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samedi, 01 septembre 2007
Le néant des guerres guénoniennes
Si les guerres qui ont opposé les nations européennes au cours des derniers siècles ont été napoléoniennes, on peut dire que les simulacres de guerre qui opposent l’Occident anglo-américain aux pays musulmans depuis une génération sont des guerres guénoniennes. Après les attentats du 11-Septembre, les experts des services spéciaux ont, dit-on, entrepris de relire (ou de lire) René Guénon, théoricien traditionaliste français mort au Caire en 1951 après avoir tourné le dos à un Occident qu’il jugeait anéanti sur le plan ontologique.
Lu en son temps par Drieu, Gide ou Artaud, Guénon a conduit des milliers d’Européens, français pour la plupart, à se convertir à un islam élitiste mâtiné de soufisme.
Ce mouvement fut essentiellement suscité par son livre Orient et Occident où il annonçait, dès 1924, le conflit entre le monde traditionnel et le monde moderne en quoi il voyait la négation même de la civilisation.
Convaincu que nous traversions un âge de fer (le fameux kali yuga de la tradition hindoue), il appelait de ses voeux une transformation spirituelle de l’Occident par l’avènement d’une élite initiatique et prophétisait de lents conflits préparatoires, liés, affirmait-il, à d’importants mouvements migratoires.
D’une manière paradoxale, Guénon était un optimiste.
Il attribuait à l’islam (il méprisa le bouddhisme et ignora le génie propre du christianisme) le pouvoir de ramener vers l’ordre des anciens jours un Occident égaré dans le scientisme, la démocratie et le matérialisme (cette hypothèse fut d’ailleurs, plus tard, illustrée drôlement par un roman de Ghislain de Diesbach : Le Grand Mourzouk).
Guénon désignait plusieurs ennemis : les Britanniques (« Je hais cette race... », disait-il), les Américains matérialistes et protestants, et, bien sûr, les juifs à qui il reprochait deux traits : leur rôle dans l’avènement de la science moderne (Einstein, Marx, Freud) qu’il imputait au « nomadisme déviant » des israélites de l’ère prolétaire ; et le sionisme, en quoi il ne voyait qu’une tentative de « solidification » du nomadisme traditionnel.
C’est cette conception de l’islam comme religion de résistance à l’hégémonie judéo-protestante qui, aujourd’hui encore, séduit tant de nationalistes continentaux, traditionnellement antisémites et anglophobes (« Seul l’Anglais veut le bonheur, disait Nietzsche, et cela suffit à le rendre haïssable »).
L’ennemi commun étant la mondialisation moderne, déjà décrite dans ses grandes lignes par Chateaubriand ou Tocqueville qui l’observent en aristocrates, à la fois scientifiques et fatalistes.
A la fin du Règne de la Quantité, Guénon, qui se moquait souvent des prophéties catholiques, se risque cependant à vaticiner. Il annonce la fin de ce monde, qui, pour lui, n’est qu’illusion. (Comme beaucoup de gnostiques depuis Valentin, Guénon ne croyait pas plus à l’existence de la matière qu’à celle d’un monde objectif soumis à l’observation scientifique.)
Et pourtant... Un demi-siècle plus tard l’écroulement de la statue creuse du raïs de Bagdad, la vaporisation du régime des talibans, la néantisation de Ben Laden révèlent que c’est ce totalitarisme post-guénonien qui était une illusion.
Indifférente à ces vaticinations comme aux huées des foules européennes ameutées, dans la meilleure tradition stalinienne, en manifestations « pour la paix », l’Amérique pousse ses chars ou sa propagande bien-pensante avec un pragmatisme têtu (au Pentagone, on lit Sun Zu, pas les soufis...) et que trouve-t-elle devant elle ?
Pas des héritiers du Vieux de la Montage, non. Des hordes de collabos mielleux, de pillards barbaresques ou d’enfants conquis par les couleurs des jouets yankees.
Où est passé Haroun Al Rachid à qui Byzance payait tribut ? Ou est Saladin ? Où sont les savants, les astronomes, les poètes, les musiciens, les conteurs d’autrefois ?
Lorsque Timour Lenk, que nous appelons Tamerlan, prit la ville (en un temps où, en France, Bourguignons et Armagnacs s’entre-égorgeaient), il détruisit, dit-on, l’équivalent de cent palais de l’Alhambra. Que sont aujourd’hui les trésors de la restauration islamique ? Qu’est devenue la Ville Ronde, ses tapis de soie, ses tentures de brocard et sa vaisselle d’or ?
Des palais de béton meublés de faux Louis XVI fabriqués à Milan et de téléviseurs 16/9 branchés sur Arabsat...
Si l’Andalousie n’était pas redevenue espagnole et catholique, elle serait en ruines aujourd’hui.
Le paradoxe est qu’en dénonçant le monde américain, Hollywood, CNN, Disneyland et les « manipulateurs de symboles » chers à Robert Reich, on se retrouve à défendre une illusion. L’Irak était une statue creuse plantée dans le sable des souvenirs imaginaires, un non-Etat sans administration, sans armée, sans économie, sans peuple même, une apparence sur laquelle régnaient des statues sinistres du commandeur des incroyants.
Pour un Islam qui se prétend iconoclaste, c’est un reniement pire que tous les aggiornamenti conciliaires.
Ainsi, la ville des Mille et Une Nuits n’avait-elle pas plus de réalité que les menteries de Shéhérazade. Ainsi le Persan, percé à jour, s’est-il dégonflé comme une baudruche.
On comprend dès lors ce qui attend les Américains : une apparence de lutte contre des simulacres d’ennemis pour un simulacre de téléfilm de guerre. Le métal des bombes et des obus déchire les régimes terroristes comme autant d’étoffes dont sont faits les cauchemars.
Les guerres guénoniennes s’avèrent décevantes. Autant que la lecture des oeuvres du maître soufi...
20:05 Publié dans Polémique, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (869) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Réflexion, Polémiques, Spiritualité, Christianisme




















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Commentaires
Un texte critique de Jacques Maritain fut très pertinent concernant la suspecte et peu crédible pensée de Guénon du point de vue catholique, qu'il est sans doute nécessaire de rappeler :
« Les doctrines que certains Occidentaux [c.a.d. Guénon] nous proposent au nom de la sagesse de l'Orient, - je ne parle pas de la pensée orientale elle-même, dont l'exégèse demande une foule de distinctions et de nuances, - ces doctrines arrogantes et faciles sont une négation radicale de la sagesse des saints. Prétendant parvenir par la métaphysique seule à la contemplation suprême, cherchant la perfection de l'âme hors de la charité, dont le mystère leur reste impénétrable, substituant à la foi surnaturelle, et à la révélation de Dieu par le Verbe incarné, - unigenitus Filius, qui est in sinu Patris, ipse enarravit, - une soi-disant tradition secrète héritée des maîtres inconnus de la Connaissance ; elles mentent, parce qu'elles disent à l'homme qu'il peut ajouter à sa taille, et entrer par lui-même dans le surhumain. Leur hyperintellectualisme ésotérique, fait pour donner le change sur la véritable métaphysique, n'est qu'un spécieux mirage, et pernicieux. Il mène la raison à l'absurde, l'âme à la seconde mort.
(...) L'amour seul, je dis l'amour surnaturel, peut opérer ce dépassement. L'intelligence ici-bas ne peut entrer au delà de tout mode que dans une renonciation-au-savoir où l'Esprit de Dieu, usant de la connaturalité de la Charité, et des effets produits dans l'affection par l'union divine, donne à l'âme une expérience amoureuse de cela même dont aucune notion n'approche et ne peut approcher. »
(Jacques Maritain, Les Degrés du savoir)
Ecrit par : Unigenitus Filius | jeudi, 25 janvier 2007
Ne soyons pas dupes, si Guénon s'est fait musulman environ 20 ans avant son voyage au Caire, il ne s'est immergé dans l'Islam que parce que cette mécène qui devait couvrir les frais de son voyage (Mme veuve Dina) l'a laissé du jour au lendemain tomber, sans subsides, comme on le fait d'une vieille chaussette.
Guénon a certes pris son parti de ce revers et a reçu l'aide d'un descendant du Prophète dont il a épousé l'une des filles. Il n'y avait là rien de prémédité et Guénon a justifié, à posteriori, la chose en disant que cette sorte de disparition l'aurait mis en quelque sorte "hors d'atteinte de certaines attaques".
Ce qui au demeurant est faux car on se demande à vrai dire comment, de si loin, il a pu continuer son oeuvre en France.
Rien, certes, n'arrive par hasard mais Guénon a bien été contraint de s'installer en Egypte par un revers "sentimental".
