être chrétien et s’intéresser à la kabbale, on n’est pas pour autant un juif pratiquant. Cela n’est pas le cas pour la maçonnerie. Ce qui ne veut pas dire qu’elle puisse se pratiquer sans s’appuyer sur le secours complémentaire d’une religion.
Le statut d’un exotérisme par rapport à un ésotérisme est toujours celui de la complémentarité. L’ésotérisme ne peut pas exister de façon autonome, suspendu dans l’atmosphère, mais dans la maçonnerie il n’y a pas indication d’uneconfession particulière.
Ce qu’il est important d’avoir d’abord, c’est la croyance en l’existence d’un au-delà de la relativité. Appelons cela l’absolu. On peut l’appeler Dieu, Allah, Jéhovah, ou ne pas l’appeler et le remplacer par le tétragramme, ou encore l’appeler nirvana ou nature de Bouddha, peu importe. Mais il est tout à fait nécessaire qu’il y ait la connaissance de l’existence d’un principe transcendant sinon, toute réalisation spirituelle est vouée à l’échec.
Elle n’exige pas que vous adhériez à telle forme particulière, elle vous demande le minimum vital pour que votre quête spirituelle soit efficace, c’est tout.
Enfin, un dernier point. Ce non-attachement obligatoire à la religion chrétienne n’empêche pas non plus qu’il y ait un rite de la maçonnerie qui soit explicitement chrétien et qui demande à ses participants d’être chrétiens : le Rite Ecossais Rectifié. En quoi, il demeure simplement fidèle aux règles qui le régissaient au Moyen-Age et qu’il n’a pas modifié depuis. Cela n’est pas contradictoire. Je pense que ceux : qui suivent une voie spirituelle ne voient pas contradiction là où il y a simplement différence.
Jean-François Gantois :
J’ajouterai qu’au R.E.R., dans le régime rectifié, il est assez délicat pour un maçon bouddhiste de le pratiquer dans la mesure où, après le troisième grade, il s’agit de rejeter en quelque sorte l’ancienne alliance pour la nouvelle alliance...
Un intervenant :
Les serments maçonniques se prêtant sur le livre de la religion du postulant, quel est ce livre sur lequel on peut prêter serment dans la franc-maçonnerie traditionnelle ?
Jean-Pierre Schnetzler :
Le livre d’une religion révélée, queIle qu’elle soit. Je peux donner l’exemple que je connais. Dans une des loges dont je fais partie, qui travaille au rite Emulation et qui comporte des chrétiens, catholiques et protestants, un juif, un musulman et deux bouddhistes, il y a, sur le plateau du Vénérable, l’Ancien Testament, le Nouveau Testament, le Coran et le canon bouddhiste. Donc, le candidat prête serment sur le livre de sa religion. En Inde, on peut trouver également des cas où il y a le canon de la religion sikh ou les Védas pour les hindous orthodoxes.
La suite, en "rapport" direct avec la note de ce blog, est encore plus croustillante...si l'on peut dire !
Un intervenant ;
Que pensez-vous de la sexualité dans le tantrisme ? Avez-vous expérimenté la méthode ? (rires...)
Nicolle Vassel :
La sexualité dans le tantrisme, elle est aussi ce qu’on veut qu’elle soit en suivant l’éthique. Si on va plus loin avec l’initiation que l’on a pu recevoir, c’est toujours le maître de méditation qui donne les instructions car la voie est une voie d’éveil. Je pense que Lama Denys pourra nous en parler un peu plus. ( rires...)
Alain Lorand :
C’est ce qui s’appelle dégager en touche !
Nicolle Vassel :
On dit que les pratiques doivent rester secrètes mais, en ce qui concerne mon expérience personnelle, je peux vous dire que je n’ai pas atteint l’éveil. Voilà...
Alain Lorand :
Je crois, Lama, que tout le monde est haletant !
Lama Denys :
(...) Maintenant, je vais répondre à diverses questions concernant l’initiation, le stoupa, la sexualité.
Le rituel initiatique est celui d’un sacre. Il suit largement la procédure du sacre royal. Dans l’initiation sacrée, nous sommes comme Bouddha, c’est-à-dire que l’initiation nous introduit à ce que nous sommes déjà potentiellement et nous donne les attributs qui permettent d’entrer dans l’actualité de cette virtualité latente. C’est là qu’il y a toute la démarche symbolique qui va être l’entrée par le symbole dans la nature de Bouddha.
Le stoupa est au Dharma ce que la croix est au christianisme, par exemple. Globalement, le stoupa est une représentation symbolique de l’éveil, de l’esprit du Bouddha, le corps-esprit d’un Bouddha. Le stoupa est une représentation du cosmos. Il y en a une lecture qui est, en même temps, microcosmique et macrocosmique. Il y a aussi une lecture de celui-ci comme étape du cheminement vers l’éveil. Bien évidemment, je ne vais pas développer tout cela, mais on retrouve dans le stoupa les cinq éléments : le carré, la base, est la terre ; le rond est l’eau ; le triangle est le feu ; le demi-cercle est l’air et, tout en haut, trois éléments qui sont la Lune, le Soleil et un joyau représentant la triade éveillée ou trikaya, les trois dimensions de la nature de Bouddha telle que l’on en a parlé hier. Dans l’équivalence qui me semble assez bien fondée, cette triade n’est pas sans rappeler le Delta radieux de la maçonnerie.
