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lundi, 20 novembre 2006

Un extrait du Bhâgavata Purana

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Le texte ci-joint est un extrait du Bhâgavata Purana, texte
eschatologique hindou qui décrit dans le détail la fin de l'Age de Fer
(kali-yuga) cité par Gaston Georgel dans "Les quatre âges de l'humanité".
 



Argent; Tamas = l'Obscurité ou tendance descendante, combinée à Rajas, inspire la race de bronze, au cours du Dvapara Yuga ou Age d'Airain; Tamas seul, enfin, va prédominer de plus en plus au cours du Kali-Yuga ou Age de Fer, et tous les vices feront irruption dans le monde):

Lorsque règnent la tromperie, le mensonge, l'inertie, le sommeil, la malfaisance, la consternation, le chagrin, le trouble, la peur, la tristesse: cela s'appelle l'Age Kali, qui est (exclusivement) ténébreux.

Durant cette (période) les hommes ont la vue courte (l'intelligence bornée), ils ont peu de ressources, ils sont gloutons, libidineux, indigents; les femmes libertines et méchantes.

Les campagnes sont ravagées par les brigands; les Védas, corrompus par les hérétiques; les peuples, grugés par les rois; les Brahmanes, adonnées à la luxure et à la gourmandise.

Les jeunes Brahmanes ne gardent point leurs vœux, ils ne pratiquement point la pureté; les chefs de maison se font mendiants (au lieu de faire l'aumône eux-mêmes); les ascètes (quittent les forêts) pour habiter les villages, les (pénitents) qui ont fait vœu de renoncement absolu sont avides de richesses.

Les femmes sont de taille exiguë, gloutonnes, d'une excessive fécondité, sans pudeur, caquetant sans cesse et sans aménité, voleuses, fourbes, d'une grande effronterie.

Le commerce (durant le Kali-Yuga) sera aux mains de misérables marchands, menteurs attitrés; hors même du cas de nécessité, l'on estimera licite une profession décriée.

Les serviteurs quitteront le maître, même le plus excellent de tous, s'il devient pauvre; et les maîtres (délaissent) le serviteur vieilli dans la famille, s'il devient infirme, de même que les vaches ne donnent plus de lait.

 Abandonnant père, frères, amis et parents; adonnés à la luxure et aux affections (illicites), misérables et débauchés, ceux (qui vivent) dans l'Age Kali auront des relations criminelles entre belles-sœurs et beaux-frères.

Les Shudras, affublés en ascètes, vivront de ce déguisement, en captant les offrandes; et des gens qui ne connaissent que l'injustice interpréteront la justice, en s'asseyant sur le siège le plus élevé.

L'âme toujours troublée; tourmentés par la disette et le fisc; l'épouvante causée par la sécheresse les rendant malades, dans un pays dépourvu de riz, ô Roi.

Sans vêtements, sans nourriture ni eau, sans couche, étrangers au plaisir, aux bains, au luxe, les peuples, durant l'Age Kali, ressembleront à des Pishâcas.

Durant l'Age Kali, pour une petite pièce de monnaie, on se prendra de querelle avec ses amis et l'on renoncera à leur amitié; l'on sacrifiera même l'existence, si chère soit-elle, et l'on s'entretuera entre parents.

Les gens ne protègent plus leurs vieux parents, ni leurs fils, quelle que soit l'adresse de ceux-ci en toutes choses; car ils seront, dans leur abjection, livrés à la luxure et à l'intempérance.

Après les vices, voici l'impiété et l'hérésie:

Dans l'Age Kali, ô roi, le Gourou suprême des mondes, qui voit les Protecteurs des trois mondes (Brahmâ, etc.) prosternés devant le lotus de ses pieds, le bienheureux Acyuta, sera le plus souvent privé d'hommages, de la part des hommes dont l'hérésie aura perverti les intelligences.

Lui dont le nom prononcé (même) inconsciemment, à l'heure de la mort, dans les maladies, les chutes, les heurts, délivre l'homme du lien des oeuvres et lui vaut la félicité suprême, personne ne l'honorera dans l'Age Kali.

Et voici encore, tirée d'un autre chapitre du même texte sacré de l'Inde, une autre description, d'ailleurs analogue, de l'Age sombre:

Cuka dit: de jour en jour alors, par la puissance du temps, dépériront, ô Prince, le Devoir, la Vérité, la Pureté, la Patience, la Compassion, la Vue, la Force, la Mémoire.

Dans l'Age Kali, la richesse remplacera avantageusement, chez les hommes, la noblesse d'origine, la vertu, le mérite; le droit et la règle seront déterminés par la force.