Quant à chercher des raisons pour ses actuels lecteurs occidentaux de l'imiter, on n'en trouve aucune de valable, sauf pour ceux que leurs voyages, ou incertaines convictions, ont pu « déraciner ».
Ecrit par : Déception sentimentale | jeudi, 25 janvier 2007
Sacré Nicolas Bonnal...
je conseille son livre, "Internet, nouvelle voie initiatique"... où le "WWW" = 666 !!! Il a écrit aussi un beau livre sur Tolkien...
René Guénon a fait preuve de beaucoup, beaucoup de pertinence... jusqu'à sa conversion à l'Islam... sa notion de "tradition primordiale" ne peut pas laisser une bonne intelligence indifférente...
Bien à Vous...
@)>-->--->---
Ecrit par : Nebo | jeudi, 25 janvier 2007
petit rappel historique :
En septembre 1929, Guénon avait fait la connaissance de Mme Dina, veuve d’un ingénieur égyptien, et fille de Shillito, le roi des chemins de fer canadiens.
Elle admirait son œuvre et lui proposa de fonder une maison d’édition, « Véga », qui publierait tous ses livres et les traductions de textes soufis que Guénon pourrait exécuter. C’est à la recherche de ces textes qu’ils partirent tous deux, le 5 mars 1930, pour Le Caire. Le séjour devait durer trois mois. Mais ce délai se révéla trop court pour le travail prévu.
Aussi Guénon demeura-t-il au Caire, alors que Marie Dina rentrait en France et finalement… renonçait à ses projets. Abandonné, sans ressources – à peine avait-il les moyens de se procurer des timbres pour sa correspondance – il vécut deux années difficiles, au cours desquelles il s’«arabisa » de plus en plus, et renonça définitivement à rentrer en France.
C’est durant ces deux années que paraissent, chez Vega, deux de ses ouvrages les plus importants : Le Symbolisme de la croix (1931) et Les états multiples de l’être (1932) ; mais le manuscrit en avait été rédigé avant son départ.
Dans le calme de sa demeure cairote – dont l’adresse est difficile à obtenir – il peut alors donner toute son ampleur à son activité littéraire.
Sa « présence » doctrinale se fait plus universelle. Les traductions de ses livres qui ont commencé avec l’italien en 1927, puis l’anglais en 1928, se poursuivent maintenant en allemand, en espagnol, en portugais et même en tibétain. Le nombre de ses correspondants ne cesse de croître : il écrit cinquante lettres par semaine ! Ecrivains et intellectuels le lisent et le discutent. Bien que non reconnue, son influence est déjà considérable en Europe.
Un tel mode de vie ne pouvait pas ne pas altérer sa santé. Y eut-il autre chose ? Le docteur qui le soignait se déclara incapable de diagnostiquer le mal qui l’affaiblissait.
Le dimanche 7 janvier 1951, il entra en agonie. Dressé sur sa couche, il s’écria à plusieurs reprises : « al-nafs khalâs », « l’âme s’en va ». Puis, vers 23 heures, ayant répété deux fois « Allâh », il expira.
Ecrit par : al-nafs khalâs | jeudi, 25 janvier 2007
La diffusion croissante de l’œuvre de René Guénon est en liaison croissante avec la vitesse accélérée avec laquelle s’effondrent les bases idéologiques de notre monde. Elle est en relation aussi avec l’épuisement des horizons de la science moderne.
Pourtant, les milieux chrétiens, qui devraient être les plus attentifs au message de Guénon, sont les plus fermés, sinon les plus hostiles.
Plus son œuvre gagne d’audience, plus elle est en proie de leurs critiques les plus violentes, injustes et parfois odieuses. “[…] ce que nous lisons en ce genre est à la fois affligeant et révoltant.
Affligeant, par ce que les auteurs semblent bien n’avoir rien compris à l’œuvre de Guénon et faire perpétuellement des contresens dans l’interprétation de ce qu’il écrit; révoltant, parce que ces censeurs sont animés par un parti pris fanatique qui se manifeste par une hargne mal contenue.
Au surplus, lorsqu’on considère ces libelles, en les collationnant, comme disent les érudits, on est frappé par la convergence et, souvent, l’identité des argumentations chez leurs auteurs, même à des dizaines d’années distance ; de sorte qu’on peut se demander s’il n’existe pas, derrière tous ces gens, une inspiration unique qui orchestre, en quelque sorte, leurs élucubrations.
Cet état de choses est bien navrant, parce que la religion chrétienne a grand besoin d’une renovation, et que ses représentants religieux sont plus ou moins imprégnés par l’esprit antitraditionnel, scientiste et rationaliste, qui commande toute leur pensée et toute leur vie. Les théologiens sont incapables de provoquer la renaissance d’une tradition sacrée intégrale embrassant, comme c’est nécessaire, toute la vie, y compris la vie sociale et politique.
Une des erreurs courantes faites sur l’œuvre de Guénon: lui attribuer l’intention de détruire le catholicisme pour créer une illusoire «super-religion». La simple lecture de son œuvre aurait évite le malentendu. “Bien loin de nourrir le dessein machiavélique qu’on lui prête de détruire la religion, en la travestissant, René Guénon n’a eu d’autre intention que de rappeler la nécessité de l’approfondir selon des voies qui sont parfaitement traditionnelles dans le christianisme, mais que l’immense majorité des catholiques d’aujourd’hui, y compris les membres de la hiérarchie, ne savent plus reconnaître parce qu’ils ont oublié toute une part – malheureusement la plus riche – de l’héritage antique.”
Ecrit par : Serviteur de l'Unique | jeudi, 25 janvier 2007
Tout cela est bien gentil, mais très loin du discours guénonien réel, car devons-nous croire Guénon quand il légifère sur la nature des sacrements chrétiens, ou lorsqu’il nous parle de tel ou tel fait sacré, dont il est le seul à traiter aussi explicitement, par exemple le Roi du monde ?
Quand il expose le symbolisme de la croix, l’intelligence suffit à comprendre la pertinence de ses considérations : s’il s’agit du vedânta ou du sâmkhya, la consultation des textes hindous suffit à nous assurer de l’exactitude de sa présentation.
Mais sur les sacrements ou sur le roi du monde, seules des conjectures extérieures peuvent appuyer ses conclusions.
Or, Guénon va bien au-delà d’une interprétation conjecturale, il se prononce dogmatiquement, comme ayant autorité. C’est pourquoi, dès lors qu’il ne se veut ni philosophe faisant appel (en principe) à la seule raison, ni érudit n’en appelant qu’au savoir, la question majeure le concernant est bien la suivante : d’où tient-il son autorité et quelle est la fonction que le Ciel lui a dévolue ?
Beaucoup de guénoniens refusent d’aller jusque-là, ou minorent l’intérêt d’une telle interrogation. Et je les comprends, car elle conduit vers des considérations qui échappent à tout contrôle, qui dépassent le jeu des hypothèses ordinaires et qui nous font entrer dans une mythologie à laquelle la foi seule nous permet d’adhérer. Et cependant on ne saurait éviter d’en envisager l’éventualité.
Dès lors que le discours guénonien s’érige en discours dominant, législateur universelle des « formes traditionnelles », il s’arroge une fonction également universelle et nous contraint à nous demander : d’où parle-t-il ? Et la réponse ne peut guère être que celle-ci : il parle de la part de la Tradition primordiale qui, selon lui, est au-dessus de toutes les autres, et donc de la part du Roi du monde qui en est le supposé détenteur.
C’est pourquoi Charles-André Gillis se trouve parfaitement fondé à déclarer, d’entrée de jeu, que le discours guénonien est « inséparable d’une fonction sacrée, d’origine supra-individuelle » (Introduction à l’enseignement et à l’œuvre de René Guénon, Les éditions de l’œuvre, p. 7). Autrement dit : l’œuvre de Guénon garantit l’existence du Roi du monde et l’existence du Roi du monde garantit l’œuvre de Guénon.
Certains peuvent donc être fort critiques à l’égard de ceux qui n’hésitent jamais à attribuer à Guénon, ou à l’un ou l’autre de ses continuateurs, des fonctions sublimes dont les formulations sont empruntées plus ou moins directement à telle religion existante, ou combinent des éléments d’origines diverses. Et néanmoins force est d’admettre qu’il s’agit d’une nécessité à laquelle sont logiquement condamnés les purs guénoniens.
Ils ne font d’ailleurs en cela qu’imiter les vues de leur maître qui ne pouvait concevoir l’économie de la grâce divine que d’une manière administrative :
« fonction » est bien proche de « fonctionnaire », et il y a incontestablement du fonctionnarisme dans une telle conception. A cet égard, le mythe de l’Agarttha pourrait bien passer pour le comble de l’idéal fonctionnaire.