Entrer dans les détails serait trop long mais, de la façon la plus simple, le stoupa reprend le symbolisme fondamental de la terre et du ciel : une base carrée stable, immuable, qui est la terre, et un dôme qui est la voûte céleste, la terre et le ciel. Les premiers stoupas, comme il y en a en Inde, étaient clairement sur ce modèle. Au sommet du dôme, il y a une ouverture, une flèche qui, à différents niveaux, représentent la superposition des différents états supra-individuels que nous nommons ceux de bodhisattva jusqu’à la dimension la plus haute : cette triade qui est l’éveil, la nature de Bouddha. Arrêtons-nous là sur ce sujet, aujourd’hui.
En ce qui concerne la sexualité, les théories ont l’air de s’affronter. Les uns disent que l’énergie dépensée par le sexe ne peut être consacrée à la spiritualité, qu’il y aurait incompatibilité. Les autres disent que les deux sont -ou du moins peuvent être- complémentaires. Du point de vue du Dharma, la réponse est multiple suivant les statuts que l’on s’est choisis. Pour un moine, une moniale, qui a fait voeu de chasteté et de célibat, la sexualité est clairement une distraction et quelque chose qui est mis à l’écart comme une façon de simplifier sa vie pour ne pas partir dans toutes sortes de complications ou toute une dynamique passionnelle avec les implications d’une vie familiale. Pour se consacrer pleinement à la voie, on met de côté un aspect de la vie qui est la sexualité. C’est une voie, la voie monastique.
Dans l’approche des pratiquants dans la vie, il s’agit de vivre une sexualité équilibrée, normale, qui peut être bien vécue dans un compagnonnage et l’harmonie est un facteur d’épanouissement spirituel.
Dans le tantra, il y a aussi différents niveaux. Il y a une vision énergétique qui propose la transmutation de toute énergie. Comme chacun sait, la pulsion sexuelle est une des dominantes énergétiques de notre existence. Elle est donc utilisée et intégrée par certains yogas. Dans la vision tantrique, la quintessence de l’énergie corporelle se trouve dans le thiglé. Certaines pratiques apprennent à ne pas perdre ce thiglé rouge ou blanc des émissions féminine ou masculine pour en utiliser la radiance, l’énergie, comme source d’un dynamisme spirituel.
En tout cas, ce qui est important -et je ne dévoilerai pas des secrets- est que l’intégration de la sexualité se fait dans le non-attachement. Donc, il est indispensable, pour que l’énergie sexuelle puisse être transmutée, intégrée et utilisée dans la voie, de vivre cette sexualité libre d’attachement. Comme c’est le cap préalable à une telle initiation, cela réduit beaucoup les candidats (rires...)."
Tout ceci évidemment se passe de commentaires, mais enfin, comment ne pas rester stupéfait devant un tel étalage d'absurdités (que cela concerne l'ésotérisme occidental, la maçonnerie willermozienne du RER, ou la voie tant "trique"), débitées avec une impressionnante assurance satisfaite ! Affligeant sous prétexte d'unité transcendante des religions et profondément attristant sur le plan théorique
Ecrit par : Manassé | lundi, 08 octobre 2007
Tu vois mec moi je suis anar et quand je lis ton com ça m'écoeure!
Relève le niveau! C'est pas comme ça que tu auras gain de cause!
Ta petite amie avait raison 2 mn 30 pas plus!
Ecrit par : Murray | lundi, 08 octobre 2007
Oh ! t'es aveugle l'abruti anarchiste ou tu es analphabète - retourne un peu plus haut pour reprendre à haute voix, et lentement cette fois-ci, la lecture des considérations argumentées au sujet des magnifiques actions de tes amis libertaires espagnols.
Au fait, si tu croises Valérie, évitez de trop forcer sur le Kama-sutra...ça rend sourd !
Ecrit par : Ghijd | lundi, 08 octobre 2007
"Ce qui est caractéristique de la maçonnerie, c’est qu’elle est une initiation artisanale et qu’elle n’est par conséquent spécifique d’aucune religion particulière. Elle n’est pas chrétienne dans son essence, ni juive, bien qu’elle prenne son support dans les textes bibliques, dans le symbolisme du temple de Salomon. Elle a été christianisée au Moyen-Age, mais n’est pas essentiellement chrétienne. C’est ce qui explique qu’elle peut convenir à des adhérents d’autres religions."
Mais il est complètement fou le psychiatre - et de plus singulièrement ignorant s'agissant des origines de la maçonnerie, chrétienne s'il en est en tous ses aspects depuis sa création, cela dit non seulement lors de sa formation médiévale (entre le XIIIe et XVIe siècles), mais aussi en Adam dans son rattachement à la tradition biblique qui n'est pas juive (là le bon Dr. Schnetzler, qui ferait bien d'arrêter de forcer sur les rituels tantriques, se fait non pas disciple de Guénon mais de Marcion en refusant de voir l'unité des deux temps de la Révélation ! ), mais qui est foncièrement chrétienne car en attente de la venue du Messie qui est l'achèvement des promesses faites aux Patriarches.