Dans le mariage, on ne recherchera que le plaisir (non la propagation de la race); dans les affaires, que la ruse; dans le sexe féminin et masculin, que la volupté; dans le Brahmane que le cordon.

Le signe extérieur seul distinguera les ordres et permettra de passer de l'un à l'autre; s'il est indigent, le bon droit sera sans force; le verbiage tiendra lieu de science.

II suffira d'être pauvre pour être méchant; hypocrite pour être vertueux; de cohabiter pour être époux; le bain ne sera plus qu'une mesure de propreté (et non un rite saint).

Un étang éloigné (que la distance rendra inaccessible) sera seul considéré comme une eau sanctifiante (et non plus le Gange ni les autres rivières sacrées de l'Inde); la beauté (consistera) dans le port des cheveux; le but suprême de chacun sera de s'emplir le ventre, l'insolence tiendra lieu de franchise.

(On emploiera toute son) industrie à soutenir sa famille (et non plus à poursuivre le triple bien); l'on n'accomplira la loi qu'en vue de la gloriole.

Sur l'étendue de la terre ainsi remplie de gens pervers, celui d'entre les Brahmanes, les Kshatriyas, les Vaishyas ou les Shudras qui sera le plus fort deviendra roi.

Les sujets de ces princes cupides, impitoyables, n'ayant d autre loi que le brigandage, se voyant enlever par eux leurs femmes et leurs richesses, se réfugieront dans les montagnes et les forêts.

Se nourrissant d'herbes, de racines, de chair, de miel, de fruits, de fleurs et de grains; faute de pluie, ils périront de famine, accablés (de plus) par les impôts, par le froid, le vent, la chaleur, les averses, les neiges, et (se détruisant) les uns les autres.

Grâce à la faim, à la soif, aux maladies, aux tracas dont ils seront tourmentés, la vie la plus longue chez les hommes, durant l'Age Kali, sera de 20 à 30 ans.

Les corps des êtres vivants dépériront par suite des crimes du Kali-Yuga; les hommes appartenant aux castes et aux ordres ne connaîtront plus le chemin du devoir tracé par le Véda.

La loi des hérétiques prévaudra; les rois se conduiront comme des brigands, les hommes s'adonneront au vol, au mensonge, à des meurtres inutiles, à toutes sortes de pratiques (scélérates).

Les castes ressembleront toutes à celles des Shudras; les vaches auront l'apparence de chèvres; les ermitages, celle de maisons (profanes); les parents ne seront plus que des alliés.

Les plantes seront semblables à des atomes; les grands arbres aux Shamis (légumes); les nuages à des éclairs, et les maisons à des déserts.

Arrêtons là cette longue mais édifiante citation; il est bien évident que la sombre description qu'elle donne des vices de notre époque ne s'applique pas à l'ensemble du Kali-Yuga, mais seulement aux périodes les plus troubles et les plus sombres de l'Age sombre; (…)

 

 

 

dimanche, 05 novembre 2006

Non-lieu sur un schisme

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Vingt réponses aux excommuniants

 

 
Abbé Christophe Héry 

 

A l'heure où s'engagent des pourparlers entre le pape Benoît XVI et le successeur de Mgr Lefebvre, ce livre présente vingt réponses aux questions les plus fréquemment posées au sujet de la fraternité Saint-Pie X et de sa situation dans l'Eglise. A partir des pièces principales du dossier, sont aussi posées les interrogations majeures pour l'avenir de l'Eglise et de sa Tradition.

Mieux qu'un livre blanc, Non-lieu sur un schisme est une synthèse nouvelle qui montre la cohérence de la position juridique et doctrinale de la position Traditionelle dans l'Eglise, troublée depuis trente ans par la suppression de la messe grégorienne et la réception du concile. Il interroge l'Eglise sur "le traditionalisme "de Vatican II.

L'ouvrage est réparti en vingt questions que l'on peut aborder séparément, il clarifie pour tous les notions de schisme, d'excommunication, de juridiction et  de communion au sein de l'Eglise catholique. Il éclaire d'un feu nouveau le débat sur la Messe, sur la Tradition vivante et sur l'unité de l'Eglise, par des analyses de faits et de documents souvent méconnus. En annexe sont réunies les pièces maîtresses du dossier. L'excommunication n'ayant pas porté remède à la crise, ce livre offre en final une ouverture nouvelle, le magistère authentique est-il au-dessus de la Tradition?