Ecrit par : fonctionnaire de la Tradition | jeudi, 25 janvier 2007
Disons les choses clairement et sans hypocrisie, à lire Guénon on ne peut que constater qu'il considère qu'il manque à l'Occident un "ésotérisme" (théorique et pratique) effectif dont l'Orient serait détenteur et que nous aurions perdu ou oublié.
Dès lors il s'agit de savoir, pour tout guénonien conséquent, comment se faire oriental en allant chercher des méthodes ou des transmissions qui nous feraient défaut, tout en rendant conciliable cette recherche avec une adaptation plus ou moins bien négociée à l'égard d'un christianisme regardé comme un ancrage "exotérique", qui, pour être peut-être parfois sincèrement révéré et respecté, n'en restera qu'à l'état de pauvre façade, un simple héritage culturel ou une "forme" parmi tant d'autres, puisque jamais pénétré véritablement en ce qu'il est authentiquement,
Ecrit par : guénonien conséquent | vendredi, 26 janvier 2007
Mais ne vous inquiétez pas tant que ça, Guénon nous donne en réalité, de par son remarquable exemple, une solution avec l'Islam qui représente, pour un européen, une alternative acceptable et adaptée à notre temps dans la mesure ou se faire musulman n'exclut pas la vénération à un Christ certes légèrement nestorien ou quelque peu arien, mais ce n'est pas si grave au fond.
Ainsi, pratiquement, le disciple de Guénon, résolvant la difficulté, se nourrissant spirituellement des méthodes venues du soufisme ou du bouddhisme, deviendra musulman (ou bouddhiste mais l'acclimatation complète est plus délicate) tout en demeurant en apparence chrétien. La question est réglée !
Ecrit par : Rassoul Ali Mohamed | vendredi, 26 janvier 2007
Rassoul Ali Mohamed votre commentaire a le mérite de l'honnêteté, et à ce titre il est très utile pour toutes les autruches naïves ou dupes volontaires qui jouent à ne pas voir ce que tout le monde sait à présent : Guénon est devenu aujourd'hui le plus efficace agent de propagande de l'Islam (et de l'Orient en général) en terre chrétienne.
Ecrit par : Septentrion | vendredi, 26 janvier 2007
Vous avez raison ! Dans un monde singulièrement désorienté, vidé de sa substance, livré à la confusion généralisée, en proie aux doutes et soumis à un une confrontation brutale, pour la première fois d'une façon si frontale et périlleuse dans l'histoire de notre civilisation, avec d'autres traditions porteuses d'une redoutable vitalité, monde à l'intérieur duquel se laissaient pressentir les terribles menaces contre les valeurs ancestrales de notre civilisation, se profile, à l'immédiat horizon, Guénon aidant, l'éradication impitoyable des racines chrétiennes de notre continent.
Ainsi, notre rôle est justement de rester, plus que jamais, fidèles aux fondements sacrés de la sainte religion dans laquelle nous avons été providentiellement placés lors de notre baptême afin de contribuer, de par ce que nous sommes en tant que chrétiens, à en protéger, ou plus exactement "défendre" le précieux dépôt.
Ce n'est donc vraiment pas le moment de déserter et d'abandonner le champ de bataille à l'adversaire en écoutant les délirantes sornettes guénoniennes qui ne sont, tout bien pesé, qu'un discours fétide et un mortel poison pour le christianisme
Ecrit par : Benoît-Joseph | vendredi, 26 janvier 2007
Après avoir balayé le terrain de toutes les mauvaises herbes des occultismes et des spiritualismes endémiques au début du siècle, Guénon essaya de combattre aussi les préjugés et les fausses idoles constitués par les théories modernistes, évolutionnistes et progressistes qui, encore aujourd'hui, empêchent la plupart des hommes de retrouver la foi, avec l'acceptation de la Réalité spirituelle contenue dans toutes les Révélations depuis l'origine de l'homme.
Le but de son œuvre fut de faire recouvrer à de nombreux lecteurs le chemin de leur propre Tradition d'origine, et d'amener certains d'entre eux à l'adhésion à cette dernière Tradition, l'islam, qui a conclu le cycle des Révélations et qui, en ces temps ultimes, pourra encore offrir la possibilité d'un rattachement initiatique.
Ecrit par : Rassoul Ali Mohamed | vendredi, 26 janvier 2007
L'ISLAM EN MARCHE
Ils sont de 30.000 à 50.000 convertis à l’islam en France depuis quelques années, venus de tous les milieux sociaux et de tous les horizons.
Mais ça n’est pas tellement leur nombre qui inquiète que la profondeur de leur foi et les raisons qui les ont amenés pour la plupart à quitter le catholicisme ou à l’ignorer, pour se diriger vers l’islam «cette religion vivante en expansion».
Ces conversions prennent une telle proportion qu’un mensuel catholique important «l’Actualité Religieuse», le quotidien «Le Monde» ou encore le mensuel «France Pays-Arabes» leur ont déja consacré des articles.
Pour le mensuel catholique, qui a constitué un important dossier sur ce problème d’actualité, ces nouveaux convertis sont totalement différents des chrétiens qui se tournaient encore récemment vers l’islam.
Autrefois, souligne-t-il, il s’agissait surtout de militaires ayant cotoyé l’islam au cours de toute une carrière en Afrique du Nord ou au ProcheOrient.
Mais actuellement les personnes qui se convertissent, souligne la revue catholique, participent au mouvement plus vaste dit de «retour au spirituel».
Assoiffées de spirituel, elles sont à la recherche à la fois de certitude, de rigueur, de discipline et d’une foi sans église, sans hiérarchie constituée, déçues qu’elles sont par les bouleversements vécus par l’Eglise catholique depuis le Concile de Vatican Il, il y a maintenant près d’un quart de siècle. Ils appartiennent à tous les milieux, intellectuels (le philosophe Roger Garaudy, Michel Chod kiewicz, spécialiste du soufisme), artiste (Maurice Bejart, danseur et chorégraphe) mais également et c’est là que le phénomène est tout nouveau, des employés, des ouvriers tels ce jeune homme, originaire des Ardennes (nord-est de la France), devenu Abdallah et qui a trouvé «dans la permanence de l’Islam» le réconfort qu’il ne trouvait plus dans le catholicisme. «Pas de dogmes revus et corrigés, dit-il. Un Musulman vivant il y a plusieurs siècles retrouverait dans l’ensemble le même Islam».
Ils sont également attirés par la simplicité, par une «religion vivante, toute en sobriété, en dépouillement» et par la possibilité que l’islam offre «de s’adresser à Dieu, sans intermédiaire».
Un autre qui voulait devenir moine a rencontré sa voie mystique auprès des soufis, après un essai infructueux dans un monastère catholique.
D’autres sont motivés par un rejet de la permissivité qui caractérise les religions d’une pratique disparue mais aussi de valeurs, à leur sens, dévaluées, oubliées en Occident», explique plus loin le mensuel chrétien.
«En régle générale, le monde musulman est plus fidèle à ses principes spirituels et moraux que l’univers occidental».
Certains sont tentés de vivre complètement à l’oriental, d’autres songent à aller vivre en pays musulman. Mais d’autres encore estiment qu’il ne faut pas imiter les musulmans orientaux, «au contraire, pour l’islam, c’est le sens de l’Universel qui prévaut».
Un jeune mécanicien de la banlieue nord de Paris, interrogé par la revue «France-Pays Arabes» déclare qu’il observe très strictement le jeûne, les préceptes du Coran «Je suis très strict là-dessus. Cela me donne des règles de vie. Je vais à la mosquée».
En règle générale, souligne le chroniqueur religieux du journal «Le Monde», Henri Fresquet, les femmes représentent environ 55 pour cent des convertis, sans doute parce que les Françaises mariées à un Musulman adoptent volontier la religion de leur conjoint.
Enfin Roger Garaudy, interrogé par l’agence kowetienne KUNA, souligne que de plus en plus de gens parmi les intellectuels se convertissent à l’islam et que pour sa part «il n’est exposé à aucune persécution» en France.
Ces nouveaux convertis sont bien accueillis par les immigrés musulmans qui parlent d’eux «avec une admiration joyeuse». Ils travaillent bénévolement à la mosquée de Paris, certains donnent un enseignement coranique aux jeunes fils d’immigrés, organisent des voyages.
Ils affirment, conclut pour sa part la revue «Actualité Religieuse», «avoir trouvé, après avoir beaucoup cherché, la vraie voie vers Dieu».
Paris - A.F.P.