Ecrit par : Derek | lundi, 08 octobre 2007
Enfin, un dernier point. Ce non-attachement obligatoire à la religion chrétienne n’empêche pas non plus qu’il y ait un rite de la maçonnerie qui soit explicitement chrétien et qui demande à ses participants d’être chrétiens : le Rite Ecossais Rectifié. En quoi, il demeure simplement fidèle aux règles qui le régissaient au Moyen-Age et qu’il n’a pas modifié depuis. Cela n’est pas contradictoire. Je pense que ceux : qui suivent une voie spirituelle ne voient pas contradiction là où il y a simplement différence.
Nous dit donc le célèbre Docteur Folamour. Mais qui donc s'occupait du RER au moyen avant qu'il ne fut créé par JB Willermoz au XVIII EME......... Mais je suis bête, il s'agit d'une réincarnation précédente.
Ecrit par : Willer | lundi, 08 octobre 2007
Effectivement Derek, nous sommes, par ces propos tenus par le Dr. Schnetzler, face à l'évidente démonstration d'un égarement spirituel majeur...
Ecrit par : Manassé | lundi, 08 octobre 2007
Egarement conjugué à une immense confusion, couverte par un vernis pseudo-spiritualiste et une peu crédible caution guénonienne. Je vous rejoins, triste et affligeant d'ignorance concernant les sources de l'ésotérisme chrétien, expliquant ce besoin maladif d'une recherche de techniques orientales dont nous aurions la nécessité de nous mettre à l'école.
Exemple d'une catastrophique dérive intellectuelle...
Ecrit par : Hector | lundi, 08 octobre 2007
J.P. Schnetzler est un homme qui semble manger à tous les râteliers de la spiritualité faisandée et voici ce qu'il écrit à propos de la franc-maçonnerie opérative:
"Dans une étude approfondie sur la déchristianisation ultérieure de la franc-maçonnerie, le Révérend (et Frère) Barker Cryer conclut au caractère conclut au caractère parfaitement chrétien de la Maçonnerie opérative. Il cite notamment une prière au Dieu Tout-Puissant (El Shaddaï en hébreu), qui était dite lors de l'ouverture de la Loge et de l'initiation du candidat. Celle-ci est assez connue en France pour y avoir été plusieurs fois traduite, la première fois par René Guénon en 1913. Elle figure donc dans les loges spéculatives et on la trouve toujours dans l'actuelle 'Worshipful Society' of Freemasons etc'. dite des Opératifs (...). Ces prières montrent avec bien d'autres traits rituels, que la continuité des influences spirituelles au sein de la Maçonnerie régulière est bien plus prégnante que ne le prétendent certains"
(J.P. Schnetzler, la Franc-Maçonnerie comme voie spirituelle,chap. IV, la perte lors du passage de l'opératif au spéculatif, p.59 Dervy, 1999).
Malheureusement pour l'auteur, nous sommes loin de ce Disneyland maçonnique, ayant eu l'imprudence d'emboîter le pas au maître du Caire :
"Guénon parle de la ‘maçonnerie opérative’, comme s’il avait purement et simplement admis le récit de Stretton sans l’ombre d’une nuance, comme si la Worshipful Society était à ses yeux l’héritière incontestable de la maçonnerie médiévale, comme si ses rituels nous donnaient effectivement un fidèle témoignage de ceux dont faisaient usage, en leur temps, les bâtisseurs de cathédrales ! L’esprit critique de Guénon si souvent en alerte et volontiers si caustique, semble avoir été annihilé. (…) Guénon avait découvert dans cette incroyable affaire une vérité qui s’accordait trop bien avec ses propres conceptions. (…) [Or], le système maçonnique propagé par Stretton était manifestement une pure invention de sa part, avec le large et généreux concours de John Yaker dont l’ingéniosité et l‘imagination, en ce domaine, étaient sans borne. (…) ; tous les documents cités par Stretton pour confirmer sa thèse, en particulier les Old Charges, n’ont aucun rapport historique direct avec celle-ci ; aucune preuve, aucun nom vérifiable de participants n’est donné quant aux réceptions de Stretton lui-même dans les différents degrés de son système ; enfin le système de Stretton comprend des incohérences internes criantes et des anachronismes graves qui lui interdisent absolument de revendiquer une origine antérieure au XIXe siècle… Pourtant, lorsque, en, 1938, Guénon affirmait comme ‘un fait’ qu’il avait existé des loges opératives ‘avant et même après 1717 ’, (…) c’est sur les écrits de Stretton, parvenus jusqu’à lui grâce au Speculative Mason, qu’il se fondait. [Il y a donc eu] une ‘erreur opérative’ de René Guénon, (…) à laquelle il s’adonna sans réserve, mais qui eut surtout des conséquences considérables. (…) son erreur opérative est une erreur de maturité et l’une des positions les plus fortes de la vision guénonienne de la tradition maçonnique (…) Il est fort à craindre que cette erreur ne l’ait conduit – et nombre de ses lecteurs avec lui – à une impasse."
(R. Dachez, René Guénon et les origines de la franc-maçonnerie : les limites d'un regard, in Études d'histoire de l'ésotérisme, sous la direction de Jean-Pierre Brach et Jérôme Rousse-Lacordaire, Cerf, 2007, pp. 196-199).
Ah ! la perfide Albion ! Clement Stretton et John Yaker, les Jerry Lewis et Dean Martin de la franc-maçonnerie anglaise ont joyeusement mystifié tout le monde et last but not least, Guénon himself ! Et un de ces disciples, j'ai nommé J.P. Schneztler. Et à côté de cela, il est bouddhiste, cherchez l'erreur !