Saint-Eloi: une église pour la messe grégorienne

 

 
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"La lettre tue, l'esprit vivifie" (St Paul)
 
 
 
 
 
Orgues, voûtes et chant sacré 
 
 
La pierre et le chant, langage éternel et divin
 
 
 
 
 

L'église, lieu de paix et lieu sacré ou convergent tous les arts, n'est pas seulement le témoin d'une civilisation. Elle est la " demeure de Dieu parmi les hommes ". Elle est aussi l'asile de tous, et d'abord du peuple chrétien, sans exclusive.
Symbole de la maison du Ciel, l'église où se célèbre la messe doit faire monter l'âme par sa beauté, " parée comme une épouse au jour de ses noces. " Sa vocation première est que s'y déploie harmonieusement le rite liturgique.La Coeur
Dans la vie de l'Eglise catholique, le passé, le présent et l'avenir se rejoignent. La messe n'est pas simplement le mémorial de la mort du Christ en Croix ; la liturgie n'est pas seulement l'évocation d'une histoire ancienne, ni un repas symbolique autour d'un souvenir du passé. Puisque Jésus-Christ est Dieu, " Il est, Il était et Il vient ". La messe catholique actualise le sacrifice du Calvaire dont le principe est au-dessus des temps. Elle accomplit un mystère vivant : l'offrande éternelle et divine du Fils au Père, qui ouvre le Ciel aux hommes en leur accordant le pardon. C'est pourquoi la tradition catholique est sans cesse actuelle.
Célébrée dans une église édifiée pour elle, la liturgie grégorienne, par sa beauté sereine, peut s'adresser pleinement au cœur de l'homme, d'où qu'il vienne, pour l'élever vers Dieu, l'apaiser, le réconforter.Une église se contemple avec émotion, dans l'élan de ses voûtes magnifiques, plus belle que les demeures humaines qui l'entourent et faite de pierres bien taillées, maçonnées avec soin et amour. Ce sont ces pierres vivantes qui réclament, appellent vers elles la liturgie grégorienne et ses chants inspirés : c'est pour la messe qu'elles ont été édifiées.
La religion catholique aime les symboles. Ses rites, ses livres saint, l'art multiforme qu'elle inspire en sont tissés. C'est le langage de Dieu. Il touche les cœurs qui le cherchent. Car la liturgie est un langage qui agit et communique la grâce divine.
Enrichi et affiné au cours des âges, ce déploiement de symboles qui composent la liturgie bimillénaire de l'Eglise, en constitue l'écrin précieux. Écrin d'un joyau incomparable, mais vide sans lui : la messe grégorienne.Tous les hommes, avec le peuple catholique, doivent pouvoir en jouir librement et paisiblement, comme le bien de tous.
Car le génie de Rome, si accordé à l'Evangile et à l'homme, et qui nous a transmis la messe grégorienne, est un fait concret de l'histoire humaine qui a suscité dans les esprits floraison d'art, de sculpture, de peinture, de poésie et de littérature.
La messe grégorienne est le don précieux et admirable du Christ à son Eglise et à l'humanité. Recueilli au rythme des fêtes et des dimanches, ce don diffuse Paix, Force et Lumière. La messe grégorienne appelle une architecture édifiée pour la présence du Christ, un lieu sacré où s'unissent les cœurs qui se laissent aimer par Lui. L'Eglise St Eloi, ce joyau du patrimoine bordelais redevenu accessible et restitué au culte, rendra au peuple chrétien ce bienfait et fera revivre enfin, spirituellement, les pierres abandonnées.
 
Yves Marchand
 
 
 
 
 

jeudi, 02 novembre 2006

Giacomo Léopardi

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Au coeur des Alpes, nuit claire encore... 
 
Encre de chine ( 31 x 16 )
© 1999
Collection privée








L'INFINI
 
Toujours elle me fut chère cette colline solitaire
et cette haie qui dérobe au regard
tant de pans de l'extrême horizon.
Mais demeurant assis et contemplant,
au-delà d'elle, dans ma pensée j'invente
des espaces illimités, des silences surhumains
et une quiétude profonde ; où peu s'en faut
que le cœur ne s'épouvante.
Et comme j'entends le vent
bruire dans ces feuillages, je vais comparant
ce silence infini à cette voix :
en moi reviennent l'éternel,
et les saisons mortes et la présente
qui vit, et sa sonorité. Ainsi,
dans cette immensité, se noie ma pensée :
et le naufrage m'est doux dans cette mer.
 
 
 
 

 

Musique :

Concerto en D Mineur par Allessandro Marcello, BWV 974

II. Adagio J.S BACH 

Au piano et au fredonnement:  Glenn Gould 

 

 

 

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