Ecrit par : AFP | vendredi, 26 janvier 2007
La prétendue " conversion " de René Guénon du christianisme à l'islam ne doit-elle pas être interprétée comme un refus de sa religion d'origine, mais plutôt comme une acceptation de l'islam, une adhésion à ce qu'il appelait la " Tradition primordiale " (ad-dîn al-qayyim), dans sa dernière expression qui, comme telle, englobe sans opposition toutes les Révélations précédentes.
Il n'est pas question de rechercher un compromis ou un dénominateur commun entre les différentes positions doctrinales de nos religions. Il s'agit plutôt de reconstruire l'intégrité des croyants, celle qui existait aux moments prophétiques qui sont à l'origine de chacune des Révélations, et qui a été de plus en plus effacée par le processus de décadence des derniers temps.
Aujourd'hui, les différentes aires ethniques, qui constituent le support normal de chaque Révélation, ont développé les aspects les plus négatifs de leur tempérament, au détriment de la vie spirituelle : en Occident l'intellectualité est devenue intellectualisme, la logique, rationalisme ou - pire encore - psychologisme, tandis qu'en Orient l'intuition dégénère en impulsivité, et la remise entre les mains de Dieu en fanatisme.
Il faudrait donc favoriser un échange, dont René Guénon est bien l'exemple, et par lequel les croyants d'Orient et d'Occident, face à face, sauront créer, autour d'une mer commune, le flux et le reflux des vagues bénéfiques de leurs qualifications complémentaires.
Ce fut René Guénon qui tenta de trouver un remède aux défaillances des Occidentaux modernes, en leur parlant de la seule façon qu'ils pouvaient encore comprendre. Il put ainsi réveiller chez quelques-uns d'entre eux la conception de la Réalité transcendante, l'intention de la réalisation spirituelle, l'intuition d'une connaissance possible, d'une gnosis, à travers l'adhésion à une Tradition déterminée et la découverte des valeurs spirituelles et des vertus humaines fondamentales. René Guénon décrivit sa fonction dans l'Introduction à La Crise du Monde moderne : " Tout ce que nous pouvons nous proposer c'est donc de contribuer, jusqu'à un certain point, et autant que nous le permettront les moyens dont nous disposons, à donner à ceux qui en sont capables la conscience de quelques-uns des résultats qui semblent bien établis dès maintenant, et à préparer ainsi, ne fût-ce que d'une manière très partielle et assez indirecte, les éléments qui devront servir par la suite au futur "Jugement", à partir duquel s'ouvrira une nouvelle période de l'histoire de l'humanité terrestre. "
Guénon reconnaît dans notre époque les signes de cette fin cyclique prédite par tous les textes sacrés, et appelle de ses vœux, pour l'Occident, la formation d'une tarîqa.
Cette confrérie doit avoir aujourd'hui un caractère autonome, sélectif et secret, afin que restent vivantes au moins quelques semences, lors de la fin, qui ne sera, suivant les paroles du Shaykh 'Abd-al-Wâhid Yahyâ, rien d'autre que la fin d'un monde.
Ecrit par : Ahmad al-farouk | vendredi, 26 janvier 2007
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Ecrit par : Maikov-versus-dantec | vendredi, 26 janvier 2007
« La tradition islamique, en tant que ‘‘sceau de la Prophétie’’ [est la], forme ultime de l’orthodoxie traditionnelle pour le cycle actuel. »
(R. Guénon, Symbole de la science sacré, ch. XXIII, Les mystères de la lettre Nûn, Gallimard, 1977, p. 155.)
Ecrit par : Nûn | vendredi, 26 janvier 2007
« La tradition islamique, en tant que ‘‘sceau de la Prophétie’’ [est la], forme ultime de l’orthodoxie traditionnelle pour le cycle actuel. » (R. Guénon, Symbole de la science sacré, ch. XXIII, Les mystères de la lettre Nûn, Gallimard, 1977, p. 155.)
Ecrit par : l’orthodoxie traditionnelle | vendredi, 26 janvier 2007
« L’islam est le seul moyen d’accéder aujourd’hui, pour des Européens, à l’initiation effective (et non plus virtuelle), puisque la Maçonnerie ne possède plus d’enseignement ni de méthode. » (R. Guénon, Propos à Jean Reyor, in P. Feydel, Aperçus historiques touchant à la fonction de René Guénon, Arché, 2003, p. 155).
Ecrit par : Aperçus historiques touchant à la fonction | vendredi, 26 janvier 2007
La question de la dernière Révélation orthodoxe, ultime chance de réveil traditionnel que représente l'Islam est sérieuse chère Isabelle, car il faut rappeler que selon Guénon l’Agarttha est le dernier centre spirituel suprême, invisible et souterrain, désormais, qui s’est occulté ou dissimulé aux hommes, lorsque l’humanité est entrée dans ce cycle « d’obscurcissement et de confusion » qui est le nôtre, le Kali-Yuga, il y a environ 6 000 ans.
Ce centre est le dépositaire de la Tradition primordiale et tous les centres secondaires qui sont formés à son image et qui le représentent « extérieurement » s’y rapportent. Mais ceux-ci sont, eux, devenus progressivement inaccessibles à leur tour, et seules les organisations initiatiques, qui gardent le lien en quelque sorte avec eux permettent d’y accéder – ou tout au moins de s’orienter dans leur direction. C’est ainsi que l’ésotérisme existe, et l'ésotérisme islamique (le soufisme) est le meilleur véhicule pour nous y conduire.
Une des idées dominantes de l'oeuvre de René Guénon est la communauté d'origine des traditions initiatiques et religieuses de l'humanité et, par suite, d'une Tradition primitive, source unique ayant donné naissance à tous les grand courants orthodoxes qui ont, au cours des âges, alimenté la vie spirituelle des hommes et fourni les bases a toutes les civilisations normales.
Cette Tradition Primordiale, qui est comme la manifestation de la « Volonté du Ciel » dans notre monde, doit être nécessairement conservée dans son intégralité par un « centre » spirituel qui demeure inaffecté par les vicissitudes cycliques.
C'est à ce « centre suprême » dont la localisation fut longtemps hyperboréenne et même «polaire» mais qui est actuellement caché (l'Agarttha dont ont parlé Saint-Yves d'Alveydre et F. Ossendowski d'après des renseignements sérieux de sources hindoue et mongole), c'est à ce Centre Suprême et à son chef le « Roi du Monde » (le Manu de la tradition hindoue) qu'est consacrée toute la pensée de Guénon.
Ecrit par : Ahmad al-farouk | samedi, 27 janvier 2007
Vous pouvez ne rien comprendre à son rôle majeur pour nos temps présents, mais sachez que l'œuvre de Guénon remplit une fonction propédeutique de nature providentielle au regard de l'Islam qui sauvera l'Occident en perdition, et est d'ailleurs proposée aujourd'hui à la Grande Mosquée de Paris à la lecture pour les candidats à la conversion.
Ecrit par : Ali Mohamed | samedi, 27 janvier 2007
Une fois de plus, un petit mot sur Guénon déclenche polémique et colère non contenue. A travers les divers commentaires, tout est transparent, la machine à déchristianiser est lancée et rien ne manque : l’Agarttha dont nous attendons toujours la photo satellite, la Tradition primordiale et son âge d’or postérieur à la chute, etc…
Guénonien pendant vingt cinq ans, je me sens mieux depuis la guérison. Pour un Chrétien, il n’y a qu’un Maître, notre Seigneur, homme et DIEU Jésus Christ et une seule Tradition, la Révélée.
A tous les baptisés en Christ qui n’ont rien compris à la Tradition Chrétienne et qui préfèrent les exotismes de toute sortes, je leur souhaite bonne route. Mais, de grâce, LAISSEZ NOUS VIVRE notre Tradition Révélée, vous ne me donnerez plus jamais mauvaise conscience.
Quant à l’Initiation, soit disant plus présente dans l’Islam que dans la Maçonnerie fait partie de l’usine à recruter les cherchants désorientés. Pauvres Frères, lisez « le roi du monde » et vous verrez vite que Bambi est encore plus crédible !
Je ne jetterai pas le bébé et l’eau du bain, le Maître du Caire est toujours éclairant quant à son analyse du monde moderne, ses études symboliques ou autre. Mais pour la chrétienté, où il pris naissance, il est de meilleures références.
Je pense que nous entrons dans un temps où les supercherie en tous genres du Sieur Guénon seront mises à jour. Enfin, nous comprendrons mieux sa haine et son incompétence vis à vis de la Tradition Chrétienne, sa paranoïa permanente.