Ecrit par : Perceval le Gaulois | lundi, 08 octobre 2007
"La transmigration, écrit Jean-Pierre Schnetzler, est un sujet complexe. De surcroît il dérange, suscite des prises de position passionnelles, des enthousiasmes irréfléchis et des hostilités farouches. En témoigne la boutade de Schopenhauer, qui déclarait : «Si un Asiatique me demandait la définition de l'Europe, je serais obligé de lui répondre : "C'est cette partie du monde qui est hantée par cette illusion incroyable et inouïe" concernant l'homme, suivant laquelle, "sa naissance actuelle est son premier début dans la vie".»
L'importance théorique de cette question, qui engage la nature de l'homme et son devenir post-mortem, sa portée pratique dans la structure des voies de libération, son importance grandissante dans l'évolution des croyances en Occident, justifient notre projet de la clarifier. Passer du malaise au bien-être, n'est-ce pas une caractéristique de la voie bouddhique ?
Nous le tenterons en apportant des éléments d'appréciation, aussi objectifs que possible, fondés sur une double démarche, dont nous espérons pouvoir conclure qu'elle se résout finalement dans la non-dualité.
La première fait appel à des constatations empiriques honnêtes et à une démarche scientifique classique, telles que l'Occident les pratique.
La seconde expose les données traditionnelles de l'Orient en général et du bouddhisme en particulier, telles que les ont édifiées l'expérience concrète, la vision méditative et la réflexion métaphysique."
Ecrit par : Lassam | lundi, 08 octobre 2007
"Il l y [a] un rite de la maçonnerie qui soit explicitement chrétien et qui demande à ses participants d’être chrétiens : le Rite Ecossais Rectifié. En quoi, il demeure simplement fidèle aux règles qui le régissaient au Moyen-Age et qu’il n’a pas modifié depuis..." Vous avez raison Willer, pour le coup nous passons pour le bon Dr. Schnetzler de la dérive intellectuelle au délire hallucinatoire, car trouver du RER au moyen âge, là il faut avouer que c'est très fort !
Ecrit par : Manassé | lundi, 08 octobre 2007
"Il l y [a] un rite de la maçonnerie qui soit explicitement chrétien et qui demande à ses participants d’être chrétiens : le Rite Ecossais Rectifié. En quoi, il demeure simplement fidèle aux règles qui le régissaient au Moyen-Age et qu’il n’a pas modifié depuis..."
De plus, je ne vois pas pourquoi ce rite aurait du changer car il est non seulement d'essence chrétienne mais demeure une voie de réalisation purement réservée aux chrétiens. D'ailleurs, Tourniac a tenté sans succès d'en faire un rite de d'attraction des trois religions monothéistes. Heureusement, sa tentative a échoué au sein du GPDG qui continua et continue encore à le pratiquer dans l'esprit de Jean Baptiste Willermooz (aidé en cette circonstance de Louis Claude de Saint Martin).
Au juste, ce docteur, n'est-il pas Tournacien ?
Ecrit par : Willer | lundi, 08 octobre 2007
Perceval, dans le texte de J.P. Schnetzler que vous citez, il y a une énormité : "Il cite notamment une prière au Dieu Tout-Puissant (El Shaddaï en hébreu)" Or cette invocation ne peut pas être chrétienne de par son caractère vétéro-testamentaire et elle est totalement absente de la tradition juive qui invoque Adonaï ; il faut en trouver l'origine chez Guénon :
Lettre de René Guénon à Frithjof Schuon du 15 juin 1947 :
" Pour ce qui est de l’invocation d’un nom divin et de la façon dont celui-ci pourrait être 'donné' pour que cette invocation soit pleinement valable, je suis naturellement tout à fait de votre avis ; il y aurait lieu seulement de préciser dans quelles conditions la chose serait possible, et je pense aussi qu’elle devrait être réservée à une sorte de 'cercle intérieur'.
Le Nom El Shaddaï est, vous le savez, celui qu’on dit avoir été invoqué plus particulièrement par Seyidna Ibrahim [Abraham] ; il est plus que probable que, en général, on ne doit guère comprendre quel rapport il peut y avoir entre celui-ci et les rites des constructeurs (je n’ai d’ailleurs jamais vu soulever cette question nulle part) ; mais ne pourrait-on pas dire que ce rapport résulte de ce qu’il bâtit de ses mains la Kaabah avec Seyidna Ismaîl ? En ce cas, il y aurait là encore un lien assez remarquable avec l’Islam, et qui serait même de nature à justifier encore plus complètement la communication du Nom, comme vous l’envisagez, PAR DES MEMBRES D’UNE ORGANISATION ISLAMIQUE."
Dans cette lettre, on découvre le vrai visage de Guénon qui est celui d'un islamiste qui s'avance masqué, reprenant à son compte l'hérésie mahométane à propos d'Abraham, mais surtout, cette correspondance fait allusion à la création d'une loge maçonnique "sauvage" (en dehors de toute obédience) qui naîtra plus tard, en 1949 sous le nom des "Trois Anneaux". Après la mort de Guénon, cette maçonnerie si particulière sera reprise entre autres, par Schuon, Roger Maridort et Marcel Maugy alias Denys Roman.
Tout cela pour dire que J.P. Schnetzler n'a pas trouvé cette invocation dans la Maçonnerie anglaise comme il le prétend mais bien dans cette maçonnerie guénonienne, ne se rendant pas compte, lui qui se dit bouddhiste, que celle-ci est en fait un cheval de Troie islamiste voulu délibérément par Guénon, chose qui apparaît sans ambiguïté dans sa correspondance avec Schuon (ce dernier fonda la tariqa de Lausanne.).
Ecrit par : Thaddée | lundi, 08 octobre 2007
A Murray: Désolé, vieux, mais vu le niveau des attaques de quelques illuminés précédemment, je n'ai pas pu m'empêcher de répondre un peu épidermiquement.
Relis leurs proses sur les sanguinaires anars espagnoles... sur le dénigrement systématique du mouvement libertaire... tueurs de curés: tout y est exagéré, déformé, la plupart du temps inexact...
Je crois que rien ne pourra "apporter gain de cause" avec de tels cuistres ! (l'emploi du mot "cuistre" d'ailleurs sent fortement son aristo, catho intégriste de la pire espèce)
Ce genre de personnages sont, j'espère que tu ne l'ignores pas, les pires ennemis de l'anarchisme.
Même en tentant de dialoguer gentiment, regardes la tonalité générale de ce blog: il est bourré d'arguments et de références fallacieuses, le ton qui y a court est plus que méprisant....
Alors j'ai voulu "jouer" à ce petit jeu, me mettre "dans le ton..."
La plupart du charabia n'est que caricatures. Ici, on n'écoute pas les autres, tout le monde se descend en flêche systématiquement.
C'est pathétique !
Pour moi, sur ce blog, y'a un certain nombre de gens DANGEREUX, faschisants, royalistes et j'en passe et je dis:
No Pasaran !
Relever le niveau: ? effectivement, çà peut-être tenté mais j'ai bien peur que ce soit peine perdue.
Ecrit par : Alayn | lundi, 08 octobre 2007
Oh l'anar, laisse nous vivre, va chez ta mère.
Ecrit par : L'égorgeur | lundi, 08 octobre 2007
C'est bien ce que l'on craignait, le Kama-sutra avec Valérie l'a rendu fou cette pauvre pomme d'anarcho-débile...
Ecrit par : kalma | lundi, 08 octobre 2007
"les sanguinaires anars espagnoles... sur le dénigrement systématique du mouvement libertaire... tueurs de curés: tout y est exagéré, déformé, la plupart du temps inexact..." Hélas triple crétin, tout au contraire est minoré pour éviter de faire vomir les lecteurs sensibles raclure puante.
Si tu veux des détails ignare petit con, sache que les crimes furent particulièrement odieux, viols, tortures, exécutions sommaires sans aucun procès du seul fait d'être prêtre ou religieuse ; hommes ou femmes de Dieu qui se vouaient à la prière, aux oeuvres de charité ou éducatives, que l'on brûla vifs comme à Cordou, noya à Séville, ou dépeça à Valence comme des bêtes, les entrailles répandues dans les rues sous les cris de la populace encadrée par les assassins anarchistes qui hurlaient : "Ni Dieu ni Maître".
Alors dégage rapido insignifiante ordure !
Ecrit par : Zak | lundi, 08 octobre 2007
Pires que des chiens. Tous .
Misérable.
Ecrit par : A Isa | lundi, 08 octobre 2007
Le spectacle des violences exercées en Catalogne par les anarchistes et les communistes fut effectivement abject, et l'idiot libertaire fait preuve d'une grande imbécilté dans ses irresponsables propos.
Le monde ne sera, hélas, informé que bien plus tard des violences exécrables (exécutions sommaires, viols collectifs, castrations) commises en Andalousie et à Badajoz.
À Barcelone, au sein du gouvernement de Front populaire de Largo Caballero, les anarchistes de la CNT et les communistes du POUM, feront alliance et détruisirent avec férocité les religieux et religieuses. Pour cet immonde travail, l'unité avec les marxistes ne gêna pas les anarchistes qui se délectèrent de leurs indignes atrocités.
Ecrit par : Hector | lundi, 08 octobre 2007
On lira avec attention la lettre que fit parvenir Simone Wiel, non suspecte de sympathie avec les franges dures du catholicisme, à Georges Bernanos, lettre qui sera publiée dans la revue Témoins n°7 (automne 1954), et qui décrit très bien son horreur devant les odieux crimes anarchistes en Espagne commis au nom de la liberté...
Nous devons à Albert Camus de pouvoir publier cette lettre de Simone Weil à Bernanos, dont récemment Silone, qui en avait pu lire la traduction italienne, signalait toute l’importance. Et bien qu’il nous soit revenu d’autre part que ce texte a déjà paru une première fois il y a quelques années (« Bulletin de la Société des Amis de Bernanos », n° 4, juin 1950), le problème qu’y pose Simone Weil est si essentiel que nous jugeons utile, et même indispensable de le soumettre à la méditation de nouveaux lecteurs : il n’y en aura jamais trop.