Pour moi, cet homme dont l’arrogance et la suffisance me font frémir a certainement été mandaté pour une grande mission comme le pensent ses disciples. C’est certainement sur les buts de cette mission que nous divergeons. Est-ce l’œuvre de DIEU que de diviser, de combattre la Chrétienté sous toutes ses formes. Je pense plutôt que c’est seulement l’œuvre de celui qu’il fit semblant de combattre toute sa vie et à qui il voua une étrange dévotion poétique dans son jeune âge.
Ecrit par : Un Guénonien guéri | mardi, 30 janvier 2007
L’Agarttha est le centre spirituel suprême, invisible et souterrain, désormais, qui s’est occulté ou dissimulé aux hommes, lorsque l’humanité est entrée dans ce cycle « d’obscurcissement et de confusion » qui est le nôtre, le Kali-Yuga, il y a environ 6 000 ans.
Ce centre est le dépositaire de la Tradition primordiale et tous les centres secondaires qui sont formés à son image et qui le représentent « extérieurement » s’y rapportent. Mais ceux-ci sont, eux, devenus progressivement inaccessibles à leur tour, et seules les organisations initiatiques, qui gardent le lien en quelque sorte avec eux permettent d’y accéder – ou tout au moins de s’orienter dans leur direction.
C’est ainsi que l’ésotérisme existe.
Une des idées dominantes de l’oeuvre de René Guénon est la communauté d’origine des traditions initiatiques et religieuses de l'humanité et, par suite, d'une Tradition primitive, source unique ayant donné naissance à tous les grand courants orthodoxes qui ont, au cours des âges, alimenté la vie spirituelle des hommes et fourni les bases a toutes les civilisations normales.
Cette Tradition Primordiale, qui est comme la manifestation de la « Volonté du Ciel » dans notre monde, doit être nécessairement conservée dans son intégralité par un « centre » spirituel qui demeure inaffecté par les vicissitudes cycliques.
C'est ainsi que l'ésotérisme perdure !
Ecrit par : Volonté du Ciel | mardi, 30 janvier 2007
Petit rappel sans frais aux ignorants ou à ceux que le sont devenus :
L’Agarttha est le centre spirituel suprême, invisible et souterrain, désormais, qui s’est occulté ou dissimulé aux hommes, lorsque l’humanité est entrée dans ce cycle « d’obscurcissement et de confusion » qui est le nôtre, le Kali-Yuga, il y a environ 6 000 ans.
Ce centre est le dépositaire de la Tradition primordiale et tous les centres secondaires qui sont formés à son image et qui le représentent « extérieurement » s’y rapportent. Mais ceux-ci sont, eux, devenus progressivement inaccessibles à leur tour, et seules les organisations initiatiques, qui gardent le lien en quelque sorte avec eux permettent d’y accéder – ou tout au moins de s’orienter dans leur direction.
C’est ainsi que l’ésotérisme existe.
Une des idées dominantes de l’oeuvre de René Guénon est la communauté d’origine des traditions initiatiques et religieuses de l'humanité et, par suite, d'une Tradition primitive, source unique ayant donné naissance à tous les grand courants orthodoxes qui ont, au cours des âges, alimenté la vie spirituelle des hommes et. fourni les bases a toutes les civilisations normales.
Cette Tradition Primordiale, qui est comme la manifestation de la « Volonté du Ciel » dans notre monde, doit être nécessairement conservée dans son intégralité par un « centre » spirituel qui demeure inaffecté par les vicissitudes cycliques.
C'est ainsi que l'ésotéeisme perdure !
Ecrit par : Volonté du Ciel | mardi, 30 janvier 2007
La pureté du soufisme
Quant à l'origine du “Soufisme”, au sens habituel de ce mot, nous sommes entièrement d'accord pour penser qu'elle est proprement islamique et procède directement de l'enseignement même du Prophète, à qui remonte en définitive toute silsilah authentique. C'est dire que quiconque adhère réellement à la tradition ne saurait accepter les vues des historiens profanes qui prétendent rapporter cette origine à une influence étrangère, soit néo-platonicienne, soit persane et indienne; c'est là encore un point que nous avons suffisamment traité à diverses reprises pour n'avoir pas à y insister davantage maintenant. Même si certaines turûq ont réellement “emprunté”, et mieux vaudrait dire “adapté”, quelques détails de leurs méthodes particulières (quoique les similitudes puissent tout aussi bien s'expliquer par la possession des mêmes connaissances, notamment en ce qui concerne la “science du rythme” dans ses différentes branches, cela n'a qu'une importance bien secondaire; le Soufisme même est arabe avant tout, et sa forme d'expression, dans tout ce qu'il a de vraiment essentiel, est étroitement liée à la constitution de la langue arabe, comme celle de la Qabbalah juive l'est à la constitution de la langue hébraïque; il est arabe comme le Qorân lui-même, dans lequel il a ses principes directs, comme la Qabbalah a les siens dans la Thorah; mais encore faut-il, pour les y trouver, que le Qorân soit compris et interprété suivant les haqâiq, et non pas simplement par les procédés linguistiques, logiques et théologiques des ulamâ ezzâher (littéralement “savants de l'extérieur”, ou docteurs de la shariya, dont la compétence ne s'étend qu'au domaine exotérique).
Peu importe d'ailleurs, à cet égard, que le mot Sufi lui-même et ses dérivés (taçawwuf mutaçawwuf) aient existé dans la langue dès le début, ou qu'ils n'aient apparu qu'à une époque plus ou moins tardive, ce qui est encore un grand sujet de discussion parmi les historiens; la chose peut fort bien avoir existé avant le mot, soit sous une autre désignation, soit même sans qu'on ait éprouvé alors le besoin de lui en donner une . Pour ce qui est de la provenance de ce mot, la question est peut-être insoluble, du moins au point de vue où l'on se place le plus habituellement: nous dirions volontiers qu'il a trop d'étymologies supposées, et ni plus ni moins plausibles les unes que les autres, pour en avoir véritablement une; l'auteur en énumère un certain nombre, et il y en a encore d'autres plus ou moins connues. Pour notre part, nous y voyons plutôt une dénomination purement symbolique, une sorte de “chiffre”, si l'on veut, qui, comme tel, n'a pas besoin d'avoir une dérivation linguistique à proprement parler; on trouverait d'ailleurs dans d'autres traditions, des cas comparables (dans la mesure, bien entendu, où le permet la constitution des langues dont elles se servent), et, sans chercher plus loin, le terme de “Rose-Croix” en est un exemple assez caractéristique; c'est là ce que certaines initiations appellent des “mots couverts”, Quant aux soi-disant étymologies, ce ne sont en réalité que des similitudes linguistiques, qui correspondent du reste à des relations entre certaines idées venant ainsi se grouper plus ou moins accessoirement autour du mot dont il s'agit; ceux qui ont connaissance de ce que nous avons dit ailleurs de l'existence très générale d'un certain symbolisme phonétique ne sauraient s'en étonner. Mais ici, étant donné le caractère de la langue arabe (caractère qui lui est d'ailleurs commun avec la langue hébraïque), le sens premier et fondamental doit être basé sur les nombres; et, en fait, ce qu'il y a de particulièrement remarquable, c'est que le mot Sufi a le même nombre que El-Hikma al-ilahiyah, c'est-à-dire “la Sagesse divine”.
René Guénon
Ecrit par : Abdallah | mardi, 30 janvier 2007
Le Soufisme est l’ésotérisme de l’Islam – il est appelé al-taçawwuf, sans doute parce que les premiers soufis se vêtaient de laine pure (çûf). Mais René Guénon fait remarquer qu’à strictement parler on ne devrait appeler soufi que celui qui a atteint le terme de la voie initiatique. Celui qui demeure sur la voie, en quelque étape que ce soit, est appelé mutaçawwuf. Il reste que l’usage commun en Occident est de parler indistinctement de soufi. Pourtant, la qualité de soufi est un « secret » (al-sirr) entre le soufi et Dieu. Ce secret du cœur qui sanctionne la victoire de l’Esprit sur l’âme, c’est le soufisme même : « Si c’est l’Esprit qui remporte la victoire sur l’âme (nafs), le cœur se transformera en lui, et en même temps, transmuera l’âme par la lumière spirituelle qui se répandra en elle. Le cœur se révèle alors tel qu’il est en réalité, à savoir comme le tabernacle du mystère (sirr) divin dans l’homme. »
L’extérieur et l’intérieur
« Le Soufisme, qui est l’aspect ésotérique ou « intérieur » de l’islam, se distingue de l’Islam exotérique ou « extérieur » au même titre que la contemplation directe des réalités spirituelles – ou divines – se distingue de l’observance des lois qui les traduisent dans l’ordre individuel en rapport avec les conditions d’un certain cycle humain. »
De cette définition de Titus Burckhkardt, extraite de son Introduction aux doctrines ésotériques de l’Islam, il faut retenir l’opposition que l’on retrouve dans tous les différents courants de l’ésotérisme islamique, entre l’intérieur – l’invisible, le caché – ou bâtin, et l’extérieur – le visible, l’apparent – ou zâhir. La démarche ou l’attitude exotérique consiste dans la simple observance des lois religieuses qui symbolisent les réalités spirituelles, tandis que la voie ésotérique consiste à rechercher la connaissance, la vision de ces mêmes réalités spirituelles.
Dans son Jasmin des fidèles d’amour, Rûzbehân Baqlî distingue pour sa part entre deux « certitudes », une commune et une particulière. La premier ou certitude générale est « l’implantation profonde des racines de l’arbre de la foi dans le cœur ; l’eau qui nourrit cet arbre est le conformisme général, on l’élève avec la Loi (sharî’at) du Prophète. Le second, « la certitude personnelle des initiés », est « un rayon de la lumière de la sublimité, qui de l’Essence divine s’épiphanise sur l’âme de l’amant mystique. L’œil du cœur découvre les Attributs sans avoir la vision de l’Essence. On appelle la vision du cœur « certitude ».
Quoi qu’il en soit, la Loi religieuse, extérieure, qui est appelée en Islam la sharî’at, ou « grande route », en ce sens qu’elle concerne l’ensemble des croyants musulmans, figure une enveloppe, une écorce, dont la haqîqah ou Vérité – la réalité essentielle, immuable – est le noyau, lequel n’est accessible qu’à un petit nombre. C’est ainsi que d’une part le soufisme est la voie de ceux « pour qui le Paradis est encore une prison », comme le dit René Guénon, de ceux qui ne se contentent pas de l’aspiration à un état paradisiaque, comme la majorité des croyants, qui se contentent, eux, d’obéir, et que, d’autre part, il « a son but en lui-même, en ce sens qu’il peut donner accès à la connaissance immédiate de l’éternel. »
la Loi est donc semblable à la circonférence qui entoure un point central qui est la Vérité. Or, pour passer de la Loi à la Vérité, il faut emprunter une chemin, « voie étroite », qui est comme le rayon de la circonférence au centre. Cette voie est appelée tarîqah, voie initiatique qui fait passer de l’exotérisme à l’ésotérisme : « La circonférence ne saurait exister sans le centre, dont elle procède en réalité tout entière, et, si les êtres qui sont liés à la circonférence ne voient point le centre ni même les rayons, chacun d’eux ne s’en trouve pas moins inévitablement à l’extrémité d’un rayon dont l’autre extrémité est le centre même. Seulement, c’est ici que l’écorce s’interpose et cache tout ce qui se trouve à l’intérieur, tandis que celui qui l’aura percée, prenant par là même conscience du rayon correspondant à sa propre position sur la circonférence, sera affranchi de la rotation indéfinie de celle-ci et n’aura qu’à suivre ce rayon pour aller vers le centre. (…) Il faut d’ailleurs préciser que, dès que l’enveloppe a été pénétrée, on se trouve dans le domaine de l’ésotérisme ».
S’il existe de nombreuses turuq, ou voies initiatiques, comme il est de multiples points sur la circonférence, toutes tendent au même point central qui est « l’état primordial », à partir duquel s’établit, pour l’être humain, la communication avec les états supérieurs ou « célestes ».
L’ésotérisme islamique se distingue par trois éléments qui sont une doctrine, une initiation et une méthode spirituelle.
La doctrine est une « préfiguration symbolique de la connaissance qu’il s’agit d’atteindre ». Elle est enseignée de manière « personnelle » de maître à disciple, même si toutes les différentes doctrines de l’ésotérisme islamique découlent de l’enseignement du prophète de l’Islam.
L’initiation consiste dans « la transmission d’une influence spirituelle » d’un maître à un disciple, avec communication d’une méthode spirituelle. Ce maître est rattaché au prophète de l’Islam par une chaîne, dite chaîne de transmission (silsilah), Il existe ainsi de nombreuses chaînes qui sont autant de voies différentes, qui correspondent à des « catégories » spirituelles distinctes, on dirait en langage moderne, et inadapté, à des « sensibilités » différentes. En fait, il s’agit de vocation spirituelles correspondant à des aptitudes particulières et donc à des types de réalisation spirituelle différents. C’est d’ailleurs pourquoi certains soufis sont leur propre « voie », recevant leur initiation d’un maître invisible, et qu’ils se sont « inventé » a posteriori une généalogie spirituelle, leur propre chaîne de transmission – c’est le cas tout particulièrement de Sohravardî.
Les trois voies
Il y a trois motifs de l’aspiration vers Dieu, qui sont « la connaissance – ou gnose – (al-ma’rifa), l’amour (al-mahabba) et la crainte (al-khawf). » Le soufisme, en tant qu’ésotérisme de l’islam fait porter l’insistance sur le premier motif, contrairement au christianisme qui met l’accent sur le second. C’est pourquoi on peut écrire : « Le Christianisme en soi est un ésotérisme par rapport à « l’Ancienne Loi », mais c’est un ésotérisme relatif et non absolu, partiel et non total, intermédiaire et non intégral, du fait qu’il représente par son Message général une perspective d’amour, de bhakti, non de connaissance, de jnâna »
Par ailleurs, en Islam, « l’accès à la gnose s’opère moyennant la vérité métaphysique du Témoignage d’Unité ». C’est qu’en effet, comme l’explique Frithjof Schuon que la perfection reste, pour le musulman, « de « croire » avec tout son être qu’ « il n’y a de Dieu que Dieu ». Il s’agit d’une foi totale dont l’expression scripturaire est ce hadith : « La vertu spirituelle consiste à adorer Dieu comme si tu le voyais, et si tu ne le vois pas, Lui pourtant te voit ». Or, ajoute Schuon, « là où le judéo-chrétien met l’intensité, donc la totalité de l’amour, le musulman mettra la « sincérité », donc la totalité de la foi, qui en se réalisant deviendra gnose, union, mystère, mystère de non-altérité. »
Si l’on veut donner sa place au soufisme, aux côtés de l’ésotérisme hébraïque et de l’ésotérisme chrétien, on rappellera donc que l’ésotérisme islamique est fondamentalement connaissance et gnose, même si l’amour n’y est pas inconnu. Frithjof Schuon fait également cette remarque : « Il y a, dans l’histoire du Christianisme, comme une nostalgie latente de ce que nous pourrions appeler la « dimension islamique » en nous référant à l’analogie entre les trois perspectives « crainte », « amour », « gnose » - les « règnes » du « Père », du « Fils » et du « Saint-Esprit » - et les trois monothéisme judaïque, chrétien et musulman ; l’Islam est en fait, au point de vue « typologie », la cristallisation religieuse de la gnose, d’où sa blancheur métaphysique et son réalisme terrestre. »
Ecrit par : al-ma’rifa | mardi, 30 janvier 2007
On est servi, par la mise en note de ce texte, avec les divers témoignages des nouveaux "soufis", qui font preuve d'un zèle touchant dans leur volonté de convaincre, montrant que l'idole guénonienne est bien fleurie .
Mais si al-ma'rifa peut écrire, sans trembler, répétant naïvement les mêmes âneries que Guénon :
« Le Christianisme en soi est un ésotérisme par rapport à « l’Ancienne Loi », mais c’est un ésotérisme relatif et non absolu, partiel et non total, intermédiaire et non intégral, du fait qu’il représente par son Message général une perspective d’amour, de bhakti, non de connaissance, de jnâna » (sic)
c'est que son ignorance est vraiment très profonde des richesses de la tradition chrétienne.
Ecrit par : benoït-Joseph | mardi, 30 janvier 2007
Cher Benoit Joseph,
Je partage votre point de vue quant à la fureur des donneurs de leçons qui fleurissent la tombe du Maître.
Pour l'ésotérisme chrétien, je pense qu'il est de circonstance. En effet, après la venue de notre Seigneur, tout a été révélé et il n'y pas d'exo ou d'ésotérisme au regard de la Révélation qui est directement la Vérité du Verbe. L'ésotérisme s'est certainement manifestée quand les hommes ont statué sur le Christianisme. Acte indispensable pour la pérennité de la nouvelle religion mais qui obligea certaines vérités à se dissimuler.
Malheurement pour ces adeptes de la distribution des paroles du Maître du Caire, l'ésotérisme chrétien est là, encore en Occident et n'a nul besoin de références soufis ou bouddhistes pour exister.
Comment imaginer que notre Seigneur ait pu accepter que la totalité de son enseignement ne soit pas présent jusqu'à la fin des temps ?