Monsieur,
Quelque ridicule qu’il y ait à écrire à un écrivain, qui toujours, par la nature de son métier, inondé de lettres, je ne puis m’empêcher de le faire après avoir lu « Les grands cimetières sous la lune ». Non que ce soit la première fois qu’un livre de vous me touche ; « le Journal d’un curé de campagne » est à mes yeux le plus beau, du moins de ceux que j’ai lus, et véritablement un grand livre. Mais si j’ai pu aimer d’autres de vos livres, je n’avais aucune raison de vous importuner en vous l’écrivant. Pour le dernier, c’est autre chose ; j’ai eu une expérience qui répond à la vôtre, quoique bien plus brève, moins profonde, située ailleurs et éprouvée, en apparence – en apparence seulement – dans un tout autre esprit.
Je ne suis pas catholique, bien que – ce que je vais dire doit sans doute sembler présomptueux à tout catholique, de la part d’un non-catholique, mais je ne puis m’exprimer autrement – bien que rien de catholique, rien de chrétien ne m’ait jamais paru étranger.
Je me suis dit parfois que si seulement on affichait aux portes des églises que l’entrée est interdite à quiconque jouit d’un revenu supérieur à telle ou telle somme, peu élevée, je me convertirais aussitôt. Depuis l’enfance, mes sympathies se sont tournées vers les groupements qui se réclament des couches méprisées de la hiérarchie sociale, jusqu’à ce que j’aie pris conscience que ces groupements sont de nature à décourager toutes les sympathies.
Le dernier qui m’ait inspiré quelque confiance, c’était la CNT espagnole. J’avais un peu voyagé en Espagne – assez peu – avant la guerre civile, mais assez pour ressentir l’amour qu’il est difficile de ne pas éprouver envers ce peuple ; j’avais vu dans le mouvement anarchiste l’expression naturelle de ses grandeurs et de ses tares, de ses aspirations les plus et les moins légitimes.
La CNT, la FAI étaient un mélange étonnant, où on admettait n’importe qui, et où, par suite, se coudoyaient l’immoralité, le cynisme, le fanatisme, la cruauté, mais aussi l’amour, l’esprit de fraternité, et surtout la revendication de l’honneur si belle chez des hommes humiliés ; il me semblait que ceux qui venaient là animés par un idéal l’emportaient sur ceux que poussaient le goût de la violence et du désordre. En juillet 1936, j’étais à Paris. Je n’aime pas la guerre ; mais ce qui m’a toujours fait le plus horreur dans la guerre, c’est la situation de ceux qui se trouvent à l’arrière. Quand j’ai compris que, malgré mes efforts, je ne pouvais m’empêcher de participer moralement à cette guerre, c’est-à-dire de souhaiter tous les jours, toutes les heures, la victoire des uns, la défaite des autres, je me suis dit que Paris était pour moi l’arrière, et j’ai pris le train pour Barcelone dans l’intention de m’engager. C’était au début d’août 1936.
(...)
J’ai reconnu cette odeur de guerre civile, de sang et de terreur que dégage votre livre ; je l’avais respirée. Je n’ai rien vu ni entendu, je dois le dire, qui atteigne tout à fait l’ignominie de certaines des histoires que vous racontez, ces meurtres de vieux paysans, ces ballilas faisant courir des vieillards à coups de matraques. Ce que j’ai entendu suffisait pourtant.
J’ai failli assister à l’exécution d’un prêtre ; pendant les minutes d’attente, je me demandais si j’allais regarder simplement, ou me faire fusiller moi-même en essayant d’intervenir ; je ne sais pas encore ce que j’aurais fait si un heureux hasard n’avait empêché l’exécution.
Combien d’histoires se pressent sous ma plume… Mais ce serait trop long ; à quoi bon ? Une seule suffira.
J’étais à Sitgès quand sont revenus, vaincus, les miliciens de l’expédition de Majorque. Ils avaient été décimés. Sur quarante jeunes garçons partis de Sitgès, neuf étaient morts. On ne le sut qu’au retour des trente et un autres. La nuit même qui suivit, on fit neuf exécutions punitives, on tua neuf fascistes ou soi-disant tels, dans cette petite ville où, en juillet, il ne s’était rien passé. Parmi ces neuf, un boulanger d’une trentaine d’années, dont le crime était, m’a-t-on dit, d’avoir appartenu à la milice des « somaten » ; son vieux père, dont il était le seul enfant et le seul soutien, devint fou.
Une autre encore : en Aragon, un petit groupe international de vingt-deux miliciens de tous pays prit, après un léger engagement, un jeune garçon de quinze ans, qui combattait comme phalangiste. Aussitôt pris, tout tremblant d’avoir vu tuer des camarades à ses côtés, il dit qu’on l’avait enrôlé par force. On le fouilla, on trouva sur lui une médaille de la Vierge et une carte phalangiste ; on l’envoya à Durruti, chef de la colonne, qui, après lui avoir exposé pendant une heure les beautés de l’idéal anarchiste, lui donna le choix entre mourir et s’enrôler immédiatement dans les rangs de ceux qui l’avaient fait prisonnier, contre ses camarades de la veille.
Durruti donna à l’enfant vingt-quatre heures de réflexion ; au bout de vingt-quatre heures, l’enfant dit non et fut fusillé.
Durruti était pourtant à certains égards un homme admirable. La mort de ce petit héros n’a jamais cessé de me peser sur la conscience, bien que je ne l’aie apprise qu’après coup.