Quant au Professeur en centre secrêt et caché aux yeux du monde, nul besoin de me donner un cours par correspondance, je sais ce qu'est l'Agarttha (ou du moins ce que Guénon en a dit). J'ai d'ailleurs raconté cela à ma petite fille de 9 ans qui m'a demandé ce que j'avais fumé !
Laissez tomber ce centre secret et entrez dans la caverne intérieure de votre coeur et après vous être purifié, priez notre Seigneur pour qu'il nous pardonne et qu'il habite dans notre demeure.
J'ai eu de grandes joies dans ma vie, mais aucune n'égala celle de la Grace que me fit l'Esprit en m'éloignant de la fumette guénonienne.
Je rappelle, sans donner de leçon, aux Chrétiens que notre Maître est celui qui a dit qu'il était la Voie, la Vérité et la Vie. Il rajouta que nul ne peut aller au Père sans passer par lui. Je finirai par leur dire de ne pas écouter les chants des sirènes exotiques. L'ésotérisme chrétien existe. Priez sincèrement, demandez et il vous sera donné.
Votre dévoué "Guénonien guéri"
Ecrit par : le guénonien guéri | mardi, 30 janvier 2007
Savez-vous, chers Occidentaux guénoniens, qui arborez des pseudos arabisants, que l'islam n'est qu'une imposture, un mauvais syncrétisme à base de judaïsme ? Voir mon article à ce sujet :
http://patrickferner.hautetfort.com/archive/2006/10/02/islam-quelle-legitimite-spirituelle.html
Ecrit par : Patrick Ferner | mardi, 30 janvier 2007
Cher Guénonien guéri,
Il est vrai, bien que contrarié devant le zèle idolâtrique des nouveaux missionnaires soufis qui pullulent sur la toile, que, pour une bonne part, et en tant que chrétien, je considère certains thèmes guénoniens comme valables et sérieux (symbolisme, critique du monde moderne, etc.).
Mais ce que vous dites du caractère ni ésotérique, ni exotérique du christianisme, et si cela était expliqué de manière fondée car pour l'instant je n'ai jamais entendu quelqu'un soutenir une telle thèse dans le milieux dits fermés (entre nous on peut dire "initiatique" si j'ai bien perçu vos attaches...), mettrait à plat toutes les thèses du gourou du Caire y compris les derniers reliquats de sa pensée, car alors plus aucune tentative d'explication même des symboles, ou du temps sacré, ne pourraient tenir.
En êtes vous jusque là, et puis-je vous demander quelles sont vos sources car il faudrait une rare puissance analytique pour être capable d'oser renverser l'architecture conceptuelle du guénonisme, percevant des horizons assez surprenants sur le plan théorique derrière vos propos.
Par ailleurs l'analyse de M. Ferner ne manque pas de pertinence, et on ne peut qu'en conseiller la lecture.
Ecrit par : Benoît-Joseph | mardi, 30 janvier 2007
à lire pour votre édification :
http://www.coranix.com/biblio/mystemps.htm
Ecrit par : coranix.com | mardi, 30 janvier 2007
Vous êtes de grands naïfs Messieurs, les initiations occidentales sont dégénérées et fausses, lisez plutôt :
"L’essence et le but de l’initiation sont, en effet, toujours et partout les mêmes; les modalités seules diffèrent, par adaptation aux temps et aux lieux; et nous ajouterons tout de suite, pour que nul ne puisse s’y méprendre, que cette adaptation elle-même, pour être légitime, ne doit jamais être une «innovation», c’est-à-dire le produit d’une fantaisie individuelle quelconque, mais que, comme celle des formes traditionnelles en général, elle doit toujours procéder en définitive d’une origine «non-humaine», sans laquelle il ne saurait y avoir réellement ni tradition ni initiation, mais seulement quelqu’une de ces «parodies» que nous rencontrons si fréquemment dans le monde moderne, qui ne viennent de rien et ne conduisent à rien, et qui ainsi ne représentent véritablement, si l’on peut dire, que le néant pur et simple, quand elles ne sont pas les instruments inconscients de quelque chose de pire encore.”
(R. Guénon, Aperçus sur l'initiation)
Ecrit par : Ahmad al-farouk | mardi, 30 janvier 2007
Cher Benoit Joseph,
Votre perspicacité m’a bouleversé et je ne pensais pas en avoir tant dit.
A mon sens, les critiques habituelles sur René Guénon sont produites par des penseurs chrétiens (Borella par exemple)et leur grand tord est, rejetant Guénon, de nier tout ésotérisme chrétien. L’Eglise, n’ayant pas réponse à toutes les questions, les cherchants honnêtes vont alors explorer les autres traditions.
Il y a quelques mois, en voulant travailler sur les rapports entre la Tradition primordiale et la Tradition Révélée, j’abordais ce thème comme à l’accoutumée ; c’est à dire décrire l’une et l’autre et montrer que cette dernière s’intégrait dans la première ; un travail donc « à la Tourniac » . Quelle fut ma surprise en constatant que cette fusion était impossible. En effet, quelle Tradition peut se vanter d’être « anté-adamienne ! » ? Mais cela va plus loin : deux Traditions sont issues d’Adam ; celle de Caïn et celle d’Abel. Dieu ne reçu que celle d’Abel ; c’est à dire qu’Il ne peut accepter qu’une offrande de repentir. Alors, qui plus que la Chrétienté peut se prétendre de celle d’Abel ? Il suffit de comparer l’offrande d’Abel et celle de notre Seigneur.
Alors, à mon sens, dès l’origine deux traditions de côtoient. Une, où l’homme ne peut rien sans la Grâce de DIEU et l’autre où l’homme perd son temps à vouloir s’élever vers Lui « à la force de son ego ! ».
Au grand désespoir des guénolâtres de tous poils, tout ce qui se revendique de la Tradition Primordiale se trouve naturellement être des restes de cette tradition « caïniste ». Vous imaginez tout ce que l’on peut y loger !
Alors, cher Benoit Joseph, nous sommes quelques uns qui, connaissant quasiment par cœur l’œuvre du Maître du Caire sont allés de plus en plus loin dans la remise en cause de ses propos et nous nous sommes retrouvés dans une démarche vertigineuse dont, chaque fois que nous pensons avoir touché le fond, nous nous rendons compte que la chute continue encore.
Vous avez bien vus, toucher une pierre de cet édifice de falsification fait tomber l’ensemble. Comment, en temps que Chrétiens, puissions nous admettre un âge d’or après la chute ? Comment reconnaître que les roi mages sont la preuve de la conformité du christianisme à la Tradition Primordiale alors, qu’au contraire, c’est cette Tradition que est venu s’agenouiller devant cet enfant Dieu donnant ainsi la suprématie à la Tradition Révélée?
Ainsi, tout est inversé dans l’œuvre de Guénon et je pense qu’il est temps que nous levions la tête.
Comme chrétien, est-il concevable que nous jugions légitime celui qui nous enseigne que l’Islam est la religion de la fin des temps et que la seule chance des occidentaux est de rejeter le Christ pour être sauvé ?
Remercions le ciel tous les matins d’avoir la chance d’être chrétien. Ne rougissons pas d’être les disciples de celui qui fit don de sa vie pour nous sauver, nous qui ne sommes que vermine !
Je finirai, cher Benoit Joseph, en vous disant que vous avez bien vu. Dans un mois, sortira un ouvrage (dont je ne suis pas l’auteur mais que je tairai le nom pour cause de secret éditorial ) qui démontrera l’incompétence de René Guénon sur les sujets relatifs à l’ésotérisme chrétien. Il ne sera pas le seul. C’est dans l’air du temps maintenant de ne plus se laisser dominer par la pensée pseudo-soufiste occidentale. D’autres ouvrages suivront qui donneront raison à votre intuition. Les arguments avancés seront imparables et les lecteurs ne pourront qu’admettre qu’il est impossible d’être chrétien et guénonien.
Peut être pouvez vous autoriser Isabelle de Charbinières, l’administratrice de ce blog, de me communiquer votre courriel afin de vous en dire un peu plus.
Bien à vous en NSJC.
Guénonien guéri ……… et repenti
Ecrit par : Guénonien Guéri | mardi, 30 janvier 2007
Cher Ahmad al-farouk,
Ne vous méprenez pas, il est inutile de nous citer l’œuvre de René Guénon, nous la connaissons sur le bout des doigts. Ne craignez pas non plus pour notre éventuelle naïveté, nous parlons d’ésotérisme chrétien et nous savons de quoi nous parlons.
Le point de vue de votre Maître à penser est tout simplement, à nos yeux, teinté de parti pris vis à vis de la chrétienté en général. J’ai lu un courrier de sa main indiquant à une de mes amies, décédée maintenant, avouant lui-même « de décidément rien comprendre au christianisme ». C’est sur ce détail que je partage pleinement son point de vue. Quant à vous, avez vous fait un tout petit pas dans l’ésotérisme chrétien avant de faire un « copier-coller » sur ce qu’il en pense.