Ceci encore : dans un village que rouges et blancs avaient pris, perdu, repris, reperdu, je ne sais combien de fois, les miliciens rouges, l’ayant repris définitivement, trouvèrent dans les caves une poignée d’êtres hagards, terrifiés et affamés, parmi lesquels trois ou quatre jeunes hommes. Ils raisonnèrent ainsi : si ces jeunes hommes, au lieu d’aller avec nous la dernière fois que nous nous sommes retirés, sont restés et ont attendu les fascistes, c’est qu’ils sont fascistes. Ils les fusillèrent donc immédiatement, puis donnèrent à manger aux autres et se crurent très humains.
Une dernière histoire, celle-ci de l’arrière : deux anarchistes me racontèrent une fois comment, avec des camarades, ils avaient pris deux prêtres ; on tua l’un sur place, en présence de l’autre, d’un coup de revolver, puis on dit à l’autre qu’il pouvait s’en aller. Quand il fut à vingt pas, on l’abattit. Celui qui me racontait l’histoire était très étonné de ne pas me voir rire.
À Barcelone, on tuait en moyenne, sous forme d’expéditions punitives, une cinquantaine d’hommes par nuit. C’était proportionnellement beaucoup moins qu’à Majorque, puisque Barcelone est une ville de près d’un million d’habitants ; d’ailleurs il s’y était déroulé pendant trois jours une bataille de rues meurtrière. Mais les chiffres ne sont peut-être pas l’essentiel en pareille matière. L’essentiel, c’est l’attitude à l’égard du meurtre. Je n’ai jamais vu, ni parmi les Espagnols, ni même parmi les Français venus soit pour se battre, soit pour se promener – ces derniers le plus souvent des intellectuels ternes et inoffensifs – je n’ai jamais vu personne exprimer même dans l’intimité de la répulsion, du dégoût ou seulement de la désapprobation à l’égard du sang inutilement versé.
(...)
On part en volontaire avec des idées de sacrifice, et on tombe dans une guerre qui ressemble à une guerre de mercenaires, avec beaucoup de cruautés en plus et le sens des égards dus à l’ennemi en moins.
Je pourrais prolonger indéfiniment de telles réflexions, mais il faut se limiter. Depuis que j’ai été en Espagne, que j’entends, que je lis toutes sortes de considérations sur l’Espagne, je ne puis citer personne, hors vous seul, qui, à ma connaissance, ait baigné dans l’atmosphère de la guerre espagnole et y ait résisté. Vous êtes royaliste, disciple de Drumont – que m’importe ? Vous m’êtes plus proche, sans comparaison, que mes camarades des milices d’Aragon – ces camarades que, pourtant, j’aimais.
Je crains de vous avoir importuné par une lettre aussi longue. Il ne me reste qu’à vous exprimer ma vive admiration.
S. Weil
Mlle Simone Weil, 3, rue Auguste-Comte, Paris (VIe)
P.-S. : C’est machinalement que je vous ai mis mon adresse. Car, d’abord, je pense que vous devez avoir mieux à faire que de répondre aux lettres. Et puis, je vais passer un ou deux mois en Italie, où une lettre de vous ne me suivrait peut-être pas sans être arrêtée au passage.
Ecrit par : Lassam | lundi, 08 octobre 2007
Tous misérables, vous "A Isa",
moi ...
tous.
La négation des crimes est la pire des violences!
Bien que je ne sois pas chrétien, il me semble que, malgré les apparences, la violence est de votre côté Alayn!!
Alors effectivement je vous conseille d'affûter d'autres arguments; sinon c'est peine perdue.
Ecrit par : Tristan | lundi, 08 octobre 2007
Lors d'un récent colloque (avril 2004), où bouddhistes et chrétiens réfléchissaient aux enjeux de l'éthique, Jean-Pierre Schnetzler a proposé des enseignements sur le « triangle bénéfique » : les interactions entre l'éthique bouddhique, la connaissance de sagesse, et la transformation du mental par la méditation.
Il est intéressant de découvrir ce qu'il nous dit, bien loin de la perspective spirituelle chrétienne. qQue l'on en juge :
La progression sur la voie suppose, selon le Dr. schnetzler, une compréhension correcte de la loi karmique, c'est-à-dire du « conglomérat psychique » qui suit l'être de renaissance en renaissance.
Cette notion du karma n'invite pas l'individu au sentiment de culpabilité, mais à une prise en charge responsable de ce qu'il est : application en est faite au cas douloureux et controversé du handicapé de naissance.
J.P. Schnetzler examina ensuite chacun des cinq préceptes du fidèle laïc : il en montra la signification dans le chemin personnel, la portée sociale, et l'ouverture sur une pratique de plus en plus fine, capable de mener au but ultime...
Nous voilà bien loin de l'enseignement traditionnel de l'Evangile !
Ecrit par : François | lundi, 08 octobre 2007
La mégalomanie de certains hiérarques bouddhistes surprend par son côté ubuesque et tellement contraire à l’enseignement du Bouddha. Dans son roman " Nirvana, le réveil des oiseaux ", Marc Bosche dépeint une cinglante leçon d’humilité donnée par le dalaï-lama (" daïla lama ", dans le roman) à un Vajracarya occidental trop outrecuidant, nommé " lama Tchenrézys ".