Si je vois de la naïveté, c’est bien quand un chrétien défend l’auteur qui n’y voit qu’un sentimentalisme exacerbé. Cette formidable machine à recruter pour l’Islam est incompatible avec la dimension spirituelle chrétienne.
J’admet beaucoup plus votre cas qui semble être celui du converti à l’Islam. C’est votre choix et je le respecte profondément . Mais ne faites pas comme votre père spirituel, ne jugez que ce que vous connaissez.
Les convertis me rappellent les fumeurs qui cessent de fumer. Après avoir gâter les poumons de leurs congénères, ils ne cessent ensuite de persécuter les fumeurs.
Si vous êtes bien dans votre Islam, restez-y mais je vous en prie, respectez ceux qui n’ont pas fait ce choix. Ils ne valent pas moins que vous ! La religion, c’est un peu comme les chaussures, certains sont bien dans du 43, pour d’autres, il faut du 45 !
Nous sommes fatigués d’entendre toutes ces sornettes qui tentent de hisser la « doctrine » guénonienne au sommet de la spiritualité. Il est différents chemins pour atteindre la demeure de mon père et nous ne saurons qui a raison de nous deux qu’après notre mort. Inutile de nous anathématiser, gardons nos forces respectives pour nos Dieux.
Je persiste à dire que la pensée guénonienne est en majeure partie incompatible avec la chrétienté. C’est le seul combat que je mènerai contre les idées de cet homme.
Dans ce sens, le pire est son rejet de la mystique définitivement surpassée par la connaissance. On se demande bien quel est son appareil de mesure pour décider si celui ci est digne d’éloge et celui là à jeter aux enfer. Il se permet de vénérer Jacob Boehme et exècre louis Claude de Saint Martin. Bien malin celui qui peut m’enseigner la différence entre les deux là! Et l’on pourrait en citer d’autres comme Maître Eckard , Saint Jean de la Croix, etc….
Il rejette la Franc Maçonnerie tout en donnant bonne part à certains rites au détriment d’autres. Comme par hasard le plus chrétien. Il salit le rite écossais rectifié comme s’il le connaissait alors qu'il se trompe sur le nombre de grade et confond lamentablement le grade de Profes avec celui de CBCS.
Je suis désolé mais quand je veux du pain, je vais chez le boulanger et non le charcutier. Alors pour la chrétienté, nous avons le Nouveau Testament, les pensées des Pères, la vie des saints et bien d’autres choses encore. Il n’est pas besoin de se faire racoler par celui qui annonce que l’Islam sera la religion dernière, englobant toutes les autres. Ne me dites pas que pareille pensée ne vous pousse pas à la nostalgie des croisades !
Alors, cher Monsieur, je vous souhaite de tout mon cœur grande réussite dans votre démarche et le plus grand souhait que je puisse manifester pour vous c’est celui que votre soufisme vous apporte tout ce que vous recherchez. Pas de perfidie dans mes propos, je vous le souhaite sincèrement. Mais de grâce, laissez nous dans notre christianisme même si vous trouvez trop bhakti et pas assez jana. La seule connaissance ou intelligence est, pour moi, celle du cœur et c’est la seule Initiation que je connaisse et le vermisseau que je suis est loin d’en avoir fait le tour !
Bien à vous, cher Monsieur Ahmad al-farouket qu’Allah vous bénisse autant que mon Seigneur Jésus Christ me comble de ses bienfaits.
Le Guénonien Guéri
Ecrit par : le guénonien guéri | mardi, 30 janvier 2007
Avez-vous regardé Riposte ce Dimanche 28 janvier 2007 ?
De Villers a donné ces chiffres qui me paraissent bien bas !!
30 000 foyers polygames
70 000 mariages forçés.
Ecrit par : Aloïs | mardi, 30 janvier 2007
Moi je ne me souviens pas des chiffres!
Ce dont je me souvient c'est ce que dit Tariq Ramadan,
comme quoi les arabes subsidient la France!
Cela fait 40 ans qu'ils achètent à tour de bras dans toutes les bourses...
Savez-vous qu'ils détiennent plus de 60% des actions de Volkswagen par exemple......
Ecrit par : Yönn | mardi, 30 janvier 2007
Quoiqu'il en soit que vient faire un ressortissant étranger dans une émission du service public!?
Moati était soumis. C'est écoeurant.
Ecrit par : Aloïs | mardi, 30 janvier 2007
....Et Villiers pas très bon, soyons juste.
Ecrit par : XP | mardi, 30 janvier 2007
Vous avez raison, face à un renard il eût fallu un autre renard!
Ecrit par : Aloïs | mercredi, 31 janvier 2007
Un renard? Je pensais plutôt à un serpent.
Ecrit par : XP | mercredi, 31 janvier 2007
Monsieur le Guénonien guéri, dit "GG", ou encore gégé pour les intimes,
Je vous remercie pour vos propos lénifiants et bien touchants de bonté chrétienne à mon égard. Cela est relativement conforme au profil des dévots de l'ésotérisme occidental qui se réveillent un jour en comprenant que Guénon ne se fit jamais aucune illusion sur les chances de redressement de l'Occident et prit donc une décision conforme à ses analyses.
Tout ce que vous racontez est du plus risible et vous ne vous agiteriez pas autant si les structures traditionnelles (Eglise et FM) n'étaient pas dans un état de profonde déliquessence.
Là où vous avez raison c'est au sujet de mon "passage" à l'Islam, j'ai effectivement, écoeuré par le règne de la corruption et les valeurs et le peu de foi des prétendus chrétiens, j'ai décidé de rejoindre la religion qui a pour fonction de dominer la période d'achèvement du cycle en conformité avec les analyses de Guénon 'cf. Formes Traditionnelles et cycles cosmiques).
Vous refusez de voir l'évidence, alors peu importe, continuez à faire confiance à des institutions spirituelles abjectes et malsaines, de toute manière l'avancée des Vérités du Prophète en terre chrétienne, que cela vous plaise ou non, est inexorable !
Inch Allah
Ecrit par : Ahmad al-farouk | mercredi, 31 janvier 2007
"de toute manière l'avancée des Vérités du Prophète en terre chrétienne, que cela vous plaise ou non, est inexorable !"
Chiche!
Fends toi de 22,50 € et procures toi le dernier Dantec: tu vas voir que l'élite de la partie occidentale et Chrétienne du monde hait votre prophète et sait déjà comment il faudra en finir avec l'hérésie de momo le pédophile...Ca tombe bien, c'est, nous avons le feu. Nous avons plus de feu que personne n'en a jamais eu entre les mains
Dieu fait bien les choses n'est-ce pas?
Alors tes histoires de cycle et les analyses de ton gugusse,
vous vous les raconterez biêntôt à Guantanamo, ça vous fera passer le temps!
Ecrit par : XP | mercredi, 31 janvier 2007
"Bien à vous, cher Monsieur Ahmad al-farouket qu’Allah vous bénisse autant que mon Seigneur Jésus Christ me comble de ses bienfaits."
Vous êtes Chrétiens et vous souhaitez qu'Allah le bénisse? C'est quoi cette histoire????
Ecrit par : XP | mercredi, 31 janvier 2007
Le feu XP ? Mais le feu sur terre n'est rien, rien du tout par rapport à l'eau il me semble, réfléchissez dix secondes si vous le pouvez encore...
Ecrit par : Danielle | mercredi, 31 janvier 2007
les croisés ont transportés leurs cruches jusqu'en terre Sainte, à dos de cheval, puis ils ont déversés leur eau pour libérer Jérusalem.
La prose de ce sympathique Ahmad al-farouk vous plait mieux que la mienne on dirait.
C'est fou comme certains Chrétiens des derniers temps sont séduits par ce faux prophète.
Rien hélas qui me surprenne. La parabole des mauvaises herbes qu'il faudra arracher prend tout son sens...
Ecrit par : XP | jeudi, 01 février 2007
Cher XP,
Que je veuille qu'Allah bénisse notre interlocuteur n'est pas un crime. Qui voulez qui le bénisse.
Sa dernière prose est désolante certes mais il reste un humain. Si je ne milite pas officielement pour le christianisme, c'est parce que ceux qui le font sont bien souvent souchés vers l'extrême droite ou autre mouvement que je vomie d'ordinaire. De toute façon l'Islam n'est pas un souci en lui même et n'oublions pas que les médias ne nous montrent que ce qu'ils désirent.
Le vrai danger est le discours imbécile de ce cher Ahmad et bien d'autres; croyez moi, il n'est pas le seul