Le daïla lama était connu pour sa fermeté. Il n’hésitait jamais à remettre en place les ego hypertrophiés des " maîtres ". Parmi ces derniers, certains, imprudents, aimaient à " parader " en public, profitant même de la célébrité du daïla lama pour briller de tous leurs feux…A cet égard, la première des deux visites fut pour lama Tchenrézys, Abbé occidental d’un autre monastère himalayen, établi lui aussi en Europe. Notre Tchenrézys s’était un peu pris au jeu de la notoriété, avec quelques belles " réussites " d’ailleurs !
Il avait fait réaliser par un bijoutier une grosse chevalière ressemblant à celle des évêques, qu’il arborait dignement à son doigt – car il avait désormais le statut qu’ont aussi ces prélats catholiques. Pour préparer l’apparition en public du daïla lama, lama Tchenrézys avait obtenu, du musée de sa région, le prêt de deux superbes fauteuils haute époque, sur lesquels il se proposait tout à la fois d ‘asseoir le daïla lama et lui-même, à égalité en quelque sorte, pour un moment prestigieux en public !
Mais le daïla lama ne l’entendit pas de cette oreille. Mis sur l’estrade, face au public rassemblé, devant le fait accompli, il refusa l’élégance aristocratique des vastes fauteuils ancien régime. Il demanda à la place deux simples coussins qu’il fit poser sur le champ, à même les planches, pour lui et son hôte Tchenrézys… Après ce camouflé, une petite réunion fort animée avec les bénévoles de cette communauté occidentale s’ensuivit. Le daïla lama y expliqua aux bonnes volontés qu’il ne fallait se confier qu’à un maître véritablement réalisé… Chacun comprit à demi-mot, et le centre bouddhiste se vida en quelques jours de ses bénévoles. Ils laissèrent donc le fringant Tchenrézys, Supérieur nouvellement promu à ce statut officiel, tout désemparé dans son abbaye médiévale récemment rénovée en congrégation religieuse. Tchenrézys réalisa ainsi qu’il était allé trop loin. Il fit le nécessaire, suite à la visite du daïla lama, pour retrouver la simplicité…
Ecrit par : Lhassa | lundi, 08 octobre 2007
D’aucuns s’interrogent : y aura-t-il un « après-Guénon » ? Il est certain que oui, mais il est tout aussi certain que personne ne sera là pour y assister. Car « l’après-Guénon » n’est, ni plus ni moins, que l’émergence d’un nouveau cycle temporel impliquant l’élimination préalable des derniers fœtus tératomorphes de notre fin de cycle. Sans restriction aucune, nous plaçons le slogan punk « no futur » dans la droite ligne de l’œuvre guénonienne.
Tout comme il y a solution de continuité entre l’ignorance et la connaissance, le monde issu d’un nouveau cycle ne peut qu’être en rupture intégrale avec le nôtre. C’est pourquoi nous semble malvenu le titre d’un ouvrage, par ailleurs fort intéressant, de Jean Robin : « Guénon : la dernière chance de l’occident ». L’idéologie guénonienne n’est ni une chance ni une malchance. Ce n’est que la vision idéologique, la seule en notre siècle, de notre situation ontologique. Où en sommes-nous avec l’être ? Où en sommes-nous avec le non-être ? Où en sommes-nous avec l’univers ? Guénon est le seul idéologue du siècle, puisqu’il fut le seul à donner réponse à ces questions.
Et lorsque nous disons « vision idéologique », nous n’oublions pas qu’il s’agit là en fait d’un pléonasme, puisque étymologiquement « idée » vient du grec idein : voir. Guénon fut le seul contemporain à être capable de remettre à leur place les élaborations mentales de nos soi-disant philosophes, métaphysiciens et autres psychologues. Il nous a montré l’inanité de ces sortes d’individus irresponsables qui, pour oublier le poids du temps qui pèse sur leurs épaules de fonctionnaires séculiers, ne trouvent rien d’autre à faire que quelques mots croisés à prétention universelle. Car la fameuse « pensée », dont ces gens nous rebattent les oreilles depuis des siècles, est à « l’idée » dans sa conception antique, ce que des mots croisés sont à une pièce de Shakespeare.
Là où le « penseur » rampe dans son monde unidimensionnel, l’idéologue, lui, ne peut qu’œuvrer au centre même des diverses dimensions de l’univers. Guénon est un « voyant ». Et il s’est allumé à notre époque pour nous signifier que notre temps était compté. On pourrait résumer son message par une locution populaire : « Mettez-vous en règle avec vous-mêmes et prenez-en de la graine. » Et la graine, en l’occurence, est l’idée qui, par-delà les flux temporels, reste seule capable de rayonner et d’ensemencer toujours de nouvelles manifestations issues de l’infinité de ses possiblités.
L’idée étant forme au niveau purement énergétique d’une semence, il est clair qu’on ne peut dire que l’on « adopte » l’idéologie de René Guénon. C’est elle qui vous adopte et vous choisit comme réceptacle où elle pourra à son aise se déployer. Être « guénonien » ne peut être une attitude de pensée. L’œuvre peut s’intégrer, ou pas, dans votre être. Mais il ne peut être question de manipulation mentale, ni de « lunettes » pour voir les choses d’une certaine manière. Guénon est un semeur qui ensemence l’esprit et une fois son œuvre germée en vous, on ne peut renier celle-ci pour la bonne raison qu’elle est devenue partie intégrante de votre être. À ce moment-là, il devient presque futile de « ci